Lundi 18 janvier 2010
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Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin...
moi, l'oiseau migrateur égaré en vos villes
l'hiver je m'y replie, l'été je jubile.
Votre Palais Royal où les jeunes filles
trouvent à se marier...
et où dans les tilleuls taillés au carré
je parviens à me dissimuler.
Oiseau je suis, oiseau je resterai.
Demandez-moi mes papiers si vous voulez.
Arrêtez mon chant si vous le pouvez.
Surtout ne m'imposez pas votre identité.
Et si moi je ne veux pas être pigeon !
Roucoulez, faites miroiter vos belles cages dorées...
Je vous les laisse, Messieurs des beaux quartiers,
Monsieur de la Culture ministré...
Monsieur au nom galvaudé
par trop de chimères dévoyé.
Enlevez-moi ma carte...
d'identité elle n'en a que le nom,
je vous la laisse si vous y tenez.
Je m'en irai, loin de vos prisons,
sur le toit des gens de peu,
j'entonnerai mes chansons.
Texte et photo (c) Luciamel
Par Luciamel
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Publié dans : Poésies, musiques
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Quel talent ! Bravo. Oui, nous sommes des oiseaux de passage et si certains préfèrent les cages dorées, nous choisissons la liberté.
Beijinhos
O passàrinho
La Liberté - ou du moins, l'amour de la liberté, est avec l'amour ce qui se chante le mieux, je crois.
@Passarinho : "ma liberté, longtemps je t'ai gardée...". Merci pour ton compliment :-))
@Christian : oui, j'ai aimé ce cri du coeur de Nougaro pour son pays... un chef d'oeuvre, musicalement parlant aussi (merci pour les infos sur l'orchestration).
@Anne : Merci. C'est drôle, c'est en passant dans les jardins du Palais Royal, et en voyant dans les branches dénudées les nids si élaborés des petits moineaux, que j'ai été touchée par la force de leur liberté.
Tu mérites un gros bisou.
Béatrice.