
Si vous vous attendez dans l'épreuve à voir les liens se resserrer, à ce que vos amis prennent votre défense dans l'adversité, à ne pas être dénoncé par votre voisin en périodes de
collaborations (et elles sont nombreuses, toutes celles qui permettent les trahisons...) vous risquez de tomber de haut.
Est-ce Ingrid Betancourt qui a trahi ses codétenus, en tirant la couverture (médiatique, surtout) à elle ? ou sont-ce ses camarades d'infortune, tirant aujourd'hui sur elle à boulets
rouges (et bien rémunérés eux aussi) qui veulent toute leur part du gâteau ? Dans cette affaire, je ne sais ce qui me désole le plus...
Partout je ne vois que rivalités, que classements, que "pousse-toi de là que je m'y mette"... que manigances et jeux de pouvoir, toujours les mêmes... Chez les vendeurs de glaces c'est pareil, à
ce qu'il paraît... les Wikio... dont (même avant que ça ne se retourne contre les femmes) j'ai dit tout le mal que je pensais.
Je navigue peu de blog en blog... ça me démoralise souvent. Les coteries (je me répète) sont trop flagrantes. Les liens se monnayent... les réseaux sont les mêmes, toujours, ils sont ceux du
pouvoir qui, toujours, veut se recréer.
Ce soir, une autre jungle pourtant... une île plutôt, celle des esclaves abandonnés. Enfin, un peu d'humanité contrecarrant ce monde de cruauté. Ils ont dû tout rebâtir. Les fouilles ont
permis de reconstituer leur aventure : les naufragés de l'île Tromelin, 60 en 1761, laissés sur un kilomètre carré avec 3 mois de vivres, retrouvés 15 ans plus tard, ils n'étaient plus que 7 femmes et un bébé. Les vestiges archéologiques semblent
démontrer que ces humains ont su survivre avec dignité... Ne restaient que des femmes... un bébé. Est-ce une indication sur l'avenir de notre humanité ? Mais là aussi... il semblerait que ça
sente la bonne affaire : livre d'Irène Frain, documentaire, et autres tour operators... devraient
incessamment sous peu se pencher sur la question.
Chassez le naturel...
Heureusement, sur une île, pendant quelques années, quelques humains ont su s'entraider... Défendons ces îlots, à chaque fois que nous les rencontrons, ils résistent à la barbarie, à la
bêtise, au goût du pouvoir, à la petitesse de notre petit moi (à moi, à toi, à nous...), ils sont notre chant des partisans d'un moment.
Derniers Commentaires