Publié le 3 Janvier 2011

Vous le savez, sans doute, demain la Lune passera entre la Terre et le Soleil, cela nous donnera l'impression, à nous Terriens, d'une ombre sur "l'astre de vie"... éclipse solaire à 50%, à 9h09, heure locale, à Paris. 

 

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                                         photo (c) Luciamel (coeur de pierre... au soleil)

 

 

"Il y a donc deux opportunités d'éclipses par an, quand le Soleil est près du noeud Nord et du noeud Sud [là, pour l'éclipse du 21 décembre, et pour celle de demain, le Soleil est conjoint au noeud Nord]. A ces moments-là, il peut y avoir une éclipse solaire ou lunaire, ou les deux [nous avons eu les deux à deux semaines d'intervalle]. Une éclipse noeud Nord se produit quand le Soleil est près du noeud Nord et une éclipse noeud Sud lorsqu'il est près du noeud Sud (...).

 

Comme la Lune représente le passé et le Soleil le présent, le passé tendra à obscurcir le présent lors d'une éclipse solaire et le présent aura tendance à effacer le passé dans une éclipse lunaire (...).

 

L'éclipse solaire noeud Nord.

 

Puisque la Lune est conjointe à son noeud Nord, elle est le facteur positif dans ce genre d'éclipse. Il faut édifier de nouveaux pouvoirs ou facultés lunaires dans la personnalité et trouver une nouvelle forme d'adaptation aux circonstances. L'obscuration du Soleil par le disque lunaire - qui a lieu dans toutes les éclipses totales, qu'elles soient noeud Nord ou noeud Sud - devient le facteur dominant dans les éclipses noeud Nord. La Lune absorbe tout ce qu'elle peut du pouvoir solaire, normalement dirigé vers la Terre, et n'en reflète quantitativement rien, ceci dépendant symboliquement du degré de totalité de l'éclipse. Les facteurs lunaires domineront donc la conscience; ils accentueront les besoins de l'ego, la recherche de l'intérêt personnel, l'opportunisme, l'égoïsme et les besoins émotionnels nés du passé. Il y a forte contrainte compulsive des habitudes et du comportement automatique, car la vision spirituelle solaire est, pour l'instant, éclipsée. 

 

(...) lors d'une éclipse solaire noeud Nord, la Lune est la plus forte; il devient donc difficile de se libérer du pouvoir de l'ego. L'ego prendra l'initiative et décidera ce qui doit être fait en vue de son propre développement, sur la base de ce qu'il ressent comme la voie la meilleure et la plus puissante pour lui-même. Les facteurs lunaires domineront la consceince; aussi sera-t-il plus difficile, dans ce cas, de se libérer de leur force d'attraction que dans le cas d'une éclipse lunaire noeud Nord [celle du 21 décembre] suivie d'une éclipse solaire noeud Sud, par exemple. 

 

Dans tous les cas, l'importance des expériences d'éclipses dépendra, bien sûr, du fait qu'il y a, ou non, relation particulière entre les éclipses et le thème natal. Si des planètes en oppositions planétaires importantes ou les Angles du thème sont impliqués, ils seront hyper-stimulés et la personne peut en être déséquilibrée. Les éclipses mettent toujours au défi de changer le comportement, les sentiments et façons de penser établis et s'accompagnent de bouleversements émotionnels qui constituent la réaction de l'individu au défi. On devrait essayer d'aller au-delà de ces réactions de surface et de trouver quel changement est nécessaire à ce moment-là. On doit alors mettre sa volonté au service du moi essentiel pour provoquer une renaissance spirituelle."

Les cycles du devenir, Alexander Ruperti. 

 

 

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                                              photo (c) Luciamel (un coq portugais)

 

Pour ce qui me concerne, l'éclipse solaire noeud Nord est pratiquement conjointe à mon milieu du ciel... (la maison X dans mon thème natal), je vous dirai, un peu plus tard, ce que cela aura dégagé dans mon "ascension" vers le sommet... et dans ma capacité à me tenir droite : à m'ériger, telle un Sarkozy voulant le pouvoir extérieur, la réussite matérielle et sociale, ou à m'élever, comme le Soleil caché à l'intérieur de nous; et si cela m'aura aidée à être celle qui, comme l'océan, se rit du temps qui passe, en polissant patiemment les rochers que la vie lui a apportés. 

