Luciamel
C'est qu'il est temps de partir en mer,
Quand les larmes baignent nos yeux,
et laissent le goût du sel sur nos cheveux,
Fermons les fenêtres, et ouvrons nos coeurs.
Si les humains te déçoivent, te trahissent,
te méprisent, te crachent au visage,
Dis-toi qu'avant toi d'autres, bien plus valeureux,
ont été menacés, détruits, spoliés, emprisonnés.
Ne reste pas trop centrée sur toi-même.
Tourne-toi vers la mer.
Qu'importe le succès ? l'amour ? l'amitié même ?
Tourne-toi vers l'océan.
J'ai vu les femmes voleuses de sable du Cap Vert,
J'ai vu Sagres, j'ai vu la peine de ces humains,
Les pauvres de la terre, de la mer,
Ceux qui n'ont plus que le moins que rien.
Et j'ai honte de nous, les gens de "bien".
J'ai vu le corps décomposé,
J'ai vu la mort dans son entier,
Alors, rien ne peut plus m'effrayer.
Me dis-je.
Pourtant, vous, autres moi-même,
par le miroir qui fait imiter,
je suis vous dans vos horreurs,
votre noirceur, et méchanceté.
Pourtant,
du fado je renais... et
je pars vers le nouvel être,
de ce monde à enchanter.
J'abandonne notre superflu,
Notre fatuité,
ou plutôt, je les brûle
au soleil du nouvel été.
Ca fait pschitt,
ça exulte,
en faisant éclater la bulle
de nos densités.
Pourquoi dire
s'il n'y a écoute ?
Pourquoi parler
s'il n'y a pensée ?
Pour l'in-fini.
Me dis-je.
(texte (c) Luciamel)
Haja o que houver (Madredeus)
Haja o que
houver
Quoi qu'il arrive
Eu estou
aqui Je
suis là
Haja o que
houver Quoi
qu'il arrive
espero por
ti
je t'attends
Volta no vento ô meu
amor
Reviens avec le vent mon amour
Volta depressa por
favor Reviens
vite je t'en prie
Há quanto tempo, já
esqueci Depuis
combien de temps, j'ai oublié
Porque fiquei, longe de
ti Parce
que je suis resté(e), loin de toi
Cada momento é
pior Chaque
moment est pire
Volta no vento por
favor...
Reviens avec le vent je t'en prie
Eu sei quem
és
Je sais qui tu es
pra
mim
pour moi
Haja, o que
houver
Quoi qu'il arrive
espero por
ti...
je t'attends...
Há quanto tempo, já
esqueci
Depuis combien de temps, j'ai oublié
Porque fiquei, longe de
ti Parce
que je suis resté(e) loin de toi
Cada momento é
pior Chaque
moment est pire
Volta no vento por
favor Reviens
avec le vent je t'en prie
Eu sei quem
és
Je sais qui tu es
pra
mim
pour moi
Haja, o que
houver Quoi
qu'il arrive
espero por
ti...
je t'attends...
(traduction libre (c) Luciamel)
La photo avec le petit est superbe, au moins il y a lui, je n'ai pas autant d'espoir avec le mien, de petit, tu sais bien. L'être humain ne fait plus partie de son monde. Un Geek.
Bisous
Le poème est très réussi. Bon WE
Je sais bien que ce n'est pas facile du tout pour vous parents.....
@ Béatrice : photo prise avec le téléphone ;-)) autoportrait... avec enfant. L'avantage d'être tata, c'est qu'on n'a que les bons côtés, une relation plus légère, mais aussi moins essentielle (sans doute). Tini l'a bien dit, être parent c'est pas une sinécure... mais être fils et fille... non plus, alors, attendre avec patience de devenir grand-mère... là, ce n'est plus que de l'amour sans amertume (dit-on).
@Tini : oui, de l'amour certainement... l'amour "léger" de la tata et du neveu.
@Béatrice : mais qu'y a-t-il de plus qu'une tata ??? ![]()
Bises
Beijinhos
O pàssarinho