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Publié le 28 Août 2014

par la pluie...

 

On rêve parfois (souvent ?) de cultiver son jardin, et, à moins d'être Candide, on préfère éviter de courir le monde et ses multiples dangers (guerres, famines, ou tsunamis), et plutôt rester chez soi à défendre son pré carré (carrière, couple, famille, enfants, clan, patrie... ou parti). Pourtant, s'occuper de son jardin, de son balcon, ou de ses plantations, est tout autant source de combats.

 

Mes tulsi (basilic sacré), coriandre, sauge et thym, ont fait les frais, courant juillet (vous savez, au moment des grosses chaleurs - si, si, il y en a eu cette année), d'une attaque  de thrips, selon moi "bad thrips", mais pour d'autres bons insectes pollinisateurs. Le savon noir, et autres traitements naturels, n'ont pas eu raison des petites bestioles, ainsi, ai-je dû me résoudre à les laisser dévorer allègrement la sève de mes précieuses plantes aromatiques. Puis, la pluie, comme une délivrance, est arrivée pour faire fuir les inoffensives, mais néanmoins voraces, bêtes d'août. J'attends maintenant que, d'elle-même, la végétation reprenne ses droits et se remplume, tandis que, tapies dans l'ombre de la terre, les larves des méchants insectes hibernent jusqu'au retour du beau temps...

 

Bad thrips ou cochenilles (qui, elles, ont tout fait pour venir à bout de mon ficus) auront toujours leur heure, les moments de grosse chaleur ou de faiblesse, où ils pourront se liguer contre nous et sucer la sève de nos vies. Les insectes nous survivront...

 

Bad thrips, comme les spams dans nos boîtes mail, ou les commentaires envoyés par des robots sur nos blogs laissés en friche (je viens d'en supprimer 5 ou 6, d'auto-écoles et de serruriers, vantant, dans les mêmes termes exactement, les mérites de l'écriture de mon dernier billet); comme les chômeurs... qui, de par leur nombre croissant, ne cessent de tourmenter les gouvernants et les nantis; comme les morts aussi qui, de par le monde, sont chaque jour plus nombreux... (on parle de surpopulation, on devrait également penser aux millions, aux milliards, de gens qui vont mourir, bientôt...), on s'inquiète de nourrir les vivants, mais qui va pleurer, se souvenir de tant de disparus ? comment la Terre pourra-t-elle souffrir dêtre couverte par tant de cadavres ? Nous les bad thrips de la Terre...

 

Quelle sera la pluie qui la délivrera de nous, nous ses bad thrips ? l'énergie thermonucléaire du Soleil que nous avons voulu imiter ? ou le Soleil lui-même avec une de ses tempêtes magnétiques ?

 

Qui va se pencher sur elle, pour la glorifier ?

 

Mille terres mille vies, Kôichi Kurita, exposition à l'Abbaye de Maubuisson (12 mars au 15 octobre 2014), photos (c) Luciamel
Mille terres mille vies, Kôichi Kurita, exposition à l'Abbaye de Maubuisson (12 mars au 15 octobre 2014), photos (c) Luciamel

Mille terres mille vies, Kôichi Kurita, exposition à l'Abbaye de Maubuisson (12 mars au 15 octobre 2014), photos (c) Luciamel

Du 12 mars au 5 octobre 2014, l'abbaye de Maubuisson poursuit son programme d'expositions monographiques en invitant Kôichi Kurita, artiste japonais.

Son matériau de prédilection est la terre qu'il collecte depuis les années 1990. La première poignée de terre fut celle de son jardin à Yamanashi (Japon). Depuis, l'artiste est engagé dans une démarche unique et remarquable : faire de sa vie un voyage et constituer une Bibliothèque de terres pour les générations futures.

