Mardi 9 mars 2010
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Meus lindos olhos, qual pequeno deus
Mes yeux si beaux, si petit Dieu,
Pois são divinos, de tão belos os teus. Oui, si divins, qu'ils sont
les tiens,
Quem, tos pintou com tal feição
Qui te les a peints avec une telle intensité
Jamais neles sonhou criar tanta imensidão. Jamais n'a cru les décrire en telle
immensité
De oiro celeste,
De l''or céleste,
Filhos de uma chama agreste
Fils d'une flamme agreste
Astros que alto o céu revestem
Astres que le ciel revêt
E onde a tua história é escrita.
Et où ton histoire est écrite.
Meus lindos olhos, de lua cheia
Mes yeux si beaux par la lune pleine,
Um esquecido do outro, a brilhar p´rá rua inteira. L'un de l'autre oublié, l'un à l'autre éperdus,
Quem não conhece o teu triste fado Qui connaissent ton
triste fado
Não desvenda em teu riso um chorar tão magoado. Qui révèlent dans leur rire une plainte si douloureuse.
Perdões perdidos
Pardons perdus
Num murmúrio desolado
Dans un murmure désolé
Quando o réu morava ao lado
Quand l'accusé habitait à côté
Mais cruel não pode ser.
Rien ne pouvait être plus cruel
Este fado que aqui canto
Ce fado qu'ici je chante
Inspirou-se só em ti
N'est inspiré que de ta vie
Tu que nasces e renasces
Toi qui nais et renais
Sempre que algo morre em ti
Dès lors qu'en toi quelque chose meurt
Quem me dera poder cantar
Comme j'aimerais pouvoir chanter
Horas, dias, tão sem fim
Des heures, des jours, sans fin...
Quando pedes só pra mim
Quand tu me demandes, à moi...
Por favor só mais um fado.
S'il te plaît, encore un fado.
(traduction (c) Luciamel)
Ah, comme ça rassure de lire les résultats des entreprises du CAC 40. Quel bonheur d'apprendre que les organismes financiers, mais
surtout les banques, ont réalisé des bénéfices colossaux en 2009. Au moins notre argent aura servi à quelque chose. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres... c'est aussi les déboires
des industries (Renault, PSA et compagnie) qui les obligeant à faire allégeance, et à s'endetter, a soufflé des dividendes à tous ces actionnaires assoiffés. Des vampires, vous dis-je. Des vampires.
Le mur sera terriblement dur. Nous le savons.
Eux, les nantis (les gros actionnaires, et autres "riches" profiteurs du travail
du plus grand nombre) se disent que tout est au mieux dans l'Adam Smith des mondes... Tout se régule, le bas, le haut, la droite, la gauche, les noirs, les blancs... avec le marché et son
libéralisme. Vas-tu te poser des questions parce que tu es un "héritier" ? non ! tu vas,
naturellement, essayer d'en profiter (tu serais bien bête de ne pas utiliser les relations de papa/maman, de ne pas défendre, chèrement, ta place, celle du favorisé : les pauvres sont si
nombreux... soyons logiques, à partager équitablement toutes les richesses ça ne créerait, au bout du compte, qu'une immensité de "pauvres", alors qu'en favorisant une classe de privilégiés on
préserve intact... LE REVE. Avec en prime, le principe du
Loto, tous y ont un accès -surtout les pauvres, car quand on lit les livres consacrés
aux "millionnaires gagnants du Loto", on se dit qu'ils étaient tous pauvres avant ! et que seuls les pauvres gagnent, c'est, par conséquent, la justice du
"libéralisme économique", vous, pauvres, vous pouvez devenir riches grâce au Loto...). C'est
Metropolis.
Ce qui me désole (pour rester "sobre") c'est le discours "des gens de
gauche" et je puis vous dire que les extrêmes me plongent dans un abîme de
perplexité... Les anarco-gauchistes-écolo-trotskistes me hérissent le
poil. Je suis socialiste. Royaliste. Que voulez-vous, je suis fidèle. Je me souviens des
quolibets sur mon blog (et d'autres blogs "féminins", car de féministe ils n'avaient rien) quand j'osais mentionner le nom de Ségolène Royal. Je pense que les femmes ont été les juges les plus
sévères, les plus cruelles, à son endroit.
Je suis fidèle à certains idéaux, je le répète avant elle j'étais une fervente
de Lionel Jospin... (quelle déconvenue de voir comment, lui et sa femme, l'ont démolie : un manque de vision certain).
Vous qui aujourd'hui
vous apprêtez à "donner une leçon à la gauche", à faire entendre votre voix... (avec Le Pen, avec Besancenot, avec Duflot...) dites-vous que vous ne servez qu'un maître :
le pouvoir en place.
Oui, vous entendez négocier votre place dans les conseils régionaux... était-ce
la meilleure méthode que d'affaiblir ceux qui, dans votre camp, pouvaient l'emporter ?
Ah, vous calquez votre stratégie sur celle de la guerre. Ah,
oui...
Que savons-nous de la
vie ? si ce n'est le conflit ? Et je n'élève pas la compassion en exergue pour contrebalancer l'injustice (car quel marché se compare à celui-là... celui de la charité ? l'obligation d'empathie
avec la souffrance d'autrui... quelle hypocrisie ! quelle tromperie...).
C'est comme l'amour... tiens ! pas de plus grande escroquerie que celle de la "charité"... (voyez toutes nos associations caritatives, que de mégalos à y prospérer...), les bons sentiments... ah,
comme ça se vend bien dans les milieux bobos de gauche (que de fils et de filles de bourgeois "priviliégiés" de gauche qui s'engagent et "font carrière" dans l'humanitaire).
L'amour... n'est "rentable" que tant qu'il vous rapporte (c'est comme le CAC 40).
Est-ce choquant de le dire ? profiter de la misère d'autrui pour se faire valoir (qu'on fasse partie d'une association humanitaire n'y change rien) est une bien triste chose. La gauche se doit ne
pas rester assise sur de bons sentiments. La gauche doit avoir le courage de se critiquer, et même de faire profil bas... Il ne suffit pas de prendre la défense des faibles et des plus démunis
(bien que ça soit chose fondamentale), encore faut-il avoir la poigne, la réponse, la ferveur qui portera l'ensemble de la population.
Par Luciamel
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Publié dans : Politique, société
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