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Le bel amant

Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 20:41



Le lendemain
de son retour, Giovani nous fit l'annonce que nous attendions depuis si longtemps.

- La Terre a suffisamment retenu son souffle, les humains ont finalement trouvé le moyen d'unifier l'ombre et la lumière en eux, et par là-même de délivrer Dieu... Après ces dix années de glaciation, il a donc été décidé de rétablir la rotation de la planète bleue, vous reverrez les saisons, l'eau, l'herbe, les arbres, les fruits, les abeilles, et tous les animaux... même les rats vous reviendront.

Les enfants présents, des êtres de lumière, mais aussi les humains ayant survécu à la glaciation, ne retinrent pas leur joie... Ce fut comme ce 2 août de triste mémoire... où la montagne surgit du néant, où la Terre arrêta le cours de sa vie... où les rats envahirent la ville, où le froid s'installa en nous et autour... tous furent saisis par l'émotion. Cette fois-ci elle vibrait de mille feux, elle tintinabulait au creux de nos cellules.

Mes yeux ne contenaient plus leurs larmes, mon coeur s'ouvrait au bonheur sans retenue... C'est alors que Nani... ça aussi les Dieux me l'offraient... reprit forme sous mes yeux. Giovani pouvait disparaître, sa mission était terminée... moi, j'allais pouvoir retrouver la femme... qui m'avait fait naître à moi-même.

Le ciel devint orange, jaune et rouge...

Puis, de nouveau le soleil nous salua... Il nous fallut plusieurs mois pour retrouver les océans, pour de nouveau entendre le bruissement du vent...

Dans l'eau retrouvée, les vagues, et le sable... les galets ramassés... tout chantait la gloire de la vie. Pourtant, l'absence de mes enfants... leur disparition soudaine, leur appel au loin, était l'aiguillon qui me rappelait ma condition humaine, périssable.

Je le dis à Nani... Dieu, ou ses anges... étaient bien égoïstes, tout était régi suivant leur bon vouloir... En quoi cela valait-il mieux que notre imperfection humaine ?

Elle me répondit :

- Cela ne vaut pas mieux... Dieu n'est pas Dieu... l'homme... ou plutôt l'humain, est Dieu, tout autant... Vous avez péché, vous avez fauté... vous êtes le chemin, vous êtes le point d'interrogation et la réponse à la question. Pour autant, vous êtes des enfants... ne sachant pas marcher, ne pouvant pas parler... Dieu est votre père et votre mère, il vous tient seulement la main.

Cette nuit-là (une vraie nuit, après plus de 12 heures de jour, comme avant... quand on organisait Paris-plage et Paris quartier d'été...) nous reformâmes l'origine du monde... moi et mes 60 ans, elle et ses... milliards d'années... Nous fusionnâmes.




Photo (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 19:41


                                                           Lucia l'éléphante...


Le lendemain, Giovani, attablé avec les enfants, pas les miens, non, eux avaient "disparu"... comme tous les enfants-humains de la Terre, peu de temps avant la glaciation. Ceux-là étaient des enfants de lumière, nés sans parents, leur "mère" ne les avait pas enfantés, leur "père" n'était pas leur géniteur. On ne les nommait pas, ils s'incarnaient, à ce qui équivalait à 7 ans, ils apparaissaient comme Nani-Giovani, en toute conscience, avec déjà présente à l'esprit la mission pour laquelle ils venaient. Pas encore tout à fait formés, ils apprenaient ce qu'il leur fallait de leurs parents adoptifs, qui, finalement, en termes humains, étaient leurs seuls parents, ou éducateurs.

Ils étaient rieurs et légers, car libres, ils n'avaient pas la "névrose" (comme on disait avant) inhérente à cette relation parent-enfant. Pas de cordon à couper, pas d'inceste ou de complexe d'Oedipe... (le père à tuer pour épouser la mère) ou de Jocaste (la mère puis l'épouse d'Oedipe, dont elle aura 4 fils) à surmonter, ou à supporter.

Je m'approchai, je les voyais si sereins, alors que moi, depuis ce jour-là, celui où Giovani pour sauver le reste du monde, emmena dans l'autre dimension mes plus que moi, la chair de ma chair, mes enfants, je n'étais plus qu'une ombre, comme celle qui régnait sur la Terre... 

Il  avait rencontré la Présidente, accompagné d'une équipe de scientifiques, dont un prix Nobel de physique, des chefs spirituels de toutes les confessions s'étaient joints à sa cause, car eux savaient... or, la Présidente était sensible à cet aspect-là. On avait réussi à convaincre la Présidente étatsunienne aussi (une vague féminine avait déferlé en Amérique du Nord et du Sud après les deux mandats de Barack Obama) de se joindre à leur réunion secrète... il en allait du destin de la planète, de l'espèce humaine, de toutes les espèces, et beaucoup seraient  sacrifiées...

