Samedi 27 février 2010
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14:43
En ces temps de morose frilosité à fraterniser, de sentiments tiédis ou
réchauffés (quand ils ne sont pas commercialisés et, tout bonnement, mâchés ou pré-cuits), de tristesse à nos visages d'humanité, il n'est pas mauvais de s'en remettre aux
poètes.
Hier, j'assistai à la Maison d'Amérique
Latine à la projection du court métrage d'un jeune* cinéaste-plasticien
chilien Enrique Ramirez ("Brises", en version intégrale sur son site). On a
loué la dimension poétique de son travail, et rappelé que, de tous temps, les poètes ont sans doute été les vrais révolutionnaires de nos consciences
endormies. Pablo Neruda étant bien entendu évoqué.
Etre poète n'est pas de tout repos, souvent pauvre et méconnu (de son vivant), on passe sa vie traversé de
visions, medium d'un temps à venir, et cloué au pilori de la sensibilité. Tel est le message du dernier film de Jeanne Campion, Bright
star, vu un peu plus tôt dans l'après-midi. John Keats et Fanny
Brawn brûlés d'amour et de désir, enchaînés à la matière, plongés dans l'océan de leur
attirance mutuelle, à coeur éperdu, tout autant que lui était immergé dans la poésie : son étoile au ciel, par le souffle soulevant la poitrine de sa belle, l'un à l'autre inaccessibles, et
pourtant à jamais unis.
Aznavour n'est pas poète il est chanteur, et tout en étant français n'en est pas moins d'origine arménienne, comme notre
Président... qui n'est ni poète, ni chanteur, car il est Président (même s'il a épousé une chanteuse un peu poétesse, elle pas vraiment française bien que première dame de France, une sorte de
princesse mariée au souverain), et qui, lui aussi, est d'origine étrangère, à l'image d'un grand nombre de ses concitoyens...
Alors, permettez, suivant la proposition de Nicolas (non, pas le Président, le n°1 des blogs !), et suivant l'exemple de Didier (lui, l'écrivain de la joyeuse petite bande), puis de FalconHill (dont j'ai pour l'occasion re-découvert le blog nous vantant sa douce France), qu'ensemble nous prenions
notre première leçon d'arménien.
Il s'agit du texte d'un de leurs plus grands
poètes : Paruyr Sevak (dont vous trouverez la biographie, sur la page Facebook : "devenez fan de").
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* j'arrive à l'âge, où tout le monde rajeunit...
Par Luciamel
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Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Maintenant, je pense que je peux aller lire la traduction :)
Beijinhos.
Thierry