Luciamel

Elle planait depuis quelques jours... je la sentais. Elle t'a ouvert les bras la nuit dernière. Tu as juste arrêté de respirer. Ton coeur a lâché. Comme le "JE NE T'AIME PLUS", le "JE N'EXISTE PLUS" est intolérable à celui qui l'entend... incompréhensible, et pourtant il est... .

Tu m'avais parlé de tes origines aristocratiques : un descendant du Marquis de Pombal. Vous, les Français, vous ne pouvez imaginer... c'est comme être un descendant de Richelieu. L'arbre généalogique, l'extraction noble... c'était avec réticence que tu la mentionnais, toi, l'artiste.

Aujourd'hui tu reposes et nous accompagnes de l'au-delà :  nous comptons sur toi, toi l'incroyant, l'athée... ton âme peut nous sauver, ne crois-tu pas ?

Je pense à elle, à elles, qui te pleurent et je compatis à leur douleur.

Ce soir... je dis ton nom, en moi.



photo du croisement de nos rues... dimanche. Luciamel (c)


Mar 3 fév 2009 12 commentaires

Pour moi, ton texte, ta belle photo.: Ils sont beau, triste et consolant en même temps..... Merci, Lucia
Tini - le 04/02/2009 à 18h22
@Tini : oui, quel choc... on devait dîner ensemble vendredi... et il est mort. Vendredi je serai à sa crémation, surtout je serai près de mon amie, sa femme.
lucia mel - le 04/02/2009 à 22h40
Je vais penser à toi, à vous, à tout ceux qui pleurent quelqu'un......Gros bisous
Tini - le 05/02/2009 à 03h51
j'accepterai aussi la douleur...
simon.gaetan - le 05/02/2009 à 07h46
Je déteste les départs. Les abandons. les ruptures. La vie n'est qu'une partie de la mort.
nina de zio peppino - le 05/02/2009 à 12h08
Superbe texte, remplis de retenue et de douleur.
Mes condoléances à toi qui a perdu un être aimé.
noese cogite - le 05/02/2009 à 12h32

Merci à vous, du fond du coeur. Je transmettrai vos "sentiments" (on le dit en portugais pour les "condoléances" françaises, prendre part à la douleur, "dar os sentimentos", on dit aussi les "pêsames", ce qui nous pèse suite à la perte de quelqu'un).

Il n'était pas un "être cher"... au sens d'un intime, ou d'un ami très proche, il était le mari d'une amie chère, mais en mourant nous devenons tous des "êtres chers".

Je devais dîner chez eux demain, ou vendredi prochain...
Demain, je serai là, près d'eux.

@Tini : je sais que tu comprends ce que je vais ressentir demain dans le crématorium, je risque de craquer... et les gens ne comprendront pas forcément pourquoi.

@Simon : je sais que tu le peux.

@Nina : la vie n'est qu'une infime partie de l'au-delà... fût-il cosmique (pour les athées), la vie est au-delà de nos vies... terrestres (comme dirait Mulder :-)

@Noèse : je sais que, comme moi, tu vois des "êtres aimés" tout autour de toi (pas forcément amis très proches ou intimes), l'être aimé est celui qui faisait partie de notre vie et qui soudain en la quittant nous fait prendre conscience de sa "vérité".

lucia mel - le 05/02/2009 à 19h29
Parfois elle plane et parfois elle s'abat brutalement. On reste comme amputé d'un morceau de vie, suffocant sous le coup...et puis le coeur fait son travail et fait palpiter l'absent(e), en sourdine, pour toujours.
Je pense à toi... 
Yaëlle - le 06/02/2009 à 14h40
@Yaëlle : qu'elle ne s'abatte pas trop vite... cette fois !après le crematorium ce matin, j'ai fini la journée auprès de ma petite soeur, hospitalisée d'urgence aux maladies infectieuses, ça ne devrait pas être trop grave... Saint Antoine, je connais le chemin par coeur... car mon coeur y est souvent allé. Merci pour tes mots de compassion.
lucia mel - le 06/02/2009 à 21h00
Je regrette que tu es perçu de la compassion dans mes mots que je voulais comme un clin d'oeil bienveillant plutôt. Mais tout est si difficile à exprimer sur le net, je le sais bien. Je déteste la compassion pour en avoir été moi-même longtemps l'objet. Enfin bref. Je souhaite un bon rétablissement à ta soeur.
Yaëlle - le 07/02/2009 à 14h06