Luciamel
J'ai regardé le ciel, mais j'ai de plus en plus de mal, ces derniers temps, à garder mon nez levé... c'est plutôt le sol qui
attire mes yeux : ces corps étalés, ces souffrances de moins en moins dissimulées, je les vois, la peau rougie, les pieds enflés, des croûtes pas bien séchées. Alors, je me demande, quand je
croise tous mes amis de La Croix Rouge, de MSF, de Aids, de Green Peace (et je suis donatrice à plusieurs d'entre elles) me héler quotidiennement entre Les Halles et Beaubourg, si ça sert à
quelque chose de s'arrêter... de donner.
Pourtant, je sais que, non seulement c'est utile, mais que c'est la seule action essentielle, à l'heure actuelle, (je crois qu'Attali a bien analysé la question), en effet, les ONG et autres
associations vont représenter l'un des seuls contre-pouvoirs au libéralisme de plus en plus inhumain des entreprises commerciales.
Alors, je continue à observer le ciel.
Et, qu'y vois-je en ce moment ?
Vénus/Neptune en opposition (attention aux illusions du coeur... et aux excès afférents), Lune opposée Pluton/Lilith et Jupiter (les femmes seront un peu malmenées, ou seront assez "guerrières",
faudra pas trop les provoquer). Déjà Pluton/Lilith et ça va durer un certain temps (quelques semaines), conseille de ne pas trop chercher les conflits, car ils risquent
d'être réglés de façon assez "nette", ici on ne craint pas de trancher dans le vif, on ne tolère qu'une chose : la lucidité; ici, les faux semblants, les langues de bois et autres
endormissements de la conscience risquent d'être électrocutés. On vous demandera de voir clair en vous.
Pour le reste, ça dépend beaucoup... du reste...
Bon, vendredi c'est la nouvelle Lune, Soleil conjoint Lune en Lion, pas loin de Vénus, mais opposés Neptune... ça fait de un très beau coma de la conscience (voulu ou nécessaire), c'est
le brouillard, la confusion... on s'y baigne, on s'y noie, on s'y plaît. Après tout, pourquoi pas ? et a priori, on n'a pas le choix.
En attendant, je vous souhaite une bonne nuit étoilée.
@Béa : je te laisse à tes nouveaux amis, et à tes nouvelles fidélités... et surtout souviens-toi : c'est à ça qu'on reconnaît un ami, il vous est fidèle.
@Bea : sachez, sachez... si vous en plaise... moi, ne vous en déplaise je m'en vais danser la javanaise... sans vous... car je n'ai besoin de vous... pour danser...
Le sanglier si on l'embête, soit il vous fonce dessus et vous met en pièce, soit il vous tourne le dos et s'en va en trotinnant secouant dédaigneusement sa petite queue de phacochère...
A bon entendeur...
Ma bohème
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
Des mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
(1870)
je lui offre une camisole ou un goulou-goulou dans la case ?