Il leur fit la démonstration de son pouvoir, de son origine "céleste", se transforma de nouveau sous leurs yeux tel Shiva (le dieu hindou bisexuel), ou Oxalà (divinité du candomblé brésilien, durant 6 mois de l'année il est de sexe masculin, et durant les autres 6 mois il est femme). Il le fallait pour les faire trembler, pour leur "révéler" le danger.

Puis, calmement il leur indiqua la marche à suivre, il (oui, il serait homme, dans cette mission-là) : l'irradiation devrait être portée à son niveau maximum, partout sur terre, car la contamination était en train de perturber tout l'ordre naturel de la chaîne alimentaire, en peu de temps les rats auraient tout exterminé... Le degré maximum de la fusion froide devrait les détruire, mais avec eux... disparaîtraient tous les êtres humains ayant la même vibration, c'est-à-dire les enfants de moins de 10 ans... les adultes ayant développé une sorte de "carapace" les protégeant de l'innocence... les rendant moins vulnérables.

Seulement, pour maintenir un degré de refroidissement constant, seule condition pour empêcher les rats de revenir tout exterminer, il fallait bloquer l'axe de rotation de la Terre, ou tout du moins en ralentir la vitesse. Les périodes de froid glaciaire occasionnées détruiraient toute possibilité de reproduction des rongeurs.

Les Maîtres du Temps, sachant que le danger de mort physique de tous les enfants pourrait provoquer un choc sans retour sur Terre, avaient décidé de façon EXCEPTIONNELLE :  d'ouvrir la porte du temps... les enfants reviendraient, sans mourir, à l'origine de leur vie... et seraient telle Marie, la mère de Jésus, non morte, et montée au ciel, directement... non pas ressuscités, mais passés de l'autre côté, sans la mort. En quelques instants, une fulgurance, tous les enfants suivirent le joueur de flûte de Hamelin.

(à suivre)

Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 21:31

Lumière, ombre, sommeil, rêve. Que fut cette nuit-là ? Il s'éveilla, le corps endolori, certain d'avoir lutté, contre quoi, contre qui ? D'abord, dans ses bras, dans le corps de Nani... puis dans l'univers, enfin, sur terre. Atterri, meurtri d'avoir perdu en une nuit tout le ciel ouvert par leurs corps. Elle n'était plus. Lui était là, debout, près du lit : Giovani.

"Désolé, tout ça est sans doute une dure épreuve pour toi, mais il n'y avait pas d'autre moyen, il fallait ouvrir le ciel, pour laisser les étoiles faire leur oeuvre et reconstruire la matière."

Que dire, comment réagir à cette ENORMITE ? Un bel homme, de l'âge de Nani, les traits latins aussi, plus tard il se dirait Italien, mais très grand, une barbe naissante... déjà, des yeux marron presque verts, des mains d'homme, on reconnaît les hommes à leurs mains.., se tenait là, face à lui. Il avait tout prévu, même les vêtements, une chemise blanche, d'homme, aux manches retroussées, un jean, d'homme... qui semblait déjà usé.

Sa voix, si différente, plus grave bien sûr, mais surtout plus traînante... avec un léger accent, comment avait-il réussi ça ? Ses gestes plus brusques, ou plus secs.

- Lève-toi, tes enfants t'attendent pour le petit déjeuner.
- Euh... comment leur as-tu expliqué ?
- Ben, rien... Nani a dû partir et son frère Giovani est arrivé.
- Ah...
- Allez, lève-toi. J'ai une journée chargée. Des rats dont je dois m'occuper...
- Pardon, mais je suis un peu perdu, un peu...
- Ecoute, tu es en vacances, tu t'occupes de tes enfants, j'aurai besoin de toi bientôt, je t'appelle et je te dis ce qu'on attend de toi.
- On, c'est qui ?
- On, c'est nous. On c'est Lui, ou Elle, ou l'Univers, comme bon te semble.
- Je suis perdu.
- On t'aidera.

Bruno se dirigea comme un somnanbule vers la salle à manger, Emilie jouait avec la mie de pain (elle avait toujours aimé faire flotter de petits crouttons sur son bol de lait de soja chaud...), Luc avait l'air sombre, il regardait devant lui, par la fenêtre, dans le vide.

- Bonjour les enfants...
- Bonjour papa !!!
- Vous avez bien dormi ?
- Oui !!!
- Oui et toi..?

Giovani alluma l'écran 3D de la cuisine, on vit soudain quelques images de la capitale envahie par ces rats toujours regroupés sur la montagne. Il dit :

- Je dois vous quitter, il me faut les emmener avec moi. Vous venez les enfants ?
- Non, on reste avec papa, dit Emilie.
- Euh... non... je reste avec papa, hésita Luc.
- Tu vas où Giovani ? s'enquit Bruno.
- Sur la montagne, mais d'abord je dois voir la Présidente, annonça-t-il.

