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Oscar et la dame rose... ça va me
plaire. J'adore Eric Emmanuel Schmitt (grâce à Tini, mon étudiante suisse, mon amie... qui me l'a fait découvrir, et me le fait travailler à chacun de ses séjours à
Paris).
Ce soir c'est le Téléthon, j'ai perdu ma soeur (du Sida) le 1er mai, elle s'était battue 23 ans (23 et 23 ça lui a fait 46... ans de vie). J'ai écouté FIP cet
après-midi, the Alan Parson's project... les années 80, c'était l'un de nos disques fétiches... je ne savais pas que l'un des membres était mort. J'avais l'impression
qu'elle me parlait... essayait de répondre à ma douleur de la pleine lune... alors j'ai posté..., bêtement, ce morceau, ce qui n'a pas arrangé l'état de mes yeux (Joe Cocker il faudrait m'appeler
maintenant). Et puis j'ai appris qu'une mort... était survenue, two days ago...
Si, avec ça, je ne perds pas la moitié de mon lectorat (quel grand mot !) c'est que j'aurai réussi à relever la barre, vous savez celle qu'il faut tenir fermement au milieu des tempêtes.
Croyez-vous que Vasco de Gama serait arrivé en Inde s'il s'était démoralisé ? s'il avait écouté les balivernes qui lui racontaient qu'Adamastor allait l'engloutir ?
Ma force, notre force, qui que nous soyons, président de la République ou simple mendiant, est l'infini en nous.
Infini... imparfait, infini, sans fin.
L'amour infini...
La vie infinie.
Certains ont voulu en faire un projet... Moïse, Siddhartha ou Jésus... pardon, pour les musulmans, si je ne mets pas au même niveau un certain Mahomet... plus proche d'un Moïse...que de Jésus
(Mahomet arrivé bien longtemps après Jésus qu'ils reconnaissent en tant que Messie, eux, alors que les Juifs, non... alors pourquoi... nous foutent-ils tout ce bazar ?).
Plante, minéral ou animal... essayons.... de rester en vie...
Le dernier arrivé nous fiche bien le bazar on dirait... Les jeunes... toujours à nous enquiquiner...
J'ai laissé un commentaire à Miguel, où, suite à son propre billet sur la question, je lui
disais mon amour pour la magie du théâtre... du spectacle, cet instant privilégié où l'on est présent à d'autres que soi.
Internet, les blogs, Twitter, ou Facebook, c'est tout le contraire... nous sommes présents-absents..., nous sommes les voyeurs de ceux qui ne nous voient pas, de ceux qui nous lisent, et
parfois qui nous commentent, nous leur répondons quand nous voulons (de manière instantanée ou cultivant une certaine distance, une absence-présence).
Comme dirait
Christian, tout ça n'est que de l'exhibition de notre petit pouvoir (capital)..., quel qu'il soit, des petits jeux sociaux... de nos petites vies de citoyens du XXIe siècle.
Et puis, tout ça (nos silences) est aussi le reflet de nos pudeurs... de nos peurs, de nos flemmes, de nos bonheurs qui nous prennent trop de temps ou nous retiennent ailleurs.
Mais ce n'est pas du tout ce dont je voulais vous parler... C'est bien moi ça... je pars dans toutes les directions, alors recentrons...
Je devais vous faire le compte rendu de l'exposé de mon étudiant sur la votation des Suisses... Ce fut passionnant, mais certainement pas autant que tout ce qui a été dit dans tous les billets de "ma" blogosphère, alors mettons un point final à tout ceci, alors
laissons le temps se charger de porter nos messages, et, surtout, qu'il en fasse le tri.
Je suis comme la petite araignée, ou la pieuvre ? chère à Zoridae... ou la petite Pierrine... Hier,
j'étais à la signature de Benjamin Lacombe, à l'Art de Rien, et il y avait foule... des jeunes filles surtout (pour ne pas dire exclusivement), assez gothiques mais point trop...
pour se faire dédicacer les illustratrions des Contes macabres,
d'Edgar Allan Poe.
