Hymne à la joie (3)

Publié le 21 Juillet 2008

Cela vous est-il déjà arrivé de vous retrouver en présence des anges ? oui, je sais, pour certains, rien que cette première phrase est une invitation à déguerpir, ça y est la secte, l'allumée de service... car vous (les certains) votre credo est : moi, ma laïcité, mon athéicité, ma vie décaféinée...

Je me suis frottée sur les blogs à de sacrés zozos qui savent y faire côté "tu me cherches tu me trouves, c'est qui qui commande sur mon blog ? t'as pas compris que c'est moi le seul maître à bord, et que d'abord tout ce que je dis est parole d'évangile... euh... que dis-je ? je suis athée... si t'es pas dans la directe ligne de mon parti tu déguerpis, et pis... si moi j'en change d'avis, de parti, genre si demain j'encense (euh... non pas d'encens, je suis athée...) ceux qu'hier j'avais honnis, et incendié tous ceux qui osaient les défendre... et ben... je fais ce que je veux d'abord aujourd'hui..." bon... discours... mille fois rabaché, on en a donc l'habitude.

Aussi, je vous réitère ma question. Avez-vous déjà senti la présence d'un ange ? 

Ca peut ressembler à un excès d'hormones (pas forcément sexuelles, je le précise pour tous ceux qui oublient la biologie) : les endorphines, les dopamines, l'adrénaline... et, que sais-je ? tout ce qui agit sur notre cerveau et nous fait voir la vie en bleu. Les schizophrènes, par exemple, sont friands de ce genre de surdosage ou de trouble neurologique, chimique et hallucinatoire.

Pourtant ça peut ne pas l'être... seulement chimique...

En tout cas, j'en pose l'hypothèse...

Mes antennes sont sans doute comme les vôtres, c'est pourquoi je vous fais part de ce que j'ai ressenti.

Il m'est arrivé plusieurs fois, en présence de personnes, toujours les mêmes, en les écoutant parler, en les regardant... en étant simplement en leur présence, de sentir physiquement toujours la même chose... comme un fourmillement dans le crâne, un endormissement, doux, de la conscience, un bien-être serein de les écouter... comme des guili-guili de l'esprit.

Je ne situe pas cet état au niveau de la présence face à une Mère Meera, ou d'autres initiés vibrant à un niveau tellement haut... que l'évidence en est dépassée, là, vous n'êtes plus dans le questionnement... vous êtes, tout simplement.

Non, ce sont des face à face avec vos congénères qui sont comme des médiums... ils vous placent dans un état de réceptivité particulière... vous captez à travers eux quelque chose. Ca se traduit par du bien-être, une caresse, une langueur... et vous vous sentez regarder un ailleurs. C'est l'état du tout petit enfant, comme une méditation, un areuh areuh... primordial.

Pourquoi, ce face à face ? pourquoi avec certaines personnes ? (pour ceux qui voudraient le relier à l'état amoureux... je tiens à préciser que je distingue les deux... ça ressemble un peu mais ce n'est pas amoureux).

C'est proche de (mais ce n'est pas exactement) cet état de béatitude, d'hébétude... dans lequel se placent naturellement les enfants...

Simplement, dans ces moments-là, je sens que quelque chose d'autre est là, et je laisse faire.

Pour ceux qui se méfient des états schizoïdes... je signale que je suis vaccinée à la rationalité, mais  je laisse faire... mon esprit.

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Joie

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luciamel 28/07/2008 20:28

@Véro : je te conseille le très beau film de Wenders, les ailes du désir. Je suis sûre qu'enfant tu as senti ce que ça pouvait être les guili guili, et puis tu as des enfants... ce sont eux tes anges (parfois tes petits démons aussi sans doute). ;-) Et puis, ces derniers temps, je t'avouerai que le vent semble avoir tourné et que ce sont de drôles de diables qui se sont déchaînés contre moi (ça m'apprendra à les provoquer sur leur terrain, celui du sarcasme et de la cruauté). Alors n'aie aucun regret, reste sereinement (ou le plus possible) dans la "réalité", on ne s'en porte que mieux.

verovero7 28/07/2008 10:40

non, ça ne m'est jamais arrivé d'être en présence d'un ange :(

luciamel 24/07/2008 20:41

@Clarence : cher Lion... je les croise aussi parfois tes démons... et le désespoir m'effleure bien trop souvent... Mais, sans qu'on le veuille... parfois apparaît un moment d'éternité... (garde tes yeux bien ouverts... même s'ils louchent ;-)))

Clarence Boddicker 24/07/2008 20:19

Ma vie me donne plus l'impression de croiser des démons que des anges. Et l'adrénaline est malheureusement toujours bien présente. Mais je donnerai bien de ma personne pour ressentir ces attrayantes sensations ! Lucias, tu m'invites ?Clarence, une âme en peine

luciamel 24/07/2008 17:50

@May : oui, le temps... et parfois la lourdeur nous retombe dessus encore plus fort... après la magie, c'est parfois le vide... l'absence... qui reprennent le dessus.

May Nat 24/07/2008 15:57

Wep! moi pareil.il y a des moments comme ça, où quelque chose de perceptible s'adosse à l'instant vivant, s'attarde un peu alentour, donne à l'air une intensité particulière.alors, j'ai envie de rester.mais le temps passe et, avec lui, un ange peut-être...la rationalité n'empêche nullement d'envisager qu'il existe autre chose que ce que l'on sait...merci de le rappeler, Bella mia.

luciamel 23/07/2008 20:50

@Gaetan : je t'assure... ce n'est pas aux tropiques que je l'ai croisé... mais lui, ou ça... en plein Paris, en plein hôpital St Antoine,  c'est aussi beau que cet azur, ce ciel, ce paradis-là...

gaetan 23/07/2008 20:06

Si il y a un endroit  où tu peux le rencontrer l'ami J, c'est bien aux tropiques des cancers.

luciamel 23/07/2008 19:07

@Yaëlle : si je l'ai senti cet état-là... c'est bien à l'hôpital... que d'anges s'y promènent... mes dimanches en maladies infectieuses, ou réa, ou autre... Comme leurs ailes, leur souffle... m'ont apaisée... je m'étais même dit à l'époque (en plein été) que c'était là que "Jésus" (s'il faut donner un nom) allait passer ses vacances... partait en week-end... c'est là, et pas sous les tropiques, que je l'ai croisé... :-)

yaëlle 23/07/2008 18:37

C'est tout à fait incroyable!  Tu décris la précision de ces moments de grâce absolue avec une justesse infinie! Ton texte me parle à moi aussi, ce sont des instants suspendus et d'une force terrible pourtant, un truc qui te traverse, que tu as la sensation de pouvoir toucher. Je ressens tout à fait ça parfois, et je suis bien d'accord pour dire que c'est de l'ordre du désir/plaisir (dénué de sexualité ou séduction).  Adrénaline pure!