 

 

 

 

* Terre de la fraternité, dans chaque visage, l'égalité. 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 31 Décembre 2010

 

L'albatros est parti, c'est la cigogne qui revient. Elle laisse la douceur de l'océan, les cheminées et ses nids, les orangers, les citronniers, les marguerites... pour le pays du froid, du vent, de la neige, car, enfant, c'est là qu'elle a appris à subsister. 

 

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                       photo (c) Luciamel (rue des Blancs Manteaux, décembre 2010, Paris)

 

Quelle drôle de chose, première nuit à Paris et je rêve de Sarkozy ! Si, si, je vous assure. Voilà ce qui arrive à regarder des séries télé jusque tard dans la nuit... Docteur Who, un type venu d'une autre planète, un maître du temps, qui se déplace dans une sorte de cabine téléphonique londonienne, bleue, à travers les siècles et l'espace. Là, il devait, encore une fois, sauver l'humanité... et, avec elle, l'univers tout entier, en empêchant que ses congénères, confinés dans une salle ressemblant au Sénat romain, ne mettent fin au temps lui-même, et à la création. 

 

Sarkozy m'est apparu en rêve, il m'a déclaré très solennellement que la Lune n'était en aucune façon dans le ciel, cela étant une triste plaisanterie, une simple erreur de perception, une question de perspective, car la Lune se tenait au creux de la Terre... Plus tard rencontrant Carla (si, si) je lui rapportai, l'air amusé, les propos de son mari "il m'a soutenu catégoriquement que la Lune n'était pas dans le ciel, le pire c'est qu'on découvrira peut-être un jour qu'il avait raison... quand on aura expérimenté que la matière n'est qu'une vibration, et que, dans ce cas, le ciel n'est pas en haut mais seulement au-dedans de nous."

 

Et puis il s'est mis à neiger, comme je ne l'avais jamais vu auparavant, l'air était si densément chargé de flocons qu'il en devenait tout blanc... J'ai voulu prendre des photos, mais je me suis dit qu'on ne verrait rien... que le blanc... 

 

En cette veillée de Nouvel An, il est bon de se tourner vers la nature, vers le ciel... qui se reflète à l'intérieur, en se préparant doucement à l'éclipse Solaire du 4 janvier (après celle de la Lune, du 21 décembre). 

 

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                                 photos (c) Luciamel (décembre 2010, Barra, Portugal)

 

 

 

Que la joie nous soit donnée en cette fin d'année,

Que l'espoir nous guide, 

Et que le courage nous aide à changer

les toutes petites choses

qui entravent nos vies.


 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Joie

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Publié le 17 Décembre 2010

Avant de partir vers mon océan, vers la source du temps, j'ai pris quelques photos, pour vous dire au-revoir, à bientôt. Oh, ça ne sera pas bien long, deux semaines sans bloguer, ça passe vite. Et puis je viens de m'offrir un Iphone (79 euros, promo sur le vieux modèle 3Gs), alors, avec un peu de chance, je pourrai me connecter sur le (la ?) WIFI de la plage... 

 

Ceux qui m'ont lue ces derniers jours savent que c'est toujours un peu KO (comme le dit Toff, les colosses en tombant font beaucoup de bruit) que je quitte le navire... comme un vieil albatros, je suis bien gauche avant de prendre mon envol (et à l'atterrissage ce n'est pas mieux). 

 

Ce soir, le Père Noël a voulu me saluer à sa façon. Pour moi, pour vous, voilà ce qu'il m'a dit (les coeurs sont apparus sur les voitures, comme par enchantement) :


 

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                                                                     photos (c) Luciamel

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 15 Décembre 2010

 

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                                                            photo (c) Luciamel 

 

La nuit porte conseil

 

La nuit efface les blessures

Les monstres du soir venu

Au petit matin ont disparu

Le Cap des Tempêtes si sûr

De Bonne Espérance est devenu

 

Nous pouvons reprendre la route.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 12 Décembre 2010

 

Je ne sais pas vous, mais moi quand tout va bien (c'est TRES rare), je perds tous mes moyens. Plus personne après qui râler, plus d'angoisse à exister... Aïe, ça craint... 

