Partager l'article ! On n'est pas sérieux...: ...
photo (c) Luciamel
Dorham m'a taguée... il me demande de raconter ma première fois... je ne vais pas vraiment me défiler (ça sera pour plus tard...
ailleurs... le vrai de cette histoire-là), mais je vais lui recopier des poèmes, des textes de cette époque-là, c'était en 1977, peu de temps après... la première fois (pour les détails vous
pouvez les imaginer, c'est toujours pareil, sachez que ça fait exactement à quelques jours près... 32 ans)
Mots d'amour
C'est lui et non vous qui m'importez
Je et puis c'est tout
Amour en criant peut-être
Peut-être en disant amour
Lorsque ta langue passe ici, sur ces lèvres qui me semblent bonnes.
C'est remise à tes caresses et à ton plaisir qu'enfin j'anéantis l'ennui. Mes doigts me fouillent mais ils ne sombrent que dans la peine.
C'est bien bon oui, mais c'est fini et il me reste le sommeil car tant de fois provoqué ce mirage se confond à l'oubli. Je sais les muscles raidis, trouver le secours de l'âme, et neuf fois
décider mon corps à m'engloutir.
Je veux cette fièvre qui me donne le délire, images de la paix, titubant dire à la mort "que tu es peu ma chère !" et une fois encore mordre mes lèvres stupéfiées.
(1978)
Tentative.
Et s'il me faut la noirceur du jour pour que même les mots s'atténuent. Et si je dois avoir le silence pour y abandonner tes bruits; "pick-up" dit-on : triste réalité; je laisserai la nuit, et,
le disque m'y pousser.
S'il faut tout cela pour crever le semblant, je brancherai le pick-up, et... si l'on vient rallumer et que l'on ricane, "qu'y faire ?", disions-nous, aussi, j'en ouvrirai très grand
les yeux et mettrai plus fort la musique.
Pour que présence et absence se mirent et s'étonnent.
Oh ! suffit comme ça, puisqu'on a allumé, puisqu'on fait du bruit dans mon silence. Et bien j'arrêterai mes mots.
(1er avril 1978)
Quel absolu besoin d'absolu, lorsque le silence et
la nuit s'étreignent. Voilà bien une réflexion désuète ; voilà bien l'amour qui se lève avec aux lèvres, mêlés, les noms qui lui ressemblent. Encore un peu d'éternité, de mélancolie, les regards
mouillés, voir se crever les cieux; tels sont ses baisers.
Pour tes parfums, on imaginerait des couleurs,
Dont aucune drogue n'a mortifié les sens
Et ce sont les peurs et ce sont les pleurs
Qui suis-je pour ainsi nommer ?
Je rêve
De toi
Une rue haute et peuplée
... mon âme
Puis-je te donner
(15/06/78)
Beijinhos
O pàssarinho
@Béatrice : pleurer des rivières... l'amour a cela de spécial qu'il nous fait pleurer jusqu'à l'amer... et un jour on atteint l'océan de la liberté.
@Dorham : merci pour ton tag, ça m'a fait voyager dans le temps (t'imagine 32 ans...) et pourtant c'est là, c'est toujours mon présent. Je me rends compte que j'ai oublié de taguer des gens, alors voici : tous ceux qui lisent ce com' peuvent se considérer comme tagués (comme me dirait mon troll : ça ne fera pas grand monde, car je suis une "blogueuse, non influente", c'est mon troll qui le dit, alors... ça ne fera pas beaucoup de tagués) je mets quand même en gras... on ne sait jamais...
Bises et bonne journée !
@Béatrice : c'est que j'en ai pleuré moi des rivières... à quoi ça sert ? à remplir l'océan ?
plutôt maintenant le petit prine et la rose des sables
Et surtout le zen et la Licorne de plus en plus d'actualité.
Au fait cette randonnée ?