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émotions artistiques

Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 23:10

 

 

En sortant de chez le coiffeur, jeune homme voulant me vendre de la misère : "C'est pour la faim dans le monde", d'un signe de la main et avec un grand sourire (à cet endroit, près du Forum des Halles, je croise un groupe de "recruteurs" de causes humanitaires tous les jours...) je lui fais comprendre que "pas le temps". Il me sourit en retour et me déclare : "Vous avez l'air trop sympa. C'est vrai vous avez une bonne tête"


Le coiffeur ça devrait être remboursé par la sécu.


Hier, Lucas a eu peur que le nuage volcanique ne soit annonciateur de la fin du monde... il ne cessait de répéter : "On va tous mourir, on va tous mourir". Pour le rassurer, je lui ai dit : "Oui, Lucas, on va tous mourir... un jour ou l'autre. Et puis, tu sais, comme le dit Bigard, 100% des fumeurs vont mourir, et 100% des non fumeurs...". "Vont mourir !!!", a-t-il ajouté, en riant. Il a même conclu (on devine l'influence de la famille) : "100% des Sarkozy vont mourir, aussi !".


Dire qu'il va falloir attendre la fin du monde... pour que cesse la faim dans le monde... 


Ce soir, j'apprends qu'une boule de feu est apparue dans ciel américain... Dites, c'est quand 2012 ? Euh... il paraît que c'est pour la réélection de Sarkozy... 


 



En plus j'apprends, de source sûre, que Dorham ferme ses commentaires... tout en mettant en veilleuse son blog... si ça ce n'est pas l'effet du nuage, doublé de l'influence de la boule de feu... je voudrais bien qu'on m'explique. 

 

Et, un petit fado ? non ! en avant première, voici la prochaine défaite du Portugal à l'Eurovision, (je rappelle que la dernière fois que la France a gagné c'était avec une Portugaise...) :


 

 

 

 

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 22:41



Qu'est-ce qu'un mauvais garçon ? mon précédent billet pouvait laisser planer un doute sur la question. Ce soir j'ai trouvé mon frère en interrogation, en non alignement à la "gentillesse" formatée. Jacques Audiard, dont on passait sur Arte : De battre mon coeur s'est arrêté.

Au départ, c'est un agent immobilier, à première vue on pourrait dire un méchant, un sans-coeur (il exproprie à tout-va pour faire des profits, avec en face, les soi-disant gentils, les membres des associations de défense des sans-papiers, le DAL), pourtant, pour la société et suivant ses critères, c'est quelqu'un qui a réussi.

Le film est une illustration parfaite à mon précédent billet... le méchant, celui qui n'a aucun scrupule, qui est sans foi ni morale... celui qui trouvera la rédemption, submergé par son âme (à laquelle il ne croit pas) au détour d'un incident, au détour du plus profond en lui. Le piano. La musique qui revient par des chemins tortueux au bout de ses doigts.

L'intérêt étant que le gentil garçon de circonstance (Romain Duris, dans ses rôles habituels) soit apparemment un méchant, puis pas tant que ça... et devienne finalement un humain dans toute son ambiguïté... et sa grandeur. Sans jamais renier sa face d'ombre...

Je me suis dit : "ben tu vois, tu le disais de manière très compliquée dans ton billet, plein (?) de gens ont peut-être même été choqués, lui, dans son film le pose très nettement, et je suppose que Le prophète poursuit cette démonstration : on est double, ni tout bon, ni tout mauvais..."

Je sais que le thème est rebattu... et que Dostoïevski, par exemple, avec son Idiot, ou Crime et châtiment, a déjà exploré largement cette noirceur... Camus et son Etranger...

L'essentiel est la continuité du questionnement, et de la quête de lumière dans les ténèbres.


Photo (c) Luciamel (Ouessant)


Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 18:35

                                             Photo (c) Luciamel, le Père Lachaise, récemment.


Un ami me l'avait conseillé vivement (il y était allé deux fois). J'hésitais car les critiques n'étaient pas très bonnes, mais rien ne pouvant supplanter le bouche à oreille, me voilà, par un temps caniculaire, en route vers une salle climatisée de mon quartier.

Le doute après l'avoir vu est : est-ce un film ? un manifeste ? une performance ? Je pencherais pour la dernière option, avec toutefois l'impression que dans ce cas-là (de provocation pour choquer le bourgeois) rien de nouveau sous le soleil depuis les performers post surréalistes.

