Le porte-plume redevient oiseau

Publié le 14 Avril 2009

Il est en ce moment deux fleurs de saison, inévitables et primordiales. Pas besoin d'aller bien loin, Vincennes ou les rebords des chemins y suffiront.

La première est la Véronique, qu'on confond souvent avec le Myosotis, il faudra pour les distinguer bien observer les feuilles, rondes pour la première, longues et effilées pour le second.

La Véronique petit chêne a ma préférence, délicate, et si étoilée... elle illumine les sous-bois, elle me chante les commencements : amour, joie ou tendresse, fraîcheur des premiers temps. Mais comment choisir ? entre la Véronique de Perse, celle à feuilles de lierre, celle des champs ou la germandrée... mon coeur balance.

Le Lierre terrestre, si commun apparemment, nous conte les temps anciens : ceux de l'enfance, à butiner ses fleurs sucrées, ceux de la terre qu'il n'a jamais quittée.

Alors, je laisse les Magnolias, comme les Narcisses, à leur "culture" et leur éclat... pour me pencher vers ces merveilles de simplicité.

Je dirai longtemps les chemins, les talus, les sous-bois, les ronces et autres Compagnons blancs... de mes promenades enchantées.






Que de fois, votre simple vue, votre apparition, a suffi à effacer les peines, à dire un autre langage que celui des humains.

Je redeviens oiseau, je redeviens eau, je redeviens sable, je redeviens ciel, je redeviens lumière... près de vous.



Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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lucia mel 15/04/2009 22:16

@Noèse : comme le dit Philiberte avec qui j'ai fait cette balade au bois de Vincennes, elle est l'experte en botanique, et mon initiatrice aux tisanes... observe bien le monde et il te le rendra. Moi, je m'en vais sortir mon appareil photos et je te promets qu'à la première occasion Philibert n'y échappera pas : quitte à passer pour une voyeuse, je le photographierai son caleçon rouge à pois.Pour l'anecdote, nous les avons croisés encore ce soir nos voisins SDF, leur amour semble de plus en plus serein, la rose est fraîche du matin, ils devisaient ce soir, face à leur caisse de bière, comme un couple en pleine découverte de nouveaux chemins. Elle attendrissante avec ses couettes, lui, si assuré de son nouveau destin. Philiberte a trouvé un nouveau sigle, non pas le RMI, ni le RSA, mais le VMA : le vécu minimum d'amour, elle dit que ça vaut toutes les insertions. On vous souhaite bien le bonsoir au Québec, vous nos cousins.

Philiberte 15/04/2009 22:00

@Noèse : surveille-les alors, ils sont tellement beaux quand ils s'ouvrent, quand ils s'élancent si graciles et si tendres à l'assaut du printemps ;-) je crois que la nature est si belle par chez vous...

noese cogite 15/04/2009 18:21

Agréable cette petite sorte dans la fôret :)Nous..les bourgeons n'ont pas encore écloent..