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Aujourd'hui vous parlerez de ça, et demain de ça... c'est pas vous qui choisissez ce qui doit occuper votre esprit, c'est nous. Nous ? Dans la série, les Médias et nos illusions nécessaires, qu'on pourrait décliner à l'infini... le blogueur m'apparaît de plus en plus comme le parfait dindon de la farce.
On lui balance une révolution, un tsunami, une photo polémique datant de 35 ans, un massacre dans une famille de cathos, une rumeur de grossesse de Carla Bruni, et le voilà qui s'emballe, qui s'excite comme un pauvre malheureux qui ne sait plus comment occuper son esprit devenu vieux...
Olympe a pris position, la sienne, sur un sujet qui la concernait au plus haut point, vu que son blog est spécialisé dans ces questions : la défense du droit des femmes. Régulièrement elle épluche ce qui dans l'actualité peut nous toucher, nous femmes. Je ne suis pas toujours d'accord, parfois je le lui dis, mais j'évite de plus en plus de commenter chez elle, tant la liste des gens venant s'épancher sur son blog s'allonge... La rançon de la gloire, me dis-je. Etre numéro "une" ça conduit à l'affluence mais aussi à la divergence... Son blog est précieux. Elle a été attaquée, je la soutiens.
Il s'agissait de la pénalisation des usagers de la prostitution... tout le monde dans la blogosphère, ou presque, s'est engouffré dans ce sujet hautement... ou bassement, croustillant.
On a eu droit à tout. Olympe nous a cité le pathétique témoignage de Caubère... consommateur défendant son droit à la consommation... en même temps qu'elle émettait des réserves sur la pénalisation des clients. Les féministes, mais qui sont précisément ces féministes ? celles qui ont mis en avant à la "une" de Libération l'utilisation du mot "salopes" ? celles qui ont voulu lyncher une des leurs ? "comment peut-elle être contre la pénalisation des clients ?". Elle le pouvait en tant que personne, ayant une vue subjective sur l'actualité. Point.
Doit-on suivre le modèle suédois (qui pousse à la prostitution clandestine) ou le modèle allemand (qui vante les mérites des grands supermarchés du sexe : les dernières Coupes du Monde de football ayant servi de vitrines à ce grand business) ?
J'ai détesté tous les billets de ces Messieurs (avec photos suggestives et regards égrillards à la clé) : notre droit à consommer... (en gros, c'est leur credo) ces femmes qui sont des "salopes"... bien plus de 343 d'après eux... Ceux-là, ça fait longtemps que leur misogynie (i.e. leur peur de la femme, qui se traduit même souvent par de la haine) les prive d'une partie d'eux-mêmes... Le courage leur manque de faire face à l'être humain qui n'est pas eux.
Mais, passant tous les jours à Pigalle... (je travaille à côté), j'ai eu l'occasion aussi de m'interroger sur ce goût qu'ont certaines femmes à se prostituer... même si on doit dire que c'est la pauvreté, l'esclavage, la malchance, sans doute, qui en a conduit beaucoup à se retrouver piégées. Certaines y trouvent sûrement un intérêt... autre que pécuniaire, cette exhibition sexuelle, cette manière que certaines ont de narguer les autes femmes qui passent près d'elles... Ca m'intrigue aussi. Il faut croire que certaines femmes veulent (par névrose, par traumatisme... par révolte, par perversion, que sais-je encore) en faire un métier. Dira-t-on que toutes les call-girls sont des victimes ? Les Madame Claude... n'ont pas seulement été des esclavagistes, ou des proxénètes. C'est un business (très lucratif), ne l'oublions pas, parce que des femmes aussi y trouvent leur compte.
Alors, je vais vous dire un truc... le féminisme... si c'est pour attaquer une copine à la première mésentente, je peux vous assurer qu'il ne vaut pas cher. Aussi, comme nous le rappelait Claudine Monteil lors du dernier MDB, surtout restons unies, discutons, débattons, soyons vives dans nos positions, mais, surtout, restons solidaires et tolérantes.
A bonnes entendeuses, salut.
"Sur la place chauffée au soleil
Une fille s’est mise à danser
Elle tourne toujours, pareille
Aux danseuses d’antiquités,
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l’église où j’allais
On l’appelait le bon Dieu
L’amoureux l’appelle l’amour
Le mendiant la charité
Le soleil l’appelle le jour
Et le brave homme la bonté
Sur la place vibrante d’air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit, s’en va, s’en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence
(...)
