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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 19:24

Déjà en 2008 elle inspirait mes tout premiers billets sur Ladies Room ("M'aimez-vous docteur Jung ?"). Ici aussi, je m'y étais référée. D'une certaine façon, la lecture de Sabina Spielrein entre Freud et Jung, après le film  l'Âme en jeu, a changé ma vie. Le film de Cronenberg, A dangerous method, ne m'a pas appris grand chose, ni ne m'a bouleversée outre-mesure (par la mise-en-scène ou le thème) si ce n'est qu'il m'a encore interrogée : pourquoi ne la découvre-t-on qu'aujourd'hui ? Pourquoi Sabina Spielrein a-t-elle si peu intéressé les intellectuels ?  mon article de Ladies Room avait recueilli deux commentaires : les miens...

 

Qui est-elle ? je vous renvoie à mes précédents billets... en vous copiant le début de celui publié sur Ladies Room, en 2008 :

 

 

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                              photo (c) Luciamel, le 7 janvier 2012, rue Ste Croix de la Bretonnerie, Paris.

 

 

"Elle s’appelle Sabina Spielrein, elle a été la patiente de Jung, alors que lui-même était un jeune médecin découvrant la psychanalyse. Internée pour troubles graves (hystérie, anorexie), cette jeune femme russe devint son amante (lui était marié, et attendait un enfant). Elle avait vingt ans, lui trente. Guérie (ça semble simple mais ne le fut pas tant) elle se forma en médecine (avec une thèse sur la schizophrénie) et devint psychiatre, c’est alors qu’elle se rapprocha de Freud (pour contrer la trahison de son amant, qui l’avait reniée elle, tout autant qu’il avait rejeté l’influence de son père spirituel), les deux s’allièrent et c’est grâce aux travaux de Sabina que Freud élabora le concept de “pulsion de mort”.

 

Par la suite, de retour dans son pays natal elle soignera des enfants à problèmes ou délinquants grâce à la psychanalyse. Elle mourra (les avis divergent sur l’année, sans doute en 1941) assassinée par les nazis, car juive.

Jusqu’au bout elle restera en contact épistolaire et amical avec Jung, lui vouant indéfectiblement une profonde admiration. On suppose que le concept d’anima a surgi dans la psyché de Jung sous les traits de Sabina.

 

Cette histoire est belle, mystérieuse à souhait… et, encore aujourd’hui, elle donne lieu à des polémiques entre écoles adverses (les freudiens, les jungiens).

 

Longtemps occultés, son influence, sa présence, sa vie, son amour, ses travaux, ses lettres, furent déterminants… ils ont été mis en images dans le très beau film “l’âme en jeu”."

 

 

Le mérite du film de Cronenberg est de nous interroger sur la psychanalyse, sur la relation homme/femme, sur l'arrangement facile des puissants avec leurs privilèges (Jung était marié à une femme très riche et s'accommodait fort bien de la fortune de sa femme et des privilèges qui étaient ceux de sa classe sociale). Il prend néanmoins quelques libertés avec l'ouvrage de référence (la correspondance des trois) en faisant de Jung et de Spielrein deux adeptes du sado-masochisme... ce qui me semble pour le moins un sacré raccourci, et en tout cas une élucubration. Pas sûr que cela apporte grand chose à la réhabilitation de Spielrein. Car, finalement, le personnage central du film c'est elle, mais d'une façon... étrange, à la Cronenberg ? Elle devient une mouche... qui se tord de douleur. Aura-t-on vraiment envie de connaître la femme qui a élaboré une théorie fondatrice de la psychologie, qui a participé à la réflexion intellectuelle de son temps, qui a créé une école, qui, surtout, a réussi à guérir d'une terrible maladie ? Elle a écrit des textes essentiels sur l'origine du langage, sur la musique... aussi.

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 18:29

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Les courgettes peuvent se manger crues, mais je les préfère cuites. Les salsifis... pas le choix, ça ne se mange que cuit. Mon basilic a commencé à pousser... et les ipomées sont bien sorties de terre. La lune...était là... mais le soleil ne l'a pas vue. Hijos de la luna...


