Enfuie, enfouie... ou tout simplement en vacance. Je reviens vers vous pour vous chanter la liberté.
Car mon voeu ne sera que celui-là : toujours préservez, défendez, pour vous et pour autrui, la liberté.
Ne vous laissez pas leurrer par le confort, par la flatterie, par les honneurs, par le pouvoir ou la paresse. Toujours
privilégiez l'éveil quel qu'en soit le prix (souvent la solitude, souvent la pauvreté, souvent l'incompréhension de la société).
Pour illustrer mon propos je vous laisse admirer la danse de l'agneau et de sa mère la brebis.
Soyons des agneaux, mais ne nous laissons pas sacrifier, s'il le faut transformons-nous en lions, en loups, s'il le faut...
Prenons garde aux liens qui parfois nous emprisonnent... et nous empêchentde nous engager sur le chemin. Soyons patients... soyons aimants... mais pas trop,
sachons partir le moment venu.
Photos (c) Luciamel, Portugal, Razeira, 24 décembre
2011
Et pour terminer en beauté, Carminho, la nouvelle voix du fado, et Pablo Alboran : ils étaient en compétition pour les Grammy Awards avec
Perdoname. Une autre danse...
On tourne comme des hamsters sur une roue... les mêmes journées, les mêmes mots, les mêmes maux... ad vitam
aeternam ?
Méfions-nous car aujourd'hui est jour de pleine lune (en général c'est à ce moment-là que les comportements erronés, les
illusions, les mensonges, apparaissent à la lumière). Certains se transforment en loups garous et d'autres se font vampiriser. C'est ainsi que le monde est monde depuis la nuit des temps.
Plutôt que de s'obstiner à dénoncer toujours les mêmes injustices, à se battre contre des moulins qui n'ont plus senti le
vent depuis fort longtemps, plutôt que de regarder ou de lire des journaux qui (comme les blogs) ne se contentent que de se répéter les uns autres, comme de tristes perroquets... dont les
couleurs vives ne parviennent plus à faire oublier les cages où ils sont enfermés, ne devrions-nous pas chanter, danser, ou écrire des poèmes ?
L'envie soudain me prend de voguer au fil du courant...
photo (c) Luciamel, le 19/07/2011, rue des Blancs Manteaux.
Il est clair que les temps sont durs.
Nous le voyons bien. Non ?
Je m'en suis rendu compte ce matin dans le métro. Comment se fait-il, me suis-je dit, qu'il y ait
tant de monde en plein mois de juillet ? plus qu'à l'accoutumée le reste de l'année. Tous les conducteurs, et conductrices, de trains sont-ils en vacances ? Les Parisiens ont-ils renoncé à
quitter leur travail ? Les touristes nous auraient-ils envahis ? Vu l'état des finances mondiales, je pencherais pour la première option.
8h45, ligne 2 bondée, j'ai réussi bon an mal an à trouver une place assise à Stalingrad. Au bout de 3 stations
j'entends de l'autre côté de la voiture :
"Hey, Madame, vous pourriez vous lever, non ?"
Ma voisine, se sentant visée, rétorque :
- "Ben non, je ne peux pas me lever. Et vous avez vu ? il y a de la place devant moi, si vous avanciez ça dégagerait un
peu".
Lui, n'en démord pas :
"Ah, c'est ça, il y a de la place, n'empêche, si vous vous leviez ça en ferait encore plus.., vous êtes handicapée ou
quoi ?
- Oui, c'est ça je suis handicapée".
D'autres voyageurs ont pris parti : "Ben, si elle est handicapée, elle devrait demander la place réservée sur le
côté".
Puis, à un moment donné (2 à 3 minutes plus tard, car le temps dans le métro est très compté), l'homme en question a lancé
:
"Bon, je bouge. Je vais vers le fond."
Et, il s'est stationné juste devant moi. Je me suis levée. Il m'en a remerciée : "merci, MADAME !". Ce à quoi je
lui ai répondu :
"Moi : C'est la dynamique des corps. Et de l'espace... La communication aussi entre les
personnes.
Lui : Ah, la dynamique des corps... c'est quand même mieux quand les gens se lèvent.