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n’aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux
Sur la place, un chien hurle encore
Car la fille s’en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée"
J. Brel, Sur la Place.
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Merci d'offrir un blog - agora.
Pas une chasse gardée avec pièges et poisons. Ni une aire d'expulsions. Pas une galerie des glaces. Ni une voie sans issue. Pas une cage aussi dorée soit-elle. Ni un who is who ? Pas un livre de recettes ni une compilation de défaites. Pas plus un interdit de qu'un permis de...
J'ai suivi de loin cette question, à travers vos blogs. J'ai lu le témoignage de P.Caubère.
J'ai eu envie de commenter ici.
Je me pose bien évidemment deux questions:
Qu'est ce que qui emmène la femme à être une pute?
Qu'est ce qui emmène l'homme à aller les voir, les putes?
Je n'ai pas de réponse, les histoires sont individuelles, quelqu'un pourrait en faire une généralité?
Je ne peux pas, au sujet de Caubère ne retenir que: "le recours à des prostituées lui rend la vie agréable." J'ai eu envie d'essayer de comprendre.
Je retiens entre autre: "...Et j’ai dû, tout au long de ma longue, si longue adolescence en subir les effets, les tourments, le martyre" Il parle ici de sa mère.
Face à cette souffrance, il a fait des choix qui lui appartiennent.
Plus loin, il nous dit à propos de cette loi:
"Non, le but de cette loi n’est pas sûrement de défendre qui que ce soit -grossier mensonge !- mais bien de satisfaire les instincts du «bon» peuple, celui des électeurs, dans l’espoir bien entendu de pouvoir un jour, peut-être, obtenir leurs voix.
Interdire, réprimer, ostraciser, humilier, frapper au plus intime, au plus secret, au plus fragile, dégrader enfin à travers le désir et le sexe, l’homme, la femme et en jouir. Et faire jouir. En toute tranquillité, toute bonne conscience. Voilà la vérité."
Je le lis ici comme une mise à mort déguisé.
Bernard Stiegler, philosophe français, s'interroge entre autre avec son équipe sur l'économie libidinale dans nos sociétés occidentales. Parce que nous parlons bien ici de libido.
Je cite:
"...Ce modèle qui détourne tous les désirs du consommateur vers les objets de consommation se développe tout d'abord de manière heureuse - c'est le plein emploi - mais il se transforme rapidement, comme l'avait prédit Herbert Marcuse, en machine à détruire la libido. Alors règne la consommation addictive fondée sur la satisfaction immédiate des pulsions. Le résultat est que la société de consommation ne devient plus productrice de désirs mais de dépendances. C'est un modèle dangereux: le consommateur y devient malheureux comme peut l'être le toxicomane qui dépend de ce qu'il consomme mais déteste ce dont il dépend. D'où une frustration grandissante..."
Source: http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090723trib000402565/le-consumerisme-a-atteint-ses-limites.html
En le citant, je ne mets pas tout sur le dos du système capitalisme mais je voulais par là aussi en tenir compte. En tout cas, il essaye de réfléchir à cette question, de l'articuler avec l'économie. Il va bien falloir anticiper une jour la sortie du capitalisme et son lot de souffrance psychique.
Pour revenir à Caubère, ce Mr a du "peut être" consulter, il nous dit enfin:
"...Il m’a fallu quelques années (et que je la joue dans de nombreux spectacles) pour le comprendre et l’assumer. Ma mère était une obsédée. Une vraie. Gravement perturbée, que sa frustration agitait parfois jusqu’à la démence, déclenchant en elle des accès d’une violence affreuse, castratrice et terriblement prédatrice. Pour ses enfants, pour son mari et surtout pour elle-même. Elle en a tout perdu, jusqu’à la vie."
Au vu de ses souffrances adolescente qu'il a le courage de nous faire partager, s'il ne l'a pas fait, de consulter, nous l'encourageons tous. Autrement, il faudra qu'il fasse avec cette loi.
De l'influence des parents sur nos choix amoureux et sexuels! voilà, ce que j'avais envie de dire... aussi.
Choisir, oui bien sur, mais après un petit travail de... mise en perspective pourrait on dire!