 

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                                                    photo (c) Luciamel

 

 

 

En ce moment je lis... quelques lignes, de temps en temps, (ben oui, entre twitter, le blog, les commentaires, les mails, le boulot (surtout), les amis, les sorties, je me sens un peu débordée) de Aimer désespérément, entretiens de Marie de Solemne avec André Comte-Sponville, Etienne Klein et Jean-Yves Leloup.

 

"L'humanité a fait un grand progrès, d'abord parce que les femelles ont fait beaucoup mieux que protéger les enfants contre la violence des pères, elles leur ont appris à les aimer. Les parents ensemble, ont alors enseigné aux enfants que l'amour était la plus haute valeur, la seule qui puisse nous combler. [...] Nous aimons l'amour... et nous ne savons pas aimer. Et nous ne sommes jamais aimés comme nous voudrions l'être... Si bien que nous sommes perpétuellement en manque d'amour." (dialogue avec André Comte-Sponville).

 

Nouvelle préoccupation dans ma vie... ou, voilà, que de nouveau cela vient me tarauder... l'amour.

 

Je l'avais oublié, celui-là... l'amour... ces dernières années. J'étais arrivée au stade "Kill Bill, 3". Je suis "taraudée"... ques aco ? juste que je ne lui ferme plus totalement ma porte... et que je m'avance sur le chemin avec une canne (on ne sait jamais), un sac à dos, mon couteau de randonnée (parfois on fait de mauvaises rencontres), et les mirettes, les mains, ouvertes à ce qui veut bien se présenter. Oh, je ne suis pas de celles qui vont sur Meetic... pour voir la liste des produits à consommer... ni celle qui prend son pied à jeter ceux qui semblent périmés. Non, en général, je mets au moins trois ans à me remettre d'une rupture... c'est-à-dire que je vis comme une nonne l'entre-deux. Là, ça fait 6 ans... mais, faut dire, que j'avais drôlement dégusté la dernière fois (à tous les niveaux). Nautilus a été mon nom de code durant tout ce temps.

 

Aimer désespérément, ça me va bien comme credo.

 

A mon âge (que je ne vous rappelle pas), on commence à ne plus trop s'accrocher aux branches, à ne plus vouloir à tout prix être aimé(e). On laisse tomber (avant que l'autre ne le fasse).

 

Comme mon basilic, comme mes ipomées... je sens que des ailes me poussent dans le dos... pas celles d'un ange, loin s'en faut, seulement celles de la vie... qui me chante aux oreilles sa mélodie : écoutez-la... 

 

 

  

parce que j'ai été classée... dans le Wikio...  (n°227 du général, et 36e du thématique) et qu'il me faudrait maintenir le niveau pour le mois prochain, je suis obligée de recopier (si, si, je suis obligée par la logique du système) les liens de ceux qui ont fait des liens sur mon blog... sinon je suis désavantagée... certains enrobent ça de jolies phrases... genre "moi, je ne suis pas quelqu'un d'intéressé"... je te les plaque, les liens, tels quels... c'est la mécanique quantique du wikio...toi, l'hypocrite qui me dis que tu ne fais pas tout pour être à la première place (ou pour la garder).

 

ceusses qui sont venus, qui ont aimé, qui ont cité... mon blog...au courant du mois d'avril, c'est ci-après : 

 

Fucking disgrace
mtislav
Chez El Camino
Bah !
Partageons nos agapes
Olympe et le plafond de verre
Je n'ai rien à dire ! et alors ??
Ménilmontant, mais oui madame...
Philippe Méoule
Engagée
Alter Oueb
Les aventures d'Euterpe
Partageons mon avis
A perdre la raison
Le coucou de Claviers
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Partageons l'addiction
Mon avis t'intéresse
La revue de Stress
Météo Mulhouse
Entre Musique et Politique
le blog d'une femme de sportif
Nectar du Net
_________Les diablogues du vagin
Sourires et soupirs de Jeffanne

 

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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 17:30

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 002                       Photo (c) Luciamel, oeuvre de rue de No Rules Corp, Paris 4e, 14/02/2011

 

 

