
Photo (c) Luciamel, 24/12/2009.
C'est le nom des marguerites, en portugais. On les effeuille en disant : il/elle me veut du bien, il/elle me veut du mal... (bemmequer,
malmequer), notre "il/elle m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...", ça amuse toujours les étrangers qu'en France,
uniquement, on ait cinq chances sur six d'être aimé, alors que partout ailleurs, avec les mêmes fleurs, c'est une sur deux... (il/elle m'aime, il/elle ne m'aime pas). Le côté romantique des
Français... et leur sophistication... même à aimer.
Ce sont des fleurs de printemps et pourtant cette année à Noël c'est tout un champ qui blanchissait devant notre maison, une neige un peu hors du temps.
Comme moi venez les effeuiller ces bemmequeres, malmequeres... jusqu'à ce que vous trouviez dans ce champ, par milliers, des bemmequeres de bonne
année. Jetez les malamours, et ne gardez que l'amour par-devers vous.
Il nous faut parfois du temps, souvent de longues années, à effeuiller des fleurs, avant de découvrir le secret... (jetez celles qui ne vous veulent pas du bien). C'est mon cadeau de nouvel
an, je vous offre des brassées de bemmequeres.
Et puis, la réponse au tag du 30 décembre... le mensonge était, bien entendu, que les vagues ne m'ont pas emportée...
même si elles l'ont bien failli... deux jours alitée, St Sylvestre et 1er janvier, terrassée par un atterrissage contaminant (la grippe A et ses mystérieux symptômes ?), j'ai été dans
l'impossibilité d'aller fêter quoi que ce soit, endormie lamentablement devant The Kid de Charlie Chaplin. J'émerge tout juste pour vous souhaiter une heureuse année,
avant d'aller vous faire une petite visite sur vos blogs.
La réponse au deuxième tag... l'amour est-ce que ça existe ? ben, ça dépend si on a choisi les bonnes fleurs... finalement, c'est pas compliqué le bonheur.
Pour terminer un fado... et quelqu'un que je viens de découvrir sur FIP (ah ! que ferais-je sans FIP ?) : sa voix me rappelle celle de João Afonso (le neveu de José
Afonso) et ces chanteurs de l'Alentejo, aux voix plus douces que celles des femmes... Une voix douce pour chanter les mots... désespérés... d'Amàlia. Mesdames, Messieurs,
Antonio Zambujo. (je vous engage à écouter tous les morceaux associés à ce clip).
Meilleurs voeux et promt rétablissement.
Très belle année 2010 en dehors du lit j'espère! Tans pis pour le champagne. Le paracétamol ça mousse aussi. Gros bisous.
@Anne : oh, le coup de calcaire (virus ou autre) ça a duré deux jours, là c'est reparti à plein temps (quelle galère le boulot... le turbin pour des clopinettes, même si on aime son métier, pour à peine parvenir à payer ses factures... mais je sais que toi tu vis pire, alors, je me tais et je te souhaite de bientôt comme moi être esclave d'un patron... nan, je rigole, je te souhaite de trouver un bon boulot, bien payé et plutôt sympa, et puis, moi, il se pourrait que je me retrouve au chômage un de ces quat', j'ai déjà prévu que je me mettrais à écrire un roman... alors... vivement !).
@Nina : merci ! la santé, ça y est c'est bien reparti. L'amour... bemmequer ou malmequer... charité bien ordonnée commence par soi-même, jusqu'à présent le compte me semble quelque peu débiteur, alors je vais essayer de ne plus attendre de l'autre plus que de raison, et surtout de ne plus lui faire trop confiance... (à ce jeu-là j'ai perdu beaucoup de plumes), mais on peut toujours être surpris (pour une fois, agréablement).
BONNE ANNEE A TOUS ! ENCORE UNE FOIS, JE VOUDRAIS QUE 2010 NOUS ILLUMINE AUTANT QUE CE CHAMP DE MARGUERITES EN DECEMBRE.
La même chose pour l'amitié ce que l'on nous offres, nous devons savoir qu'on peut nous le retirer:)
@Juntos : merci pour ton commentaire. Oui, "juntos" ensemble, nous ne pouvons aimer, un peu ou beaucoup... ou à moitié... ensemble nous voulons aimer en entier. Mais, nous sommes imparfaits... et, souvent, nous trébuchons... Alors, l'amour à la française à le mérite du "réalisme"... n'est-ce pas ?