Publié le 20 Février 2010

'j'ai eu un coeur, je l'ai perdu... comme j'aimerais le retrouver... prisonnier du fleuve, noyé dans la mer... "

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Avez-vous peur de mourir ?
Qu'est-ce que mourir ?
Vous l'êtes-vous déjà représenté ?

Le néant, les vers qui rongent, ou les cendres...
La non conscience.

J'ai rêvé de l'après-vie.

Et l'illusion du monde manifesté :
imaginez, tout l'univers et son immensité infinie,
pure chimère, un flop... un rien. 

Et si Dieu existe, et que l'univers n'est rien, 
qu'un flop...
Qu'est-ce que Dieu ?

J'ai vu mon être au-dessus de l'océan,
moi, rien que de la présence flottante,
au-dessus des vagues.

Je me suis dit : "je ne suis pas tangible,
j'existe et pourtant je n'ai aucune matérialité"

Pourtant, d
ans ce rien j'étais bien, 
j'étais suffisamment pour comprendre 
et pour me fondre à l'univers.

Mon corps n'est que du provisoire,
ma conscience n'est que de l'instable.
Dans cette instabilité, l'amour est tout,
l'amour de chaque être à l'infini.
Toi que j'ai aimé un jour, une heure,
de toute éternité mon coeur le porte.

Je n'ai pas procréé mais je puis dire que j'ai aimé.

A l'infini. 

Et, l'infini m'attend.


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 20 Février 2010


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Le débat semble se poursuivre, la réponse de
Noèse est riche et respectueuse, je l'en remercie (car ce sont qualités qui me font parfois défaut). Vu le tollé, et constatant comment les femmes s'en sont emparé (suivant deux positions distinctes, celle des mères et celle des non-mères), je me dis qu'Elisabeth Badinter a touché, là, un sujet hyper sensible. 

Petite recherche rapide pour alimenter ma/notre réflexion, ainsi que la découverte de quelques blogs fort intéressants :

Elisabeth Badinter est mère de trois enfants, ce n'est donc pas le ressentiment ou la frustration de ne pas avoir enfanté qui l'a conduite à essayer de démonter les préjugés sur un pseudo instinct maternel qui aurait existé tel quel de toute éternité... ces extraits de L'amour en plus me semblent édifiants. Pour approfondir encore, et, je l'espère, enrichir notre pensée (voire notre esprit), de nouveau un renvoi à l'excellent blog Dilemnes.com : il s'agit ici de la référence à l'émission Apostrophes (du 30/05/1980, ce qui ne nous rajeunit pas) où E. Badinter était invitée pour L'amour en plus. La question débattue étant celle de l'amour maternel, non pour le nier en tant que tel, comme tout autre forme d'amour celui-ci participe de notre humanité, mais pour essayer de démontrer qu'il n'a rien d'inné ou d'éternel. Un autre invité de cette même émission, "André LANGANEY, auteur de "Le sexe et l'innovation", pose la question de l'inné et de l'acquis dans le comportement maternel. Il étudie les espèces animales (dont certaines sont des automates génétiques) ou le comportement maternel n'intervient qu'à un certain niveau, et se demande si l'amour est un fait culturel ou un fait de société."

Force est de constater que ce "féminisme naturaliste", dénoncé aujourd'hui par la philosophe dans son récent ouvrage, Le conflit - la femme et la mère, nous renvoie étrangement à une époque que nous pensions révolue... Il est plus étonnant de voir que ce sont des féministes qui se mettent à défendre "l'instinct maternel", la naturalité de l'amour maternel (lui conférant une qualité d'inné et non d'acquis, invoquant même, pour ce faire, Darwin...). 

Olympe me rappelle qu'elle s'oppose à Badinter (dont le féminisme n'est pas allé jusqu'à garder son nom de jeune fille... et qu'on critique aussi pour sa position d'actionnaire et de Présidente du Conseil de surveillance du groupe Publicis, voir la page Wikipedia), non pour défendre l'instinct maternel, ou l'amour maternel... en soi, mais pour revendiquer le droit des femmes... à pouvoir rester à la maison, à allaiter, si elles le souhaitent, tout en étant protégées professionnellement... ça me semble un peu risqué (c'était d'ailleurs l'une des propositions de Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle : créer un "salaire pour les mères" souhaitant rester à la maison pour élever leurs enfants, car lui aussi défend le droit à une "maternité" protégée...). 

