Samedi 27 mars 2010
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A
Mtislav et à Blandine.
La douceur, le bonheur, la mélancolie... Pour faire un samba de toute beauté, il faut un peu de tristesse,
sinon ce n'est pas un samba, non... Pour goûter au bonheur, à la félicité, il nous faut accepter son camarade, le malheur. Qui mieux que nous les lusophones (car ça en devient une identité, en Afrique, au Cap Vert avec la morna, au Brésil avec
le samba et la bossa, au Portugal avec le
fado, j'en oublie et des meilleurs; avec notre saudade à la
boutonnière) a chanté, bu et vécu, cette dualité ?
Le bonheur, la félicité, Vinicius et Toquinho. Ce bonheur où l'on ne
rit pas, ce bonheur où l'on plonge dans l'intériorité de nos vies, ce bonheur qui nous sourit par moments... ce bonheur qui nous fuit tout le temps... Cette éphémère, cette instable, cette
vacillante flamme, nous ne cessons pourtant de l'entretenir.
Félicité, notre devenir.
Dans la présence en creux de nos âmes, nous le sentons, nous le savons.
Tristeza nao tem fim, felicidade sim...
Tristeza não tem fim
Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim
Félicité, oh oui
A felicidade é como a gota La félicité est
comme la goutte
De orvalho numa pétala de flor De rosée sur un pétale de fleur
Brilha tranquila
Elle brille tranquille
Depois de leve oscila
Puis doucement elle oscille
E cai como uma lágrima de amor Et tombe, comme de l'amour un pleur
A felicidade do pobre parece La félicité du pauvre ressemble
A grande ilusão do carnaval A la grande illusion du
carnaval
A gente trabalha o ano inteiro On travaille l'année entière
Por um momento de sonho Pour un moment de rêve
Pra fazer a fantasia
Pour vivre la fantaisie
De rei ou de pirata ou jardineira D'être roi, pirate ou jardinier
Pra tudo se acabar na quarta feira Et, le mercredi, voir tout s'achever.
Tristeza não tem fim
Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim
Félicité, oh oui
A felicidade é como a pluma La félicité est comme une
plume
Que o vento vai levando pelo ar Que le vent va portant dans les airs
Voa tão leve
Qui vole si légère
Mas tem a vida breve
Mais dont la vie brève
Precisa que haja vento sem parar Nécessite un souffle sans trève.
A minha felicidade está sonhando Ma félicité est en train de rêver
Nos olhos da minha namorada Par les yeux de ma fiancée
É como esta noite
Elle est comme cette nuit
Passando, passando Qui
passe, qui passe
Em busca da madrugada Dans l'attente
de l'aurore
Falem baixo, por favor
Parlez bas, je vous en prie
Prá que ela acorde alegre como o dia Pour qu'elle se réveille épanouie
Oferecendo beijos de amor Et m'offre des baisers
d'amour encore
Tristeza não tem fim
Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim
Félicité, oh oui
(traduction (c) Luciamel)
Par Luciamel
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Publié dans : Poésies, musiques
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Tu sais, moi je m'inquiètes : Printemps ou pas je n'arrive pas à retrouver la joie de vivre, donc bravo à ceux qui y parviennent, moi je reste coincée ds une cave: et je t'assure bien qu'il ne s'agit pas de complaisance. Tendresse.
bonjour, très bon blog
bonne continuation :)
@Béatrice : je te rappelle le thème de mon billet ;-))) : "tristesse n'a pas de fin, félicité, oh oui...", c'est là bien tout mon propos, et surtout celui de Vinicius ainsi que des "fadistes", le bonheur sera toujours éphémère... alors, être au fond, "être dans la cave", est le signe qu'on est sur la bonne voie :-))) celle de la quête (car tel est le prix à payer de la lucidité, ceux qui le refusent finissent momies en cette vie : endormis dans la tiédeur, l'illusion d'une vie confortable).
@agorimie lova : quel joli pseudo ! merci pour le compliment, heureuse d'avoir des lecteurs surgis de l'océan d'Internet, c'est aussi pour ça que j'y navigue :-))