Luciamel



Je vous laisse pour quinze jours... (deux semaines en fait, mais en français on dit quinze jours... ça amuse beaucoup mes étudiants japonais... deux fois sept = quinze... en français).

Je m'en vais au pays de l'océan, au pays de mes origines, à la source du fado... Je suis un peu triste cette année... (très) car ma douce... ma princesse, ma petite soeur, ne pourra pas y retourner... au pays de son enfance, de notre enfance, des chemins... du sable, des fraises cueillies au bord des champs... des souvenirs... Mais, heureusement, elle est partout maintenant. Ici et là-bas. Seule moi je reste limitée à mon présent.





As Maos Que Trago
Paroles Amàlia Rodrigues

Foram montanhas, foram mares,
Foram os números, não sei
Por muitas coisas singulares
Não te encontrei, não te encontrei
E te esperava, te chamava
Entre os caminhos me perdi
Foi nuvem negra, maré brava
E era por ti, era por ti!

As mãos que trago, as mãos são estas
Elas sozinhas te dirão
Se vem de mortes ou de festas
Meu coração, meu coração
Tal como sou, não te convido
A ir esperar onde eu for
Tudo o que eu tenho é haver sofrido

Pelo meu sonho alto e perdido
E o encantamento arrependido
Do meu amor, do meu amor !



*************************************************************************************************

Mes mains, les voici

Ce furent des montagnes, ce furent des mers,
Ce furent les nombres, je ne sais
Pour des raisons bien singulières
Je ne t'ai pas trouvé, pas trouvé
Mais je t'attendais, je t'appelais
Au milieu des chemins, me suis perdue
Je fus le sombre nuage, les vagues déchaînées
Et c'était pour toi, c'était pour toi !

Mes mains les voici, ces mains sont les miennes
Elles seules te diront
S'il revient de la mort ou de la fête
Mon triste coeur, mon triste coeur,
Celle que je suis ne t'invite pas
A aller m'attendre là où je vis
Tout ce que j'ai c'est d'avoir souffert

Par mon rêve haut et éperdu
Par l'enchantement blessé
De mon amour, de mon amour.



----------------------------------------------------------------------------------------------------
Texte, photo et traduction (c) Luciamel
Mer 1 jui 2009 16 commentaires
ra, moi aussi, j'ai tjours trouvé ça nul cette histoire de 8 et quinze jours...
portnawak !

On se ressource là où nos racines nous mènent. Moi, tu me files une bagnole et tu m'abandonnes dans une ville italienne où l'on a une conception très personnel du code de la route et je redeviens ce moi-même qui me fuis le reste de l'année. C'est chez soi et plus tout à fait chez soi...

Bon voyage.
Bonnes sources et bonnes vibes à toi, ma chère Lucia... 
Dorham - le 01/07/2009 à 21h13
je te souhaite des vacances ressourçantes
olympe - le 01/07/2009 à 22h14
Je lis les larmes aux yeux... La photo d'E me fait pleurer. Pour toi je souris, car je pense à ce que tu vas trouver et retrouver: Tes parents, et le petit de ta (un petit peu aussi ma) douce. Plein de bonne et beau choses et quand il le faut:de la force. Bisous C.

Tini - le 01/07/2009 à 23h07
Elle sera avec toi, dans ton coeur et dans ton esprit, et ces lieux, elle les verras par toi. Je te souhaite d'excellentes vacances. N'oublies pas les embruns que tu m'as promis.


L'oiseau
Bluebird - le 01/07/2009 à 23h58
Les paroles de cette chanson ont un air de tristesse qui me vont:)
Bonne semaine Lucia Mel
noese cogite - le 02/07/2009 à 04h28
le vent dans ses cheveux, 
la chaleur dans son corps,
elle ne devait pas en perdre une miette, de elle à elle

loin de ses repères quotidiens, en chaise, roulant sur sa terre lointaine.
 
yane - le 02/07/2009 à 22h48
Dorham,

sur la plage... l'océan, la planche de surf, l'eau à 22°... et le cyber-café de temps en temps


Olympe,

je décroche... même de la tristesse


Tini,

quelques jours seulement... chaque instant compte


L'oiseau,

comme tu as raison, je regarde pour elle, elle regarde en moi


Noèse,

deux grandes artistes : Amàlia et Dulce


Yane,

je suis là, elle devait être là... notre passé nous accompagne


Bisous à vous tous.
Lucia - le 04/07/2009 à 16h18
Sublime texte quand même. - Je sais que tu est très exigeante mais essaie quand même de te trouver un petit amour en passant, - comme dirait Gilles Vigneau.
 Ha, oû est notre petite jeunesse et nos amours de vacances ?!
Béatrice - le 08/07/2009 à 15h33
tu vois beatrice pense comme moi, ca te ferais bcp de bien de secreter de l'endorphine 
frenchi971 - le 08/07/2009 à 23h24
Beatrice,

je regarde autour de moi... et je ne vois que des ephebes bronzes... (au cyber-cafe de la plage, il n'y a pas d'accents sur les voyelles...), euh... un amour en passant ? mais ça ressemble a quoi ? je retourne prospecter...



Frenchi,

oui, vous avez raison.., toi et Bea, des endorphines... allez, j'y retourne!
Lucia - le 10/07/2009 à 13h48