Mais, comme le dit Olympe , fort élégamment, lorsqu'elle analyse dans son dernier billet la campagne gouvernementale sur "La France [qui] investit dans son avenir", où l'on voit une Marianne enceinte jusqu'aux yeux, elle a "l'air maline à critiquer Elisabeth Badinter quand elle fustige le retour aux valeurs maternelles!"

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 19 Février 2010


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Nous sommes engagées depuis hier, ma chère Noèse et moi, dans une bataille... ou, pour le dire plus sereinement, dans un débat d'idées. 

Tout a commencé chez l'oiseau (Thierry) qui (c'est la nouvelle tendance chez les hommes, comme dirait Zemmour) voulait devenir mère. Ce à quoi j'ai répondu que ça suffisait cette idolâtrie de la MERE... franchement, il n'y a qu'à regarder autour de soi, pas toutes des exemples à suivre, souvent même, de grandes pourvoyeuses de névroses (nos mères...). Mais, à cela, ma très chère Noèse, a surenchéri : non seulement elle le comprenait Thierry, mais en plus elle ajoutait qu'une femme, pour être une vraie femme se devait d'être mère, le stade ultime étant, pour elle,  la maternité.

Vous imaginez... mon questionnement...

Vous êtes les bienvenus pour y répondre.

Mais, je n'ai pas voulu, depuis qu'Elisabeth Badinter a relancé la polémique (et que déjà Olympe ne semblait pas comprendre sa/ma position), m'engouffrer sur ce terrain-là. Donc, ce soir, c'est à une autre interrogation à laquelle je vous invite.

Tristan aimait-il plus Yseult qu'une femme aime son enfant ?

Yseult aimait-elle plus Tristan qu'elle n'aurait aimé un enfant de lui ?

Qui Tristan aimait-il véritablement, et Yseult ? vu qu'ils avaient bu la potion magique...

Que seraient devenus Roméo et Juliette s'ils n'étaient pas morts et qu'ils avaient procréé ?

Bouddha... et sa descendance, vous imaginez ?

Jésus, on sait depuis un certain temps (et je ne me réfère pas seulement au Da Vinci Code, j'ai d'autres sources... quand même) que sa relation avec Marie Madeleine n'aurait pas été que celle du maître au disciple (car elle était, et c'est attesté, l'un de ses plus proches disciples), de là à affirmer qu'ils auraient eu des enfants... Mais la question subsiste : qui Jésus aima-t-il le plus ? lui qui aurait dit : 

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix mais l'épée ; car je suis venu séparer l'homme d'avec son père, la fille d'avec sa mère, et la belle-fille d'avec sa belle-mère ; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa maison. »

Jésus selon Matthieu 10, v.34-36

 

« Je suis venu pour jeter le feu sur la terre ; et que désirai-je, sinon qu'il s'allume ? Croyez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous assure, mais au contraire, la division ; car désormais s'il se trouve cinq personnes dans une maison, elles seront divisées les unes contre les autres ; trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en division avec son fils et le fils avec le père ; la mère avec la fille, et la fille avec la mère ; la belle-mère avec la belle-fille, et la belle-fille avec la belle-mère. »

 

Jésus [d'après Luc 12, 49-53]


Pour en revenir à Sur la route de Madison, Francesca a-t-elle plus aimé ses enfants, en se sacrifiant à eux, qu'elle n'a aimé Robert, le photographe, croisé durant 4 jours de sa vie ? 

Vous pourrez répondre à ces questions pour ce qui vous concerne, nullement pour les autres, nullement pour moi. Permettez, donc, que je m'élève contre un diktat (nouveau) qui voudrait m'intimer qu'être mère est l'absolu, l'ultime, le summum, pour une femme. Je m'inquiète même de cette régression, et je donne toute raison à Elisabeth Badinter, oui, les femmes sont en train de se replier sur leurs fondamentaux... Pour quelle raison ? il me semble qu'elles sentent qu'elles vont bientôt devoir abandonner ce privilège-là : bientôt les bébés ne seront plus le fruit de leurs entrailles... mais elles continuent à s'accrocher à cette prérogative-là, quelle qu'en ait été la souffrance... elles se disent que telle est la volonté divine : "tu enfanteras... dans la souffrance", et tu seras la "madone", mais elles voient venir le jour où l'enfant naîtra d'une machine. Ca semble les désoler... car alors elles auront perdu quelque chose... quoi exactement ?

