Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 21:47

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                                                                  photo source

 

 

Après Berlin, je vois des ombres partout... hier, j'avais envie de m'enchanter, j'avais lu que ce spectacle était sublime qu'on en sortait ébloui. Darshan de Bartabas au cirque Zingaro d'Aubervilliers. Mille trouvailles en effet, ravissement de voir ces ombres derrière des paravents... mais... ils viennent quand les chevaux ? quand commence le spectacle ? j'en suis sortie un peu frustrée avec le sentiment que la performance des chevaux, des cavaliers, derrière la toile d'une immense lampe chinoise, nous avait été volée. Nous avons dû voir en tout et pour tout cinq chevaux... sept ? venant à tour de rôle sur scène, les autres tournoyaient derrière une toile éclairée qui en faisait des ombres chinoises... comme si Bartabas avait voulu nous dire qu'il les gardait pour lui ses chevaux. Le procédé était magique, artistique et intello à souhait, mais pas pendant toute la durée du spectacle !

 

Aujourd'hui sous la pluie, c'étaient nous les ombres, défilant dans Paris gris de tristesse, mais toujours aussi remontés contre la caricature de destin qui se profile à notre horizon. On a juste voulu sentir, au contact des autres dans la rue, que l'humanité toujours dépasserait la volonté de quelques gouvernants, de quelques privilégiés, ou même de quelques rois. L'humanité nous dépasse même nous, foule immense (selon les syndicats), qui savons pourquoi nous sommes là, ou foule silencieuse (majoritaire selon la police) qui préfère laisser faire. 

 

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                                                             elle est toujours là... 

 

 

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                                              Photos (c) Luciamel, le 6 novembre à Paris

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Commentaires

Merci du soleil malgré la pluie.

Commentaire n°1 posté par MHPA le 07/11/2010 à 04h17

je me disais....que quand on met des ombres en scènes, c'est que quelque part ceux qui les regardent en sont devenu une variété eux-mêmes...c'est pourquoi tu fais bien de descendre dans la rue - en pleine lumière !!!!

bon dimanche !

Commentaire n°2 posté par anne des ocreries le 07/11/2010 à 10h38

Moi je me suis baladée à cheval samedi dernier dans la forêt près de Potsdam et avec les feuilles jaunes d'or de l'automne, et bien c'est le soleil qui rampait entre les pins (dans les anciennes plantations de pin de la RDA, on a fait pousser des chênes et des bouleaux qui arrivent maintenant à la moitié de la hauteur des troncs des sombres résineux. Ce jaune soleil des feuilles caduques à l'assaut des très hauts pins droits, fait comme si leurs troncs étaient léchés par les flammes. Et du haut d'un vrai cheval ami qui te hisse à leur hauteur, c'est superbe!).

Commentaire n°3 posté par Euterpe le 07/11/2010 à 21h39

Bon Lucia ! Blog à part , t'es pro ou anti wellbec? Me dis pas que tu ne suis pas l'actualité littéraire... les Conscourts...

Commentaire n°4 posté par simon.gaetan le 08/11/2010 à 15h57

coucou Lucia...superbe photo que la première.

ehh oui nous ne sommes que des ombres. c'est bien la lumière qui nous le révèle non?

 

PS : j'adore Houellebecq, que dis-je je l'adule, même si parfois il me fait froid dans le dos, ou je le trouve un peu lourd, c'est selon..

Commentaire n°5 posté par toff de aix le 08/11/2010 à 18h55

@Mike : là, ça devient dur de lutter, c'est la Bretagne qui a gagné ! ;))

 

@Anne : oui, sauf que nous derrière le paravent ne sommes pas dupes, ou pas éternellement. 

 

@Euterpe : oh, la forêt... j'en rêve... je rêve aussi parfois que je fais du cheval ;) Hier, je suis allée au Musée d'Histoire du Judaïsme, voir l'expo sur Felix Nussbaum, j'ai vu la "place folle" : la place de Paris, devant la Porte de Brandebourg, en 1931... ça m'a bouleversée, j'ai mieux compris mon ressenti berlinois, c'est ça que j'avais en moi... c'est sa vision.

 

@Simon : je l'ai vu ce soir sur F2, il est submergé par le bonheur : ça n'augure rien de bon... Bon, il faudrait vraiment que je le lise.

 

@Toff : oui, c'est sûr, elle est très belle la première photo, elle n'est pas de moi, c'est l'une des photos officielles pour la presse, c'est un pro qui l'a faite ! Nous sommes des ombres ? pas sûr... je crois quant à moi que nous sommes lumière... ou un pont entre la lumière et l'ombre. Le risque est de se fondre à l'ombre, de s'y perdre... Les chevaux n'étaient pas des ombres... seul Bartabas a voulu nous le faire croire, ils étaient bien réels derrière le paravent, seulement il nous les a cachés... c'était pas sympa. De la même façon, les puissants pensent que "les gens", "la masse", "le peuple" est constitué d'ombres... qu'ils se plaisent à vouloir manipuler. Ils se trompent, je te l'assure. 

 

 

Commentaire n°6 posté par lucia mel le 09/11/2010 à 00h01

C'est la lute finale, Groupons-nous et demain L'Internationaaale Sera le genre humain...

 

Commentaire n°7 posté par J.Earthwood le 09/11/2010 à 17h31

@José : il y a une chose dont je suis sûre, c'est que la lutte n'est jamais finale... certains ont, quant à eux, cru qu'ils avaient la "solution finale"... Rien n'est final... tout est karma ;))) 

Merci pour ta visite :)

 

 

 

Commentaire n°8 posté par lucia mel le 09/11/2010 à 22h31

Lucia, c'était juste une sorte de clin d'oeil à la rougeur des drapeaux... Je sais que rien n'est jamais fini (final), que la lutte continue(ra), que... Mais je deviens sérieux.

Venceremos, venceremos,...

Commentaire n°9 posté par J.Earthwood le 10/11/2010 à 08h26

Comme promis, je te laisse un extrait... de ce qui n’est, pour moi, qu’une forme d’expression de choses que je ne sais pas nommer. Et tant mieux…

 Je n’oserai jamais appeler ça de la poésie. Je laisse le soin aux gens de « coller » l’étiquette qui va bien ou qui leur convient…

Imaginario (extrait)

...Imaginar

Um soluço nos braços da dor

Estender

As mãos abertas para o mar

Alcançar

O delírio no sulco da flor

Aprender

A sofrer e talvez ganhar

J.V. 1986/1998

 

Commentaire n°10 posté par J.Earthwood le 10/11/2010 à 08h42

Oui Felix Nussbaum...c'est tellement trop Berlin, tu as très bien choisi "Le Triomphe de la Mort" sur ton post précédent. Mais ces traces du passé nous apprend à vivre. A moi du moins, elles apprennent à vivre.

Commentaire n°11 posté par Euterpe le 10/11/2010 à 11h26

@José : oui, bien sûr, nous l'entendons beaucoup dans les manifs "l'internationale", je t'avoue que je préfère le "tous ensemble, tous ensemble", valable pour le sport, et les autres luttes, pas finales, mais à gagner, "tous pour tous". Ta poésie, 86-98, j'imagine que ces dates ont du sens, pour toi. 

 

@Euterpe : oui, la vie avant la guerre, et la vie qui aujourd'hui revient, comme les fleurs du bitume qui jamais ne meurent, car, seule l'humanité peut disparaître à jamais, la Terre, elle, survivra à toutes les horreurs. Jusqu'à ce qu'un jour le beau Soleil vienne tout embraser :)) 

 

 

Commentaire n°12 posté par lucia mel le 10/11/2010 à 23h51

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