Joie

Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 01:26



Retour.

Ohhh la la, les stat's... du blog (bon, je m'en fiche... ai-je dit).


Juste pour avoir une petite idée de ce dont il était question ces temps derniers, je vous fais découvrir cette jeune fadiste Carminho, ci-après la vidéo la moins... ambiguë, on verra un peu plus tard pour l'autre. Il s'agit du fado "A Bia da Mouraria" (Béa de Mouraria). Mouraria étant le quartier maure de Lisbonne, celui qui représente de manière véritable le fado de Lisbonne (l'autre fado étant celui dit de Coimbra).

 

 




Pour la suite des découvertes, nous attendrons un peu. Les vacances ça rend paresseux... et insouciant.





Photos (c) Luciamel




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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 19:43



Je sens que vous avez besoin de douceur, que ce monde vous semble parfois cruel, et que mes billets vous donnent parfois le blues... (on ne dit pas encore le fado, mais ça devrait venir).

Un bébé vient de naître, il s'appelle Charles. Je rentrais de mes courses hebdomadaires quand je fus stoppée dans ma... course par la caverne d'Ali Baba !!! et dire que je passe devant tous les jours et que je n'y étais jamais entrée. Sésame, ouvre-toi !

Ah, pensai-je, mais c'est là où je pourrais trouver un joli cadeau pour le bébé. Mais, c'est bien sûr. Et merveille des merveilles : cette boîte à musique avec un nounours qui tournoie... Soudain, le temps s'est arrêté, soudain, j'ai entrevu que les douceurs du chocolat, de la guimauve, des dragées, des scoubidous, des fraises tagada, et des boules de coco... étaient le rempart le plus sûr contre la crise, la déprime et le vieillissement de l'esprit (car les corps eux ne vieillissent pas, ils se laissent seulement ratatiner... par le dépérissement de notre psyché).

Dorénavant je saurai, quand les jours seront gris, quand mon âme aura du mal à me porter : j'irai chez Gildo, le confiseur de la rue du Renard.








Un petit Michael pour accompagner tout ça ? et arrêtez de voir le mal, le mâle pervers... l'ogre, le grand méchant loup, partout.




"We Are the World est une chanson caritative de 1985 écrite par Michael Jackson et Lionel Richie, produite par Quincy Jones et enregistrée par le groupe de musiciens USA for Africa. Ce titre a eu pour objectif caritatif de collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie." (Wikipédia)



Il n'a pas arrêté de le chanter... "I am the child"...



Photos et textes (c) Luciamel.
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 20:21

Nadal n'assurant plus... Ma douce l'a quitté, lui aussi. Lui, son "champion", qu'elle suivait depuis bien plus d'un an, à chacun de ses matchs tout autour du monde, a déçu... Heureusement, un nouveau champion est né : Lucas, le footballeur. Aujourd'hui, son équipe a gagné la finale du tournoi à Vincennes (catégorie benjamin 2e année). Elle le regarde de là-haut maintenant. Là-haut ? ou de l'autre côté... va savoir. Plus besoin d'écran plat, ni de câble, elle nous suit en direct live.

Demain c'est son anniversaire à mon neveu. Quel plus beau cadeau pouvait-"on" lui faire ? Pourtant, je l'ai trouvé moyennement heureux de sa victoire, lui qui la désirait tant. Comme si une part de sa gaieté l'avait quitté. Gagner oui, mais pour quoi ?

Bravo Lulu ! tu as défendu impeccablement. Tes remises en jeu et tes passes : toujours très fair play. D'autant plus que d'après ton père, tu es vraiment un "bon", alors l'entraîneur il te teste, il veut te faire travailler l'humilité...

Nous devons gagner ou perdre, mais nous devons continuer à jouer, même si parfois tout ça nous semble... sans importance, si peu de chose à côté de ce que nous ne comprenons pas.

Voici en images, toute la tension sur le stade.


derniers conseils de l'entraîneur...

Lucas, un peu nerveux

Maintenant, va falloir y aller...