Bien heureusement, les conférences de mon amie Barbara m'avaient éclairée sur l'approche "art extrême" des plasticiens de la modernité : voyez
ici, ou . Ok, avant d'arriver, tel un bonze, aux Vêpres de la Vierge, de Claudio Monteverdi, Oleg Kulik avait fait le chien, tout nu et tenu en laisse, dans les rues de Moscou. Marina Abramovitch... est assez "art morderne", elle aussi.

Alors, à vrai dire, les excentricités de Sacha Baron Cohen dans
Brüno ne m'ont pas étonnée, ah... très années 80 tout ça... Surtout, très surjoué. Je joue à jouer que je choque, mais en fait je reste très "commercial"... Choquer le bourgeois s'est juste un peu déplacé : "choquer le bourgeois hétéro, ou le bourgeois homo". Mais, la question importante est de savoir si le but est atteint. A priori non, deux ou trois personnes se sont levées avant la fin du film. Beaucoup (d'hommes, homos ?) ont ri (aucune femme). Ceux qui sont restés dans la salle (la majorité) étaient plutôt jeunes et plutôt bobos...

Conclusion :

1. J'habite le bon quartier : je suis tout à fait bobo... car je n'ai pas été choquée;
2. Je préfère les plasticiens et l'art moderne au cinéma... commercial;
3. Je suis bien une femme (je n'ai pas beaucoup ri);
4. A-t-on vraiment fait avancer le schmilblick ? Sacha Baron Cohen l'aurait voulu en tout cas, avec force appareillages... et autres objets... pénétrants;
5. La réalisation et le jeu des acteurs étaient-ils à la hauteur ? sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, il me semble que non; les sous-titres des sous-titres et la caméra-réalité étaient pénibles, le réalisateur-acteur n'est pas transcendant (il fait beaucoup plus sexy sur l'affiche...);
6. Il eût mieux valu aller voir l'expo de
Jeff Koons à Versailles... (c'est le petit ami de Sofia Coppola qui le dit... lui, rocker célèbre du "quartier" : Versailles "sa mère", Thomas Mars, chanteur du groupe Phoenix : jeunes hommes chantant pour filles de bonne famille);
7. Pourquoi vais-je au cinéma ?
8. Décidément, rien ne vaut le dernier Woody Allen, ou le dernier Manoel de Oliveira (le plus vieux cinéaste en activité);
9. Si on s'écoutait un petit fado ?
10. Non, pour changer, du rock, du blues... du Jeff Buckley (et les petits dandies versaillais n'ont qu'à bien se tenir).




Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 22:39

Grâce à Barbara, mon amie historienne d'art, j'ai fait un voyage au loin... découvert un quartier que je connaissais très mal (ou seulement quelques rues, quelques bars, quelques restos...). Moi, la prolo... du quartier bobo, le 4e arrondissement de Paris, j'ai compris ce qu'était le concept bobo des quartiers prolos. Ben, ça a l'air de mieux respirer ! plus d'espace, moins de voitures, petits apparts, petits passages, petites ruelles... tout le monde avait l'air plus cool... un peu l'Afrique, un peu le sud... un peu la gauche baba... d'antan, ou un certain Montmartre d'un autre temps. Bref, ça m'a fait envie.

Voyage dans le passé, dans les sentiments aussi. Mais pourquoi Barbara m'as-tu fait tourner pendant deux heures autour de l'ancienne maison de mon ancien petit ami ? du temps où il m'aimait si tendrement... Encore un clin d'oeil : ma pérégrination démarrée près du Père Lachaise, où Elisa repose, s'est finie dans le bus 96. De là-haut, Ménilmontant, à chez moi, en passant près de sa précédente demeure...  elle qui clouée sur son lit me disait : "Tu sais, ça me fait rêver d'entendre le bruit du 96 dans la rue, ça me rappelle le temps où je pouvais le prendre pour aller travailler à Beaubourg, c'était le bon temps..."

Est-ce elle ou toi qui a manigancé ce voyage-là ?

Toujours est-il que ce fut l'une des plus belles promenades qu'il m'ait été donné de faire dans cette belle ville... Partie à 15h pour aller à l'expo dont Barbara est la commissaire, je descends place Gambetta et m'apprête à rejoindre tout doucettement le "Carré Baudouin", au n° 121 de la rue de Ménilmontant. Munie du plan imprimé sur la plaquette fournie par la Mairie du XXe (organisatrice)... je décide de faire le parcours proposé en complément de la visite, mais avant ! Grand bien m'en a pris, la découverte fut un enchantement, et, fort heureusement, j'avais pour suivre l'itinéraire un plan du quartier bien plus détaillé.