Des fois ça me lasse de bloguer... des fois comme ces fois dernières, où tous nos piaillements me semblent si fats et si sots. Alors, je devrais me taire, pour commencer. En attendant j'ai lu, pendant les 4 heures passées  aujourd'hui aux Urgences de St Antoine (rien de grave, une alerte, juste un léger tremblement de corps, degré 3 sur l'échelle de Richter), un petit bouquin étonnant sur les mystères de notre cerveau. L'auteure ,neuro-anatomiste ,raconte son Voyage au-delà de [son] cerveau, quand à l'âge de 37 ans (en 1996) elle a été terrassée par un AVC (accident vasculaire cérébral), qui l'a totalement privée des capacités liées à son cerveau gauche : parole, logique, motricité, communication avec le monde extérieur. Consciente seulement grâce à l'activité de son cerveau droit elle a expérimenté un autre état de conscience : une béatitude cosmique, un bien-être qu'elle qualifie de nirvanique, dans lequel elle était tentée de se laisser glisser... Ce n'est que par un immense amour de la vie, et grâce à huit années de lutte, qu'elle a réappris à  de nouveau faire fonctionner son cerveau gauche : celui où notre ego prend ses racines, celui de notre monologue intérieur, celui du raisonnement logique qui nous permet de nous adapter à notre condition terrestre finie et inscrite dans le temps.

 

Elle s'appelle Jill Bolte Taylor. La vidéo suivante, très vivante, très... cerveau droit en effusion, vous donnera peut-être envie d'en savoir plus sur nous et nos cerveaux gauches (de blogueurs) suractivés.

 

 


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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 17:11

 

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Allez voir Moi, moche et méchant mais pas en 3D (c'est absolument nul comme effet, ça n'apporte pas grand chose, à mon sens, ça fait mal à la tête, et, en plus, il paraît qu'à l'heure actuelle c'est encore expérimental et dangereux pour le cerveau, dixit une étudiante dont le mari est un spécialiste ;)))

 

J'étais assise entre Maximilien, 5 ans, dont j'ai fait la connaissance à cette occasion, il voulait absolument savoir qui j'étais (je lui ai dit que, dans le décompte de mon âge, il y avait aussi un 5) et tous les films que j'avais vus avant (Arthur 1 et 2 et 3...), et Lucas, mon neveu, 13 ans, nous c'est du prochain Harry Potter dont on a parlé. 

 

Dans la queue pour entrer dans la salle (alors qu'on avait déjà nos billets et qu'il fallait juste attendre qu'on nous dise que c'était à notre tour) des Messieurs accompagnés de leur bambin, et d'autres juste avec un copain, nous ont effrontément doublés. Lucas a été choqué. Je lui ai dit : "Laisse, ils vont voir "Moi, moche et méchant" et mal poli". Lucas a souri. Pourquoi les Messieurs doivent-ils toujours en faire plus, ou trop, avec leurs bambins ? comme de faire le malin, celui qui va réussir à doubler tout le monde l'air de rien... Ton père ce... héros... 

 

Le problème avec ce film c'est que ça donne raison à Sarkozy... Lui, c'est exactement le M. Gur (le méchant) du dessin animé. Il te dit qu'il va aller décrocher la Lune avec les dents, ou l'inflation... comme Rachida Dati... Et, il finit par y arriver. Pauvre Carla Bruni (s'il le fait aussi avec les dents... ça craint). Enfin, s'agissant de dents, Lucas et moi on aime aussi Twilight, je vous rappelle qu'Edouard fait naître sa fille en ouvrant le ventre de sa Belle (Bella) avec les dents : normal c'est un vampire. Euh... vous croyez vraiment que Sarkozy..? remarquez il est hongrois, la Transylvanie c'est en Hongrie... euh... si j'étais Carla, je me mettrais à manger de l'ail. 

 

 

L'autre spectacle que j'ai vu c'est Jules et Marcel : un pur délice, une merveille, à ne rater sous aucun prétexte si vous êtes de passage à Paris. La correspondance de Raimu et Pagnol, avec des acteurs sublimissimes : Caubère et Galabru. 

 

D'ailleurs, Marcel (Caubère) il en parle, lui aussi, des Hongrois dans la pièce... pour dire combien on doit s'en méfier (il exagère un peu l'effet, car on ne voit pas tout de suite très bien pourquoi Marcel Pagnol avait à se méfier des Hongrois, ni quel racisme était le sien), car tous ils finissent, comme Jules Raimu, à s'installer au Fouquet's. Encore le mythe de Dracula...