Voilà l'enjeu, cette coupe, mise là, bien au milieu.

Voilà, c'est fait, ils ont gagné la finale...

Repos bien mérité des vainqueurs...

Les revoilà, prêts à recevoir l'énorme coupe !



Ben c'est même pas eux qui l'ont eue la super coupe... mais "l'équipe de la sportivité" (faut dire qu'ils étaient venus de la Guadeloupe), pas grave, Lucas et toute son équipe sont repartis avec les casquettes offertes par les joueurs de Saint Denis de La Réunion (qu'ils avaient battus). Belle leçon de modestie tout ça. Et surtout belle après-midi à encourager nos champions.

Et parce que l'amour de la vie toujours vaincra...






Photos et textes (c) Luciamel.

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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /2008 17:50

En allant faire mes courses, pleine d'espoir de retrouver la femme porteuse de lumière de FKDL, j'ai croisé en chemin un groupe de personnes mobilisées contre les abus psychiatriques dont sont victimes de plus en plus d'enfants, leur magazine, Le déchaîné -  La gazette de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme, annonce d'emblée la couleur :

"Tous drogués dès la naissance, peut-être même avant - Le recours systématique aux médicaments psychotropes pour résoudre toutes les difficultés de la vie, même les plus anodines, est un phénomène qui touche toutes les générations. Même les tout jeunes bébés sont parfois accoutumés aux drogues psychiatriques."


Beaubourg, 13 décembre. (c) photo Luciamel


Arrivée près de la Luce, la femme de la nuit, je fus toute dépitée de voir qu'encore une fois une voiture était garée devant. Mais n'est-ce pas ça aussi l'art de rue ? ça n'est pas tout bien rangé dans son espace réservé, dans un musée, avec en dessous l'explication, et même, à l'occasion, l'indication de ce qu'il nous faut en penser. Là, il y a une voiture...


Beaubourg, 13 décembre, FKDL, (c) photo Luciamel

 


Mais, ô quelle belle surprise, que vois-je en bas à gauche ? on dirait que FKDL a de la visite, Monsieur le Chat est venu lui tenir compagnie, le fantôme, lui, je l'avais déjà vu la dernière fois :



Beaubourg, 13 décembre, CATWALK (merci Roswitha), (c) photo Luciamel


Beaubourg, 13 décembre, fantôme, (c) photo Luciamel


Et autre merveille, découverte à deux pas de là, cette main dont Roswitha nous a parlé récemment dans son blog, et dont je trouve la référence chez elle,  GLC pour Gabrielle aka Gabri le Cabri aka Djabrial El-Kebch, artiste qui semble s'entourer de poissons, ainsi que du symbole même du signe astrologique :


Beaubourg, 13 décembre, GLC, (c) photo Luciamel


Beaubourg, 13 décembre, (c) photo Luciamel




J'ai fait provision de si belles oeuvres... que ça me donne envie de chanter, comme les Suédois le font partout aujourd'hui : "santa Luuuuciiiiaaa, santa Luciiiiiiia", et bonne fête à la lumière !!!


"Sul mare luccia l'astro d'argento,
Placida è l'onda, prospero è il vento  
Venite all'agile barchetta mia...
Santa Lucia! Santa Lucia!
...
Mare sì placido, vento sì caro
Scordar fa i triboli al marinaro,
E va gridando con allegria,
Santa Lucia! Santa Lucia!
..."


Découvrez Luciano Manacore!



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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 17:04

"Raisons au développement du web profond/ développement de l'enseignement à distance"... (un prof ? un compte rendu professionnel)

 

"Les idées sont-elles condamnées à être déterminées par le milieu culturel ?"... (un étudiant ? Edgar Morin, La méthode 4, Les idées).

 

"L'utilisation de crèmes blanchissantes tend à se développer : dangers"... (une jeune femme noire, 20 minutes).

 

Sur la ligne 2, ce matin, phrases volées par-dessus l'épaule de mes voisins, on était agglutinés comme des sardines, c'est fou ce qu'il y a comme monde qui va bosser en ce moment. Et on dit que le chômage est à la hausse.

