Luciamel

Dormir, doucement,
s'enfouir dans le corps de l'amant,
on en rêve, on le vit, on en crève.

Pleurer, doucement,
à cause de lui, se mêler à la pluie,
et au vent.

Se souvenir du temps,
où l'on s'émerveillait du tout venant,
où nos jours regardaient le firmament.

Mes doigts sont transis,
Ma main est raidie,
Sur la lettre que je t'écris.

J'entends le chant d'un au-delà,
ta voix me guide dans l'à-venir,
je perçois un autre ciel là-bas.

Rien ne me fait plus peur,
ni maladie, ni amoureux, ni mort,
tout me semble possible, ma soeur.

Mourir n'est rien désormais,
vivre est compliqué mais...
vivre n'est plus qu'un délai.

Texte (c) Luciamel.



Fado Camané---Esquina De Rua
envoyé par carrilho1391-70. - Clip, interview et concert.



Il n'y a pas que des femmes fadistes... il y a aussi des hommes ! Alfredo Marceneiro fut l'un des premiers et sans doute le plus grand, l'un de ses successeurs est Camané, l'émotion ressentie (par leur voix, leurs thèmes qui sont différents de ceux des femmes), leur sensibilité souvent bouleversante, car fragiles ils osent se montrer... dans le fado.






j'essaierai de vous traduire tout ça prochainement... en attendant je vous laisse apprécier le genre musical...


Mer 21 oct 2009 14 commentaires
Magnifique!
Et le poème et le choix musical!
Lali - le 22/10/2009 à 02h51
Pour paraphraser Woody Allen, quand j'entends un air de fado, ça me donne envie d'envahir le Portugal...
mtislav - le 22/10/2009 à 10h50
Bisous, bisous et courage, les jours meilleurs vont revenir, crois-moi !
Béatrice - le 22/10/2009 à 10h56
Quel beau poème.Entendre le chant est déjà beau, mais connaitre la signification des paroles le rend encore plus beau.  Merci pour la traduction. xx
Tini - le 22/10/2009 à 13h05
J'ai énormément apprécié le premier morceau, moins le second, mais surtout le texte tout en haut - tellement émouvant....
anne des ocreries - le 22/10/2009 à 13h14
@Lali : merci à toi la liseuse ;-)))

@Mtislav : oui, et ça me donne aussi envie de faire le tour du monde :-)

@Béatrice : les jours sont bons, ne crois pas... mais sache que même si l'on sait que ceux qu'on aime vont très bien, qu'ils sont maintenant au "paradis" (les îles, une meilleure vie, à l'autre bout du monde) de savoir qu'on restera séparés d'eux un bon bout de temps... qu'on ne les reverra peut-être plus... le manque de leur présence ne peut que nous rendre triste, ça fait qu'il est difficile, si on a aimé, de se réjouir vraiment... de l'absence, ou de la vivre sereinement. Etre séparé n'est pas réjouissant... même quand l'autre n'est pas mort, quand il est seulement loin de nous... alors, imagine... la disparition à jamais (dans cette vie) de celui, de celle qu'on aime.

@Tini : merci pour le compliment... non ce n'était pas une traduction, c'était juste un poème que j'avais écrit...

@Anne : merci, merci. Oui, le deuxième chanteur : Alfredo Marceneiro, le second, est le plus GRAND... celui qui a inspiré le plus jeune, mais le document est plus brut, moins plaisant à regarder (mélodiquement et du point de vue de l'image) je le reconnais, c'est d'ailleurs pour ça que je ne l'ai pas mis seul... ma première idée...
lucia mel - le 22/10/2009 à 23h41
Je comprends trés bien, tu sais. désolée si je n'en t'ai pas donné l'impression.
Béatrice - le 23/10/2009 à 10h31
...ce soir j'ai le coeur triste, cette musique aurait pu accompagner le vieil homme qui ce matin a été mis en terre. Merci.
Circé - le 23/10/2009 à 21h23
@Béatrice : oui, je sais, tu voulais avant tout atténuer ma peine... mais la peine ne doit pas forcément être atténuée, elle existe seulement pour nous transformer.

@Circé : je comprends que tu vis un deuil, je vais aller sur ton blog, peut-être as-tu écrit quelque chose, ton père peut-être, aujourd'hui un ami a enterré son père... mes pensées t'accompagnent, courage.
lucia mel - le 23/10/2009 à 22h24
Dieu que ton texte est beau ! Si beau et triste que j'en perds mes mots. Beijinhos O pàssarinho
Bluebird - le 24/10/2009 à 12h19