 

Sinon, j'ai voulu faire des photos aujourd'hui, d'art de rue... j'avais repéré un mur avec un cadre dessiné... sauf qu'aujourd'hui, ils (la boutique d'à côté) avaient repeint le mur en... noir. Hommage à Soulages... monochrome... 

 

Alors, ma pomme déconfite... en prime. 

 

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                                             Photos (un peu floues) de (c) Luciamel 

 

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Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 21:31

Les semaines passent et ne se ressemblent pas vraiment, samedi dernier je battais le pavé parisien entre Bastille et Nation, aujourd'hui je suis descendue du Père Lachaise à Bastille, en passant par la rue de la Roquette. 

 

Au départ, ta tombe, ma douce, j'ai ajouté des bruyères, j'ai mis un bouquet de fleurs coupées. Tiens, où sont passés tous les galets que nous t'avions rapportés des plages portugaises ? Incroyable ! on les a volés. Il ne reste plus que les coquillages... Qui a fait cela ? des pratiquants juifs qui ont besoin de petits cailloux pour indiquer leur venue sur les tombes ? je fais un tour rapide à ton voisin le mime Marceau... non, les galets n'ont pas été déposés là... Pourquoi ? Pas bien grave, on en ramassera d'autres.

 

Petit détour par la tombe d'Allan Kardec (histoire d'illustrer la relation avec le dernier film de Woody Allen, cf. mon billet d'hier) : après tant d'années comment sa tombe est-elle toujours aussi fleurie (tous les jours de l'année) ? Ce n'est pas le cas de Chabrol... le pauvre, après son enterrement, voici environ un mois, personne n'est venu déposer un seul bouquet... il ne reste plus que deux couronnes défraîchies... dont celle de "France télévisions"... ça fait de la peine. Que sont tes amis devenus ?

 

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                                    tombe d'Allan Kardec (1804-1869), photo (c) Luciamel

 

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                                    tombe de Claude Chabrol (1930- 12 septembre 2010)

 

 

Mano Solo, lui, semble mieux aimé, comme de son vivant ce sont des réactions spontanées, ludiques et enfantines qui viennent le saluer.

 

 

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                            tombe de Mano Solo (1963- 10 janvier 2010). Photo (c) Luciamel

 

Arman, "enfin seul", se voulait-il... lui, dont Beaubourg célèbre en ce moment le talent dans une expo, ne cesse dêtre dérangé par ces groupes de touristes, venus inspecter comment ça sera pour eux bientôt... 

 

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                                      tombe d'Arman (1928-2005). Photos (c) Luciamel.

 

 

Et puis, rue de la Roquette, une manifestation artistique à l'initiative du Théâtre de la Bastille, lecture orchestrée par Gwanaël Morin, d'un texte de Peter Handke, Introspection, je passais par là, je me suis jointe à eux... 

 

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lecture orchestrée d'Introspection de Peter Handke, au théâtre de la Bastille, photos (c) Luciamel.

 

 

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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 15:05

 

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Comment faire exploser votre nombre de visiteurs ? C'est bien simple, enfin, si j'en crois ce qui s'était passé la dernière fois que j'ai fait un billet sur Twilight

 

Je suis accro aux films de vampires. Et, bien entendu, hier j'ai sacrifié au rituel en allant voir le dernier Twilight (le 3). De l'humour (Edward, le gentil vampire, regardant Jacob, le loup garou, torse nu : "heu, il n'a pas de tee shirt ?"), de la tenue (bien relevé côté "bagarres", il paraît que c'est pour attirer quelques garçons dans les salles, jusqu'à présent envahies par les jeunes filles en folie devant "Edwaaaard" alias Rooooobeeeert), du suspens... (mais quand bon sang... vont-ils consommer ? et quand va-t-il se résoudre à la "transformer" ?). 