L'expo : 
Art urbain, Mairie du XXe.

Le parcours : au départ du 194, rue des Pyrénées, la rue de Ménilmontant, la rue de la Duée, la rue de Pelleport, la rue du Télégraphe, rue du Jourdain, rue des Cascades, Place Maurice Chevalier.

A l'arrivée le Pavillon Carré de Baudouin. Magnifique expo, retraçant l'itinéraire de trois artistes de renom :

Jérôme Mesnager et son bonhomme blanc;

Mosko (l'équipe) et leurs animaux tout colorés;

Nemo et son bonhomme noir.

J'arrive à destination à 17h... Le travail de la commissaire de l'expo est impressionnant, c'est en tous points magnifique : la qualité des oeuvres réunies sur place, au parcours proposé "en randonnée" dans le XXe pour retrouver l'art in situ... agrémentée par la projection de petits films documentaires sur ces artistes hors normes, ce, dans une salle hyper confortable (où l'on se re-pose avec grand bonheur).






















J'ai eu le plaisir de découvrir quelqu'un... qui n'était pas sur la liste, mais bien sur le chemin...  comment s'appelle-t-il ? mystère et boule de gomme. En tout cas il me plaît.







Et pour terminer... votre serviteur... (on ne dit pas serviteuse, ni servitrice, et servante est le féminin de servant, donc... me voici ) :




Photos (c) Luciamel.

Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 22:51

"Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est que de perdre un enfant", cette phrase mon père l'a dite à une amie, le jour des obsèques de ma soeur.

 

C'est aussi ce que le père de Michael Jackson a pu dire. Ce que Jean-Louis Trintignant a ressenti, ce que Nadine Trintignant a crié.

Michael Jackson... une ministre, de quel ministère ? difficile à dire... celle qui a eu le malheur de ne pas regretter sa mort, quelle bêtise ! on lui demande juste de communiquer... pas de faire du sentiment, ni même d'avoir des résultats. Si en plus il faut leur apprendre leur métier : communiquer.

Michael, oh la la... que de bêtises j'ai faites en l'écoutant... Sans vous en dire plus... je vous laisse juste l'imaginer, c'était en 1987 ou 88... sachez seulement que la cassette (que j'ai toujours) est passée plusieurs fois sur le métier.

You're just another part of me... I'm bad...

Mais ma préférée... Liberian girl (déjà en ce temps-là), à vrai dire, difficile de préférer... en fait, j'aime tout Bad, en boucle. The man in the mirror... "if you want to make the world a better place, take a look at yourself and make that change"...

Je ne suis pas triste... comme dirait Christine Lagarde... (pas pour les mêmes raisons) mais je suis émue, profondément émue, à l'annonce de sa mort, comme je l'ai été de nombreuses fois, à l'écoute de sa musique.


 


A l'époque je m'étais intéressée à cette Liberian girl... femme du Liberia, le Liberia premier état africain indépendant... en 1847 et depuis 2006 premier état africain à avoir élu à sa tête une femme...

Merci Michael et bravo pour ta clairvoyance : Liberian girl... l'annonce d'un nouveau monde (et ce clip à nouveau téléchargeable depuis aujourd'hui... une pure merveille).

L'autre bêtise... ce fut à l'écoute de I just can't stop loving you... quelle idée ai-je eue alors d'appeler mon prof (particulier) d'anglais, Steve..., pour lui faire entendre cette chanson ? Il était plus de 22h, Elisa me le disait bien... "que fais-tu ? ce n'est pas raisonnable... ça ne va mener à rien". Et en effet, ça ne m'a aidée qu'à comprendre que la musique, et les chansons, c'est un doux rêve. Il m'a répondu à la leçon suivante : "j'étais très flatté, mais... il se trouve que je suis..." (il m'a raconté un baratin, il voulait dire "je suis ton prof", aujourd'hui je comprends ce qu'il a voulu dire, je suis prof moi-même, il existe un mur, une sorte de miroir, ou de toile de projection, dans cette relation, comme dans celle du psy et du patient, de l'acteur et du spectateur, de l'écrivain et du lecteur).

Quelle belle chanson et quel beau souvenir, merci Michael.



Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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