Partager l'article ! L'Indienne de Longjumeau...*: &nb ...
photo (c) Luciamel (1/09/2009), oeuvre de rue.
Dire des choses sérieuses. Parler de l'actualité, des prochaines élections, de la crise au Portugal, de la mort de Ben Laden, de la Porsche de DSK... et que sais-je encore... mais, sortir de l'état de l'adolescente, qui de la fenêtre de sa mansarde s'adressait aux étoiles, leur demandant de l'emmener loin... de la Terre qui lui pesait tant. Puis, fermant les yeux, dans son cagibis-lit... elle s'envolait plus haut encore dans les cieux.
Aujourd'hui, le ciel est ici, en moi. Parfois gris, parfois lumineux... et parfois vide... d'étoiles.
Le monde est humain, la vie est esprit, elle est le coeur qui bat au contact des cellules qui palpitent tout autour de lui. Une musique, un rythme, infinis et ininterrompus.
Rien n'est plus important que cette écoute, depuis deux jours les oiseaux lui répondent... ils sont émerveillés, exaltés... quelle annonce nous font-ils ?
Sentez-vous le devenir ? l'à-venir ?
Tout semble nous préparer à ne plus désespérer, à ne plus espérer non plus, à être tout simplement in-finis.
Jusqu'au prochain orage, jusqu'à la prochaine tempête... qui viendra nous terrasser, nous remettre à terre. Mais, qu'importe si nous avons rêvé que nous nous étions éveillés ?
On en a tellement rêvé... que c'est arrivé.
Ce soir encore, je veux regarder les étoiles en moi, et leur parler, à travers un ordinateur...
Pour info : ce soir amas planétaire important à 20/27 degrés du Bélier (Mars, Lilith, Jupiter, Mercure, Vénus), ça se trouve sur mon Ascendant, tandis que Neptune est toujours conjoint à ma Vénus natale, ceci expliquant peut-être cela...
Maria Bethânia, lisant Fernando Pessoa (Alberto Caeiro) et chantant une sublime ode à sa mère (écrite par Caetano Veloso son frère).
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*"L'Indienne de Longjumeau" en référence au très beau disque de Josée Moonens "Florence", entendue autrefois au Connétable, restaurant-cabaret où j'ai traîné mes guêtres, du temps de ma jeunesse.
Pour Philémon en visite sur le blog le 10/04/2012, voici les paroles de
L'indienne de Longjumeau
Tu m'avais dit la vie c'est simple, suffit d'n'pas la regarder
tu m'avais dit t'es un peu dingue, une sorte d'enfant gâtée
alors j'ai fait comme les autres, sans voir personne j'ai marché
alors j'ai fait comme les autres, jusqu'au délire j'ai marché
tu m'avais dit le temps nous guette, tu vas voir on va s'embarquer
tu m'avais décrit la planète sur un bout de nappe en papier
oh! qu'elle est loin ton Amérique, on a les pieds dans nos lassos
j'veux pas jouer ma vie au tarot
jusqu'à voir vieillir ma peau
j'veux pas mourir en HLM
comme une indienne de Longjumeau
de quoi je me plains, je voyage, deux fois par jour et bien au chaud
souvent debout et sans bagages de St Michel à Longjumeau
alors y'a des jours je fatigue et j'ai la vie comme un fardeau
tu m'avais dit que la patience était l'arme des désarmés
moi j'en ai eu de la patience et voilà encore une année
oh! qu'elle est loin ton Amérique de Vera Cruz à EL PASO
oh! qu'elle est loin ton Amérique oh! qu'elle est loin de Longjumeau
j'veux pas jouer ma vie au tarot
jusqu'à voir vieillir ma peau
j'veux pas mourir en HLM
comme une indienne de Longjumeau
j'veux pas passer ma vie barjot
sans un peu d'air sans un peu d'eau
j'veux pas mourir en HLM
comme une indienne de Longjumeau
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Merci pour ta poésie, Lucia.
Chez moi, c'est l'aridité et une trop grande conscience de l'absurdité du fait de bloguer, en ce moment, qui me bouffe (mon côté "aquoiboniste", si tu veux).
Peut-être une déprime passagère, où je me demande bien ce que je fous là et POURQUOI je fais ça.
Tu connais ça?
F. Garcia Lorca :
- La chanson
que jamais je ne dirai
s'est endormie sur mes lèvres
chanson d'étoiles vives
sur un jour perpétuel.