 

Et maintenant je suis tout énervée : quand sort le n°4 ? Rien que l'affiche est tout un programme, on comprend d'emblée que ça illustre le jour de leur mariage, on trépigne, on est en nage... Le fera-t-il ? ou préférera-t-il se suicider (si, si... c'est possible pour un vampire, c'est un peu compliqué mais possible, cf. le n°2), afin qu'elle finisse sa vie d'humaine près de Jacob le loup garou (lui, de chair et de sang, et à la chaleur si... contagieuse) ? Mystère et boule de gomme... 

 

On dirait bien qu'ils vont croquer la pomme... Et en lisant les livres (ce que je n'ai pas fait) on connaît la suite : ils vont se marier, s'unir charnellement, et avoir un beau bébé... vampire (c'est même Edward qui fera la césarienne, avec ses dents...). Tout ça dans les deux prochains opus de  Twilight 4 everr (Révélation), qui sortiront en même temps, en novembre 2011. D'ici là... passez un bel été. 

 

 

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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 15:29

 

 

Etre dans la vie comme sur un plateau de cinéma... ou, mieux, comme sur une scène de théâtre. Et puis, tenter de se réveiller au beau milieu du songe de la nuit d'été... 

 

Podalydes écrit ses livres entre les prises d'un film, car le temps s'y étire, s'y suspend... Finalement, n'est-il pas là, dans ces instants "entre", trouées dans le cours de nos vies, l'éveil dont parlent les maîtres en spiritualité ? à moins que tous nous ne soyons des Tartuffe... 

 

Hier, j'ai assisté à la représentation du Tartuffe, au théâtre du Lucernaire. En chemin, comme j'aime ces chemins qui ouvrent des espaces dans le temps, j'ai vu les cieux se mettre à danser sous prétexte qu'ils ne sont plus assez écoutés.

 

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                                                            photos (c) Luciamel  

 

Partie de Notre Dame, ayant croisé la mort d'Henri IV, j'arrivai, au milieu des buissons de la rue Notre Dame des Champs, à ce capitaine Dreyfus qui tenait tant à me saluer.

 

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                                                              photos (c) Luciamel

 

Sur le plateau du Lucernaire, les acteurs se préparaient (préparation elle-même mise-en-scène...). Et puis le spectacle a commencé... bien que ce ne soit qu'au début du second acte que les trois coups ont été frappés. 

 

 

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                                                             photos (c) Luciamel 

 

 

Le Tartuffe n'entre pas immédiatement en scène, lui qui a séduit la vieille dame... elle qui semble toute ragaillardie par le bel esprit, et l'inspiration divine de cet artiste en manipulation des âmes... Son fils et elle sont prêts à lui donner leur fortune, à l'entretenir, à le défendre face à ceux de leur famille qui ne voient en lui qu'un charlatan. Elle et son fils sont charmés. Orgon ne voit en François-Marie Banier... qu'un envoyé des cieux, il reniera même son fils pour prendre le parti du charmeur. 

 

 

Et François-Marie, euh... Tartuffe entre en scène et se met à dessiner des figurines enfantines... surmontées d'une inscription : "ça m'est égal"... Tous le calomnient, mais lui n'en a cure, car il se dit inspiré... On manque de sombrer dans le chaos... le Tartuffe a fait main basse sur la fortune, Orgon et sa mère se sont repentis mais trop tard... 

 

Fort heureusement le prince Nicolas... euh... Louis... va mettre un terme à tout ça, et, pour que l'ordre de la société soit préservé, il fera condamner le scélérat. 

 

Sortant du théâtre, j'ai voulu boire un café assise à une terrasse. Un homme s'est assis près de moi. Puis, au moment où je partais un autre est venu le rejoindre : c'était Tartuffe (Marc Chapiteau) démaquillé. Je l'ai félicité pour le spectacle, me suis émerveillée de la mise-en-scène, mêlant les époques (lui habillé en dandy des années 2000, néo-guide des âmes "post-modernes"). Il a désigné l'homme installé près de moi quelques instants auparavant : "C'est lui le metteur en scène, et notre éveilleur à nous !". Bravo Monsieur Ferran !