 

Pourquoi est-ce que je les aime ces inconnus ? je vois leurs vies, j'imagine, à leur visage, leur lutte quotidienne : les joies, les difficultés. Je me reconnais sans doute en eux. Mais c'est plus, c'est vraiment de l'amour, plus pur qu'il ne l'est parfois pour des gens connus (avec qui on est en relation). Une pensée d'amour qui s'envole de mon esprit au leur. Ici, pas de politesse (celle des blogueurs... on ne se connaît pas, mais on tisse sa toile quand même... un amour très araignée, celui des blogs, non ?), c'est gratuit, c'est non dit, je ne leur envoie pas un commentaire, à ces êtres croisés, à eux qui m'offrent leur présence, l'histoire de leur vie, en quelques instants, attendant reconnaissance en retour. Je les regarde en les aimant : c'est tout.

 

Oui, mais quel en est l'effet ? L'amour ne vaudrait-il pas que par les actes, le "faire" quelque chose... ?

 

Laissez-moi croire que la pensée d'amour (pas positive, hein ! d'amour, c'est différent, ben oui, la pensée positive c'est pragmatique, libéral, "américain", ça veut obtenir un résultat, c'est à but lucratif, c'est souvent du narcissisme : je te flatte (et te laisse un gentil commentaire) pour que tu me le rendes au centuple ! La pensée d'amour, voyez celui qui a été crucifié, c'est parfois beaucoup plus dangereux, et pas toujours positif : 

 

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix mais l'épée ; car je suis venu séparer l'homme d'avec son père, la fille d'avec sa mère, et la belle-fille d'avec sa belle-mère ; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa maison. » Jésus selon Matthieu 10, v.34-36

 

aurait-il dit), laissez-moi croire que la pensée d'amour, donc, a un effet sur le monde.

 

Après Pierre Vassiliu et son bois... où il cherche une fille pour un quart d'heure, mais où ne meurent que des SDF... j'ai été séduite par Lily Frost, "You've shaken every part of me"... si doux, si jazzy, et lusophone (Brasil !), ou hispano, par moments... Comme je ne l'ai pas trouvé sur Youtube, je navigue sur d'autres titres, et voici : "Who Am I", moins jazzy, mais je vois qu'elle se balade aux mêmes endroits que moi, le Louvre, le métro... in the métro it's a melancholy day... allez, ok, who am I ?

 

 

Lily Frost

 

 

et... et... voici le SUPER TITRE : "You've shaken every part of me"

 

 


Découvrez Lily Frost!

 

 

 

Ben, là... moi je sens ses pensées d'amour à Lily Frost... Allez, vous aussi, les blogueurs (intéressés par votre audience ! votre... ma...) je vous aime... quand même (comme moi-même).

 

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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 20:45

Cette question je la pose de temps en temps à mes étudiants, le thème c'est "La Vie", le livre A propos de... pour les faire s'exprimer j'ai une liste de questions, alors parfois pour qu'ils comprennent mieux de quoi il retourne (je signale que je suis prof de français langue étrangère), je leur cite Alain, le philosophe, Propos sur le bonheur, que je n'ai pas lu, mais ça ils s'en fichent; Berry, la chanteuse, "le Bonheur ça n'existe pas"... seuls les petits bonheurs peuvent nous rendre heureux, leur dis-je et, en dernier recours, j'ajoute :

Moi... par exemple, voici ce qui me rend heureuse...

1. Le matin, prolonger le temps de sommeil, encore 5 minutes, encore, encore...

2. En arrivant à l'école, savoir qu'un café chaud est là qui m'attend, préparé par un charmant collègue; si tel n'est pas le cas le préparer moi-même... et ce sera un demi "grand petit bonheur"...