Et selon vous, qu'est ce qui peut, au delà de l'esclavage déguisé, de l'asservissement, des pressions économiques et autres, "conduire" une femme, un homme à la prostitution?
Merci pour ton intro et "les liens" Lucia, interrogeons nous au préalable sur les sujets qui nous motivent. Tout à fait.
J'ai admirée et encensée olympe, été une de ses fidèles lectrices/commentatrices tout cela pour me faire traiter de troll "épuisante" parce qu'un blog dit "blog macho" a un jour titré : "le féminisme est une secte qui fait peur". Si je dois passer pour le bouc émissaire de la gouroute, non merci. J'ai donc perdu tout respect pour cette pseudoféministe vraie machiste et ces positions sur la prostitution ressemblent comme deux gouttes d'eau à celles du café du commerce.
Un tas de gens trouve légitime de donner son avis sur la prostitution sans s'être le moins du monde penché sur le problème. Quand on ne sait rien sur la question on se tait. Quant aux féministes on s'attend à ce qu'elles disent des trucs intelligents et pas des lieux communs.
d'après ce que tu as toi-même écrit ici, la féministe invitée au MDB a parlé de s'inspirer des pays nordiques. que font les pays nordiques ? Ils pénalisent les clients des prostituées. A quoi sert d'inviter des gens que l'on n'écoute pas ? Juste pour faire féministe ?
Si tu ne le comprends pas lucia, ce n'est pas grave. Mais mon mépris pour olympe a atteint son point culminant avec sa sortie sur la prostitution. Et je ne suis pas la seule à la détester désormais, crois-moi!
tu vois bien Lucia qu'échanger des idées et des points de vue ce n'est pas la même chose que juger les personnes les admirer ou les détester.
Donc l'admirée se donne le droit d'insulter,ses admiratrices pour s'en faire détester ?
A part ca, il n'y a malheureusement pas d'idées dans ce que tu écris parce que pas de réflexion, juste des emprunts (à Badinter/Despentes), des clichés et de la flatterie. On finit un jour par s'en apercevoir. En effet, un blog séducteur ne diffuse pas d'idées. Il s'arrange pour se constituer une cour d'admirateurs/trices.
Cela est indispensable pour se faire élire à toutes sortes de concours de la meilleure bloggeuse, par exemple. Alors le féminisme ce n'est pas franchement ta priorité.
Que de souffrances transportées!
A vous toutes:
Oui Julien, c'est exactement cela : prosti...tuer = une mise à mort déguisée. J'aime bien ton com', il est sensible, au moins !
@Euterpe:
Je resterai, pour ce soir, près de cette rose, délicatement posée.
@vous :
hier, ça a dû bugger car vos commentaires ne me sont pas parvenus... étrange, pourtant je suis restée devant l'ordi (sur twitter jusqu'à 2h du matin, à regarder On n'est pas couchés - Hugh Laurie, le Dr. House, chantant du blues ;))) Je les trouve à mon réveil (au réveil de mon esprit déjà vieux...). Je réponds à chacune et chacun.
Oh, j'aime beaucoup ce billet, Lucia !
@JEA : merci de l'avoir perçu ainsi.
@Julien : oui, interrogeons-nous sur nos pulsions, humaines par trop humaines, et sur les dominations sociales qu'elles induisent. Caubère ne m'agace pas tant que ce que Libération, encore une fois, essaie d'en faire : du sensationnalisme, ce genre de révélations ça fait vendre. Cette belle rose me va droit au coeur :)))
@Euterpe : l'erreur n'est-elle pas d'encenser et de trop admirer ? Oui, tu as raison Claudine Monteil nous a engagées à nous inspirer du modèle nordique, et tu remarqueras que dans mon billet je n'ai à aucun moment pris position clairement sur la "pénalisation" ou non des clients de la prostitution. Car tel n'était pas mon propos, il était plus de suivre son autre conseil : éviter, à tout prix, les divisions entre nous femmes. Comme je l'avais dit au moment de la Coupe du Monde de football : nous, femmes, devrions apprendre à jouer au foot. Nous devrions apprendre la solidarité et l'esprit d'équipe. Nous ne savons (pas bien) nous battre en équipe, nous préférons les petites factions. Mais, surtout, nous nous cherchons toujours une maman à admirer, à imiter, pour nous en faire aimer, avant de devoir un jour l'éliminer (car elle ne peut être parfaite). On veut être la préférée de la maîtresse, on a ses petites copines, son petit clan, et puis si un jour la guerre est déclarée c'est la haine affichée. Question d'éducation, sans doute. Mais, je propose qu'on change nos conditionnements.
