La belle, surprise... que nenni !
Publié le 1 Octobre 2009
La belle... surprise hier soir.
Arrivée avant l'heure du rendez-vous, pour deviser de choses et d'autres avec Simon, ou Henri, j'eus tout le loisir de voir se former la République des Blogs de Septembre.
Yane m'avait rejointe et on s'était installées sur la terrasse couverte. Un groupe d'hommes avait pris place autour de quelques tables alignées près de nous. Je dis à Yane que même si aucun des visages ne m'était familier j'allais quand même me présenter à eux, il devait s'agir des blogueurs (en majorité des hommes) de la RDB...
Que nenni, ils furent très aimables et m'expliquèrent qu'ils étaient dans l'informatique, le logiciel, ou le système sur lequel ils travaillaient pouvait s'appliquer aux blogs, mais non, ils n'étaient pas là pour la RDB. Ils se réunissaient par hasard le même soir que nous...
Ce fut le moment où j'aperçus Jacques Rosselin, lui qui très aimablement m'avait offert la dernière fois un numéro de Vendredi... cette fois-ci, que nenni... Il s'était approché d'une table où de jeunes internautes, face à leur écran d'ordinateur portable, tapotaient gentiment.
- Ah, vous voilà ! m'avançai-je...
(ça devient dur d'être une femme, il faut désormais souvent faire le premier pas, hormis si on a 13 ans et qu'on a rendez-vous avec Polanski).
J'allais vers eux, et à notre demande la diligente serveuse aménagea (pour la deuxième fois de la soirée) l'espace, afin de nous permettre de nous installer tous autour d'une même longue table. J. Rosselin s'éclipsa presque aussitôt, je me dis que sans doute d'autres blogueurs l'attendaient près du bar, où ils ont aussi coutume de s'installer.
Peu à peu notre petit groupe s'étoffa, et (nous étions trois femmes, dont deux blogueuses, parmi une tablée de 12 environ) ce fut avec délectation que Yane et moi nous mélâmes aux diverses conversations.
J'eus le plaisir d'expliquer à Verel en quoi fado, poésie et politique pouvaient faire bon ménage, je ne sais si je l'ai vraiment convaincu; lui, en tout cas, m'a donné envie de m'intéresser de plus près à ses idées. Il me désigna un homme installé depuis peu à notre table, me demanda si je le connaissais, comme je lui répondais que nenni... il me souffla : "c'est Maître Eolas..."
- Ah, je connais..., murmurai-je
- Oui... quand même...
A ma gauche était assis Aymeric, dont les Confessions d'un bourgeois avaient tout pour m'intriguer (d'autant que son allure et son mode de vie, n'avaient pas l'air de s'approcher tant que ça de la bourgeoisie...), face à lui Dirty Denys, un sociologue de la moto... comme Verel me l'avait présenté, enfin, c'est moi qui ai fait le raccourci, Verel me disant qu'il était passionné de moto, lui m'expliquant qu'il avait fait un billet sur la manifestation des motards à Québec, qu'il était sociologue... Alors moi :
- Ah, tu es un sociologue de la moto !
Nous nous occupâmes (un peu) de l'école de Chicago (parce que le père de Yane, sociologue lui-même, avait été prof là-bas, je crois... mais ça elle ne le lui avait pas dit).
Puis, je dois reconnaître que ce fut un ravissement d'entendre Maître Eolas (je profitai qu'il était là pour lui poser quelques questions) nous dire son sentiment sur l'affaire Clearstream, et sur Polanski. "Sarkozy réussira-t-il à aller jusqu'au bout ?" Il me dit que la justice allait faire son oeuvre... Je lui demandai si elle le pouvait vraiment, avec le Président de la République au-dessus des magistrats. Il sembla d'accord pour dire que ça posait un problème. Concernant Polanski, il était d'avis qu'il aurait du mal à négocier avec la justice américaine ses 30 ans de cavale... même si le gouverneur de Californie était un ancien acteur.
On parla quelque peu des blogs, ceux qui sont au top... (j'ai annoncé d'emblée que je n'y étais pas, ni Wikio, ni Overblog), je mentionnai "l'affaire Sarkofrance", demandant au Maître ce qu'il en pensait... Il n'en avait pas entendu parler... Je lui signalai des blogs de "Blogger" répertoriés comme ayant des contenus "douteux", je lui demandai si leur lien à une critique de Sarkozy (ou des photos légères de la première dame) pouvait en être la cause. Il me répondit qu'on ne l'avait jamais censuré, lui, et que pourtant il ne s'était pas gêné pour s'exprimer contre le pouvoir, mais toujours en respectant la légalité. Il me suggéra que certains blogs étaient peut-être classés au top non par leur qualité mais du fait de leur fonctionnement en réseau... Que s'ils étaient vraiment si influents (socialement parlant, ai-je compris) ça se saurait... dans les médias par exemple. J'ai vu sur son site que son dernier article avait recueilli près de 300 commentaires, et sur Twitter (je le suis maintenant !) qu'il avait été invité à parler dans le poste.
J'en conclus que c'est un blogueur influent... Je vous dirai, pour la petite histoire, qu'il a mangé un hamburger et des frites...
J'ai pu, saluer Nicolas (le créateur de la FDB, Meilcour ou Versac) : enfin ! on se revoyait après l'interview de Michel Barnier. Tout d'abord je ne l'avais pas reconnu, plus du tout BCBG, look plutôt étudiant... lui non plus ne m'avait pas reconnue, surpris, lui, par mon look BCBG...
Mais, le clou de la soirée ne se passait pas sur la terrasse couverte, non, c'était à l'extérieur que le spectacle (pour moi) s'est déroulé.
J'ai vu arriver, peu de temps après que nous nous fûmes installés à l'intérieur, est-ce Dragouik, ou Vogelsang ? je sais juste que je le vois souvent à la RDB, et au Kremlin la dernière fois. Il n'est pas venu nous saluer... il s'est précipité à une table, face à une jeune femme (que je voyais de dos), il semblait fasciné... Je me suis demandé si c'était Marie-Georges qui avait re...mis son superbe décolleté... et qui l'avait happé, lui le pauvre mâle, blogueur. Puis, voyant qu'autour d'eux un petit groupe se constituait (de personnes debout, eux restant souverainement assis), je voulus en avoir le coeur net... Marie-Georges, me voilà ! comment ça, tu n'es même pas venue me saluer ???
Je me levai, brandissant mon téléphone-photo, et fit face à la dame...
Que nenni !!! pas Marie-Georges pour deux sous. Je crus comprendre après coup (et à la lecture du billet de Mathieu, lui je l'avais bien reconnu mais il m'a semblé très occupé, je n'ai pas voulu le déranger) qu'il s'agissait d'Hypos, et qu'elle leur avait conté une histoire de camionneurs, que, non, ils n'avaient pas parlé de politique, eux.
Je retiens de cette soirée, une impression de douceur (et, même si ce fut de loin, je pus le percevoir tout autant chez nos camarades installés en extérieur).
Vivement jeudi prochain, qu'on remette ça au Kremlin.
Photos (c) Luciamel (si vous estimez que votre droit à l'image a été floué, ou si mes propos ont pu vous heurter, n'hésitez pas à me le signaler par mail... ou dans un commentaire).