Et, je m'arrête là, car c'est à leur tour de parler et que je suis là avant tout pour les écouter. Je continue donc pour le plaisir :

3. Etre vendredi, à partir de midi, ou dimanche matin, surtout, et jusqu'à 16h seulement;

4. Réussir à faire une manip', qui auparavant me paraissait compliquée, sur l'ordinateur (merci Kinou);

5. Lire des commentaires bienveillants sur mon blog;

6. Ecouter France Musique, allumer au hasard et laisser cette autre "dimension" m'apaiser;

7. Marcher dans Paris, m'éblouir de ses cieux, sentir la... nature sous mes pas et tout autour de moi;

8. Boire 2 ou 3 verres de vin... et parvenir à ne pas dépasser, trop souvent, cette limite;

9. Ecrire mon blog;

10. Savoir que des gens m'aiment, et que j'en aime aussi beaucoup.

A vous de continuer...



Berry - Le bonheur

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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 23:05

Cela vous est-il déjà arrivé de vous retrouver en présence des anges ? oui, je sais, pour certains, rien que cette première phrase est une invitation à déguerpir, ça y est la secte, l'allumée de service... car vous (les certains) votre credo est : moi, ma laïcité, mon athéicité, ma vie décaféinée...

Je me suis frottée sur les blogs à de sacrés zozos qui savent y faire côté "tu me cherches tu me trouves, c'est qui qui commande sur mon blog ? t'as pas compris que c'est moi le seul maître à bord, et que d'abord tout ce que je dis est parole d'évangile... euh... que dis-je ? je suis athée... si t'es pas dans la directe ligne de mon parti tu déguerpis, et pis... si moi j'en change d'avis, de parti, genre si demain j'encense (euh... non pas d'encens, je suis athée...) ceux qu'hier j'avais honnis, et incendié tous ceux qui osaient les défendre... et ben... je fais ce que je veux d'abord aujourd'hui..." bon... discours... mille fois rabaché, on en a donc l'habitude.

Aussi, je vous réitère ma question. Avez-vous déjà senti la présence d'un ange ? 

Ca peut ressembler à un excès d'hormones (pas forcément sexuelles, je le précise pour tous ceux qui oublient la biologie) : les endorphines, les dopamines, l'adrénaline... et, que sais-je ? tout ce qui agit sur notre cerveau et nous fait voir la vie en bleu. Les schizophrènes, par exemple, sont friands de ce genre de surdosage ou de trouble neurologique, chimique et hallucinatoire.

Pourtant ça peut ne pas l'être... seulement chimique...

En tout cas, j'en pose l'hypothèse...

Mes antennes sont sans doute comme les vôtres, c'est pourquoi je vous fais part de ce que j'ai ressenti.

Il m'est arrivé plusieurs fois, en présence de personnes, toujours les mêmes, en les écoutant parler, en les regardant... en étant simplement en leur présence, de sentir physiquement toujours la même chose... comme un fourmillement dans le crâne, un endormissement, doux, de la conscience, un bien-être serein de les écouter... comme des guili-guili de l'esprit.

Je ne situe pas cet état au niveau de la présence face à une Mère Meera, ou d'autres initiés vibrant à un niveau tellement haut... que l'évidence en est dépassée, là, vous n'êtes plus dans le questionnement... vous êtes, tout simplement.

Non, ce sont des face à face avec vos congénères qui sont comme des médiums... ils vous placent dans un état de réceptivité particulière... vous captez à travers eux quelque chose. Ca se traduit par du bien-être, une caresse, une langueur... et vous vous sentez regarder un ailleurs. C'est l'état du tout petit enfant, comme une méditation, un areuh areuh... primordial.

Pourquoi, ce face à face ? pourquoi avec certaines personnes ? (pour ceux qui voudraient le relier à l'état amoureux... je tiens à préciser que je distingue les deux... ça ressemble un peu mais ce n'est pas amoureux).

C'est proche de (mais ce n'est pas exactement) cet état de béatitude, d'hébétude... dans lequel se placent naturellement les enfants...

Simplement, dans ces moments-là, je sens que quelque chose d'autre est là, et je laisse faire.