@MHPA (Mike) : oui, je connais ça, et il m'arrive plus souvent qu'à mon tour de râler contre tout ça... qui entrave l'apparition des ipomées, qui empêche les papillons Isabelle d'éclore. Que de doutes et de douleurs à surmonter, ou, plutôt, à laisser passer. Tout simplement être "aquaboniste", l'aqua boniste... l'eau bonne qui nous aide à laisser passer les mauvaises choses ("qu'il nous faut vivre, vaille que vivre" chante Barbara).
@JEA : merci, pour cette "chanson d'étoiles vives" de Lorca... je ressens ça en écoutant Maria Bethânia, sa voix... semble chanter cela.
le blogging/bloguage (rayez la mention inutile) c'est quand même un truc à part : on se lance dedans en se disant "ouh là terrain miné, est-ce que je vais être à la hauteur? (de quoi d'ailleurs..du wikio?)" et puis...on y prend goût.
Parfois on se sent obligé d'écrire, alors qu'on en a pas spécialement envie (et là ça peut être très em..bêtant); parfois au contraire on est complètement exalté par ce qu'on vient de réussir à pondre, au delà de toute attente.
Et puis ces commentaires qu'on dit tous ne pas forcément attendre, mais qu'en fin de compte on désespère de ne pas apercevoir, parfois..car ils sont la preuve que notre bouteille, lancée à la mer, a atteint quelque rivage, au hasard..je crois qu'en fait j'aime autant ça que le reste, cette part d'incertitude qu'il y a dans le truc.. touours une découverte, chacun est unique et chaque message, même enfanté dans la douleur, dans "l'aquoibonisme", est reçu différemment par chacun, dans la mer du web, et l'échange qui s'ensuit, ou même la possibilité d'une amorce de réflexion sur le sujet permet de rebondir..
En fin de compte se dire que tout ça sert à quelque chose, même si parfois ça nous dépasse, ou si au contraire on y met trop d'espoirs, ou que c'est un jour "sans" et qu'on ait envie de tout bazarder.
bon j'arrête là mon jus de cerveau dominical et je vais courir un peu..bises à tous et à plus!
@Toff : oui, tout cela nous traverse, ces doutes, ces questionnements, mais celui qui n'en a pas, celui qui blogue comme on fait de la publicité, comme on mène une carrière, celui-là n'est pas vraiment de ma famille de blogage ;))) S'aventurer est parfois périlleux, est par moments angoissant, mais si souvent exaltant.
Bon lundi ;)
@Lucia,
Toujours un plaisir d'entendre Maria B ici. Merci
Une grâce dans la voix. C'est comme cela, un cadeau du ciel, sans résistance, un canal, une pureté.
Je me dis qu'incarner une voix comme cela ne peut qu'avoir une haute signification pour les humains: ne pas cesser de l'écouter, toujours y revenir!
@Julien : oui, cela ouvre à une autre dimension de nous. Elle le dit : "cette voix qui est la mienne, elle m'a été donnée, je la reçois, Dieu s'exprime à travers elle". Les Brésiliens (de gauche) n'ont pas honte, pas peur, de parler de Dieu...
@Lucia,
Oui, en effet Lucia, Maria B le disait dans le film "musique et parfum". Tiens je pensais que Dieu votait aussi à droite... .
Cette chanson, l'Indienne de Longjumeau, je la recherche depuis si longtemps...
Un coup de coeur de jeunesse
@Philémon : et j'ai le vynil ;))) tiens, en cadeau j'ajoute les paroles dans le billet.
Merci pour les paroles. Je me rappelle l'avoir souvent écoutée chez Foulquier il y a une paire d'année, au moins (euh non, on ne vieillit pas ;o))
Je suis jaloux du vinyle. Possible d'avoir un mp3 de la chanson ? Je n'ai même plus de platine vinyle :(
@Philémon : ça me semble difficile de faire un MP3 à partir du vinyle... (je n'ai pas le matérial adéquat), j'étudie la question ;))
J'ai trouvé ça, mais j'ai pas expérimenté.
http://www.commentcamarche.net/faq/192-numeriser-ses-cassettes-audio-ou-vinyles-sur-cd-ou-disque-dur
Bon, cela dit, je ne voudrais pas avoir l'air d'insister... Je me demande si les souvenirs ne sont pas plus forts que la réalité ?
@Philémon : euh... ça me semble bien compliqué. Effectivement, les souvenirs y a que ça de vrai ;)))