Et l'enfant qu'aura-t-il gagné ? perdu ? le père qu'en retirera-t-il ?  

Et toi, femme, qui es-tu, si je te dis que tu n'es plus LA MERE ABSOLUE ? 






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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Hommes - je vous aime

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Publié le 16 Février 2010


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Je ne sais pas vous, mais moi énormément de gens m'aiment... des gens adorables, qui plus est. 

Ils me le disent, me le font sentir, chaque jour j'en ai la confirmation. Ils sont mes ami(e)s, mes étudiant(e)s, mes parents, mes lecteurs et lectrices, mon neveu... certains de mes ex. Que désirer de plus ? Que ceux qui ne peuvent pas m'aimer (et que j'aime) y parviennent ? Non. Je voudrais mettre fin au non amour.

Désormais, "qui m'aime me suive" devrait être la devise.

Je regarde les infos, je vois un palais à Haïti écroulé, et un Président de la République française qui ne trouve rien de mieux pour aider ce pays en ruines... que de participer à la reconstruction du Palais.

Ca m'écoeure, indécence sans nom que tout cela.

Al
ors, pour bien comprendre l'origine de tout ça, je vais regarder pour la énième fois... Sur la route de Madison.Qu'il est difficile, parfois, d'être aimé, de s'aimer.Attendons de mourir, que soient morts ceux que nous avons aimés, pour l'accepter, pour que l'amour vive.



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                                                                  Photos (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 13 Février 2010

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                                                                    photo (c) luciamel


Ces images glanées sur le chemin, tout à l'heure ce vélib' accroché par "son" propriétaire à une borne... nous sommes parfaitement dans l'illustration de la schizophrénie de notre monde : je profite d'un système, je suis le voleur voulant me protéger des autres voleurs... mais comme ce que j'ai volé n'a aucune valeur, je l'accroche à ce qui n'est que du vent...

Hier,
Metropolis sur Arte, comme quoi l'empêchement de naviguer sur internet a du bon, car j'ai regardé ce film en avant-première mondiale (la nouvelle version) alors que si mon ordi avait fonctionné j'aurais tout bonnement évité...

La première scène :
ces nantis assis à Berlin, en ce 12 février 2010. Je me suis dit que c'était quand même irritant ces privilèges toujours perpétrés... car ces gens, dans cette salle face à cet écran, cet orchestre, en avant-première mondiale... ont, forcément, été triés sur le volet.

Quelle ne fut pas ma surprise moi qui gribouillais ceci sur un bout de papier avant les premières images du film :

Vous ne serez grand que si vous renoncez à votre grandeur. Tout puissant qui ne s'est un jour abaissé a été détrôné.
 

En lisant les mots... le choc des mots dans
Metropolis :

"J'ai voulu voir le visage des hommes dont les enfants sont mes frères et soeurs"

"Mais où sont ceux qui ont bâti ta ville de leurs mains ?
- A leur place, dans les profondeurs.
- A leur place ?
(...)
- Mes frères, dans les profondeurs.
(...)
- Et si, un jour, ceux du fond se soulèvent contre toi ?"

"L'être de l'avenir : l'être machine."

dit le scientifique ayant créé le robot parfait, la femme, qui va entraîner les ouvriers à leur perte.

Les deux Maria... la "vierge", celle qui guide les hommes d'en bas, la divinité... et l'autre, celle qui les entraîne à leur perte, la femme aux moeurs dissolues... Vous, hommes, décidément toujours tiraillés entre la maman et la putain... Fritz Lang... ça date pourtant, mais ça semble toujours d'actualité. Tiens c'est l'heure de Zemmour... 

A la fin, tout rentre dans l'ordre... et la morale est sauvée...
le médiateur : entre les mains et le cerveau est le coeur... le fils parvient à relier le père (le Président) à l'ouvrier. C'est bien joli tout ça mais l'ouvrière va se marier avec le fils du maître du monde... leurs enfants seront des... princes... qui n'empêcheront nullement les injustices de se reproduire à l'infini. La mauvaise femme... sera brûlée, comme de bien entendu. 