Pour ceux qui se méfient des états schizoïdes... je signale que je suis vaccinée à la rationalité, mais  je laisse faire... mon esprit.

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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 12:57
Je rêve de ce monde léger, de ce paradis trouvé par Jacques Brel, aux Marquises... par ce que nous montrait Gaughin... pourtant... comment être léger... dans un monde où les 5/6e de l'humanité (au bas mot) souffrent, galèrent... vivent... ?


                                                                  Hawaï


Jamais je ne pourrai reposer en paix... tant qu'autour de moi on souffre et vit plus mal que moi... Qu'est-ce qu'une vie ? si peu de chose, mais aussi quelle grande chose... quelle immense possibilité.

Je me promène dans les beaux quartiers de ma ville, je vois ces "Hawaï" sur Seine... et derrière leurs façades, ces protégés, ces emmurés... ne me disent rien qui vaille. Il sera toujours plus facile à un chameau... oui, soi-disant.

Tous, nous y avons droit... aux Marquises... et tant qu'il en restera un qui n'y sera pas arrivé, toujours je retournerai à l'océan, à la tempête...

Alors, parfois, vous me verrez réagir de façon un peu "excessive" ou "épidermique" sur vos blogs... sachez que ça n'engage que moi... c'est le résultat d'une malformation congénitale... que mes ancêtres m'ont transmise : l'insatisfaction congénitale... l'inquiétude ou, comme on l'a dit pour Pessoa, l'intranquillité.

Gens tranquilles, dormez sur vos deux oreilles... le monde tourne... sans vous, ou, malgré vous.

L'humour, certains disent que j'en manque. J'en ai, mais c'est un humour particulier... celui des marins, celui des voyageurs... toujours un peu en retrait, toujours à se préparer à la trahison... Le voyageur doit prendre garde, il lui faut des amis, soit, mais toujours il doit savoir que pour les autres il est un danger potentiel, le différent à éradiquer. L'humour juif peut-être. J'adore Woody Allen.

Alors, moi aussi j'aime m'amuser, rire... mais toujours une main sur l'épée, telle l'héroïne de Kill Bill... (le 2, je préfère).



Boby Lapointe - La peinture à l'huile


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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /2008 10:53

Après avoir parcouru le monde (et être passé au Portugal - tremblement de terre de 1755 oblige - où il a retrouvé sa chère Cunégonde), Candide en arrive, après moult pérégrinations, à la conclusion que tout n'est pas au mieux dans le meilleur des mondes ainsi que le lui avait enseigné son maître Pangloss (toute cause a son effet et inversement; tout peut s'expliquer et a donc sa raison d'être). A Pangloss, l'indécrottable optimiste, Candide rétorque : "Cela est bien dit, mais il faut cultiver notre jardin". Ainsi se clôt ce conte philosophique, lu au lycée, redécouvert hier soir, parcouru ce matin (quelle merveille d'écriture, quelle fraîcheur, à relire absolument).


 


Ne nous obstinons pas à dénoncer le "mal" (le malheur, la misère humaine) que nous voyons de par le monde, prenons notre courage à deux mains et transformons ce que nous pouvons, ici, dans notre petit jardin.

Observons autour de nous et sans tomber dans l'optimisme béat d'un Pangloss (c'est-à-dire Rousseau) dénoncé par Voltaire, comme lui notons que "si tout n'est pas bien, tout est passable".

Eloignons-nous du spiritualisme pascalien, à qui le philosophe des lumières reproche de "nous faire horreur de notre être. Notre existence n'est point si malheureuse qu'on veut nous le faire accroire. Regarder l'univers comme un cachot, et tous les hommes comme des criminels qu'on va exécuter, est l'idée d'un fanatique. Croire que le monde est un lieu de délices où l'on ne doit avoir que du plaisir, c'est la rêverie d'un sybarite" (Lettres philosophiques, Lettre XXV, Remarques sur les Pensées de Pascal)

Hier, deux charmantes étudiantes argentines m'ont offert une magnifique orchidée, j'ai d'abord été ravie, puis me suis sentie comme en dette à leur égard, je devais leur montrer ma joie, être plus gentille avec elles... et puis ça pouvait créer des jalousies, ai-je regretté (intérieurement)... Aujourd'hui, il ne me reste que cette splendide fleur qui éclaire si tendrement mon jardin. Nous sommes changeants, comme le temps, un jour gris, un jour blanc (c'est la couleur de l'orchidée).