J'avais choisi autre chose, La mélodie des tuyaux... histoire de ne pas traumatiser mon neveu, les cadavres... c'est pas trop son truc en ce moment, même si je l'emmène voir des films de vampires et de loups garous...
Moi, je m'balance, j'm'en balance...
Il l'a appelé La lettre volée. J'avais eu l'idée, le deuxième jour de pose, pour mon portrait, de suggérer au
peintre de tenir à la main, non pas un livre, mais un coupe-papier, celui entraperçu la fois précédente sur son bureau. Il trouva cela intéressant et pensa à aussi
représenter une lettre entre mes mains. La lettre, symbole si fréquent en peinture, m'indiqua-t-il.
Ce portrait avait déjà une histoire, Henri me l'avait proposé au moment même où Zoltan
entreprenait celui d'Elisa, pour le bas relief qui sera bientôt placé sur sa tombe. Henri n'était au courant de rien. Seul le destin agissait.
Mon visage de trois-quarts, le regard perdu au loin, était comme le reflet inversé de celle qui était partie de l'autre côté, elle, tournée vers l'océan, moi, la cherchant dans l'indéfini.
Ce soir-là, je retrouvai Lucas, il m'entretint d'une lettre qu'il avait écrite à sa mère décédée (sur les conseils de son psychologue), il se demandait où il allait pouvoir la placer. Je lui
fis la description du tableau réalisé l'après-midi même, celui où une lettre était apparue entre mes mains. La coïncidence l'intrigua.
Tout d'abord, le visage, stylisé au noir du Japon, donnait une impression mystérieuse, celle d'un film noir des années 40-50, cette femme était plutôt celle "au couteau", celle qui, un
jour de randonnée, avait voulu se protéger d'un importun surgi d'une voiture au détour d'un chemin... Puis, l'artiste y mit de la chair, les traits s'adoucirent, même les cheveux (encore assez
bruns) du modèle, blanchirent sous le regard visionnaire du peintre-médium. Elle ne semblait plus désespérée, ni en colère, car elle avait fait parvenir son message, sans doute, de l'autre
côté...
J'ai revu mon portrait aujourd'hui, le noir du Japon a traversé la couche de chair rose... le visage s'est légèrement durci, comme crispé... face à un océan...
d'incertitude.
Je me demande ce qu'elle regarde vraiment cette femme, ce qu'elle a aperçu au loin... ou ce qu'elle ne parvient pas à distinguer. Quoi, ou Qui ?
La Lune m'a secouée... ou, suis-je secouée naturellement ? telle est la question.
On m'a conseillé un soir de nouvelle Lune, particulièrement assommante, de prendre des pilules roses, celles qui aident à sourire à la vie.
Merci, je vous suis sincèrement reconnaissante de vous soucier de mon bien-être, pour ne pas dire de mon bonheur. Oui, il nous faut, à tous, des pilules roses (désolée, mais, de ce côté-là,
je suis absolument nulle, moi, pour soigner les bobos, je ne connais que Doliprane, paracétamol, et aspirine... bon, je dois avouer qu'il m'arrive de boire un verre de vin rouge pour faire
passer le tout...).
Hier, pour oublier que les jours ne sont que des jours, et que la vie n'est qu'un tourbillon... invitée par ma filleule (on a les enfants qu'on peut), je suis allée l'applaudir, l'admirer,
dans un spectacle.
Hier, donc, j'ai vu des jeunes, ah... les jeunes... comme vous nous rappelez nos rêves, nos amours, nos emmerdes... Mais, bon, là ce sont des jeunes qui vivent encore leurs rêves... leurs
amours... (juste avant les emmerdes). Des artistes, de surcroît, dont le talent ne tardera pas à s'imposer, j'en suis convaincue.
Ils se sont produits dans un lieu magique, magnifique car intime et familier. Le
Lavoir Moderne Parisien. Ils sont musiciens, un groupe, une troupe...
IGIT, La communauté du petit monde. Ils ont un CD, vous l'achèterez... bientôt.
J'ai aimé leur mise en scène (vraiment chapeau !), j'ai aimé la voix, j'ai aimé les musiques, j'ai aimé le
tempo.
