Partager l'article ! L'art de la pensée négative, le film: Une remarque de May m'a fait réfléchir, je résume : elle me demandait si je ne savais pas être&nb ...
Une remarque
de May m'a fait réfléchir, je résume : elle me demandait si je ne savais pas être un peu positive de temps en temps.
Depuis cette question me trotte dans la tête. C'est vrai que mon côté "fado", ça lasse (même moi). Hier, je me retrouve nez à nez avec un passage de Jacques le fataliste de Diderot
: mais pessimisme et fatalisme sont-ils vraiment la même chose ? on peut se sentir libre (ne pas croire que notre destin est écrit à l'avance, déterminé socialement, historiquement,
psychologiquement, astrologiquement : c'est ma conviction, le seul sens à notre vie terrestre est de tenter nous libérer de tout ça) et ne pas être optimiste pour autant.
La "positive attitude", de
la chanteuse Lorie, (prônée voici quelque temps par J.-P. Raffarin, et maintenant listée dans
les "raffarinades") devrait un peu plus guider mes pensées, me dis-je.
C'est un peu ce que nous servent les publicitaires à longueur de temps, pour nous faire "rêver", et surtout consommer, nous, "foule sentimentale"...
Allez, ça fait si longtemps que tu veux le voir le dernier Woody Allen, fais-toi plaisir, pousse-toi un peu, adopte la "positive attitude" (YOU CAN), me répété-je. Et, donc, j'y allai au
cinéma. Oh, ce n'est pas l'astronomique prix de la place (9,50 euros) qui allait gâcher mon plaisir ! (j'ai quand même râlé à la caisse : "ben, ça ne m'étonne pas que je n'y aille plus au
cinéma !" la caissière, elle s'en fout ! me rétorqué-je aussitôt, en mon for intérieur, et retrouvai le bon esprit qui n'allait plus me quitter de la soirée...).
Je m'installai donc bien confortablement dans mon fauteuil (j'adore les salles de ciné du samedi soir, et m'efforçai de ne pas prêter attention au discours misanthrope de mon
voisin : comme nous étions dérangés par deux personnes voulant s'installer tout au bout de la rangée aux deux places encore libres : "je n'aime pas les humains", lança-t-il à sa
"compagne", je faillis lui dire : "contentez-vous de ne pas vous aimer vous, ça suffira amplement", mais je n'en fis rien : positive, positive. D'ailleurs, il abandonna
lâchement son amie au bout de 30 minutes, en quittant la salle).
De plus, dans cette
salle (MK2 Beaubourg) pas de pub pour d'autres produits que les films... quel repos ! Donc je savourai les promotions des films à venir... et là ! qu'ouïs-je ? que vis-je ? que lis-je ? Le
26 novembre en salles nous aurons : L'art de la pensée négative, film aux vertus roboratives si j'ai
bien ouï. Ci-dessous, la bande annonce (faites pas attention à la traduction, les sous-titres, les impératifs... pas de "s" aux verbes en "er" ! il faut lire : "les
trouducs qui croient que la vie est belle, emmerde-les, emmerde-toi, emmerde-moi") :
Mais je connais aussi des gens qui entretiennent leur "négative attitude"...parce qu'ils y sont bien, tout simplement! Il ne faut pas forcer la nature...
Je suis finalement allé voir le film... la caricature des peintres ,même si il s'agit d'un prétexte, pour un personnage psychologique me fait toujours peur.
Crois tu que l'on puisse détacher une réalité psychologique d'une réalité sociale?
Connais-tu beaucoup de peintres qui font des croutes comme dans le film
et qui vont dans les hotels grands luxes... Non!
On aurait aimé,par contre, qu'il développe cette faille dans le couple?
P.Cruz est fantastique.
Pour mon expo,
merci pour tes conseils avisés
c'est vrai, je ne lis les mails que sur
adm_architecture@yahoo.fr
attention au tiret bas caché oar le sous-lignage
(WHK) .....S89
Ce que j'ai fait ce matin, en rentrant l'oranger qui est sur le bord de ma fenêtre, orangers fleuris des Noël de mon enfance (l'exilé, l'immigré vit "le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part", comme disait Perec dans Ellis Island).
Je t'invite à regarder la bande annonce du film "L'art de la pensée négative" : tu y verras toute la subtilité qui est contenue dans le titre. Bon dimanche, chère Yaëlle au regard clair, même dans la brume.
Penelope Cruz : une déesse, ou plutôt une Lilith ! tu comprends comment elle l'a planté le Tom (Cruise), leurs deux Croix ça faisait trop...
Les failles du couple (des couples) : mais, il ne parle que de ça ! tu as tous les cas de figure, les jeunes mariés (merde! j'ai pas épousé le bon... la vie bourgeoise, la vie tranquille de famille... l'ennui...), la fille libérée et le Casanova, l'amour-passion-destruction (indestructible), le vieux couple (je l'aime mais je ne suis plus amoureuse de mon mari, j'ai raté ma vie...).
Concernant la représentation des peintres : j'ai très envie de voir "Séraphine"... il paraît que c'est génial et j'adore Yolande Moreau ("Quand la mer monte").
Oui, je le reconnais, je suis parfois un peu jugeante et il m'arrive d'être même plus qu'un poil désagréable... pensée négative oblige. J'essaie d'arrondir les angles, je n'y arrive pas toujours. Mes compliments, sont, en tout cas, toujours sincères.
Allez, ne m'en veux pas (trop), chère réaliste.
Comme dirait May... Obamassalor...