Moi : Remarquez, quand on est en vacances [il poussait plusieurs sacs de voyage] c'est moins pénible de
prendre le métro, quand on va travailler on a plus besoin de s'asseoir.
Lui : Contrairement aux apparences, je ne suis pas en vacances, je vais travailler. Je dois même me déplacer en
province aujourd'hui, j'ai 4h de transport.
Moi : Ah, et bien nous on va travailler ici à Paris, et on en a peut-être marre des conditions de transport, il faut
dire que la situation d'aujourd'hui n'est pas normale, en plein mois de juillet autant de monde...
Lui : Il y a peut-être moins de rames... ou les conducteurs sont en vacances...
Moi : Moui, je me dis aussi que c'est peut-être une stratégie, ils ont construit de nouvelles voitures qui contiennent
moins de gens (je l'ai vérifié), ça leur permet de nous comprimer, de nous obliger à rester debout, de nous dresser les uns contre les autres, de nous soumettre. C'est peut-être leur
stratégie.
Lui : Ah ?! vous croyez ?"
Quelques minutes ont passé, deux ou trois à tout casser, le temps est très long dans le métro, et nous sommes arrivés Place
Clichy. J'ai dit à mon voisin de voyage :
"Moi : Je suis arrivée, je vous laisse la place ;)))
Lui : Je ne sais si je vais pouvoir en jouir immédiatement :)))
Moi : Ben, bonne journée quand même."
C'est comme ça que les révolutions commencent. Par une conversation dans le métro, par un commentaire sur un
blog, par un regard vers les étoiles...
La vie parfois nous guide, parfois nous perd... je l'ai suivie en ses méandres qui vont de mes rêves à mes peurs. Et là,
surprise, joie et émerveillement ont seules marqué le sol sous mes pas.
Je vous confie ces images qui vous diront les lieux, les émois, les secrets de mes pérégrinations dans mon quartier.
Ne jubilons pas trop... ayons le regard aiguisé, ne nous leurrons pas sur des chimères (que de femmes s'y trouvent
emprisonnées, que d'hommes s'y plongent), Anne Sinclair... la caricature. Comment peut-on rester liée à un homme tel que DSK ? Homme, femme... nous sommes parfois au bord de la faille.
Ivan Levaï (premier mari d'Anne Sinclair et père de ses enfants) :
"je ne devrais pas être là, parce que tout a été dit par ce film, "Complément d'enquête" / "on ne connaît jamais les
couples quels qu'ils soient (...) Anne c'est une résistante, c'est une femme de la Résistance en temps de paix (...) on ne sait pas que l'Histoire est tragique (...) ce qui arrive à son couple ça
pourrait être considéré comme très banal (...) c'est une résistante, c'est une guerrière (...) les hommes sont les hommes, il doit y avoir en France 5 à 10 millions de femmes qui pardonnent (...)
Anne est une riche héritière, mais elle n'est pas de droite... c'est anormal une héritière de gauche ? (...) les femmes d'aujourd'hui qui prennent le parti de la femme de chambre, je les
comprends, car elles parlent et qu'elles vont parler maintenant, toutes celles qui se sont pincer les fesses par un petit chef (...) la société française va changer aujourd'hui grâce à cette
affaire" .
photos (c) Luciamel, Ile Saint Louis, Montparnasse, Le Fumoir, rue des Francs Bourgeois, Hôtel de Sully, juin 2011.
Je n'ai pas encore saisi la psychologie du moniteur d'auto-école... (enfin, de celui qui me donne des leçons de
conduite).
- NAAAN, ça va pas du tout le volant !!!!! j'arrête pas de le dire, ça va pas du tout le volant ! alors, c'est pas la
peine de faire autre chose si le volant ça ne va pas.
- Ok, ça ne va pas le volant. Et alors ?