Mister Sarko... et son fiston (le grand-père aussi est dans l'actualité avec son expo à Budapest), Marie Drucker (avec sa licence de lettres à la Sorbonne... tiens c'est drôle, j'ai une licence et un master à la Sorbonne, mais je n'ai pas la même carrière que Marie Drucker...), Marion Ruggieri... excusez-moi... mais c'est quoi leurs diplômes, leur qualification, ce qui a poussé au choix de leur "candidature" ? être fils ou fille de leurs parents ? amis de ?

A Berlin, des nantis ont vu Métropolis... Dormez... restez dans votre torpeur... nous vous réveillerons. 

A Paris... nous continuons à privilégier les princes... A Paris, le coeur... l'intermédiaire, est en suspens. 


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                                                                                         photo (c) luciamel





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Publié le 10 Février 2010


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                                                                 photo (c) luciamel 


T'as vu quoi à la télé ce soir ? t'as lu quoi sur ton twitter ? t'as lu quoi dans ton journal, sur internet ? 

Tu penses quoi ?

Vas-y, écris-nous un billet... ça nous intéressera sûrement... 

Parce que toi, la blogueuse, le blogueur, influente/influent, t'as, bien sûr, plein de choses à nous faire comprendre (que nous-même on n'avait pas compris). Heureusement que tu es là, toi le blogueur, que serait la démocratie, que serait la vérité, sans toi ? 

Dis-nous, plutôt, ce qui se passe avec ton voisin de palier... ce qui te passionne, ce qui arrive dans ta ville, ce qui te tracasse...

Ras-le-bol de lire, pour la énième fois, le même sujet traité par tout le monde... En même temps, je suis un peu de mauvaise fois, parce que souvent c'est chez toi que j'entends parler d'un buzz pour la première fois. Alors, continue à répéter, il en restera toujours quelque chose. 

Et, bien sûr, tu m'attends au tournant, que vais-je pouvoir raconter maintenant ? 

Tiens, je regarde la télé, il y a la famille Guillon... la compagne, la soeur, la famille Reali, etc.

Ca fait pas un billet...

En plus ils ne sont tous là, à la télé, que pour faire de l'auto-promo... c'est un peu comme les blogueurs sur les blogs ou sur twitter, ça ne nous change pas.

Maintenant les blogueurs vont à des soirées spéciales blogueurs... (et ils nous le racontent dans leurs billets) ils en sont tout émoustillés, vous savez le fameux quart d'heure de célébrité... (t'es un blogueur invité, t'en deviens une vedette...) Sarko a basé toute sa politique là-dessus, je te flatte, tu me vends ton âme. Le problème est que l'on pense que c'est avec ça qu'on refait le monde

Bon, c'est bien joli, mais, Lucia, t'as quoi à dire, là ? sinon, tais-toi... 

J'ai... j'ai... 

une overdose... de tous ces sujets... en abîme.

Le voile, la burqa, ça m'a un peu irritée... mais là, franchement, ça m'indiffère. 

L'identité, ça m'énerve... (à gauche autant qu'à droite). 

Les régionales, le PS... Aubry/DSK... Frêche... : trop d'infos tuent l'info. 

La pauvreté, en revanche, là, je dois dire que j'ai du mal à rester calme. L'inégalité... hommes/femmes, immigrés/nationaux, pauvres/riches, ça me donne des boutons. 

Alors, sur Google reader, j'ai de plus en plus tendance à "tout marquer comme lu"

Bon, j'ai écrit un billet absolument inutile, qui se mord la queue... 

A vous de m'effacer... de vos flux (enfin... réfléchissez quand même un peu avant). 


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                                                            photos (c) luciamel 






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Publié le 6 Février 2010



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Vous parler d'actualité ? à quoi bon ? les régionales ? ah ah ah... je vous lis, mes chers, et je ris de vous voir si beaux (rarement si belles) en vos miroirs. Continuez à vous complaire dans votre monde de bobos (au mieux) de gens de peu coeur, de gens de peu d'avenir... 