 

Nous (j'étais avec deux amies) avons pris congé d'eux en les remerciant pour cette merveille théâtrale, Marc Chapiteau nous a priées de leur faire de la publicité, ce dont je l'ai assuré. Puis, j'ai dit au revoir à mes amies et me suis dirigée vers le métro Saint Placide, où j'ai dû attendre cinq minutes une rame, un moustique n'arrêtait pas de me suivre... Pour le fuir, je suis allée à l'autre bout du quai... et là ! qui vis-je, attendant le métro elle aussi ? Elmire, alias Laurence Guillermaz dans la vraie vie. J'ai furtivement sorti mon appareil photo... sans pour autant vouloir trop faire la paparazzi... Elle s'est installée sur la banquette juste derrière moi, nos têtes se frôlant parfois... En partant, j'ai pris en photo le geste de sa main, où elle s'enveloppait d'un vaporeux foulard bleu, couleur du temps... Merci l'artiste ! Merci la vie... 

 

 

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                                                          photos (c) Luciamel

 

 

 

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 15:52

Si vous êtes bloqués à l'aéroport, je pense à vous. Si votre pique-nique est annulé à cause de la pluie, vous êtes dans mes pensées. Si la liberté vous a quittés et que Wikio est votre nouveau Dieu, je vous en veux. Si le grand amour, la jeunesse et vos mioches sont votre dernier souci, c'est que vous êtes de mes amis. Si vous avez dit "merde !" en lisant que Terzieff était mort, vous êtes de mon avis. 

 


Pour reprendre goût à la vie rien de tel que la fin de celle-ci : tel est le thème des Petits ruisseaux. Petit film, parfois poussif... mais dans l'ensemble assez "révolté". Ma copine Francine a regretté l'image "neuneu" qui est donnée des gens de son âge. Lorsque l'homme penché sur le corps de son amante lui dit : "je caresse tes rides de ma main couverte de tâches de vieillesse"... elle a hurlé (pas en vrai ! intérieurement...), car elle n'a pas trouvé ça du tout sexy. Moi non plus. Bon, le réalisateur a fait du bon boulot, la mise en pellicule de sa BD est réussie, on se souviendra longtemps de cette voiture-trottinette de couleur orange-vif parcourant l'immensité de la campagne...  Certaines scènes seront cul-tes. Certains plans fixes (je ne veux rien dévoiler, pour ne pas trop diminuer votre plaisir à les découvrir) resteront dans notre rétine. Du plaisir pur, malgré quelques maladresses. Je me demande aussi ce qu'il leur prend à ces réalisateurs (Amalric déjà, et là aussi) de vouloir mettre toutes leurs actrices à poil. Oui, il est primordial, et ça on le retrouve dans les deux films (Tournée et Les petits ruisseaux), de faire voir de vrais corps, des corps de "grosses", de "vieux", de pas retouchés par la chirurgie ou photoshop, même si Bulle Ogier... euh... non, je n'ai rien dit sur sa bouche de canard. J'ai toujours pensé qu'un jour, dans ce monde désarticulé et artificialisé, mes seins auraient cette valeur-là : d'être des vrais, que mes cours, en face à face, à expliquer à de vrais gens ce qu'est la communication (ce que parler veut dire, mais aussi à simplement réapprendre à dire "bonjour" à un autre être humain) auraient un intérêt décuplé. 


Et puis, comme j'ai souri, comme on a ri tous de bon coeur dans la salle. J'ai même, à un certain moment, eu le plaisir de laisser un fou rire me parcourir. Voici les deux répliques qui "tuent" : 


"Le présent n'existe pas, seul le futur passe"


"Bonjour, que conseilleriez-vous à quelqu'un qui a arrêté de fumer il y a 30 ans ?... Euh... je prendrai celles-ci : "fumer tue" à bout rouge." 


Et puis, je voudrais faire un clin d'oeil à Catherine d'Un jour, une photo. Olympe avait indiqué le lien la semaine dernière, merci encore car je l'avais égaré... Quelle merveille ses photos ! Les miennes à côté (ce n'est pas de la fausse modestie, "seulement" une moins bonne technique, ou des moyens plus limités) sont du pipi de chat... (ah, le chat dans le film, et les tableaux artistiques du copain... pure merveille encore). 


 

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                                                      mon premier coquelicot, éclos ce matin. 