Dans mon billet précédent je disais qu'il m'arrivait de me fâcher avec des blogueurs et blogueuses, que la plupart du temps (pour ne pas dire toujours), c'était dû à des malentendus, ou des mal-dits (maudits, mots dits, ou maldictions...). Il me semble essentiel d'essayer de surmonter les dissensions. Ca n'est pas toujours facile (ni possible), moi-même j'ai deux... personnes de la blogosphère avec qui le courant ne passe plus du tout. Je le regrette quand même un peu.
Euterpe, je t'ai rencontrée à Berlin, je me sens humainement en lien avec toi, pas seulement virtuellement. Olympe aussi fait maintenant partie de mes amies. Il m'arrive de m'engueuler avec mes amies ;)) et Olympe sait que je ne partage pas toutes ses positions. Par exemple sur ce sujet précis : la pénalisation des clients des prostitué(e)s. Eh bien, moi je suis favorable à cette pénalisation, eh oui, je pense que c'est la Suède qui va dans le bon sens. Je le pense TRES FORTEMENT. Je n'ai pas commenté sous son billet, car, comme je l'ai dit, je trouve qu'en ce moment on (le gouvernement) nous jette des os à ronger... histoire de nous distraire de l'essentiel : nos vies à la con.
Et pendant que nous nous engueulons, ils (la bande à Sarko) continuent à avancer leurs pions. Ne soyons pas naïfs et naïves ! Plutôt que de discuter des propositions de Ségolène Royal (Etats Généraux pour la révolution fiscale, débat de haut niveau avec Thomas Piketty, à la Bellevilloise, où j'étais) on se demande si Carla Bruni est enceinte, et on admire que Sarko soit un mâle, un vrai (l'insémination existe depuis belle lurette, et depuis la Vierge Marie on sait que les femmes n'ont pas besoin d'être "possédées" par un homme pour procréer, mais c'est une autre question).
Arrêtons nos enfantillages. Et, surtout nous, femmes, car nous avons beaucoup plus à y perdre que les hommes.
@Olympe : un point sur lequel je rejoindrai Euterpe est qu'effectivement il y a des risques à être numéro Un, ou Une, et souvent des concessions (des compromissions) à faire pour y rester. On devient l'icône et la cible. Tu es sensible et les attaques frontales t'ont blessée, mais, je t'en prie ne choisis pas le rôle de la "maîtresse femme" comme la personne que tu citais en exemple sur Twitter, elle qui sait si bien gérer ses commentaires... Tu vaux mieux. Nous avons besoin de toi, de ton travail, car ce que tu fais pour les femmes est très précieux. Accepte aussi de ne pas être isolée : nous sommes toutes différentes, avec des sensibilités diverses, mais nous pouvons oeuvrer ensemble. En tout cas, c'est ce qu'il m'a semblé au MDB.
@Anne : bienvenue !!! il paraît qu'il faut attendre jeudi (calendrier lunaire des plantations) pour semer le basilic. Bises.
@tous : alléluia !!!
Je n'ai jamais admirée ni encensée Olympe. Je ne lui ai jamais vraiment fait confiance et je donne entièrement raison à Euterpe.
Eviter à tout prix les divisions entre femmes, dites-vous? Comme c'est mignon. Et à quel prix exactement? Celui de se faire berner pour que des Olympes arrivent en haut du wikio? Mieux: qu'elles se dégotent leur bâton de maréchale comme cadre influent dans un quelconque ministère de la condition féminine des fois que la gauche de droite revienne au pouvoir en 2012, sait-on jamais, et qu'un poste de sous-sous secrétaire d'état et le bon salaire qui va avec soit créé sur mesure? Bein voyons.
Cessez un peu de prendre toutes les femmes qui ne pensent pas comme votre petit cercle suave et policé aussi fade qu'hypocrite pour des imbéciles à mépriser du haut de votre soit disant bonté humaniste dont on a aucune envie de faire les frais.
Vu le nombre de blaireaux sexistes ( et je sais de quoi je parle; leurs insultes sexistes à mon égard sont inscrites sur mon blog) que vous exhibez dans votre blogliste, vous êtes plutôt mal placée pour jouer les bonnes samaritaines du féminisme.