Je vis parmi les gueux, en tout cas parmi ceux qui comptent leurs sous en fin de mois, parmi ceux qui ne peuvent, quand ils se sont payé à manger, qu'ils ont payé leur loyer, plus rien se payer (le ciné c'est risqué, le reste, n'en parlons pas). Et je trime à plein temps, et j'ai bac + 5, alors dites-moi où j'ai coché la mauvaise case... (la femme ?).

Je ne supporte plus les discours de l'extrême gauche, ni de tous ceux qui défilent à chaque manif en étant depuis des années au RMI (ou RSA aujourd'hui), ceux qui ont fait de ce mode de vie, une vie, et qui me disent, en plus, qu'ils sont anarchistes (plusieurs de mes amis vivent ainsi, à bac + 4 ou 5... amis instruits, enfants de bourgeois, amis qui ont compris que le système d'aide sociale il ne fallait pas le laisser qu'aux plus démunis, ils disent qu'ils refusent le travail, ils disent qu'ils sont "artistes" et refusent la société, mais pas son aide... sociale, payée par les "exploités").

Je ne supporte plus les privilégiés, ces gens bien-nés qui me disent la bouche en coeur qu'on ne peut plus vivre dans ces pays où on est tellement taxé... eux qui passent leur vacances d'hiver à Courchevel, celles d'été à Honolulu... et qui rêvent d'être pauvres pour pouvoir avoir une vie d'artiste... (véridique, une de mes étudiantes huppée m'a avoué que pour devenir un grand écrivain il vaudrait mieux qu'elle soit sans le sou...), ils trouveront, alors, très chic de se mettre au RSA. Oui, je ne me lasserai jamais de répéter cette réplique d'Arletty... dans

Les enfants du paradis
:

"Vous êtes extraordinaire Edouard, non seulement vous êtes riche, mais encore vous voulez qu'on vous aime comme si vous étiez pauvre. Et les pauvres alors ? soyez un peu raisonnable, mon ami, on ne peut tout de même pas tout leur prendre !"
 



Aux prochaines élections je ne voterai pas le 14 mars, seulement le 21, car je serai à la montagne, à la Clusaz. Oh... quel luxe ! que nenni, ça fait plusieurs années que je n'y suis pas allée à la montagne, là, je suis invitée par des amis à partager un châlet, 100 euros chacun la semaine, pas si cher que ça. Huchon... bien sûr je voterai pour lui, je suis bébête, je vote toujours pour ma famille, car les écolos, les révolutionnaires, les Mélenchon... (les Chevènement en d'autres temps) m'ont toujours semblé des traîtres, des... agents doubles. 

Je suis une enfant d'immigrés et immigrée moi-même (je ne suis pas née en France), j'ai toujours travaillé (depuis l'âge de 24 ans, et pendant mes études j'ai toujours eu des petits boulots), j'ai connu deux ans de chômage pendant lesquels j'ai préparé une maîtrise et un DEA (aujourd'hui Master) de didactologie des langues et des cultures. 

Ca me fait 26 ans de cotisations non stop et de participation à la société. 

Ma révolte à moi est sourde, est lourde... elle surgira un jour là où on ne l'attend pas, sommes-nous des millions à penser. 

Pour vous distraire, ces photos prises ce jour, allant chez Lucas (mon neveu) je suis tombée sur ceci, l'installation de cette Canadienne (?) qui chausse le mobilier urbain de tricots et de bottes, c'est son truc... et ça nous a fait rire, Lucas et moi. Impossible de retrouver sa trace sur Internet... si vous la connaissez, dites-le-moi. 
 

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                                                         Photos (c) Luciamel


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Publié le 3 Février 2010

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                                                            Photo (c) Luciamel


Cela semble vous titiller. Vous vous demandez si vous pouvez vivre sans amour... vous désespérez. 

Claire Chazal vous intimide, ou vous intime, dans Psychologie "Sans amour, la vie n'a pas de sens" (et là, vous songez à la dévotion, à la fusion-domination, que cela suppose). On pourrait se demander si la même remarque ne semblerait pas incongrue dans la bouche de PPDA (lui, ça serait plutôt "un homme est-il un homme s'il n'a pas séduit une femme ? et s'il ne satisfait pas - ou ne se satisfait pas avec - celle(s) qui est/sont dans son lit ?").