 

Alors, heureusement, pour contrecarrer le trop bon sort, il existe le dimanche soir. Ca ça marche à tous les coups, la déprime du dimanche soir (sauf après un film avec Harrison Ford !!! A propos d'Henry, ce soir sur Arte, c'est du sadisme, me faire ça à moi... impossible de désespérer après ça). 

 

Pensons à lundi. Demain et ses aléas, pensons à tous les soucis de la vie, euh... c'est terrible, je n'y arrive pas... 

 

OK. Je suis vaincue. Il me faudra donc être primesautière... c'est vraiment pas de saison, mais bon... 

 

http://azinger.free.fr/dotclear/images/masque-themys.jpgJ'ai déjà parlé du masque au chocolat (j'ai commencé le tartinage ce week-end : c'est sublime et il ne faut pas le laisser plus de cinq minutes). Précisons que je vais essayer d'être sélectionnée, à l'insu de mon plein gré, aux prix ELLE de la meilleure blogueuse de 2011, catégorie... euh... Fado gai ("les Portugais sont toujours gais, toujours gais", ai-je besoin de vous le rappeler ? opérette en son temps célèbre d'un certain Lecoq, Le jour et la nuit). J'ai intérêt à assurer côté beauté, fringues, et surtout... mecs... Bon, faut que je me calme... ou il va m'arriver comme avec M. Wikio dont je me suis moquée (en publiant son mail) et qui m'a fait rétrograder de plusieurs centaines de places à son yoyo... (j'ai des preuves !). Non, les filles de ELLE, et surtout vous Armelle Thoraval (j'ai vu le nom en légende de la photo du numéro mettant SUPERBEMENT... si, si... en avant les blogueuses) à qui j'ai eu l'honneur de parler en face à face (vous vous rappelez, hips... je vous ai dit qu'en plus du sport, il faudrait une catégorie ART... à ELLE, c'est-à-dire une catégorie CULture... un peu mieux représentée qu'aujourd'hui (pas qu'avec des nymphettes faisant du porno-chic)). 

 

Donc, soyons... légère (attention aux bulles, parfois ça remonte au cerveau). 

 

http://toromag.files.wordpress.com/2008/01/hiroshima-mon-amour.jpgDans le ELLE où j'eus la joie de voir citer le blog d'Olympe que j'étais allée "supporter" (anglicisme, et voc sportif !) au Trocadéro, (gloire donc pour elle, et ELLE, plaisir pour nous, les autres), je tombai en pamoison... je fus saisie d'une rêverie dont je n'arrive plus à me dépêtrer depuis... J'ai vu la photo de Jean-Baptiste Mondino, j'ai lu le papier de Nathalie Dupuis... Argh... c'est plus fort qu'Harrison Ford, c'est insupportable de beauté et de romantisme sulfureux (si, si !) : Sam Taylor-Wood et Aaron Johnson, lui (Aaron) le John Lennon de "Nowhere Boy" (déjà en salles, nous dit-on), elle (Sam) la réalisatrice. Voilà comment je les aime les féministes, comme Sam. Elle a réalisé la photo de la Cène avec une femme aux seins nus représentant le Christ. Elle a 43 ans, il en a 20, ils viennent d'avoir un enfant. C'est beau, c'est la passion, selon ELLE. 

 

Oui, les féministes, je les aime, avant tout, libres. Pas femmes, pas féministes forcément, mais, surtout, libres. 

 

Face à ELLE, face à Wikio, face à nous-mêmes... essayons seulement de rester humaines. Et demain sera.

 

Demain, c'est (entre autre) le 11 janvier, à Montmartre, à l'initiative de Polluxe, le MDB (Montmartre des Blogueuses), les garçons y sont attendus en jupe... De plus amples informations à suivre sur le blog de notre Montmartroise préférée

 

Car, toujours, nous dirons : Hiroshima, mon amour... tu n'as rien vu... à Hiroshima.