@Floréale : pourquoi me vouvoies-tu ? on s'était déjà accrochées (chez Didier Goux je crois) ça crée des liens ;)) je n'ai pas dit que tu encensais ou admirais Olympe, je dis juste à Euterpe (qui signale l'avoir fait) que c'est sans doute une erreur de trop encenser les gens. Mon cercle ? notre cercle ? on m'a parfois reproché de ne pas être "féministe", ou d'être une "féministe machiste", mais aussi quelqu'un qui n'aime pas les hommes... Si tu te réfères au MDB, oui, je suis heureuse que nous, un groupe de quelques femmes, ayons pu organiser une réunion, de manière assez improvisée, où des femmes ont plaisir à se retrouver autour d'un verre (comme me le rappelle Polluxe dans un mail) et à discuter entre elles : est-ce mal (mâle) ? de sujets qui vont du féminisme, aux enfants, la politique, la musique, le dessin, en passant par le sport (très important le sport pour le féminisme !).
"Olympe en haut du Wikio", comme Nicolas : j'ai suffisamment raillé, ou en tout cas émis des réserves sur cette "grimpette" hautement problématique, pour que cela ne me soit pas ici reproché. Mais j'essaie d'en discuter avec les blogueurs que ça émoustille d'être n° 1... (en m'engueulant régulièrement avec Nicolas : on se réconcilie après, que veux-tu c'est un homme charmant... et très intelligent). Olympe voulant devenir ministre ou secrétaire d'Etat ? wouah, c'est un scoop ! mais, elle peut être assurée qu'elle aura tout mon soutien. Comme Ségolène Royal l'a eu, et l'a encore. Non, ça ne me gêne pas qu'une femme veuille le pouvoir, il faut pour cela un certain courage (que je n'ai pas, car le pouvoir me fait fuir, comme la peste : à chacun, chacune, sa vocation, moi, tu l'as effectivement compris, c'est l'amour de mon prochain, et un certain humanisme).
Je me suis plusieurs fois engueulée avec des blogueurs, blogueuses, et même avec des "vrais" gens. Souvent, en se rencontrant, autour d'un verre (avec Nicolas ;)), ou en se baladant (à Berlin, avec Euterpe), on a presque toujours vu qu'en vrai on était des gens super sympas.
Si tu habites dans le coin, surtout n'hésite pas à te joindre à nous, au prochain MDB, ou, si tu le préfères, envoie-moi tes coordonnées par mail (par le lien "contact", ou l'adresse, que je n'arrive pas à effacer, en bas d'écran) et on pourra bavarder dans un café.
Sache que tu es la bienvenue ici, ma blogroll n'est pas à jour... beaucoup de ceux que je lis n'y sont pas, et certains que je ne lis plus y sont toujours...
le "à tout prix" de Claudine Monteil : c'est que ça fait des siècles que ça dure... la guerre larvée entre femmes, on en est toujours à vouloir se choisir une maman symbolique, à devenir maman soi-même... à être "la préférée" (de maman, de la maîtresse, de son mari, de ses enfants), alors, pour ça, on n'hésite pas à dégommer toutes celles qui voudraient être "maman" ou "maîtresse" à notre place.
APPRENONS LA SOLIDARITE. APPRENONS A DISCUTER, et A NOUS ENGUEULER s'il le faut. MAIS SURTOUT, APPRENONS A "OEUVRER ENSEMBLE". Ca suppose une équipe, un/une capitaine (qui peut changer), des règles du jeu à respecter, un but commun : gagner une bataille, surtout ça demande à tous d'être solidaires. On n'évitera pas les dérives, les abus (cf. le foot), mais l'humain est dérives... alors... apprenons à naviguer.
- A propos d'engueulades: tu m'a véxée sur le billet d'avant en te moquant de mon com; mais je n'en fais pas une maladie car je te connais et que j'ai une grande habitude de tes "piques".
- Pour en revenir au sujet, moi ça m'aurait assez bottée de faire pute ( signe chinois du cochon explique cela, sans doute),(pensez : du cul, du cul et encore du cul, et être payée, en plus !)
mais j'ai hésité trop longtemps et je ne peux plus rivaliser avec les jeunes roumaines ou africaines qui sont sur le marché actuellement,
quoique, je crois qu'à Pigalle il y a d'assez vielles putes qui marchent encore, tu me dira, toi qui passe par là.
