Liens et lieux

Publié le 2 Mars 2014

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Photo (c) Luciamel, sur la route de Wy-dit-joli-village, dans le Vexin, le 23/02/2014.

 

 

Tous ces liens qui se défont... ceux de ma blogroll (les sites mentionnés à droite de l'écran) qui renvoient maintenant souvent sur des sites fantômes, ou des sites phagocytés par des publicités... Tous ces blogueurs, ces blogueuses, qui ne bloguent plus. Est-ce la fin du Wikio (les blogs étaient classés par notoriété, c'était l'émulation... euh... cette bonne vieille compétition scolaire qui réussit toujours à nous flatter) qui a éteint notre ferveur ? Est-ce la fin de Google Reader (agrégateur de flux RSS, bien pratique) ? Je viens à peine de paramétrer "mon" Netvibes (agrégateur de flux RSS), et je constate qu'effectivement ça ne blogue plus beaucoup dans ma blogroll...

 

Je retrouve la plupart de mes ex-petits-camarades de blogage sur Facebook, ou sur Google +, et j'ai l'impression que la communication s'est déportée sur ces espaces-là (surtout sur Facebook). Finalement, avait-on un blog pour autre chose que ça ? quelques idées lancées deci, delà, quelques commentaires sur l'actualité, quelques coups de coeur musicaux ou autre, et quelques photos... à partager.

 

Et pourtant, j'ai du mal à lâcher totalement le morceau.

 

Cette bouteille à la mer, cette navigation intemporelle, ce lieu que je sens mien, car il n'est que ce que je veux bien qu'il soit, j'y tiens. 

 

Ecrire pour soi, écrire pour l'au-delà... de soi. Quelques regards amis, qui de temps en temps me font signe qu'ils continuent à me lire. Et pour l'inconnu.

 

N'est-ce pas l'essence même de l'écriture ? (tout du moins d'une certaine écriture)

 

J'ai déjà fait escale sur certaines îles de cet océan : Ladies Room, les Epidemik, la RDB, le KDB, le MDB...

 

Le voyageur ne doit pas se désoler des dimensions de la maison qui l'accueille pour quelques nuits ou un an.., ni trop critiquer le repas qui lui est servi, il doit seulement être prêt à... poursuivre le voyage.

 

Retrouver la flamme qui nous pousse à reprendre notre baluchon. Cette ardeur que tous nous avons ressentie un jour en nous : enfants ou adolescents qui faisions (ou rêvions de faire) l'école buissonnière...

 

Tout nous enseigne cela, mais souvent nous ne voulons pas l'entendre. Trop commode de rester à ronronner sur notre sofa.

 

 

 

O lugar, le lieu, (notre place...) de Tiago Bettencourt, avec Diogo Clemente.

 

"onde tudo morre, tudo pode renascer" :

où tout meurt, tout peut renaître".

 

"descobri a casa onde posso adormecer" :

j'ai découvert la maison où je peux m'endormir

 

"aqui tudo é tao novo que pode ser amor" :

ici tout est si nouveau que ça peut être l'amour

 

"jà é dia, e a luz està em tudo que se vê, cà dentro nao se houve o que là fora faz chover, a cidade que hà em ti, encontrei o meu lugar e é em ti que vou ficar..." :

il fait jour déjà, et la lumière est dans tout ce qui se voit, ici à l'intérieur on n'entend pas ce qui fait pleuvoir dehors, la ville qu'il y a en toi, j'ai trouvé ma place et c'est en toi que je vais rester.

 

 

Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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