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 11 Décembre 2010

Je répondrai plus en détail, plus tard. Merci à Julien, Toff, Mike, Thierry, l'oiseau (passarinho) et Jeffane : vous êtes mes anges du vendredi (TGIF : Thanks God It's Friday) et du samedi matin. Je mettrai les liens plus tard (car, là, je suis super en retard : je dois me faire un masque au chocolat, si, si !, et courir vite à un rendez-vous avec mon neveu).


Non, je ne suis pas au plus profond du désespoir, le billet d'hier est parti d'une blague... euh... si, si !!! je parlais à Béatrice (de choses pas très marrantes : nos vies de con...), et puis j'ai dit, pour nous rassurer et nous remonter le moral, "oui, c'est vrai, je peux me dire "quelle vie de con, j'ai" mais, on est nombreux à être dans le même cas". Puis, on a parlé de mes prochaines vacances, mes congés... Ca nous a fait rire, les congés !!! et  "vie de con, j'ai"... 

 

Alors, j'ai décliné... "ma vie de con, j'ai..." 

 

Je vous l'accorde, mon humour est... spécial, un peu portugais peut-être, je ne sais vraiment...

 

Moi aussi, je VOUS AIME, et, promis, mon prochain billet parlera d'AMOUR, d'ESPOIR, et sera tout léger léger (j'ai déjà une idée). 

 

A l'instant sur FIP, Jean Constantin... (petit clin d'oeil à Béatrice). 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 10 Décembre 2010

 

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                                                         photo (c) Luciamel

 

 

Mauvaise Française, mauvaise Portugaise, mauvaise féministe (souvent les femmes me le reprochent).., trop féministe (les hommes le trouvent), mauvaise femme (pas mère, pas en couple). Heureusement, on recherche parfois mon amitié, et mon neveu, d'autres enfants, me rassurent quant à l'amour que l'on peut ressentir pour moi... 

 

Est-ce important, d'être aimé ? Sans doute, mais ça crée, souvent, de grands conflits tout autour de soi. 

 

Ne demandez plus à être aimé(e), et, même, redoutez-le, et vous verrez comme votre ciel se dégagera. 

 

Vos ennemis sont vos meilleurs alliés, dit-on traditionnellement (bouddhisme ou christianisme). Cela est encore plus vrai dans l'intimité. Mes plus grands ennemis... sont ceux en qui j'avais toute confiance, ceux que j'avais... si profondément aimés. Aujourd'hui, je les remercie. Vous que j'ai combattus, que j'ai honnis, qui m'avez tant déchirée, je vous suis reconnaissante, car, sans vous, sans ces blessures, et même les plus profondes, je ne serais pas aussi libre, je ne serais pas aussi heureuse que je le suis. 

 

Vous m'avez délivrée de vous. Vous m'avez délivrée de (presque) toute douleur. Sans vous, sans votre "non amour", je suis. Avec l'amour que je vous ai porté, avec l'amour qui continue à vivre par-dessus tout, nous sommes. 

 

Je lis certaines choses sur ce qui marque l'actualité... je n'ai pas vraiment envie d'y revenir. J'observe que le monde est monde... et ça me désole parfois. Comme les femmes sont mal considérées, comme les pauvres sont maltraités. Le monde tourne... Le pouvoir est son moteur. Donnez de l'argent, une position au dernier des manants et vous le verrez se transformer en celui qui était son bourreau le jour précédent. My fair lady... car l'habit fait le moine, c'est sûr !

 

Toujours je serai parmi vous, les petits. Ca je l'ai décidé à ma naissance : ni les sirènes des grandes écoles (ni les concours de la fonction publique !), ni l'attrait des postes de direction... ne parviendront à m'éloigner de vous. 

 

Car, nous, les petits, même en vacances, toujours nous dirons : "quelle vie de con, j'ai". 

 

Il faudrait que je vous dise quelque chose de sérieux... comme les prochaines élections présidentielles, les socialistes, un homme, une femme ? ou la crise de l'euro, ou comment, toi, tu vas finir ton mois ? Mais, pardonnez-moi, l'actualité je la laisse aux... valets, car je préfère les cavaliers (chevaliers), ou, féminisons, les cavalières.

 

Mais, est-ce si important ? car, finalement, le plus important aujourd'hui, ici et maintenant, n'est-il pas : "quelle vie de con j'ai" ? et nos congés... n'y changeront rien. 