- Sinon merci pour la vidéo de Chomsky, c'est fou comme il a raison, et si tant de monde le pense aussi, pourquoi continuer à se laisser berner, ou est-ce parce qu'on n'a pas le choix, sans doute, encore que, en forçant un peu on devrait pouvoir se libérer du capitalisme et tutti quanti.
Alleluia à toi aussi.
@Béatrice : oh là là... les copines qui commentent sur le blog... tu te fais engueuler quand tu ne leur écris pas un truc gentil... en quoi ma réponse était vexante ? Bon, passons. Pour le reste : ton attirance pour la prostitution, je te répondrai ce que je t'ai déjà dit hier : oui, nous faisons bien notre âge. Ensuite, aimer le sexe n'est pas aimer se prostituer. Pour finir : je te déconseille de te lancer dans ce business-là ;)) Bon si je t'ai vexée cette fois-ci c'est ton problème. De la difficulté à bloguer avec ses copines ;))) J'étais au Père Lachaise aujourd'hui, le jardin... et là, personne ne s'est relevé de sa tombe...
Je me permets d'apporter ma contribution à ta réflexion. Tu parles d'oeuvrer toutes ensemble et je suis d'accord avec toi à 100%. J'ai "rompu" avec le blog d'Olympe mais c'est la première fois que j'ai une telle démarche: de l'inédit pour ma part car je sais trop que les divisions internes sabotent tout.
Je ne suis pas d'accord avec Emelire sur la question du voile/de la burqa, pas d'accord avec Floréale sur celle du machisme des étrangers, pas d'accord avec d'autres sur des sujets qui ont divisé les féministes mais j'ai gardé le contact car leurs positions ne remettaient pas en cause leur féminisme et surtout leur crédibilité.
La position d'Olympe (qu'ele semble avoir regrettée avec l'affaire Caubère sans toutefois revenir clairement sur ses écrits) est grave à mes yeux d'autant plus que son blog est populaire. Sa position remet en cause toute l'oppression que nous nous échinons à dénoncer et qui se cache derrière le consentement que l'on sait de façade des femmes: louer leur ventre, assumer les tâches ménagères, se faire poser un 95D quitte à y passer, porter des talons de 10 cm au risque de se faire une entorse, etc. Sa position met à mal tout ce qu'elle dénonce par ailleurs.
C'est là que j'ai du mal, comment croire en sa sincérité quand elle écrit un billet sur les inégalités, sur l'oppression, sur le consentement biaisé des femmes ? Je ne comprends pas que l'on se dise féministe et que l'on cautionne un système dans lequel, on le sait, des femmes souffrent, ont une espérance de vie amoindrie (et a fortiori dans les systèmes légalisateurs).
J'ai été sonnée par sa réaction, très déçue et en colère parce que tenir un blog est une responsabilité, d'autant plus quand on est numéro 1 et d'autant plus quand on y parle de la condition féminine. Si son avis n'était pas tranché sur la question (ce qui semble le cas), elle pouvait très bien passer son tour au lieu d'écrire un billet qui a reçu l'adhésion d'un bon paquet de machos (c'est nous qui devons être unies pas eux !). Un billet qu'aurait apprécié le Caubère qu'elle a épinglé juste après.
Un faux pas peut-être mais qu'elle aurait pu aisément rattraper comme elle aurait pu essayer de rattraper les blogueuses "amies" comme Emelire ou moi-même. On a pourtant lancé de sacrées perches ...
J'ai appris aussi qu'elle avait tenu des propos lesbophiles et ça c'est juste pas possible pour moi.
Alors tant pis pour la solidarité ... en tous cas pour le moment. Si une mobilisation sur un autre sujet devait nous réunir dans le relayage d'infos, je ferais ce qu'il faut pour mettre de côté cette rancoeur.
Heu .. je voulais dire lesbophobes !
- Oui, tu as raison, ce devait encore être un malentendu qui m'a froissée. (Mais tu sais bien aussi de quel tissu, eminemment froissable,( et défroissable), je suis faite).
Alors tu me déconseille le job, J'ai pourtant vu un reportage à la télé avec une prostituée qui travaillait dans une "vitrine", et qui aimait vraiment bien ça, je suis sérieuse !