Alors...? juste une déclaration...
Le chanteur, l'initiateur du groupe ? le parolier ? sera tout à lui quant il ne sera plus seulement l'admirateur de Charlélie (Couture) matiné de Vincent (Delerme), ou d'Arthur (H.), moi aussi je
les adore...
J'ai regretté de voir les filles cantonnées... aux cordes (violons et violoncelle), ou aux xylophones... (avec robes et chevelures de fées)... les garçons faisant le boeuf à la percu,
la basse, la guitare électrique, le trombone, la trompette, et le saxo... ne devaient pas, côté habillement, être aussi classiques qu'elles, ils pouvaient se dénuder, porter chemise débraillée,
ou nous la faire sensuelle... elles, si ce n'est l'amphitryonne de la soirée, la clown... au nez rouge, sont restées...des "petites filles bien sages"... mais pourquoi pas, après tout
elles sont des muses... elles ne savent pas lire.
Tous, ils et elles, ont, dans cette petite salle mythique, fait exploser (grâce aux amis, à la famille, sans nul doute) l'audience. Ils le valent, ce sont des pros, et ce n'est pas si courant de
voir de vrais musiciens se produire avec un réel talent (bravo à Antoine, le chanteur parolier, mais, aussi, bravo à tous ceux qui l'ont sublimé).
La relation homme-femme... homme-muse... est ainsi faite qu'elle nous amène à regretter que des pluies roses ne nous permettent de mieux nous aimer, comme
il le chante :
"les muses ne savent pas lire,
et c'est peut-être mieux comme ça...
des sanglots dans les sourires...
toi l'idéal,
toi le tambour battu par l'amour...
mais toi..."
Quelques photos glanées au cours de la soirée...
Je propose à mes étudiants (en langue française) un jeu : cherchez dans le journal, où se
trouve Sarkozy aujourd'hui.
Mais, moi, ça me lasse... de le suivre à la trace. De ne lire et voir commenter que ses faits et gestes, dans la presse, et dans les blogs.
Autre sujet qui me barbe, à force, l'identité nationale. Puis, aussi, la chute du mur... ou ses fils (à Sarko), sa Carla, ou son salaire, son
nouveau conseiller, le copain de Jean-Marie Le Pen, un certain Patrick Buisson (ben oui, comme vous, je lis Télérama, Le
Monde et le Canard enchaîné).
La barbe ! de trouver la même chose partout...
A croire que la vie ne tourne qu'autour d'un même nombril...
Le pompon revenant à celui qui aura pu s'en saisir... le premier.
Quelle soupe nous sert-on aujourd'hui ? après le 11 novembre et Nicolas Sarkozy, la Syrie et Nicolas Sarkozy, demain nous aurons...
Et moi, quelle soupe pourrais-je vous offrir en échange ?
Mon blues ? mon fado ?
Mes amours ? mes emmerdes ?
Il faudrait plutôt opter pour la dernière interrogation.
Alors parlons (car pourquoi tenez-vous un blog, si ce n'est pour "parler" ? ne me dites pas que vous vous targuez de littérature, voyons ! ne me faites pas sourire... mais... sur
un blog, personne ne vous lit !).
Hier, j'ai assisté à un spectacle, celui de Ludovic Boivin, un Québécois, j'ai un ami là-bas (au Québec), Roger Tabra, un grand artiste, un parolier, assez connu je crois... alors,
l'accent de Ludo, ça m'a fait penser à Roger, parti dans le grand nord... surtout que Ludo a rappelé que dans ce grand nord le matriarcat... régnait. J'ai mieux compris le masculinisme
des Québécois (les gars, ils sont totalement dépassés... ils perdent totalement la boule... ils ne savent plus quoi leur répondre aux filles...) j'ai mieux compris que Roger soit sur les dents...
Bref, je vous plains (les filles autant que les gars).
Aujourd'hui, j'ai vu une expo à l'Art de rien, un jeune, Benjamin Lacombe, ça m'a rappelé Nicoletta Ceccoli... Zoridae la
connaît bien, elle en illustre parfois ses billets.