 

Alors... heureux les amants... séparés

 

Heureux

Jacques Brel

Heureux qui chante pour l'enfant
Et qui sans jamais rien lui dire
Le guide au chemin triomphant
Heureux qui chante pour l'enfant
Heureux qui sanglote de joie
Pour s'être enfin donné d'amour
Ou pour un baiser que l'on boit
Heureux qui sanglote de joie

Heureux les amants séparés
Et qui ne savent pas encor'
Qu'ils vont demain se retrouver
Heureux les amants séparés
Heureux les amants épargnés
Et dont la force de vingt ans
Ne sert à rien qu'à bien s'aimer
Heureux les amants épargnés

Heureux les amants que nous sommes
Et qui demain loin l'un de l'autre
S'aimeront s'aimeront
Par-dessus les hommes

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 4 Décembre 2010

 

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                                                                  photo (c) Luciamel

 

 

Oh les filles, oh les filles,

Elles me rendent marteau,

Oh les filles, oh les filles,

Moi, je les aime trop...

(Au bonheur des dames, 1974)

 

 

 

Je me souviens de cette ritournelle... c'était de mon temps... si vous la reconnaissez c'est que, comme moi, vous êtes sur la pente de la vieillesse. Hier, ou, avant-hier... car il est plus de minuit, j'étais au Palais de Chaillot, dans une suite réservée par le magazine ELLE pour la soirée blogueuses. Il y avait un concours, pourtant Circé m'a dit avoir été sélectionnée sans avoir concouru : on concourt, donc, à l'insu de son plein gré, si j'ai bien compris... on est cooptée... 

 

Ben, au PS ils devraient prendre exemple sur le magazine ELLE, on te désigne candidate, on c'est nous : la rédaction, les rédactrices en chef, pas de débat interne, pas de candidature spontanée, ni, surtout, de candidates. Non, ici, on te dit que tu es sélectionnée. Bonjour la démocratie... et la transparence.

 

Résultat des courses, j'ai quand même réussi à entrer (pas difficile du tout) grâce à Olympe qui très généreusement m'avait déjà invitée au théâtre mardi (Je suis au top, spectacle, un one woman show féministe assez... instructif, je recommande aux femmes d'emmener leur mec), et m'avait parlé de cette soirée dont je n'avais pas la moindre idée... euh... un prix blogueuses ELLE ? Elle m'a trouvé une place sur Twitter, super ! j'avais, en fait très envie de voir ce que ça pouvait être cet intérêt des médias, de la presse, pour les blogueurs. 

 

Paris, le Palais de Chaillot... la Tour Eiffel en fond de décor, 4e étage... 

 

Combien étions-nous ? 200, 300, 400 ? les garçons j'ai pu les compter, 20 à tout casser (en comptant les serveurs). 

 

Bravo pour l'organisation, les canapés étaient absolument délicieux et le champagne en petites bouteilles bleues de 20 cl, avec paille (pour filles) était fantastique (moins le lendemain à 5 heures du mat' quand ton corps te rappelle que tu as abusé et que, non, tu ne dormiras plus !!!)

 

Olympe était radieuse (très zen), j'ai vu que toutes les filles qui la connaissaient étaient très heureuses de son succès dans la catégorie société (on a continué à fêter ça dans une brasserie du Trocadéro, 20 filles qui débarquent et refont le monde, ça fait circuler l'énergie). Non, ne regrette pas ton coming out, on va toutes acheter le prochain numéro du magazine (je veux une dédicace !).

 

Dans ces réunions de blogueurs, à chaque fois on se découvre mille intérêts en commun, on se trouve formidables les unes (et les uns) et les autres, on se dit que vraiment "elle, ou elle, ou elle... quelle fille super !". Bon, en même temps c'était la soirée ELLE...

 

Polluxe nous a promis une prochaine république des blogueuses à Montmartre, oui, revisitons la Commune, la liberté, innovons, soyons nous-mêmes, tant de fois nous avons été les initiatrices dans l'Histoire, tant de fois on nous a étouffées, oubliées. Il y a la RDB (la République des Blogs), le KDB (le Kremlin des Blogs), au Trocadéro, près de la place des droits "humains" (oui, je suis d'accord avec Royal pour cette terminologie) cette idée a surgi... : je propose le Montmartre des blogueuses (MDB). 

