Jeudi 10 décembre 2009
4
10
/12
/2009
21:18
Va,
Tu as encore du chemin,
Va,
Tel est ton destin,
te lever, travailler, et soupirer.
J'ai croisé l'amour,
Oh, quel escroc
Celui-là.
J'ai vu la gloire,
Comme elle m'a bernée,
Dans mon ici-bas.
J'ai cru en Dieu,
et je l'attends toujours
Lui, là,
dans mon coeur.
Heureusement, j'ai vu la mort,
j'ai pu, par un matin de mai,
la parcourir, pour de vrai.
Alors, on ne ne me la fait plus
Ici, avant, après...
Le néant même,
Ca ne m'impressionne plus.
Sache que Dieu ne peut plus rien m'enlever.
Sache que lui et moi, désormais, on est liés.
Mes mains, mon corps, mon âme,
sont libérés de toute entrave.
Un certain Johnny se meurt,
Et les hyènes de hurler leur joie.
Leur ignorance du malheur
est la victoire de l'ici-bas.
La décence... intime,
à l'ennemi, au jour de la mort,
de respecter sa victime.
Quel qu'il soit.
Par Luciamel
-
Publié dans : Poésies, musiques
9
-
Partager
moi aussi j'ignorais tout ça, pas franchement passionné par le bonhomme à vrai dire.
Beijinhos
O passàrinho
@Christian : oui, c'est sûr, mais quand nous avons compris et dit ça, que nous reste-t-il à faire ? à part écouter Johnny en boucle (ce qui peut aussi être une posture de "dominant", cf. qui tu sais), je dirai : essayer d'ouvrir les yeux sur la réalité autour de soi (en premier lieu sur nos propres oeillères), un certain Platon parlait d'une certaine caverne dont il était rare qu'on sorte ;-)))
@L'oiseau : oui, quand on l'a côtoyée, quand on l'a vue emporter ceux qu'on aime et senti la douleur de la perte, on est sans doute plus sensible à ce qui se trame dans ces moments-là, on sait que la compassion est une attitude humainement "convenable". Ce qui est étrange c'est que certains puissent "rire", ça correspond sans doute à une autre tendance de l'humain, celle qui consiste à railler la mort comme on le fait à Halloween (et dans bien des traditions populaires en Europe au moment du jour des morts), mais dans ce cas précis, je crains que ça ne corresponde aussi à un dénigrement social (et en ça je rejoins l'analyse de Christian), ceux qui se moquent ainsi, ne l'oseraient pas s'il s'était agi d'Aznavour qui a une image moins "popu", ou du père, du frère, du mari, de la femme d'un(e) ami(e)...