(à suivre)

 

Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 19:09

La nuit était enfin tombée sur la ville, mais son obscurité parviendrait-elle à cacher ce qui était arrivé ? Il avait écouté Nani, de longues heures entrecoupées de temps de repos, pour lui et les enfants, épuisés par cette nuit sans sommeil. Elle ne dormait pas, elle restait là dans le coin de la pièce à les veiller.

Elle lui redit qu'elle n'était pas "humaine", tout en l'étant quand même... Elle avait eu de nombreuses vies sur terre, il y a bien longtemps... son âme avait réussi à se délivrer des incarnations et elle avait fusionné avec l'état de conscience qu'ici bas on nomme "ange"... elle ne l'était pas ange, elle évoluait près d'eux, ces êtres de pur amour, dont le chant est la vibration qui nous rend amoureux, par exemple, ou tout simplement "heureux".

Elle avait choisi de revenir, sans être née, elle avait pu se "matérialiser" un peu comme la montagne, mais sans radio-activité, les anges et les princes de lumière l'avaient irradiée et réincarnée, en femme... or, c'était sans doute ça l'erreur. Il leur faudrait rectifier le tir, ils avaient pensé que les femmes avaient déjà autant de capacité à influencer le destin de l'humanité, mais ils s'étaient sans doute trompés de quelques dizaines d'années. Pour être écouté, pour imprimer sa marque à l'humanité, être crédible et respecté en tant que guide, il fallait encore avoir cette apparence extérieure de la masculinité. Et là, il s'agissait de sauver le monde... Personne ne la suivrait en tant que femme. Elle devait devenir un homme. 

On avait préparé le dîner, regardé les infos sur l'écran 3D matérialisé au milieu du salon. La panique commençait à gagner la population, les rats avaient investi la montagne, de tout le pays ils grouillaient... d'autres animaux semblaient perturbés, les chats étaient massacrés par ces hordes de "survivors"... les chiens leur servaient de repas bien souvent, il ne s'agissait pas de paniquer, mais combien de temps tiendrait-on face aux mutants ?

- Mangez.
- A quoi bon Nani ? on va tous mourir.
- Mais non, je suis venue pour vous aider, et mourir... ce n'est pas grand chose, c'est si... même, à certains moments, si bon...
- Vous dites n'importe quoi ! On va crever et vous faites dans le New age, enfin, vous, vous êtes... je ne sais même pas vraiment ce que vous êtes.

Les enfants, eux, continuaient à vivre ça très bien... c'était mieux que tous les jeux vidéos, les films de Batman, de Spiderman, et autres Superman (que des "man"... pour sauver le monde) : ils ouvraient grand leurs oreilles, n'y croyaient qu'à moitié, comme à un conte de fées qu'on leur aurait raconté.

- Les enfants, on va rentrer.
- Non, vous allez rester ici.
- ???
- Il le faut.
- Pourquoi ?
- C'est trop dangereux de partir... et puis, j'ai besoin de vous.

Elle l'avait décidé ainsi, comment s'opposer à elle ? On leur fit deux petits nids douillets dans l'une des chambres, ils s'endormirent si paisiblement... qu'on aurait pu s'en inquiéter, la fin du monde était peut-être là, et ils pouvaient s'abandonner, sans crainte, dans les bras de Morphée.

Bruno était plus qu'agité, pendant que Luc et Emilie avaient renoncé à lutter contre la vie diurne, lui, continuait à vouloir réagir. Elle le vit si perdu si paniqué, un instant elle eut pitié puis se ravisa, revint à ce pour quoi elle était là et lui dit :

- Vous devez m'aider.
- Pardon ?
- Oui, vous seul pouvez le faire à présent.
- Aider à quoi ?
- A devenir un homme, à sauver le monde.

Il ne put s'empêcher d'éclater de rire, un énorme rire... hystérique même, tout son stress, sa culpabilité d'avoir, d'une certaine manière, été co-responsable de ce qui advenait, tout cela... il l'expulsait dans un énorme éclat.

Nani vint s'asseoir près de lui, elle était extrêmement calme... elle tourna son visage au teint de porcelaine, aux yeux de firmament, vers lui. Soudain, il sentit lui traverser le corps comme un courant de lumière... ça chauffait et dilatait, ça ouvrait tout sur son passage. Elle avait posé sa main derrière son cou, puis l'avait glissée lentement le long de sa colonne.

Il a su à ce moment-là qu'il devait se laisser faire.