 

Oh, les filles, je vous ai trouvées sublimes (pas toutes... je ne suis pas complètement débile, dans le regard et l'allure de certaines j'ai bien vu l'instinct carnassier). Je vous regardais, vous qui étiez mes "amies" et je buvais du petit lait... (en bouteille de 20 cl avec bulles et paille). 

 

Si heureuse de vous avoir côtoyées : l'une des deux rédactrices de ELLE, si sympa, celle qui m'a écoutée quand je lui ai défendu la cause de la catégorie sport pour l'année prochaine, quand je lui ai expliqué que le foot était un nouveau féminisme, et puis... que la culture, l'art... et les femmes artistes modernes étaient vraiment au top... de l'art moderne... J'aurais voulu dire quelques mots sur Marina Abramovic... mais ce n'était pas le lieu. Pas à ELLE. 

 

Quelques mots... ou quelques images, plutôt, sur les filles que j'ai croisées... et puis quelques liens... en bas de page, les blogueuses avec qui j'ai  sympathisé ce soir-là, ou que j'apprécie déjà depuis un bon moment. Peut-être reconnaîtrez-vous vos fesses... (les miennes sont à la fin).

 

 

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                                                          photos (c) Luciamel

 

 

La gagnante de la catégorie société : Olympe et notre Plafond de verrre

 

Gabrielle d'Entrées en Lice... quel bonheur de discuter (sérieusement) foot avec une fille.

 

Mariel est Femme de sportif, elle, ou lui, c'est le rugby.

 

Et puis Sandrine, on s'est parlé en tout début de soirée... on fait quoi ici ? on a trouvé les canapés délicieux, et le champagne pétillant. Dont, acte ! Elle a un blog, elle aussi. A dire d'elles

 

Et Polluxe, dont on attend qu'elle nous arrange une révolution ;)))

 

 

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                                                                                  photo (c) Luciamel 

 

 

 

 

 

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Publié le 25 Novembre 2010

 

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                                         photo (c) Luciamel (manif' Paris, octobre 2010)

 

 

Réussir ou échouer. Nous préférons tous la première option, et pourtant c'est souvent la seconde qui nous fait progresser par rapport à nous-même et au cours de notre vie. 

 

Ouf ! je l'ai eu : mon code. Je ne sais comment j'aurais survécu sinon. Ma mère ne m'aurait pas lâchée (elle m'a offert mon permis pour mes 50 ans...) : "alors, tu es allée à ta leçon ? alors, tu révises ? alors...". Ouf ! je l'ai eu. 

 

Rater ton code alors que tout le monde te dit que c'est hyper-facile... c'est une énorme pression. Les quarante questions défilaient et je n'en pouvais plus, le boîtier, A, B, C, D, "valider", "correction"... 15 secondes de réflexion. Ai-je bien appuyé ? ça va trop vite... c'est trop facile, aïe, je me suis trompée... 

 

On t'appelle, à la fin des 30 minutes, et ton sort d'automobiliste est jeté, "favorable", ou "défavorable". Il me regarde à peine, sans un sourire, il me dit : "c'est bon"... j'ai cru que j'avais fait quelque chose de travers... mais, vous comprenez, j'ai 50 ans... ses sourires, il les réserve aux petites jeunes femmes qui m'ont précédée, ou bien, est-ce mon look qui est trop... ou pas assez ? toujours le code de la séduction... et le permis d'être femme... Je demande : "combien de fautes ?", lui, toujours aussi cul-pincé : "2". D'après son expression, j'aurais pu croire que j'avais mal fait. A ses yeux, j'étais hors catégorie, ou, hors circuit. Une "non femme", ou comme dirait Nicolas (qui citait d'autres personnes)... une "non baisable"... une non violable ? ah... même pas... car, figurez-vous, qu'on viole aussi les non baisables... si, si... de vieilles dames... ah, oui, c'est au Congo... ah, oui... le viol... en France, c'est la jolie affiche BCBG... (presque érotique) qu'ils nous ont pondue... les communicants, à croire qu'ils ne savent pas voir plus loin que leur milieu... 

