Luciamel
Elle planait depuis quelques jours... je la sentais. Elle t'a ouvert les bras la nuit dernière. Tu as juste
arrêté de respirer. Ton coeur a lâché. Comme le "JE NE T'AIME PLUS", le "JE N'EXISTE PLUS" est intolérable à celui qui l'entend...
incompréhensible, et pourtant il est... là.
Tu m'avais parlé de tes origines aristocratiques : un descendant du Marquis de Pombal. Vous, les Français, vous ne pouvez imaginer... c'est comme être un descendant
de Richelieu. L'arbre généalogique, l'extraction noble... c'était avec réticence que tu la mentionnais, toi, l'artiste.
Aujourd'hui tu reposes et nous accompagnes de l'au-delà : nous comptons sur toi, toi l'incroyant, l'athée... ton âme peut nous sauver, ne crois-tu pas ?
Je pense à elle, à elles, qui te pleurent et je compatis à leur douleur.
Ce soir... je dis ton nom, en moi.
photo du croisement de nos rues... dimanche. Luciamel (c)
Mes condoléances à toi qui a perdu un être aimé.
Merci à vous, du fond du coeur. Je transmettrai vos "sentiments" (on le dit en portugais pour les "condoléances" françaises, prendre part à la douleur, "dar os sentimentos", on dit aussi les "pêsames", ce qui nous pèse suite à la perte de quelqu'un).
Il n'était pas un "être cher"... au sens d'un intime, ou d'un ami très proche, il était le mari d'une amie chère, mais en mourant nous devenons tous des "êtres chers".
Je devais dîner chez eux demain, ou vendredi prochain...
Demain, je serai là, près d'eux.
@Tini : je sais que tu comprends ce que je vais ressentir demain dans le crématorium, je risque de craquer... et les gens ne comprendront pas forcément pourquoi.
@Simon : je sais que tu le peux.
@Nina : la vie n'est qu'une infime partie de l'au-delà... fût-il cosmique (pour les athées), la vie est au-delà de nos vies... terrestres (comme dirait Mulder :-)
@Noèse : je sais que, comme moi, tu vois des "êtres aimés" tout autour de toi (pas forcément amis très proches ou intimes), l'être aimé est celui qui faisait partie de notre vie et qui soudain en la quittant nous fait prendre conscience de sa "vérité".
Je pense à toi...
Pour moi, ton texte, ta belle photo.: Ils sont beau, triste et consolant en même temps..... Merci, Lucia