_ Ben moi aussi j'étais dans mon jardin, et c'est vraiment là qu'on est bien, bien qu'il y ait aussi certaines promenades délicieuses avec des amies idem :-))
bisous
- Mais quand donc en aurons nous tous fini avec nos égo, avant le grand jardin, j'espère : - )
- Qu'en penses-tu, ne serait pas là le véritable travail ?
@Héloïse : bien sûr que nous avons des avis différents, bien sûr que moi aussi il m'arrive souvent d'être en désaccord avec Olympe, et, comme je l'ai répété plusieurs fois, je le lui ai dit (pas à chaque fois, c'est pas la peine d'enquiquiner les gens à tout bout de champ). Oui, elle est numéro un, oui, ça implique une certaine responsabilité, sauf que, pour l'instant, ça n'est qu'un blog... Alors, je t'en prie, plutôt que de se focaliser sur sa position de numéro une, ou de personne qui est, se veut, ou se croit, influente... lisons-la, critiquons-la, appuyons-la, si cela nous semble juste, mais, en prenant soin de rester respectueuses de l'humain qui se trouve en face de nous. Ne peut-on lui dire à Olympe que ses positions "lesbophobes" sont... intenables, sans l'insulter, (sans avoir besoin de la crucifier). Pour ce qui me concerne je l'aime beaucoup Olympe, je suis prête à la soutenir dans ses démarches (bloguesques, politiques, sociales ou autre), et si je me trouve en désaccord avec elle je continuerai à le lui dire.
A toi aussi je dis, viens à notre prochain MDB, franchement, je trouve plus intéressant de s'empoigner autour d'un verre, que de délirer sur des mots qu'on n'a pas forcément bien interprétés...
@Béatrice : oui, heureusement, tu es très défroissable ;))) notre grand réveil ? la fin de nos egos ? mais on n'est pas là pour ça, on est là pour justement accepter cet ego, ce poids, ce péché... cette pulsion, cette libido... qui fait que certains en deviennent même esclaves. J'ai posté sur mon FB aujourd'hui :
de là à le commercialiser...
- Je n'ai jamais eu DG dans ma blogroll.
- Je n'ai pas dis "ministre" mais "sous sous-secrétaire d'état". Ce qui fait déjà un fort bon salaire
- Moi aussi j'ai voté Ségolène, mais en 2012 je n'irai pas voter. J'ai d'ores et déjà rejoint le parti majoritaire: celui des abstentionnistes. Je ne voterai pas pour les olympes.
D'ailleurs D.G ne m'a jamais insultée. Je me référais au gland qui partage son avis sexiste, au poireau phallocrate, et à la patate sidérale dorhameuse, ce qui te fait une soupe misogyne inmangeable.
- Mais si, je t'assure, le but est bien d'amoindrir l'égo au max du possible ; tu n'as pas encore lu le dernier Manga (que tu viens d'acheter) ; ) à ce sujet.
Bonne semaine !
Une petite précision Lucia: à aucun moment je n'ai insulté Olympe. Je lui ai dit qu'elle se positionnait sur la ligne des libérales, si elle l'a pris pour une insulte c'est:
- qu'elle n'assume pas ce qu'elle a écrit
- que la prise de conscience n'est pas loin !
En revanche sa façon de me dire casse-toi, j'en ai rien à faire m'a laissé un goût amer. Ca a constitué pour moi une seconde déception. Mais bon, on ne va pas épiloguer des heures là-dessus, pour le moment je tente de digérer sa désolidarisation de l'ensemble du mouvement féministe (les pro-sexe et pro-prostitution étant du courant post-féministe).
@Floréale : je n'ai supprimé que l'adresse de trois..., non, quatre, personnes de ma blogroll depuis que je l'ai créée. Didier, je ne le lisais plus (à cause des commentaires chez lui), on s'est expliqués, je viens de le remettre dans mes flux... Je crois que toi et moi on s'est accrochées chez lui, pas toi avec lui... Bon, pour ce qui est de la soupe : ça m'a fait rire !!! Oui, tu as raison, parfois ils ont un côté légume ces messieurs. Mais bon... il ne suffit pas de s'appeler Floréale pour n'être que florale... ou Lucia Mel, pour n'être que lumière et que miel... (l'une des personnes (une femme) enlevées de ma blogroll m'avait d'ailleurs qualifiée de LuciaFiel... c'était facile...).