 

Je déteste les voitures. Mes parents m'ont demandé de passer mon permis, car ils pourraient avoir besoin de moi et que je les conduise sur leurs vieux jours (qui sont déjà là). J'ai dit oui. Alors, d'abord ça m'a amusée, sauf que cette histoire a fini par me gonfler. Depuis 6 mois... je commençais à tout mélanger, à oublier des choses vues au début, à trouver que tout n'était que business et incohérence de formation. Re et re-ouf ! 

 

Oui, mon visage a vieilli. Oui, je vais me mettre à conduire à 50 ans (j'espère !), ou, plus probablement, à 51 ans. Oui, je suis un être humain qui n'a plus les atours sexuellement attirants au tout-venant (je vous signale que c'est aujourd'hui la journée contre le viol, et que, donc, demain tous les violeurs vont pouvoir se remettre à violer...) : quand vous êtes femme les choses sont compliquées... soit vous êtes jeune et attirante et on vous dit que vous êtes responsable du fait qu'on vous saute dessus... soit vous êtes vieille et fripée (si si... surtout après une nuit à pas dormir... de peur de rater le code) et on estime que vous êtes un vieux déchet.

 

Oh ! ça va !!! Vous commencez à ouvrir vos yeux, vous, là !!! 

 

Non, je ne vais pas faire comme Isabelle Adjani qui s'est mis en tête de faire concurrence aux frères Bogdanoff. Je laisserai tomber mes seins (et, je vous signale, en passant, qu'ils ne tombent pas tant que ça, les seins), je laisserai blanchir mes cheveux, et mes yeux se plisser. Why not ? (pourquoi pas ?)

 

Ma réponse aux violeurs est : Kill Bill

 

Ma réponse à ceux qui ne savent pas regarder les gens (hommes ou femmes) est :  pas grave ! je vivrai sans votre regard... Je m'illuminerai sans votre regard, et mon échec sera ma gloire. 

 

 

 

 

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Publié le 17 Novembre 2010

 

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Arrivée par Lamarck-Caulaincourt, je ne me suis pas méfiée... j'ai remonté vers la Place Dalida, c'était déjà la nuit tombée, c'était l'inverse du chemin d'autrefois, mais j'ai bien retrouvé comment aller j'usqu'au Moulin de la Galette. Et puis, j'ai attendu un certain temps que le Ciné 13 Théâtre ouvre. Quel beau quartier, et quelles belles gens. Des enfants comme du temps de Doisneau ou de Poulbot, sauf que, là, les enfants qui jouaient au ballon dans la rue étaient d'un tout autre milieu... beaucoup plus favorisé. Comme ceux qui sont près de moi, devant la salle de spectacle. Des bobos, ça va de soi, et, qui plus est (plus grave ?) des jeunes... 

 

Au bar, j'ai pris un verre, de rouge, s'il vous plaît... sauf qu'il était imbuvable, je l'ai rendu... au serveur, en lui demandant, si cela lui était possible, de me rembourser. Je me suis contentée d'un verre d'eau du robinet. 

 

Les conversations allaient bon train, c'est fou quand vous êtes seul(e) comme vous entendez tout ce qui se dit autour de vous.

 

"Anne-Sophie m'a dit : "Mais il vient de banlieue, il a peut-être un couteau sur lui !", oui, c'est vrai, mais j'ai voulu être tolérant. (...) Alors, cet homme couché dans le couloir tous les soirs, je devais l'enjamber... je n'osais lui demander de partir... en plus, un soir il y avait un orage dehors (...) sauf qu'un jour je l'ai vu près de mon fils !!! alors là, je lui ai dit qu'il devait déguerpir. Je suis allé à la police et j'ai fait une main courante". 

 

"Alors, elle, je l'ai entendue à [nom d'un concours oublié] à l'Olympia, c'était pas mal. Et puis, il y avait aussi Camila Jordana. 

- Ah, elle, je l'adore."

 

Enfin, on est entrés dans la salle. Belle, fauteuils hyper confortables. Demoiselle est venue, précédée de ses fiancés.

 

Il m'a fallu une chanson pour commencer à pleurer... 