Il passe son temps à me crier dessus (ou à s'engueuler lui-même, je n'ai pas encore saisi si c'était le stress d'être
face à des débiles débutants de la conduite qui finissait par l'exaspérer au bout de tant d'années), pas assez à droite, et la voiture garée ! et le scooter, attention ! allez, tournez ! et
le clignotant ! ben non, il fallait pas repartir il y avait une voiture derrière, plus à droite, à gauche, lâchez tout ! Bon, je n'ai eu que 5 leçons de 50 minutes... et depuis la première
il me parle comme à un bébé qu'on engueulerait parce qu'il ne sait pas spontanément marcher ! Tout à l'heure, place des Vosges, on tournait en rond pour passer la première, la seconde, freiner,
embrayer, point de patinage... tourner, LE VOLANT !!! quand il m'a dit : "Bon, heureusement que j'étais là, c'est moi qui ai tout fait". Je lui ai répondu : "Ah, c'est sûr, il ne
faudrait pas encore me lâcher toute seule en voiture dans les rues Paris...".
A la fin de la leçon, il m'a répété son obsession (qu'il a aussi notée sur le carnet) : "Pour une première fois
c'était bien le démarrage, l'embrayage, les vitesses, vous n'avez presque pas calé... mais alors... LE VOLANT... ça ne va pas du tout."
La prochaine fois j'ai suggéré qu'on commence par un démarrage, un changement de vitesse, et puis qu'on fasse 20 minutes
de volant... exclusivement...
Je ne sais pas qui est Diabolo et qui est Satanas... mais ça rigole bien quand même (intérieurement).
Il est des moments où l'on aimerait voyager loin... où l'on espérerait croiser sur son chemin des voitures d'un autre
monde, des statues vivantes, des chats surmontant des aquariums... C'était notre balade d'aujourd'hui à mon neveu et à moi, on a coutume de flâner autour de Beaubourg, pour s'attarder dans les
boutiques de DVD, et finir, aujourd'hui, dans les animaleries des quais de Seine, et acheter un aquarium, avec trois poissons qu'il voulait baptiser de noms de fruits...
On a aussi fait une playlist, sur Deezer...
photos (c) Luciamel, en balade à Paris, Beaubourg, Châtelet, le 23/01/11
Quand j'arrive à Porto, j'ai coutume d'entendre l'annonce de son nom, dans le métro, en direction du Estàdio do
dragão : "Estação Carolina Michaëlis". Ce fut toutefois lors de mon récent séjour à Berlin que j'eus l'occasion de relever l'importance de sa naissance, tombant,
par le hasard de mes
promenades, sur une Caroline Michaëlis strasse.
Qui est cette femme ? célèbre au Portugal et en Allemagne, autant qu'inconnue en France.
Quelques rares fiches Wikipédia, en anglais et en
portugais, nous retracent sa biographie. Il me faudrait les traduire en français et les poster sur le site de l'encyclopédie en ligne, commençons par le faire... ici. Vous verrez que
les synchronicités ne manquent pas, la première étant que nous sommes nées, elle et moi, un 15 mars.
Carolina Wilhelma Michaëlis de Vasconcelos (Berlin, 15 Mars 1851 - Porto, 22 Octobre 1925)
fut la plus célèbre philologue de la langue portugaise. Elle fut critique littéraire, écrivain, lexicographe, chercheuse et la première femme professeur de l'Université portugaise, à l'Université
de Coimbra [la fiche en anglais indique l'Université de Lisbonne, en fait, elle a commencé à enseigner à Lisbonne, demandant ensuite son transfert à Coimbra, plus près de sa résidence de Porto].
Elle occupe un rôle d'importance dans la médiation entre la culture portugaise et la culture allemande.
Née à Berlin, en Allemagne, elle était portugaise par mariage et par "dévotion". En 1876 elle épousa Joaquim Antonio da
Fonseca Vasconcelos, musicologue et historien d'art.
En son honneur, en Allemagne et au Portugal, beaucoup d'écoles et de rues portent son nom. Le Portugal a également émis
un timbre à l'occasion de son 150e anniversaire.
Sans aucun rapport, si ce n'est que j'ai découvert aujourd'hui le lien sur ce fabuleux site... Brassens et que ça parle des dames d'antan, les paroles de cette chanson, celles de F. Villon, suivies de la
musique... par l'ami Georges :
Ballade des dames du temps jadis.
Dictes-moy où, n'en quel pays,est Flora, la belle Romaine,Archipiada, ne Thaïs,qui fut sa cousine germaine
Echo, parlant quand bruyt on maine dessus rivière ou sus estan,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Où est la tres sage Heloïs, pour qui chastré fut et puis moyne Pierre Esbaillart à sainct-Denis ?