Son corps à lui s'est mollement laissé tomber sur le sofa, et elle l'a comme habité tout entier... investi dans ses plus petits retranchements... il n'y eut plus aucune partie de son être qui ne fut visitée par Nani. Fut-ce sexuel ? fut-ce spirituel ? que se passa-t-il vraiment, mis à part qu'il ne sut plus où il était (dans son corps à lui ou à elle) ? Il se sentit femme, il était dans son ventre à elle, il avait ses seins, leurs peaux ne faisaient plus qu'un; ses mains, sa bouche, à elle, étaient devenues les siennes. Plus rien n'appartenait à personne.

Alors, il la vit, tandis qu'il se sentait vivre en elle, la femme auquel tout son corps s'était greffé, il la vit elle... muter, muer, sous ses yeux, devenir Giovani.

(à suivre)

Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 19:23

Le jour qui suivit cette nuit sans sommeil, cette nuit sans étoiles, ce samedi 3 août 2019 ne ressembla à aucun des jours que les habitants de cette ville avaient vécus auparavant.

Bruno et ses enfants voulurent aller voir de leurs propres yeux cette "chose", ce monstre, cette "concrétisation" des désirs les plus fous de l'humanité. Tout fonctionnait encore assez normalement, les tramways, le métro, les vélos en libre service ("vélibs" en un autre temps), depuis 2 ans plus aucune voiture ne circulait dans Paris, ni dans aucune grande ville de par le monde... c'était devenu une sorte d'aberration sur roues que d'avoir une "voiture"...

Ils avaient avalé, lui un café, eux du lait de soja chocolaté, avaient enfourché chacun un vélo et avaient remonté le boulevard Sébasto, avec ses bordures d'arbres et de fleurs, ses promeneurs hagards suite à l'événement, se chuchotant de drôles de choses... sur les trottoirs.

Ils remarquèrent les merles plus nerveux, chantant à tue-tête, les mouettes tournoyant et criant bien au-delà de la Seine... des chats erraient tout en semblant se diriger vers le nord.

Arrivés face au nouveau quartier, celui qui avait été rasé pour permettre l'édification de la chose, à l'endroit qui avant correspondait à la Goutte d'Or, sur des centaines de mètres jusqu'au canal St Martin... ils perçurent avant qu'ils ne la virent : la montagne.

Des milliers de personnes étaient là, grouillaient tout autour, la confusion semblait à son maximum. Bruno prit soin de garer les vélos à la borne prévue à cet effet, et sentant le roussi... saisit son portable pour appeler Nani.

- Allô.
- Oui, c'est Bruno.
- Venez vite...
- Que s'est-il passé ?
- Je ne croyais pas que vous le feriez...
- Que je ferais quoi ?
- Je veux dire que votre espèce, enfin, que les humains iraient jusque là...
- Je ne comprends rien.
- Venez je vous expliquerai. Je suis au 30, rue Rambuteau, 3e étage droite, il suffit d'avoir son empreinte pour entrer.

L'empreinte, c'était la puce électronique qu'on nous injectait (si on le souhaitait) sous la peau du poignet avec tous les codes et les infos nécessaires (identité, adresse, banque, crédits, maladies, parcours professionnel, réseau familial, amical...), avec ça vous aviez accès à la plupart des immeubles dans Paris (à condition de figurer sur le code des personnes que vous vouliez visiter).

Il leur fallait rebrousser chemin. Avant de repartir, les enfants voulurent prendre en photo l'horreur surgie de la nuit : une masse sombre, énorme, haute comme deux Tour Eiffel, dirent-ils, en fait elle était 3 fois plus haute que l'ancien monument, mais sa masse, son envergure, sa base... la faisaient paraître plus petite.

Ce magmas gris, avec un brouillard l'entourant, l'humidité s'étant comme agglutinée tout autour, n'était pas très photogénique.

Les enfants semblaient prendre ça très bien, ils sentaient que ça allait bouleverser la routine de leurs vacances trop programmées avec leur père, dans le sud, chez Tatie... Ils riaient, se chahutaient, voyaient bien que Bruno n'était pas dans son assiette, trop calme...

Devant l'immeuble de Nani, il s'approcha du lecteur électronique, présenta son tatouage... la porte s'ouvrit, ils postèrent les vélos sous le porche, il eut juste le temps de remarquer la fraîcheur de la cour intérieure, fontaine au milieu, massifs de fleurs, buissons, et merles toujours aussi excités...

Il sonna, elle ouvrit, il se sentit de nouveau défaillir à sa vue... soudain il explosa :

- C'est quoi ce bordel ?
- Venez, entrez, vous avez déjà déjeuné ? Ce sont vos enfants ? comme ils sont beaux ! venez, je vais nous faire un bon café, et vous, les enfants, que prendrez-vous ? un jus de fruits ?
- Nani, que s'est-il passé ?
- C'est vous qui avez fait ça, vous les humains...

(à suivre)

Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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