Nouvelles du front de Seine

Publié le 11 Février 2011

A regarder le monde bouger, à le voir se révolter, je me dis que le temps est sans doute venu de me libérer de ce qui m'entrave (mes dictatures à moi).

 

Pas anodin, pas pour rien que je suis restée quasi-bloquée deux semaines dans mon lit. J'en ai ruminé des questions, restées sans réponse depuis trop longtemps. Anti-douleur quotidien j'ai pris. Iphone sous la main et twitter, les blogs, FaceBook pour dialoguer avec autrui, partout j'ai recherché les mille-pertuis (plante aux mille ouvertures) de ma vie. Détail intéressant : je suis sortie deux fois cette semaine pour voir le médecin (lundi et aujourd'hui, vendredi), et à chacune d'elles le soleil m'a souri, me saluant de ses rayons et de sa douceur inespérée. Le docteur me l'a confirmé : c'est de bon augure ! et il a prolongé mon arrêt de travail d'une semaine, car, non, je ne suis pas encore remise sur pied (c'est peu de le dire : à chaque éternuement ou mouvement un peu brusque, la douleur planquée dans un coin s'amuse à repointer le bout de son nez). 

 

Même Sarko, hier soir sur TF1, n'a pas réussi à me démoraliser (il m'a saoulée, ça oui), j'ai même, quelque peu, eu pitié de lui : le pauvre, ça doit être dur de tomber du piédestal qu'on s'est érigé. Aujourd'hui, le voilà qui jubile... ben non, il n'a pas compris, il n'a pas senti l'odeur du jasmin, ni vu qu'ailleurs des peuples s'étaient réveillés, et qu'ici en France aussi on pourrait se mettre à lui chanter le joli temps du muguet. Ce n'est pas François Hollande ce soir à la télé qui m'a rassurée quant à l'avenir du pays (lui, sans doute à cause de son nom, plutôt que les roses ça serait les tulipes les fleurs de sa révolte, de celles qui sont cultivées pour être commercialisées). 

 

Tout à l'heure un kiné est passé chez moi (si, si, il fait des soins à domicile). Son diagnostic est très précis : le corps est extrêmement tendu et ça ne doit pas dater d'hier, les épreuves ont dû être très rudes, m'a-t-il assuré.

 

Voici, pour terminer, les photos prises en revenant de chez le docteur. Elles sont couleurs, mouvements, sons et joie. 

 

Photo 386  

                 Photo (c) Luciamel, Pauline Gagnon, Galerie Jamault, rue des Blancs Manteaux

 

Photo 389

                 Photo (c) Luciamel, Patrick Delaunay, Galerie Jamault, rue des Blancs Manteaux.

 

Photo 384 

                          Photo (c) Luciamel, oeuvre de rue de FKDL, rue Vieille du Temple

 

 


Rédigé par Luciamel

Publié dans #nouvelles du front

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lucia mel 15/02/2011 12:41



@Solveig : oui, je me rends compte qu'il faut la défendre la sécurité sociale à la française car elle est en danger. Merci pour ta gentillesse. Bisous.


 


@Euterpe : décidément, j'ai l'impression que ça se propage dans la blogosphère les tendinites et névralgies de toutes sortes :( M'est avis que c'est la conjonction Soleil/Mars qui a cet effet-là
sur nous. Vivement que Vénus vienne nous soulager de toutes ces tensions ;)))



Euterpe 14/02/2011 21:59



"dis moi où tu as mal" cela me rappelle que j'ai un livre intitulé '"Krankheit als Weg" (c'est peut-être le même). Je vais le relire parce que moi c'est les épaules en ce moment (gouttes,
piqûres, kiné moi aussi).



solveig 14/02/2011 18:09



L'expression "j'en ai plein le dos" dit bien ce qu'elle veut dire !


Le corps se retrouve tendu, prêt à craquer et c'est ce qu'il fait parfois, t'obligeant à lui laisser la parole et à lui accorder du repos ...


On est souvent sourds à ses appels ... s'arrêter de travailler est un luxe, hélas !


Prends bien soin de toi, Lucia, tu as subi des choses très dures ces derniers temps, c'est normal que tu somatises; Bisous.



lucia mel 12/02/2011 11:36



@Simon : le millepertuis, un anti-dépresseur naturel (dommage qu'il soit déconseillé aux gens de mon groupe sanguin), les orties : je crois qu'on peut de nouveau trouver le purin d'orties en
magasin bio (ça avait été interdit par l'UE).