Une femme peut-elle être heureuse, et réussir sa vie sans "amour", sans cet amour-là ?

Si, pour tous, l'affection, la tendresse, semblent une valeur en soi, pour la femme cela en devient une obligation. Qui trouverait bizarre qu'un artiste, un intellectuel, un homme, préfère sa vocation, son art, à sa vie de couple ou de famille ? Qui s'occupera de savoir que Van Gogh, ou Verlaine, ou Rimbaud... ont raté leur vie amoureuse ? Pour une femme ça paraîtra une bizarrerie : "comment ? elle n'a ni enfant, ni réussi sa vie de couple ? c'est étrange quand même. N'est-elle pas passée à côté du plus important ?". Aura-t-on toujours peur de Virginia Woolf  ou de Karen Blixen ?

L'oiseau me disait récemment dans un commentaire que ce qui pouvait m'arriver de mieux serait de tomber amoureuse... (sous-entendu : pour s'épanouir, seule la vie de couple... peut combler une femme). Non. Le pire je l'ai souvent vécu dans ces moments-là, le meilleur de ma vie m'est venu, la plupart du temps, quand j'avais cicatrisé, car je pouvais alors tout simplement être présente à la vie, heureuse, créative, enjouée et joyeuse auprès de mes amis, mes frères.

Tomber amoureux est souvent tomber en dépendance, tomber en errance, tomber en erreur, en illusion, en amertume. Les couples qui tiennent sont généralement ceux où l'amour a été remplacé par l'amitié (la fraternité).

L'amour est un idéal. Sans doute. Mais il n'est pas forcément celui que vous recherchez (sexuel, fusionnel ou maternel).

L'homme se désespère sans Viagra... La femme sans "enfant" à materner (fût-il son compagnon).

Alors, l'oiseau, alors, Béa... à vous, je réponds cela :
 




La carte du tendre
(Georges Moustaki)

Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d'émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S'ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le cœoeur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d'écueils et de mirages
De l'amour et de ses tourments

Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d'infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C'est le désert de l'habitude
L'ennui y a tout dévasté

Quand la route paraît trop longue
Il y a l'escale du mensonge
L'auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l'on s'enivre d'amertume
L'orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive
Le fleuve roule son eau vive
Et l'on repart à l'infini
Où l'on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
La terre promise de l'oubli

 
 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 2 Février 2010

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Depuis le 30 janvier, Mars, la planète rouge, la première planète extérieure à la Terre, est rétrograde (il en sera ainsi jusqu'à la mi-mars...).

Qu'es aquo ? Cela signifie que nous avons l'impression en le regardant dans le ciel qu'il recule, comme lorsque nous dépassons un train qui roule moins vite que le nôtre. Cela se produit une fois tous les 2 ans, 
au moment de l'opposition, astronomiquement parlant, de Mars au Soleil. Le 30 janvier, nuit de Pleine Lune, le Soleil était à 9° du Verseau, Mars à 9° du Lion (ainsi que la Lune). Au moment de l'opposition au Soleil, et de la rétrogradation, Mars se rapproche de la Terre.

En août 2003, l'année de la canicule, tous les journaux avaient fait leur "une" sur la Planète rouge qui était au plus près de la Terre (
depuis 59 518 ans). La rétrogradation et l'opposition au Soleil avaient été exactes le 29 août... le jour de la Nouvelle Lune.

Vous vous souvenez peut-être que ce fut aussi ce mois-là que 
Marie Trintignant succomba aux coups portés par son amant (pour ne parler que de cette calamité, car elle a touché une célébrité, chacun dans sa vie ayant pu traverser cette période de passion, de chaleur, d'une tout autre façon, des milliers de vieux étant quant à eux décédés dans l'abandon et l'anonymat).

Revenons à nos moutons, car ça vous fait sans doute une belle jambe... ou ni chaud ni froid, ces considérations-là. Vous avez bien raison... mais si 
"les astres inclinent et ne déterminent pas" (comme le disait Ptolémée, lui l'astrologue, suivi en cela par Newton, répondant à ceux qui raillaient sa croyance à l'astrologie "j'ai étudié ces choses, pas vous !"), ils nous dominent d'autant moins que nous comprenons leur influence sur nos petites vies. Seul celui qui a pris conscience de la prison où il vit peut vouloir devenir libre.