 

 

Car, soudain, sa voix m'a fait voir... m'a fait entendre et percevoir ce que sa vie à fleur de peau chante.

 

Une fiancée, dit-elle, une amoureuse de la mort... une joyeuse-luronne, une funambule de la douleur. 

 

Je l'ai bien reconnue, et je t'ai aperçue, à travers elle... je t'ai entendue. 

 

Les larmes sont venues quand j'ai trouvé votre ressemblance, mais, déjà, je l'avais discernée sur la photo de Aung San Suu Kyi. Je te vois partout ? Non. Je te vois là où tu parais. Tu as vécu à la Maison sur Seine, dans le service des soins palliatifs pendant une, puis deux années (par intermittence), au Métro Lamarck-Caulaincourt. Je venais te voir dès que je le pouvais, de la Place Clichy, par la rue Lepic, puis tout droit jusqu'au Moulin de la Galette, à la Place Dalida je descendais l'escalier, et c'était là, tout en bas. Tu m'as fait refaire le chemin à l'envers... Tu m'as fait admirer cette jeune femme si mignonne, si professionnelle, si légère et si grave à la fois. Sa coupe au carré. Tout en elle était ton portrait. Toi qui aimais tant le théâtre, le spectacle, toi qui as fait les costumes pour Yaël Naim sur les 10 Commandements, toi, qui as travaillé au festival de Carcassonne pendant des années, qui as participé au spectacle de la Cage aux folles, qui avais la charge de l'entretien des costumes à Beaubourg... Voilà, que je pleure encore... 

 

Ceux qui t'ont connue sauront que je dis vrai en voyant le clip de La fiancée

 

 

Elle, qui vit sur le fil... qui parle de la mort, de sa mort... de son départ, comme d'une délivrance... Elle qui sautille, pétille en disant des mots qui coupent aussi imperceptiblement que la lame d'un rasoir. J'ai tressailli aussi quand j'ai entendu le début de sa reprise de la chanson d'Etienne Daho. Ces paroles résonnaient en moi, devenue tambour. 

 

Ouverture.

Etienne Daho.

"Il n'est pas de hasard,
Il est des rendez-vous,
Pas de coïncidence,
Aller vers son destin,
L'amour au creux des mains,
La démarche paisible,
Porter au fond de soi,
L'intuition qui flamboie,
L'aventure belle et pure,
Celle qui nous révèle ,
Superbes et enfantins,
Au plus profond de l'âme.

(...)"

Ca n'a pas duré longtemps, une heure... et pourtant j'ai voyagé loin, et puis j'ai oublié que j'étais entourée de petits marquis. Il faut dire que l'après-midi j'avais vu La Princesse Montpensier, alors, les courtisans... j'avais déjà donné. Le soir en rentrant... je me suis amusée à regarder la fin de l'émission sur les réactions à l'allocution de Sarkozy à la télé... Princes, princesses, courtisans... combien de révolutions nous faudra-t-il encore pour vous éduquer ? 

 

A toi, ma soeur, j'ai bien entendu les derniers mots... de cette soirée, et ils furent ceux-ci : 

 

"Portée par l'allégresse,
Et la douceur de vivre,
De l'été qui commence,
La rumeur de Paris,
Comme une symphonie,
Comme la mer qui balance.

J'arrive au rendez-vous,
Dans l'épaisse fumée,
Le monde me bouscule,
Réfugiée dans un coin,
Et observant de loin,
La foule qui ondule,
Mais le choc imminent,
Sublime et aveuglant,
Sans prévenir arrive.

Je m'avance et je vois,
Que tu viens comme moi,
D'une planète invisible,
Où la pudeur du cœur,
impose le respect,
La confiance sereine
Et plus tu t'ouvres à moi,
Et plus je m'aperçois,
Que lentement je m'ouvre,
Et plus je m'ouvre à toi,
Et plus je m'aperçois,
Que lentement tu t'ouvres.

il fut long le chemin,
Et les pièges nombreux,
Avant que l'on se trouve,
Il fut le long le chemin,
Les mirages nombreux,
Avant que l'on se trouve.

Ce n'est pas le hasard,
C'est notre rendez-vous,
Pas une coïncidence."
(Etienne Daho, Ouverture)

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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