Pour son amour eut cest essoyne.Semblablement, où est la royne qui commanda que Buridan
Fust gecté en ung sac en Seine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Fust gecté en ung sac en Seine ? Mais où sont les neiges d'antan !
La royne Blanche comme ung lys, qui chantoit à voix de sereine, Berthe au grand pied,Bietris, Allys,
Harembourges, qui tint le mayne, Et jehanne,la bonne Lorraine, qu'Anglois bruslèrent à Rouen
Où sont-ils Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Où sont-ils Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Prince, n'enquerez de sepmaine où elles sont, ne de cest an,
Que ce refrain ne vous remaine, Mais où sont les neiges d'antan !
Que ce refrain ne vous remaine, Mais où sont les neiges d'antan !
Ombres sur Berlin, les ailes de l'ange ont tout recouvert, les anges que j'ai désespérément cherchés. Pendant tout le
jour, l'impression d'une vie aseptisée, et, à la tombée de la nuit, la pénombre, le silence, comme un voile sur le passé amenant une inquiétude, une tristesse infinie. On parle bas, on ne fait
pas de grands gestes, on n'est pas trop démonstratif, le regard est étrangement calme. J'avais par moments le sentiment de me retrouver dans le monde de Disney, une vie à la sauce américaine,
mots d'ordre : propreté et efficacité. Ou, alors, de sortir d'un hôpital psychiatrique, après une cure de désintoxication. Quand on est imprégnée de culture latine... ça fait ça la trop grande
quiétude...
Je comprenais mieux la révolte d'une Charlotte Roche avec ses Zones humides, obsédée par la saleté, le dégueulis, le
corps, le pipi-caca... et autres mucosités, comme une enfant emprisonnée par trop d'hygiénisme, de névrose petite-bourgeoise-écolo-rance. Nina Hagen, bien avant, avait
voulu faire éclater les carcans d'un monde "communiste sclérosé", avait voulu exprimer la pleine liberté de l'artiste. Mais en parallèle à ces deux exemples je voudrais poser l'oeuvre
d'Elfriede Jelinek, l'Autrichienne, qui, avec La pianiste,
va bien plus loin dans la tentative d'extirper la racine de la névrose humaine, la racine de la névrose féminine (les liens à la mère, le débordement sexuel, la recherche effrénée de liberté);
ainsi que celle de Marina Abramovic, la Serbe, dans la relation au corps
et la quête d'absolu, en une démarche quasi-mystique (voir ses nombreuses performances, mais surtout celle qu'elle a réalisée cette année au MOMA).
Qu'est-ce que la quête de liberté, et que signifie la libération ?
Celle de Nina Hagen idéalisant l'Occident et ses "excès", celle de Jelinek intrinsèque à la psyché, dans son écriture
même, celle de Marina Abramovic, atteignant de nouvelles formes de présence au monde, ou celle d'une "gamine" comme Charlotte Roche, tapant du pied ?
Toutes me semblent vouloir sortir l'humain, la femme, de la prison de l'habitude et sa folie (je pense à
The Hours... le fabuleux film sur, entre autre, Virginia Woolf),
du conditionnement, d'une vie trop rangée, mais, surtout, ouvrent des fenêtres d'interrogation autour du soi.
Le mur. Une trace dans la ville. Ce qui a précédé le mur, une tache que la nuit se plaît à rappeler, tandis que le jour
fait mine de l'oublier... La nouvelle synagogue pourtant, tous les lieux de culte juifs sont là en hyper-présence ostensible... comme pour demander pardon, comme pour se souvenir de ce qui fait
partie de la "faute collective".
Il est loin le temps des Ailes du désir... la ferveur, le goût, l'envie de liberté, car l'ombre
du monde "moderne" semble s'être posée sur Berlin.