@Héloïse : je regrette au plus haut point ces malentendus et ces fins de non recevoir entre Olympe et vous. Vous devriez une fois pour toutes vous expliquer (par mail par exemple). J'espère qu'elle fera le premier pas, même si elle a été blessée (car, apparemment (je n'ai pas lu les commentaires) vous n'y êtes pas allées, ni vous ni elle, avec le dos de la cuiller), c'est à elle de vous tendre la main maintenant, et de faire la paix. Effectivement, cette question de la prostitution est un sujet hautement explosif. Pour cette raison, je n'avais pas voulu le traiter. Concernant le courant dont tu parles, les "post-féministes", nous avions eu l'occasion d'en parler un peu avec Euterpe à Berlin, car je lisais à ce moment-là Les zones humides de Charlotte Roche. Effectivement, elles me mettent moi aussi assez mal à l'aise.
@Béatrice : pardon, mais il me semble que tu ne l'as pas encore lu non plus le manga... (Les vacances de Jésus & Bouddha) en revanche j'ai vu le film de Pasolini : Théorème. Si le héros, qui symbolise le Christ, se donne à tous les membres de la famille (la mère, le père, la fille et le fils...) ce n'est en aucun cas dans un cadre de prostitution, c'est pour Pasolini une critique de l'hypocrisie bourgeoise, et une métaphore sur la mystique christique. Je crois que tu confonds vraiment prostitution et vie sexuelle libre (ou prostitution et mysticisme, si l'on s'intéresse au tantrisme, cf. La métaphysique du sexe de Julius Evola, ou le Yoga de Mircea Eliade, on comprend vite que ça n'a rien à voir avec une sexualité débridée, il serait absurde d'associer la prostitution sacrée et la prostitution capitalistique). Je crois surtout que tu fantasmes (ou que te racontes des histoires).
- Encore un malentendu; je ne parlais pas du tout de prostitution là, mais de l'EGO celui qui fait que tous le monde s'engueule par ex, ( Je ne suis tout de même pas si obsédée que ça, allons) - au contraire je parlais de sublimation, comme quoi, c'est vraiment difficile de se faire comprendre
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@Béatrice : avoue que c'était "confusant" ;))) en réponse à mon com' où je te disais "oui, accepter l'ego, avec ses pulsions, sa libido... mais de là à le commercialiser", tu me réponds : "mais si je t'assure, le but est d'amoindrir l'ego au max possible". Pour éviter les malentendus, et pour se faire comprendre, il est essentiel de lire ce à quoi on répond, et de dire le plus clairement possible sa pensée. Là, oui, j'ai compris. Merci pour ta précision.
- Mais oui, j'avais pas compris, parce que, - le ," de là à le commercialiser" faisait suite à ta phrase en gras, j'ai cru que c'était cette phrase que tu ne voulais pas commercialiser :-)) !
- Tu vois comme on était toutes les deux loin du compte,
mais comme c'est agréable quand on se comprend !
J'ai lu le texte et les coms un peu rapidement, ça m'a fatiguée tout ce bla bla bla autour de la prostitution, qui punir, comment surveiller, un débat pourri et biaisé, un dérivatif de plus. Je voudrais juste dire que je parcours assez régulièrement les blogs de femmes, ceux qui se disent féministes et les autres, et que plus je lis plus je me dis qu'il y a non pas un, ni même deux ou trois féminismes mais tout plein. Et que ce qu'il faut critiquer, examiner, condamner éventuellement, ce ne sont pas des femmes, mais des idées.
Parfois une bonne idée surgit sur un blog "bof", et c'est le moment de la soutenir, parfois une idée discutable sur un blog ami, et c'est l'occasion d'en discuter, parfois une idée qu'on condamne sur un blog riche et intéressant habituellement et c'est le moment de pas faire de cadeau en attaquant ferme. Mais en attaquant l'idée, pas la personne.Respecter les personnes, c'est très différent du laxisme.
Quant aux blogs uniformément sans intérêt... pourquoi pas s'en désintéresser?
@cultive ton jardin : oui, autant de femmes que de points de vue différents, et de clans... c'est bien ça le problème. On a du mal à penser collectif et intérêt commun. On a du mal à ne pas se diviser. Pour ce qui est de l'intérêt limité de certains blogs, soit. On s'aperçoit aussi... que ce sont des intérêts personnels parfois qui font tenir certains propos collectifs.