 

 

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                                                               mon basilic fleurit

 

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                                                                     ma sauge aussi

 

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                                                                et l'olivier fait des fruits

 

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                                              et puis à Paris aussi, il pleut.

 

 

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 21:54

Ecouter d'un oeil et regarder d'une oreille les actualités... puis, "Portés disparus" sur France 4, écrire ici en décousu.


Croisé dans le métro le tout jeune homme, est-ce lui ? qui joue dans le film d'Amalric (Tournée), si ce n'est lui c'est son sosie, il passait à Filles du Calvaire... j'y descendais. 


Le film, Tournée, à la fois lourd (trop sonore ! ça hurle tout le temps, a-t-on fait exprès de "monter le son" dans les salles ? pour faire écho au producteur du show, qui demande à tout bout de champ dans les hôtels de "baisser le son"; hôtels qui sont certainement "sponsors", car, comme pour les matchs de foot, les marques défilent tout du long : c'est pénible !) et très léger. Du début à la fin... c'est comme un courant d'air qui passe : finalement, 20 minutes auraient suffi pour faire le tour de la question. 

 


http://images.huffingtonpost.com/2008-06-12-0anita.jpg (photo) Il se compare à Fellini... On se réfère, pour décrire son film, au maître italien... N'a pas les nénés ni la sensualité (mille fois plus électrisants) d'Anita Ekberg qui veut... et pour ce qui est du talent, du génie, il vaut mieux ne pas les mentionner, et aucun mort ne sera réveillé. Trop de lolos exhibés finissent par nuire à la beauté des nénés... ceux d'Anita nous resteront en mémoire éternellement. 


J'ai plutôt senti la forte influence (l'hommage, dit-on, quand on veut être gentil) de Wim Wenders... L'Etat des choses, l'errance du producteur-réalisateur, à la fois protecteur et égaré... Pour Wenders les scènes dans un hôtel portugais, le bord de mer... visibles en sous-impression des dernières scènes du film d'Amalric, la piscine vide, l'hôtel vide... l'équipe qui erre... ça se voudrait du Wenders (mais ça ne fait que le copier), il y manque juste... la poésie, ou la magie. Tout ressemble à du Wenders : l'allure de l'homme, les States, la musique, le blues, le "film" dans le film, l'amour de la blonde, la lonesome attitude from Paris to Texas... Sauf que ça n'est pas du Wenders. Peut-être la prochaine fois ? Prions pour que le génie puisse s'incarner... 

 


 



"La matière, c'est comme de la lumière congelée !"


"le temps est une illusion"


"l'espace-temps d'Einstein permet de faire des sauts dans l'avenir"


"Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent"


"La vraie réalité physique serait plus riche que ce que l'on perçoit, et comprendrait une superposition de mondes différents". 


(Thibault Damour, spécialiste de mécanique quantique, in. "L'univers est fait de tous les possibles", Télérama du 30 juin 2010)



Retour à la maison... arbres et tableaux de rue, en chemin.

 

 

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                                                                                photos (c) Luciamel

 


 


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 19:40

 

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                                                                photo (c) Luciamel 

 

Pourquoi, dans le métro, sont-ce le plus souvent les jeunes hommes basanés, ou les femmes, qui sont bien élevés ? Je ne compte plus les fois où tel homme costume-cravaté, et lisant Le Monde, se précipite pour me doubler et prendre la place vers laquelle je me dirigeais. Aujourd'hui, pour varier, IL arborait l'Equipe, puis Le ParisienLa rançon de l'égalité, me dis-je... ou le comble de la goujaterie. 


Hier, au Petit Théâtre de Paris, j'ai redécouvert la modernité du texte de Molière sur Les Femmes Savantes, et si dans la salle les jeunes femmes riaient (surtout elles) c'était pour se moquer d'Armande (la "savante") et lui préférer sa soeur Henriette, celle qui affirme que le destin d'une femme est de se vouer à la matière (à un mari, à une famille) et non à l'esprit. Il m'a même semblé, mais ce n'est qu'une impression, que ces Henriette... modernes, étaient plus assurées dans leur choix que celle de Molière. Elles sont prêtes, comme le craint Elisabeth Badinter, à consacrer leur vie à un foyer tout en laissant leur mari déclamer qu'il ne supporte pas qu'une femme soit savante et veuille que cela se sache, qu'il la préfère ignorante, ou du moins qu'elle se cache (Clitandre). Elles ont ri de bon coeur quand la servante demande qu'un mari soit un coq et commande à la poule...


