Les ailes de vivre

Publié le 3 Mai 2009

Ecrire, parler, être dans la nature (les jardinières de mon balcon, l'abbaye de Port Royal, de Notre Dame des Champs, la semaine qui vient). Ô cieux de nos pensées. Je m'en irai par les chemins... mais non pas tel Hugo, plutôt comme le petit poucet rêveur de Rimbaud, ou le petit prince... qui un jour saura retrouver sa rose.

Lire, les blogueurs amis, (trop douloureux de vous laisser un commentaire pour l'instant). Attendre que le ciel m'éclaire, et il l'a fait déjà à plusieurs reprises, depuis ce 1er mai de ton départ.

Indécence de mon "extimité".... sans doute ou peut-être. Mais, pour la rime, je n'en ai rien à...

Seuls les mots d'amitié, seules les fleurs, seuls les regards des enfants croisés dans la rue, me semblent dignes d'être vécus. Oui, ma phrase ne veut rien dire, à qui ne sait l'entendre.

Que d'amour autour de moi, comme il surgit soudain...et avec quelle ampleur, il se déverse à travers moi vers celle qui n'est plus.

Elle n'a été que désir de vivre, que ses "ailes du désir" l'emportent maintenant vers la lumière.

Et puis ton humour, ton goût de la dérision... ne cessent de venir me taquiner... difficile de continuer à trop prendre au sérieux MA douleur...




Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Myel 07/05/2009 00:03

Luciabeille, c'est comme ça que je pense à toi. Mes pensées les plus chaleureuses t'accompagnent. J'étais simplement figée et muette par cette horible chose que je lisais de ta plume sans vouloir comprendre.

marianne 05/05/2009 10:52

Une pensèe pour toi, pour elle... un regard vers le ciel: tu sais lequel.Je t'envoie toute mon affection.

lucia mel 04/05/2009 01:02

@Olympe : ma soeur était malade depuis de nombreuses années, elle est décédée le 1er mai, vers 3h du matin, dans son sommeil. Elle était chez elle, près de son mari et de son fils. Ses derniers jours furent heureux, car elle avait ce don, celui de cultiver le bonheur, tout le reste elle l'écartait systématiquement. Merci, d'être venue lire ces billets, à l'intimité qui pourrait être dérangeante, car "exposée" sur un blog... merci de ne pas t'en être choquée. Je sais que d'autres aussi m'ont lue, et sont peut-être gênés... je les comprends, que dire dans ces cas-là ? "commenter" devient un mot bizarre... Aujourd'hui fut une journée passée seule chez moi, avec mes pensées, et soutenue par l'affection des amis, ceux de la "vraie vie", ou ceux des blogs, leurs mails, leurs appels, leurs petits mots, leurs messages. Le poème était essentiel, vital, pour moi. La semaine qui vient sera très "occupée", aujourd'hui le blog, d'y écrire, a été un soutien.

lucia mel 04/05/2009 00:32

@Tini : als das kind ein kind war... je crois que c'était comme ça le début, maintenant rester en vie et sentir la présence des anges qui vont nous aider.

@Béatrice : elle était comme une soeur pour toi, tu l'as connue quand elle n'avait que 6 ans, elle en aurait eu 47 en juin prochain. Tu me l'as dit, déjà les anges nous aident.

olympe 03/05/2009 21:08

je lis tes billets. j'ai peur de comprendre et je ne sais pas quoi dire. Le poeme est magnifique

beatrice 03/05/2009 19:40

" ça va, toi ? - oh moi ça va super , disait-elle"   Il fallait entendre ça tout de même, dans la situation qui était la sienne ..." - va rasserener les anges, ma douce ! Et toi, Lucia, je t'embrasse encore et encore.

Tini 03/05/2009 18:06

C'est trop tôt encore, mais je crois de tout mon cœur qu'elle te laisse sa douceur, son humour toute sa beauté de caractère comme héritage.