Au départ de la balade, la MonbijoustraBe, un clin d'oeil... mais pourquoi ce nom français à Berlin, au détour de mon
premier chemin ? Euterpe m'a expliqué que les Français avaient été accueillis et très appréciés, au
moment de la révocation de l'Edit de Nantes et autre... Au fond la Neue Synagogue. Un squatt sur Orianenburger StraBe, je crois... puis le célèbre Tacheles qui va bientôt fermer et quelques unes des oeuvres qui y
sont exposées. Une oeuvre de rue vers l'Alexander Platz, la Französische StraBe et son dôme, l'église française et le musée des Huguenots, construite en 1701-1705. La Porte de Brandebourg, si
banale et pourtant si... fabuleuse, il suffit de voir les photos en noir et blanc, les destructions-reconstructions au travers des siècles (elle fut édifiée à la fin du XVIIIe siècle), la chute
du mur... Et puis la sortie du tunnel, ça n'était pas à Berlin, c'était dimanche vers Gif-sur-Yvette.
Vous conter Berlin, sans photos, mon appareil déraille... sans lumière... sans arbres dorés de l'automne... avec
seulement les images qui brillent encore dans ma mémoire.
J'en reparlerai certainement car j'ai été bouleversée au-delà de ce que j'en puis dire à présent. Ne surnage que
l'impression de l'ombre qui recouvre... la lumière.
Berlin, ville ombres, ville si légère en plein jour, si... si... "tout va bien dans ma vie", "je suis écolo, je suis bien
équilibré(e) de partout", "je suis bien pensant(e)", même les délires sont strictement bien planifiés : à compter du vendredi à 19h, ça peut se mettre à faire "ouuuuhhhh" dans les rues : ma
copine brésilienne et moi, on n'en revenait pas... "ils se lâchent, c'est vendredi !". Mais ville portant sur ses épaules l'histoire du XXe siècle : c'est pas léger.
J'ai écorché les mots de cette langue pourtant apprise au collège et au lycée, là, je suivais une formation linguistique,
j'étais dans un groupe de débutants... et je ne m'en sortais pas si facilement... Dur dur d'être un débé... mais, je pense que c'est la meilleure position : celle de "l'initiant".
Je vous redirai sans doute les ombres de Charlotte Roche, de Nina Hagen, des petites filles tapant du pied pour être
remarquées. J'invoquerai Elfriede Jelineke, autrement plus révoltée et révolutionnaire qu'une
gentille Charlotte Roche qui, à mon sens, s'est contentée de singer la grande écrivaine autrichienne...
Le monde a été, les dinosaures, les éléphants, les tortues, mais tu n'as rien vu... les singes, les panthères de Chine... les serpents, l'homme, la femme... et tu n'as rien vu venir.
Les guerres se terminent, les guerres continuent, il paraît que le cortex de l'humain est fabuleusement étendu (2 m2, si on le dépliait), qu'il est fait pour "apprendre", qu'aucun autre animal
n'a cette capacité. Notre intelligence. Celle qui nous a fait découvrir le langage, l'écriture, et les bombes...
Un éléphant ça trompe énormément. Un humain... ça se trompe... souvent.
L'humain est celui qui sait faire souffrir délibérément, et, s'il est pervers, avec délectation et sans culpabilité... L'humain est si humain...
Parfois, j'aimerais être un crocodile... ou un flamand rose (non, je ne dirai pas une grue, j'ai déjà donné lieu à suffisamment de malentendus avec ma référence aux "morues", ça
suffit !).
Redevenir une plante, un arbre... et oublier Hiroshima et Nagasaki.
Aller au jardin des plantes, redevenir le végétal, le minéral, l'animal... qui, comme l'a dit Lucas, "rêve qu'il est en vie"... Ben oui, m'a-t-il expliqué, à côté de la
galerie de l'évolution, "être en vie ce n'est peut-être qu'une illusion, qu'un rêve... on croit qu'on vit et on dort, et puis on se réveille quand on meurt... en fait, on ne dort
peut-être que depuis une heure... et on croit qu'on vit depuis longtemps... ce n'est peut-être que ça la vie, on s'endort et on se réveille, de temps en temps, à une autre
vie...".
Photos (c) Luciamel
Ajout de dernière minute (pardon à mes abonnés RSS... car ils l'auront raté...), Caetano
Veloso, Billie Jean (repris de Michael Jackson), grâce à l'info de mon cher CT, desChants éthérés... un musicien, un érudit... dans de nombreux domaines, comme on en fait peu, aussi précieux, musicalement
parlant, quemon cher
oiseau...
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