Mars symbolise l'action, l'instinct, l'impulsion créatrice, le feu du printemps, l'élan et la fougue de la jeunesse, l'agressivité aussi, le courage, l'amant, le sang, la blessure, la coupure.

Voyez, par exemple pour moi, cette rétrogradation tombe en Maisons V et XI, la symbolique étant qu'il me faudrait apprendre à différer mon élan "créateur"... et m'interroger sur la valeur même de la création : pour quoi faire ? pour valoriser mon égo, mon narcissisme, ou pour essayer de me relier à d'autres et bâtir un projet ? Cela pourrait aussi me porter à réfléchir à deux fois avant de tomber amoureuse... et m'inciter à préférer l'amitié, le seul amour vrai ? 
 

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En ce qui concerne notre Président, je vous rappelle que tout ce fatras est tombé "pile poil" pendant son anniversaire, et qu'a priori ça ne lui a pas trop réussi (sa guéguerre avec Villepin semble plutôt mal engagée), il est ascendant Vierge, et donc pour lui Mars est rétrograde en Maison XI... Je cite Alexander Ruperti : 

"Si l'on canalise son énergie martienne dans des groupes ou organisations auxquels on appartient, il en résultera, à coup sûr, des discussions enflammées avec les amis et conseillers. Aussi longtemps qu'elles ne tourneront pas à des crises de colère immatures où l'on se complaît, elles pourront servir à exprimer un flot créateur. (...) Les arguments violents sont inutiles et les indignations émotionnelles ou la colère ne servent à rien; c'est le moment propice pour apprendre cette leçon. (...) Le Soleil en Maison V montre que le plus grand cadeau que l'on puisse faire à n'importe quelle Cause, c'est son véritable soi; on doit apprendre à réaliser, à faire passer ses idéaux dans sa propre force créatrice plutôt que dans le groupe. C'est le moment où l'individu peut devenir créateur (...)." in. Les cycles du devenir.

Pour Dominique de Villepin, il est clair que la position planétaire était tout autre. Il est Scorpion, ascendant Poissons (très belle configuration, mais pas forcément pour la politique... plus pour la religion, ou la poésie), c'est très amusant parce que c'est exactement l'inverse, Mars rétrograde se retrouve en Maison VI. Et voici encore ce qu'en dit Ruperti :

"On doit travailler soigneusement, patiemment, à ce moment-là, car la hâte ou une conduite impétueuse peuvent provoquer des accidents au travail. (...) Le contrôle émotionnel et la bienveillance sont nécessaires dans toutes les relations de travail. Le défi essentiel de cette période est symbolisé par l'emplacement du Soleil en Maison 12, qui appelle à la consécration de soi au service de l'humanité. On peut facilement perdre cet objectif de vue, si l'on se laisse aller à l'impulsion d'accroître sa propre efficacité et sa productivité. (...) Le but de la vie n'est pas de produire, mais de servir; le travail n'est pas l'objectif final, mais plutôt, le moyen de participer." ibid.

Et vous et vous ?

Sachez que les Chinois sont 1,4 milliard et qu'ils s'apprêtent à conquérir la Lune... puisque les Américains renoncent. 


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Photos (c) Luciamel (prises dans ma rue).





 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 20 Janvier 2010

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Photo Gala.

Je suis en danger, je suis malade, je suis vieille et impotente... que fais-tu pour moi ?

Certains font plus que d'autres, à Haïti un homme, à Port au Prince, a ouvert son resto aux démunis, aux gens... tout simplement, les enfants étant prioritaires. Il donne gratuitement, et sans rien demander, un repas à tous ceux qui se présentent.

Il dit :
"La seule peur que j'aie c'est qu'on ne puisse pas donner".

Et vous ? Et moi ? que ferais-je dans ce cas-là ?

Ouvrirais-je la porte de ma maison ? donnerais-je ce que je détiens ? (qu'il est caricatural de voir ce diplomate, l'ambassadeur de France, se promenant dans les ruines du pays... lui qui ne craint rien, il est là, le privilégié, lui le blanc, lui le nanti, au milieu de ces ruines... "il fait le beau", l'instruit... il se pavane...  je le perçois ainsi...).