La joie a mille visages, la tendresse en est un.

Cultiver son jardin consiste à semer des graines de tendresse; quand nous en voyons en fleur, empressons-nous d'en recueillir un pétale, une semence, pour la replanter en nous.

Les nouveaux papas, comme celui croisé un samedi affairé dans un grand magasin, son désarroi, son amour pour le petit être braillant sous son bras... m'attendrissent.

Dominique de Villepin ne cachant pas son émotion et son profond... "y a pas de mots, y a pas de mots"... ça me touche au plus haut point.

http://cosmos.bcst.yahoo.com/up/player/popup/?rn=1095452&ch=1299943&cl=8689950&src=fryvideo&lang=fr

Il se pourrait que ce matin encore je me sois réveillée avec le cerveau plein d'endorphines... quelle qu'en soit la raison, mon cher Pangloss, comme ça fait du bien.


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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 18:50

Il y a des jours où on sent la vie nous caresser la peau. Comme une brise tiède dans la chaleur de l'été, ça nous frôle, ça nous surprend n'importe où, à la sortie du métro, sur l'escalator... en traversant au passage piétons... à côté du Centre Georges Pompidou,  en ouvrant la porte de l'appartement... qui, soudain, devient un havre de paix. Même la consultation de notre compte bancaire sur internet ne nous met pas ko par terre : ben, oui, quoi, il ne me reste que 100 euros pour terminer le mois (c'est-à-dire pour atteindre le maximum du découvert autorisé); même pas grave... je vais aller faire mes courses avec mes tickets resto... ah... ça va être dur (ce mot nous écorche les oreilles... et nous l'écartons "naturellement" de notre vocabulaire) si plaisant d'aller au supermarché qui accepte d'être réglé en tickets resto.

Drôle de sensation... comme des endorphines qui vous imprègnent le cerveau, des lunettes roses qui atterrissent sur votre nez. Vous savez, c'est la diffférence entre "vite, vite... que je sois rentrée, que la journée soit finie, que je sois soulagée de ce stress, je n'en peux plus..." et  "oh, que c'est joli la couleur de ce strapontin, et ce couple si charmant à la terrasse du café... oh... comme c'est beau l'amour... la confiance... et ce ciel, et ce feu qui arrête le mouvement des voitures... juste quand je vais traverser".

Et quoi que vous fassiez... ça ne veut pas se décoller.

Les plantes sur le rebord de la fenêtre deviennent merveilleuses, vous laissez des commentaires "sympas" et pleins de sollicitude aux blogueurs que vous avez bousculés la veille... vous les trouvez tous charmants, et "bons" par nature... vous êtes dans votre phase Jean-Jacques... Voltaire n'y pourra rien, vous planez dans votre rêverie...

Tout n'étant qu'une question de chimie, de biologie (osons le mot : d'hormones)... vous en arrivez même à vous dire que les anges, une certaine divinité, sont là à vous guider...

Tout le monde devient beau, tout le monde devient gentil.

Il y a des jours... où on voit la vie en rose. Chaque cellule, chaque bruit, chaque seconde... semblent arrêtés et pourtant vous chantent une mélodie.

Ce sont des jours qui commencent souvent par de la tristesse, par un abandon à la mélancolie... on s'y coule comme dans un bain enveloppant et réconfortant... ce sont les pleurs de l'enfant qui a mal et qui va être consolé par sa maman.

Je ne vais pas le bouder ce plaisir-là... et pour ce soir je vais même m'y prélasser.




Orfeu Negro.




Découvrez Orfeo Negro!





Découvrez Luiz Bonfá!


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