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Un jour nous partirons,
Un jour nous mourirons,
Ta plus belle chanson,
Ton cantique, à son nom.
Mourir, quelle délivrance,
Mourir, retrouver l'enfance.
Souvent, je ferme les yeux.
Souvent, j'appelle les cieux.
Dis, l'ange, emmène-moi,
Dis, ça finit quand tout ça ?
Seule ta lumière m'éclaire,
Seule ta liberté m'enserre.
Joie de s'envoler,
Joie d'enfin aimer.
Mes doigts aux tiens,
je les joins.
Mon coeur pleure,
et se souvient.
Nous serons unis,
Nous... elle, lui, et puis...
On ne sait rien,
On fredonne ce refrain.
D'un autre cote j'ai lu que tu avais ete "bien occupee" malgre toi ces derniers jours mais STP n'oublies pas de me raconter la suite de ton dernier mail, je suis curieux comme une vieille chatte......
Franchement j'adorais Alain Bashung (découvert par l'intermédiaire de Jean Guidoni), sa voix, son univers souvent planant et sophistiqué ! son album "Novice" était une splendeur et "L'imprudence" particulièrement "imprudent", anti-commercial et difficile d'accès ! il fallait oser chanter ce qu'il chantait et réussir l'exploit d'être populaire : des textes ciselés, souvent complexes et à tiroirs, avec des musiques tout aussi complexes et sophistiquées (même un philosophe comme Lipovetsky a vanté la qualité de ses chansons dans son dernier bouquin, où il défendait la culture populaire la plus "noble" et la plus aristocratique contre le "légitimisme" trop courant parmi les élites "scolastiques" et pire encore chez certains autodidactes qui suivent leurs conseils presque aveuglement en vouant leur dévotion à la seule musique dites "savante" !).
Sa mort m'a fait l'effet d'un choc (même si je m'y attendais évidemment), je crois que c'est la première fois que le décès d'une personnalité que je n'ai jamais rencontré m'a fait cet effet là : une tristesse insondable, je me sentais tellement proche des paroles surréalisantes d'albums comme le somptueux "Novice" mais plus encore je me sentais proche de ses musiques tellement belles et variées ! il osait absolument tout et était aussi à l'aise dans le rock le plus cru et le plus "roots" que dans les rengaines tordues à la Kurt Weill, les atmosphères à la Eno/Krafwerk, la musique concrète ou industrielle (il faut écouter les incroyables faces B instrumentales des années 98/90 comme la série des "Climax"), les ambiances jazzy ou blues, il savait absolument tout faire ! et il faudrait aussi parler de ses talents d'acteur...
Je l'adorais et je suis triste...
@Kfigaro : c'est drôle ce que tu dis, Bashung était l'idole d'un ami (dessinateur et grand amateur de jazz, il allait croquer les musiciens chez Eustache, aux Halles, il avait du génie...), mort de tristesse, suicidé voici quelques années. Il s'appelait Marc. J'ai pensé à lui au moment du décès de Bashung.
Le cantique... quelle merveille. (nous l'avons aussi chanté, mais en latin).
Bashung était avant tout un rocker, ce n'était ni un jazzman ni un musicien classique (il ne connaissait pas le solfége) mais dans son style à lui, c'était clairement l'un des plus grands...