J'ai découvert les flux...

Publié le 21 Août 2009

Merci Lulu... (voir commentaire ici) me voici maintenant abonnée aux flux RSS des blogs que j'allais consulter sporadiquement... (toi, tu me lis bien sporadiquement...) : quand je pensais à vous.

Maintenant, plus d'excuse... "ah, je ne savais pas que t'avais écrit un nouvel article...". Maintenant, je sais. Ah, il y aurait bien : "ah, ça faisait un moment que je n'avais pas consulté mes flux RSS..." (URSS... smile).

Ou encore : "ben, j'ai fermé mon blog". (là, c'est le total désespoir, ou la reprise totale de liberté : "je viens te commenter seulement quand j'en ai envie", quelle audace ! quel courage ! quelle originalité !).

Je suis abonnée.

Nous vivons dans une société d'abonnement. C'est d'ailleurs le seul engagement que nous appréciions, celui que nous pouvons rompre à tout moment, d'un clic.

Avec l'amour... on commençait à s'y habituer (depuis Baumann et son excellent essai sur l'Amour liquide) on savait que les rapports humains (amour, amitié, profession) se rapprochaient de l'effacement, vite fait bien fait. Notre société étant celle des déchets : nous consommons et nous jetons, l'amant, l'ami, le salarié...

On voit apparaître le même phénomène avec les idées politiques : plus aucune fidélité !  Aujourd'hui je dis blanc, demain je vote noir, ou rouge, ou vert... L'électeur est lui aussi devenu un consommateur. Nicolas Sarkozy étant le premier Président de la République française VRP. Un grand bonimenteur, pour de bons consommateurs : le dernier abonné étant Philippe de Villiers (mon cher Lulu, anonyme, j'ai failli écrire Gérard...).

J'ai aimé l'envolée de Cohn Bendit : "Que voulez-vous ? la majorité, ou avoir raison ?". Il a aussi lancé : "Il faut aller chercher les alliés là où ils se trouvent, pas là où vous êtes". Lui aussi c'est un orateur, un bateleur. Mais il me plaît.

Alors, Mesdames et Messieurs, pour qui allez-vous voter ? Ne voyez-vous pas que le pouvoir c'est à eux, et uniquement à eux, que vous le donnez ? Ils vous représentent, soit ! Mais qui êtes-vous vraiment ? Le savez-vous ? Vous vous plaignez qu'ils retournent leur veste, qu'ils sont corrompus, pourris... mais ils ne font que vous représenter...

Les députés gagnent des fortunes, et à vie !!! Je répète à mes collègues (payées comme moi 1,5 SMIC par mois à bac + 5) : lançons-nous dans la politique ! un métier d'avenir. Les conseillers municipaux... combien ça gagne ? Un sénateur ? Je vous le dis : devenons tous des politiques.

Moi, j'ai tout faux : je suis fidèle, même si je déteste m'abonner (à part à Télérama, et uniquement par fidélité...).

Je t'aime, mais surtout ne me demande pas de m'abonner, je te suis fidèle, mais surtout ne me demande pas de te le prouver (mon horreur des chapelles, des églises, des endoctrinements). Que ma présence, que mon engagement te soient évidents, ne doute pas, quand j'aime une fois... j'aime pour toujours.

Pour cette raison, je voterai, comme à chaque fois, la même chose aux prochaines élections.

Je ne te trahirai pas, je ne zapperai pas, je ne me désabonnerai pas... car je ne n'avais pas la carte du parti, je n'ai que la carte du monde...


Sempre que se ouve um gemido                        A chaque plainte entendue
Numa guitarra a cantar                                      D'une guitare qui a chanté
Fica-se logo perdido                                          On se sent, soudain, perdu
Com vontade de chorar                                      Avec l'envie de pleurer
O gente da minha terra                                      Oh, peuple de mon pays
Agora é que eu percebi                                     Maintenant, je l'ai compris
Esta tristeza que trago                                      Cette tristesse que je vis
Foi de vos que a recebi.                                    C'est de toi que je l'ai reçue

("O gente da minha terra", Mariza , traduction Luciamel)






Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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lucia mel 24/08/2009 22:35

Bonjour Noèse,oui, de nos jours il est difficile de rester fidèle... de continuer à aimer, à défendre ses idées, le doute s'insinue partout. Ecouter l'autre, voilà peut-être une clé.

noese cogite 24/08/2009 09:43

Bonjour LuciaMel..dans mon pays pleins d'élections se pointent..et plus que jamais la démocratie et la liberté est menacé,,,même ici au canada . La vigilance comme phare soial.

lucia mel 22/08/2009 20:31

L'oiseau,grâce à toi, je suis maintenant experte en flux (et reflux...) du web, tu m'as guidée pour installer Mozilla et feedly ! Oui, je crois que la fidélité est l'une des plus belles qualité qui soit. Etre fidèle à ses amis, ses amours (même si on s'est quittés), ses souvenirs, son enfance, ses chers disparus... Signer un contrat pour ça ? Pas la peine. Ceux qui m'ont trahie (trompée) l'auraient fait de toute façon. Mon âme, elle, se souvient de l'amour qu'elle leur a donné.Mtislav,moi, Monsieur, je produis même ma propre électricité, d'ailleurs Madame de Cro Magnon te le dirait (ben ouais, on s'est rendu compte que les dessins sur les grottes c'étaient des femmes qui les avaient faits, cf. Olympe ici) : on n'a pas de ..., mais on a des idées... Béatrice,d'où "nous" vient ce sens du tragique ? c'est l'océan ! c'est toute la raison d'être du fado... dire le départ, l'absence, le marin qui ne reviendra plus, la fin de toute chose, l'impermanence... les Portugais : des bouddhistes à leur façon. Tini,je me régale à chaque fois que je le lis... et j'ai tendance à ne pas renier ce/ceux que j'ai aimé(s). Donc, tu devrais pouvoir en bénéficier encore longtemps... (comme on dit par chez moi : "si Dieu le veut")

Tini 22/08/2009 16:05

Comme je suis heureuse: Grâce à ta fidélité, j'ai déjà profité plusieurs fois des critiques du télérama pour mes visites des cinémas. Gros bisous

Béatrice 22/08/2009 14:13

Dis-moi, avec tous ces Fados, pourrais-tu m'expliquer une bonne fois d'où leur vient ce sens du tragique ?

mtislav 22/08/2009 09:09

On peut pas dire que tu frimes question nouvelles technologies...

Bluebird 22/08/2009 07:00

Ah, les flux... Bloguer, ça devient rapidement chronophage si on y prend garde. Tu as raison, nul besoin d'église ni même de mairie pour être fidèle. Ne gravons pas nos noms au bas d'un parchemin (la non demande en mariage, Brassens).BisesL'oiseau