Demain, je vais chanter... heureusement... des chants sacrés, en arabe, en latin, en hébreu, en araméen.
Pour oublier...
que les jours se suivent...
et se ressemblent...
photo du film Gilda, pour les fans cliquez ici
"Plus tard je serai aussi célèbre que lui !"
"Je ne te le souhaite pas, tu as vu le prix qu'il a dû payer pour tout ça?" ai-je répondu à mon neveu, quand il est sorti, enthousiasmé, de This is it, et après sa
toute première remarque : "je veux le revoir !".
Il faut dire que pendant environ 1h30 nous sommes restés plaqués sur notre siège, par l'émotion. Dans la salle du forum des Halles, bondée un dimanche matin, aucun délire de fans pendant la
projection, un certain recueillement même. A la fin, simplement, des applaudissements reconnaissants sans trop grande effusion.
Il semble clair, en voyant les répétitions, que ce show aurait été l'un
des plus grandioses depuis longtemps, si et si et si...
M.J. (prononcez "Dgé"), comme on l'appelle parfois dans le film, avait, en dépit de son grand professionnalisme, et de ce qui a fait son génie (un
Mozart de la pop), par moments, comme une fragilité qui transparaissait. Non, que l'énergie manquât... mais son physique semblait un peu... sur la corde. On sait aujourd'hui
qu'il devait, pour trouver le sommeil et, simplement, pour continuer à exister, être drogué aux antalgiques, et à des doses de "cheval"... La douleur, qui, depuis toujours, avait été sa
compagne... la hyène hurlant dans sa tête, l'a finalement vaincu; lui, dont l'apparence, la douceur... était toujours celle d'un enfant cherchant l'apaisement.
Comme si tout le spectacle, joué devant un public virtuel, celui des caméras, celui des professionnels l'entourant, il le savait donné pour la dernière fois.
Sa voix qu'il ménageait, ses effets (le moon walk attendu désespérément par Lucas...), n'en furent que plus troublants, comme si nous nous
retrouvions dans son intimité et, non, dans le méga-show de Londres. Lui, le chef d'orchestre, se plaignant que ça cognait dans son oreille interne, comme avec des coups de
poing, quand l'enregistrement du morceau avec ses frères passait trop fort dans son oreillette.
Le film en noir et blanc, effets spéciaux intégrant M.J. au film Gilda, avec Rita Hayworth, mais aussi à d'autres films noirs, avec Humphrey Bogart.
Une nouvelle version de Thriller : époustouflante.
Une complainte, et un plaidoyer très militant, pour alerter et demander l'implication de chacun dans la préservation de la planète.
Des musiciens, des danseurs, une équipe engagée de toute son âme dans ce qui pouvait être l'aventure de leur vie. Je pense à eux, à ce qu'ils ont dû ressentir quand tout s'est
écroulé l'après-midi du 25 juin 2009. A toutes ces semaines, ces mois, ces années, de travail.
Avec ce film il a, sans nul doute, remboursé sa dette... que son âme repose en paix... et, comme il le répétait à tout bout de champ : que Dieu nous protège, et
nous bénisse.
Nous qui continuons le combat.
Je me rappelle... ou, comme le disait Pérec, je me souviens...
Un soir où j'ai écouté... I just can't stop loving you...
Une nuit bercée par Liberian girl...
Et... récemment, découvert pour Lucas, ce clip... de la rencontre du mime Marceau et de Michael Jackson, le second étant un profond admirateur
du premier, il lui avait demandé l'autorisation d'utiliser ses pas, et sa technique, pour le Moon Walk...
Le mime Marceau, qui est couché... au Père Lachaise, juste à côté de ma petite soeur, leurs corps dansant maintenant dans un au-delà de la nuit... Je rêve qu'ils mèlent leurs pas et tapent
du pied pour nous réveiller, nous les vivants, nous les plus morts qu'eux... par moments.
Vous pouvez lire sur le même sujet, le très bon billet de Miguel (un Michael côté Orléans, un Michael côté portugais...)
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