Partager l'article ! Arrêtez le burkini, passez au Burkina !!!: Me parlez pas de burka, ni de burkini... moi ce qui m'intéresse en ce moment c'est plutôt le Bu ...
Me parlez pas de burka, ni de burkini... moi ce qui m'intéresse en ce moment c'est plutôt le
Burkina... le pays ! vous voyez ? Oui, une étudiante suédoise qui travaille à l'ASDI (en suédois c'est SIDA... mais ça passe moins bien dans les langues latines), un organisme gouvernemental qui
s'occupe de l'aide au développement de l'Afrique.
Nos rails tout tracés... va, parle de ce sujet-là ! grippe A, libération de Clotilde Reiss (à croire qu'il se l'était programmé pour ses vacances ce sauvetage-là : quelle aubaine
! après les infirmières libérées en Lybie par son ex-femme, et Ingrid Betancourt sauvée des griffes des guerilleros).
Connaissez-vous le Burkina Faso ?
On nous dit Afghanistan, Pakistan, Palestine, Israël, Iran... Nous ne pensons plus que : "talibans", "musulmans", "Iran"...
Le Burkina ? ben... pas plus que vous, jusqu'à tout à l'heure. Et soudain, ce soir, l'évidence : comment puis-je vivre sans me soucier du Burkina Faso ? Le pays des hommes intègres...
L'Afrique. Ce continent sacrifié (les Portugais ont une grande responsabilité).
Arrêtons de parler de ce qui est... rebattu, car là nous sommes manipulés (me semble-t-il). Essayons de dire ce qui nous arrive (au sens fort du terme) : ceux que nous rencontrons
et leur expérience, ces voyageurs de notre vie, ces explorateurs arrivés sur notre île. Ecoutons-les.
Cette femme croisée aujourd'hui, cette Suédoise parlant très bien le portugais... (car ayant vécu en Guiné Bissau plusieurs années) elle m'ouvre un monde, celui de l'aide, celui de la
confrontation des cultures, celui de l'ouverture sur ces paysages, sur ces langages... cette interrogation au monde... celle qui a lancé sur les océans mes ancêtres, les
navigateurs.
Ce film The constant gardener, une absolue lucidité sur le monde dans lequel nous
vivons : les intérêts des grands groupes pharmaceutiques, l'Afrique, énorme laboratoire pour tester nos médicaments... nos vaccins... comment nous nous protégeons grâce à l'exploitation
de ces populations, comment ces entreprises prospèrent grâce aux cobayes-esclaves... de nos nouvelles colonies.
bienvenue à toi, Lulu. Florence Aubenas, otage elle aussi, comme Ingrid Betancourt, c'est bien sûr elle à qui, dans une première version de ce texte, je voulais me référer, c'est vrai, j'avais écrit Arthaud... (oups!!!) mais comme certaines phrases me semblaient inutiles, j'ai un peu élagué ce matin (très tôt, avant 8h et avant ton com'...). La première version est toujours en mots clés sur Google... je suis curieuse de savoir comment tu as réussi à y accéder.
merci pour la bienvenue :-) à vrai dire je lis ce blog sporadiquement depuis pas mal de temps.
j'ai lu ton article via feedly (un add on de firefox qui fait lecteur rss, et que je recommande!)
:-)
Merci pour l'info, Lulu ! je suis complètement nulle en flux RSS... je viens d'aller sur le site feedly, si j'ai bien compris tu te crées ton propre journal avec des liens sur les blogs et autres sites que tu suis (sporadiquement :-))) Je me demande toujours si l'ancienne version de mon texte est consultable et lisible quelque part... Ah ! je suis super flattée de savoir que tu me lis depuis pas mal de temps, et d'être dans tes flux RSS
Merci pour Dulce, plus je la découvre et plus je me rend compte que j'avais tort.
Bises
L'oiseau
Bisous
l'Afrique et Dulce... Les liens entre l'Afrique et les fadistes, les métissages sont nombreux... connais-tu Mariza ? née au Mozambique, et Maria João (grande musicienne et inspiratrice de Dulce) elle aussi baignée dans la culture africaine. Je les mettrai en illustration de mon prochain billet ;-))
Béatrice,
regarder, oui, et être à l'écoute aussi.
regarder avec les yeux, écouter avec les oreilles
Qui est celui qui regarde de près ? celui qui tire profit... on passe son temps à regarder l'Afrique... le touriste regarde, le colonisateur - ou aujourd'hui la multinationale - regarde et exploite, l'occident regarde l'Afrique s'entretuer.
Ecouter la voix de l'autre, ce qu'il a à dire. Mais avant de pouvoir écouter (la voix, les paroles, les cris), encore nous faudrait-il entendre.
Allez, bisous.
Re-Bisous.
regarder et toucher... oui, des sens essentiels, car le plaisir des sens est la vie (goûter aussi). Ecouter, c'est plus qu'un sens (une sensualité) c'est une vibration, une attention, un accueil. Pour cela dans mon article je disais : "arrêtons de parler (...) Ecoutons-les", nous n'écoutons plus... nous nous contentons de répéter ce que d'autres disent... car nous voulons seulement la satisfaction de nos sens : être aimés.
mais je ne parlais pas (seulement) de toi ma Béa... tu sais bien qu'on ne parle que de soi... toute critique ne valant, tout d'abord, que pour celui qui l'émet. D'abord, c'est qui qui est allé(e) chez l'ORL pour se faire déboucher les oreilles ???
mais je ne devrais peut-être pas le dire devant tout le monde. Qu'on ne s'y trompe pas; I love you d'amitié, of course.
Bisous
illusion d'apprendre le portugais, je suivais la chansson avec la traduction et j'attrapais des mots de portugais
Yane
là, ça ne s'imposait pas les paroles, mais j'aurais pu expliquer ce que ça racontait (en fait, le petit film en est l'illustration) : c'est un hommage à Carlos Pontes, une figure importante du fado, et à son fado "Julia Galdéria" (il est plus connu pour le "Juli florista"), cette femme qui est une sorte de bohémienne, qui boit, chante, et s'amuse avec les hommes, et qui un jour mourut, de trop boire, de trop... :
Julia Galdéria
A Júlia Galdéria
Viveu na miséria
Foi ela a culpada,
Marido não tinha
Vivia sozinha
Ali na lançada.
Vivia contente
Olhava para a gente
Com ar de chalaça,
E tudo o que tinha
Uma garrafinha
Da velha cachaça!
A Júlia Galdéria,
Um dia morreu,
Foi a Taberna do Cinco
A que mais sofreu...
Oh Júlia Galderia,
Tua triste história!
Mas eu não estou esquecido
E tenho bebido
Em tua memoria!
Caías aqui
Caías ali
E punhas-te em pé,
Pelo S. Martinho
Bebias bom vinho
E bom agua pé!
Júlia malcriada,
Estás alcoolizada,
É esse o mistério!
Vazaste o baril,
Esticaste o pernil,
Foste parar ao cemitério...
Letra: Carlos Pontes
Música: Joaquim Tavares