 


@Anne : Guignol, Guignol !!! il nous faudrait comme au temps de l'enfance pouvoir l'appeler à la rescousse, mais depuis nous avons grandi et savons que seuls nous-mêmes pouvons faire trembler les
puissants. Hier, j'ai entendu quelqu'un dans la rue en Egypte qui disait "tous les dirigeants, les dictateurs, devraient entendre cette leçon, le peuple peut vous faire tomber qui que vous soyez,
on vous donne le pouvoir mais on peut aussi vous le retirer". 


 


@Mike : oui, je sens déjà le renouveau :)) J'ai vu tes photos, non je ne connais pas l'artiste, mais c'est très beau. Le propre de l'art de rue (je préfère le terme à "street art" ou "art
urbain", car je le rapproche du "théâtre de rue") est qu'il est éphémère et, pour cette raison, entretient des liens étroits avec la photo (qui le fixe). L'autre caractéristique est que les
artistes se déplacent de ville en ville, de pays en pays, pour laisser leur empreinte, leur message. Beaucoup sont maintenant reconnus et exposent dans des galeries, FKDL expose du 18 février au
31 mars à Paris. Est-ce vivant en Bretagne l'art de rue ? 


 


@Toff : c'est vrai que le système de santé n'est pas encore démantelé... mais on ne peut absolument pas dire, comme Sarko jeudi dernier, qu'elle est gratuite. Mon arrêt maladie sera pris en
compte avec 3 jours de carence (retirés de mon salaire), et si j'avais repris le boulot, ne serait-ce qu'un jour, au deuxième arrêt dans l'année ce sont 7 jours qui ne sont pas payés, ça fait
réfléchir, et ça fait aller bosser même quand le corps nous envoie des signaux (ce que j'ai fait toutes ces dernières années). C'est comme ça dans les petites boîtes, les écoles privées ou petits
organismes de formation. Je suppose que c'est différent à l'Education Nationale et dans les grosses entreprises, où l'employeur peut prendre en charge le paiement de ces jours de carence.


 


Oui, on m'a montré ce livre "dis-moi où tu as mal", c'est fascinant ce langage du corps, je suis d'autant plus étonnée quand quelqu'un (un kiné, un osthéo, ou fasciathérapeute) peut l'interpréter
grâce à ses mains. 


 


 



toff de aix 12/02/2011 10:11



salut lucia...le corps t'envoie des signaux d'alarme, et qui parmi nous peut se targuer de les avoir écoutés avant qu'il ne soit trop tard? Connais tu ce livre intitulé "dis-moi où tu as mal, je
te dirai qui tu es.."? je suis sûr que oui... En tout cas profites bien de ta convalescence pour faire le point avec toi-même, et ça c'est super on sent que ça t'apporte beaucoup, la vraie Lucia
émerge de dessous la couverture!(vite vite avant que ce qui reste de la Sécu ne soit bradé aux boîtes d'assurances privées...)


les photos sont super, comme d'hab.. bises



MHPA 12/02/2011 09:38



Salut Lucia,


Ah ben oui,  tensions nerveuses accumulées + une névralgie dûe à un coup de froid (quelquefois facilitée elle-même par de la fatigue), et Paf, voilà, quelquefois on est peu de
choses, où juste l'objet d'états accumulées.
Mais on est tellement en même temps, et ton billet en dit long sur ce que tu es.
Chouette que tu aies une semaine de plus, ça permet de se remettre, et je sens déjà poindre en toi comme toutes les sensations de quelqu'un qui est heureux, et ça, en soi, c'est déjà génial.
Grosses bises, Lucia, et bon week-end.
Ps: Pris une photo sur un mur à Rennes, peut-être connais-tu l'artiste, ça m'a sauté aux yeux.
Je te l'envoie par mail.
La dernière fois que je suis passé devant ce mur, ç'avait été arraché. Je ne omprends pas comment l'on peut faire une chose pareille.



anne des ocreries 12/02/2011 09:19



Bon, on dirait bien qu'il est temps de relâcher la pression, alors ? puisque ton corps te le dit !!!


Y a qu'à la transférer sur nos géniaux gouvernants....que ça leur assouplisse les reins aussi, à ceux-là ! quelques coups de bâton ne leur feraient pas de mal !!!!



simon.gaetan 12/02/2011 06:57



Bientôt la recette de la soupe au mille-pertuis..en attendant, il reste celle aux jeunes pousses d'orties (interdite de culture en France, symptomatique, n'est pas?)Sarko attendra bien le mois de
Mai, Paris ne ce défait  pas en un jour...