Partager l'article ! Qui me délivrera de mes fantômes ?: Sa chanson m'agace, d'abord je l'avais vue sans le son... problème de réglage de l'ordinateur... alors j' ...
Sa chanson m'agace, d'abord je l'avais vue sans le son... problème de réglage de l'ordinateur... alors j'ai
recopié tout le texte, à la main... Bon, là je viens de trouver les paroles toutes répertoriées en portugais, et si j'ai de la chance, il y aura même la traduction, sinon... il faudra que je m'y
colle (je m'y suis collée...).
Puis, ça m'a irritée : ce chanteur célèbre, avec sa tournure/ "fourrure", ses dorures, son "bling bling", sa voix (oui, j'ai réussi à remettre le son) encore plus énervante : il se
gargarise, "qu'est-ce que toute cette misère ?", que c'en est indécent. Pourtant je l'avais apprécié dans La lettre de Manoel de Oliveira (c'était lui le rocker),
mais là, sa voix... m'énerve. Voilà ce que je ne supporte pas chez les Portugais... : le côté provincial, déjà Eça de Queiros (si j'ai bonne mémoire) s'en plaignait. Y a pas... je préfère,
malgré son énorme passif, Bertrand Cantat et Noir Désir (j'ai honte...).
Je voudrais, quand même, remercier Lusina, chez qui j'ai trouvé le clip : les images m'avaient abasourdie (je vous rappelle que je n'avais pas la
voix), les paroles (les sous-titres) me semblaient sidérantes et géniales, mais dès que je les ai eues écoutées, j'ai déchanté... Non, pas ça, pas cette récupération si...
tranquille.
Pourtant, j'y avais vu quelque chose de "génial"... il fallait bien que ça corrresponde (correspondît pour les puristes) à quelque chose.
Alors, tout d'abord les voici, sans image et sans musique, après si vous en avez vraiment envie... vous les
écouterez.
Quem me leva os meus fantasmas
? Qui me délivrera de
mes fantômes ?
(Pedro Abrunhosa)
Aquele era o
tempo C'était
le temps
Em que as mãos se
fechavam Où
les mains se refermaient
E nas noites brilhantes as palavras voavam, Où, les nuits lumineuses, les paroles s'envolaient,
E eu via que o céu me nascia dos dedos Où je voyais le ciel naître entre mes doigts
E a Ursa Maior eram ferros acesos. Où la
Grande Ourse était de fer incandescent.
Marinheiros perdidos em portos distantes, Marins perdus en des ports éloignés,
Em bares
escondidos, En
des bars perdus,
Em sonhos
gigantes. En
des rêves éperdus,
E a cidade
vazia, Et
dans la ville désertée,
Da cor do
asfalto, De
la couleur de l'asphalte,
E alguém me pedia que cantasse mais alto. Quelqu'un me demandait que je chante plus haut.
Quem me leva os meus fantasmas? Qui emportera mes fantômes ?
Quem me salva desta
espada?
Qui me sauvera de cette épée ?
Quem me diz onde é a
estrada? Qui
me dira où est le chemin ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui me délivrera de mes
fantômes ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui me délivrera de mes
fantômes ?
Quem me salva desta
espada? Qui
me sauvera de cette épée ?
E me diz onde e´ a
estrada Et
me dira où est le chemin.
Aquele era o
tempo C'était
le temps où
Em que as sombras se
abriam, Les
ombres s'ouvraient,
Em que homens
negavam Où
les hommes niaient
O que outros
erguiam. Ce
que d'autres érigeaient.
E eu bebia da vida em goles pequenos, Et je buvais la vie à petites gorgées,
Tropeçava no riso, abraçava venenos. Trébuchant sur les rires, embrassant les venins.
De costas voltadas não se vê o futuro Le dos tourné on ne voit pas le futur.
Nem o rumo da
bala Ni
la trajectoire de la balle
Nem a falha no
muro. Ni
la fissure dans le mur.
E alguém me
gritava Et
quelqu'un me criait
Com voz de
profeta Avec
une voix de prophète
Que o caminho se
faz Que
le chemin se fait
Entre o alvo e a
seta. Entre
la cible et la flèche.
Quem me leva os meus fantasmas? Qui emportera mes fantômes ?
Quem me salva desta
espada? Qui
me sauvera de cette épée ?
Quem me diz onde é a
estrada? Qui
me dira où est le chemin ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui me délivrera de mes
fantômes ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui me délivrera de
mes fantômes ?
Quem me salva desta
espada? Qui
me sauvera de cette épée ?
E me diz onde e´ a
estrada
Et me dira où est le chemin.
De que serve ter o
mapa Que
me sert d'avoir la carte
Se o fim está
traçado, Si
la fin est toute tracée,
De que serve a terra à
vista A
quoi sert la terre visible
Se o barco está
parado, Si
le bateau est arrêté,
De que serve ter a
chave A
quoi sert d'avoir la clé
Se a porta está
aberta, Si
la porte est ouverte,
De que servem as
palavras A
quoi servent les mots
Se a casa está
deserta? Si
la maison est déserte ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui emportera mes fantômes ?
Quem me salva desta
espada? Qui
me sauvera de cette épée ?
Quem me diz onde é a
estrada? Qui me dira
où est le chemin ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui me délivrera de mes fantômes ?
Quem me leva os meus fantasmas? Qui me délivrera de mes fantômes ?
Quem me salva desta
espada? Qui me
sauvera de cette épée ?
E me diz onde e´ a
estrada Et
me dira où est le chemin.
(traduction Luciamel)
Les images représentent des SDF de Porto, la légende dit :
"Au Portugal 9000 personnes dorment dans la rue. Et, seulement à Porto, elles sont 685"
J'atterris à Porto jeudi, au-revoir Paris, bonjour... cher pays ! Et "Joyeux Noël" à tous : je vous promets de faire un petit reportage... retour le 30
décembre.
@Didier : hors contexte, j'ai un peu de mal à comprendre. C'était dans les échanges qui ne sont plus accessibles ? A l'occasion, si tu as envie de m'en parler, en privé, envoie-moi un mail... c'est moins risqué ;-))) Bonnes fêtes, et je continue à vous suivre de loin (je vais mettre tout le monde dans ma blog liste). Dis donc, là, tu m'as étonnée.
Vacances. Le mot de trop ! Amitiés