Aujourd'hui à l'Assemblée on va peut-être ENFIN voter
une loi sur des quotas pour les Conseils d'Administration des entreprises. Obliger les sociétés à accepter que les femmes vaillent autant que les hommes... oui, il faut l'obliger la société... car pour elle ce n'est pas le cas... les femmes se font tuer... oui Marie Trintignant... oui, ta voisine, oui, ta mère, ta soeur, s'est fait tuer par son mari... ah ??? ça t'étonne ? pourtant c'est banal... statisquement parlant.

Moi, je vois autour de moi, autant de femmes que d'hommes compétentes (pardon, Messieurs), elles ont plus de diplômes, sont aussi intelligentes... et pourtant elles sont TOUJOURS à la traîne... (socialement, économiquement : à compétences égales s'entend) avant, la contrepartie était : les enfants, la famille... le foyer... alors, elles ne disaient rien, elles compensaient avec leur amour INVASIF... Aujourd'hui, elles ont presque tout perdu, plus de domination exclusive au foyer (ben oui, ces Messieurs s'y sont mis, ils ont eux aussi pris goût au maternage... alors eux, ils ont le beurre et l'argent du beurre, ils ont tout obtenu (et Zemmour qui se plaint... il dit tout à l'envers)) : le pouvoir social, et la satisfaction affective. Mesdames : il nous faut les quotas pour la direction des CA des entreprises et des administrations, et l'égalité des droits. Ils ne nous donneront rien, et elles non plus (celles qui soutiennent le système machiste) ne nous passeront rien. Je crois en tous ceux (ils et elles) si nombreux, plus de... 30% de la population... à vouloir que cette inégalité homme/femme change VRAIMENT.

Je ne veux plus me battre collectivement, je me bats seulement au quotidien, dans ma vie privée (ouïe, ouïe, ouïe...), je suis UN ETRE HUMAIN A PART ENTIERE (...) FACE A TOI humain à part entière. Alors, ne t'attends à aucune concession féminine... de ma part... parce que si la plupart des femmes que je connais ont fait une concession pour être en rapport avec toi : l'homme, elles l'ont fait en misant sur leur pseudo-avantage... de genre (la féminité avec enfantement... "nous les seules à pouvoir engendrer", "nous LES MERES" ce qu'elles sont en train de perdre comme monopole, tu l'auras remarqué) . Oui, tu es à plaindre aussi, toi, l'homme... pardon, si ta souffrance n'est pas la mienne... (tu te démerdes avec tes névroses !!! nan mais, tu voudrais qu'en plus, ce que la plupart des femmes font toute leur vie durant, je me préoccupe de tes problèmes... de tes "fragilités" ? à chacun suffit sa peine...). 

Ah oui... je voulais aujourd'hui me souvenir de Marie... et dire à tous les Bertrand que c'en est fini d'ETRE BATTUES ET D'ETRE TUEES...

Je pense à toutes ces victimes de Tsunamis, ces calamités immenses... et je me dis que tous les ans ce sont des tsunamis semblables qui se produisent en silence dans nos sociétés... toutes ces femmes brimées, battues, assassinées... et on ferme les yeux, seulement parce que depuis la nuit des temps les femmes se font lapider...

J'exagère, dites-vous... oui, me faites-vous remarquer autour de vous il y a des mégères, ces femmes qui dominent et harcèlent leur compagnon... mais, combien les ont tués ? les ont battus ? ok, je  vous l'accorde, certaines femmes sont réeellement INSUPPORTABLES (elles sont des êtres humains) et VRAIMENT je ne pourrais pas vivre deux (UNE) semaines avec elles (vous êtes masos à ce qu'il semblerait, car, souvent, c'est avec les plus "démentes", à mon sens, que vous semblez vous entendre le mieux...), mais VOUS ??? qu'est-ce qui vous donne le droit de tuer ? Et elles ces harpies... combien sont-elles en proportion de vous, les criminels... ? 

Vivons à Haïti, vivons un Tsunami... pour enfin revenir à la réalité de la vie ???

J'écoute votre chant, homme perdu, le temps des cerises... et je me dis... que vous êtes certainement totalement FOU, et puis... je sais au fond de moi que nous sommes tous perdus... alors je te tends la main, toi qui as sombré... et je t'offre le repas... (de cerises) pour te sauver.





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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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