Fort heureusement, l'esprit de Molière était présent dans le choix du metteur en scène de faire jouer, comme ce le fut à la création de la pièce, le rôle de la mère "dominatrice" (aujourd'hui on dirait castratrice) par un homme (Jean-Laurent Cochet, époustouflant de drôlerie, de second degré, d'ironie). 

 


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                                                                photo (c) Luciamel

 

 

 

ARMANDE
Mon Dieu, que votre esprit est d'un étage bas!
Que vous jouez au monde un petit personnage,
De vous claquemurer aux choses du ménage,
Et de n'entrevoir point de plaisirs plus touchants,
30 Qu'un idole d'époux, et des marmots d'enfants!
Laissez aux gens grossiers, aux personnes vulgaires,
Les bas amusements de ces sortes d'affaires.
À de plus hauts objets élevez vos désirs,
Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs,
35 Et traitant de mépris les sens et la matière,
À l'esprit comme nous donnez-vous toute entière:
Vous avez notre mère en exemple à vos yeux,
Que du nom de savante on honore en tous lieux,
Tâchez ainsi que moi de vous montrer sa fille,
40 Aspirez aux clartés qui sont dans la famille,
Et vous rendez sensible aux charmantes douceurs
Que l'amour de l'étude épanche dans les coeurs:
Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie;
Mariez-vous, ma soeur, à la philosophie,
45 Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain,
Et donne à la raison l'empire souverain,
Soumettant à ses lois la partie animale
Dont l'appétit grossier aux bêtes nous ravale.
Ce sont là les beaux feux, les doux attachements,
50 Qui doivent de la vie occuper les moments;
Et les soins où je vois tant de femmes sensibles,
Me paraissent aux yeux des pauvretés horribles.

HENRIETTE
Le Ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout-puissant,
Pour différents emplois nous fabrique en naissant;
55 Et tout esprit n'est pas composé d'une étoffe
Qui se trouve taillée à faire un philosophe.
Si le vôtre est né propre aux élévations
Où montent des savants les spéculations,
Le mien est fait, ma soeur, pour aller terre à terre,
60 Et dans les petits soins son faible se resserre.
Ne troublons point du Ciel les justes règlements,
Et de nos deux instincts suivons les mouvements;
Habitez par l'essor d'un grand et beau génie,
Les hautes régions de la philosophie,
65 Tandis que mon esprit se tenant ici-bas,
Goûtera de l'hymen les terrestres appas.
Ainsi dans nos desseins l'une à l'autre contraire,
Nous saurons toutes deux imiter notre mère;
Vous, du côté de l'âme et des nobles désirs,
70 Moi, du côté des sens et des grossiers plaisirs;
Vous, aux productions d'esprit et de lumière,
Moi, dans celles, ma soeur, qui sont de la matière.


 

 

Avec tous leurs excès, ce sont bien ces femmes savantes dont nous devrions suivre l'exemple, et non pas ces Henriette, ou cette servante, qui veulent nous maintenir à la place de la "bonne mère de famille"... Et, s'il le faut, renonçons aux Clitandre, car ils ne valent guère mieux que les Trissotin (la différence étant que les uns lisent Le Monde et les autres le Parisien). Réjouissons-nous si un jour nous avons la chance de rencontrer un Molière... (mais ça ne court pas les rues). 

 


Attendons, s'il le faut, encore 350 ans (la pièce fut jouée pour la première fois au Théâtre du Palais Royal, le 11 mars 1672) pour qu'un être humain n'ait plus à lutter (et à choisir) entre ces différents rôles. 


 

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                                                                    photo (c) Luciamel 

 

 

Si les raisins sont encore verts... et nous disent : patience ! attends encore avant de boire le vin (photo prise en sortant de l'école...), en rentrant du théâtre hier, j'ai trouvé sur mon chemin l'appel du 18 juin, appel à la résistance, appel à la liberté. 


 

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                                                               photos (c) Luciamel 


 

 


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