Chaque fragment de terre est minutieusement répertorié, séché, épuré des matières organiques, concassé, parfois tamisé pour obtenir la finesse du pigment. Matière première de ses oeuvres, la terre est multiple, bigarrée à l'image de notre monde, mais jamais échelonnée. De cette diversité naissent des assemblages de couleurs aux géométries variables. Cette progression chromatique nous réapprend l'infinie diversité de la terre, qu'elle est vivante et agissante, et que nous sommes faits de cette vie-là.

Abbaye de Maubuisson, programme

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 2 Août 2013

20130728-008.jpg Photo (c) Luciamel, Auvers sur Oise, le 28/07/2013

 

 

20130728-013.jpg

Photo (c) Luciamel, face à la tombe de Théo et Vincent Van Gogh, le 27/08/2013

 

 

 

Je voulais participer à La radio de l'été de Lolobobo... mais toutes ces démarches (recopier un réglement, des liens, une profession de foi) pour se maintenir dans une blogosphère de plus en plus carrée (la quadrature du cercle : d'amis, de blogueurs, de connaissances...) m'est de plus en plus difficile à tenir : pas encore bien installée dans mes meubles, et pas encore bien exploré mon nouveau territoire de vie (ici, à Cergy). 

 

Pas encore remis ma blogroll à jour (depuis la fin de Google Reader), pas encore basculé sur Netvibes, pas encore eu le temps, ni l'envie, d'aller voir de plus près ce qui agitait le bocal de mes ami(e)s blogueurs(euses).

 

J'en arriverais presque à faire comme Alina Reyes... ne tenir un blog (fermé aux commentaires) que comme bon me semble. Pour n'y écrire que ce qui me fait plaisir... ou ce qui fait sens au moment où j'entrouvre la porte (la fenêtre) de ma petite vie...

 

J'aime l'idée de la radio de l'été, et je vois apparaître sur mon Facebook les publications quotidiennes de Lolobobo. Alors, je vais faire ma radio à moi, libre, et en exclusivité pour vous (en ce moment une quinzaine de lecteurs par jour).

 

Comme je suis à Cergy (vous l'aurez compris), je vais tout d'abord rendre hommage à Anis (le chanteur de Cergy), lui qui, comme moi, est en partance vers un ailleurs, le sien est Lisbonne ! installé depuis quelque temps là-bas il ne donne plus de nouvelles à son public, ne "produit" plus pour ses producteurs, en somme il bulle... lamentablement...(fabuleusement ?).

 

 

  
Zé (José), son ami portugais, mort... à qui il rend hommage.

 
"Sardines every day... j'me tire à Lisbonne chez mes potes lusophones. Paris est dans mon coeur, désormais dans mon rétroviseur... Je prends mes cliques et mes claques...". Lisboa !
 
Avec le vent comme complice...
Et puis, je lis, je lis... dans le vent...  du train qui m'amène chaque jour à Paris. Voici mes dernières notes de lecture (NDL), L'amour la solitude, d'André Comte-Sponville :

"Si un philosophe a le choix entre une vérité et un bonheur, et cela peut arriver, il n'est philosophe qu'autant qu'il choisit la vérité (...) Mieux vaut une vraie tristesse qu'une fausse joie." p. 21

"La vérité est la norme, mais enfin il s'agit de vivre et, si possible, de vivre heureux, ou pas trop malheureux." p. 22

"Rilke a trouvé les mots qu'il fallait pour dire cet amour dont nous avons besoin, et dont nous ne sommes que si rarement capables : "Deux solitudes se protégeant, se complétant, se limitant, et s'inclinant l'une devant l'autre" (...) L'amour n'est pas le contraire de la solitude : c'est la solitude partagée, habitée, illuminée - et assombrie parfois - par la solitude de l'autre. L'amour est solitude, toujours, non que toute solitude soit aimantte, tant s'en faut, mais parce que tout amour est solitaire. Personne ne peut aimer à notre place, ni en nous, ni comme nous. Ce désert, autour de soi ou de l'objet aimé, c'est l'amour même." pp 41-42

"Tu sais, mon plus grand souvenir, en matière de chanson, et même l'une des plus fortes émotions esthétiques de ma vie, je l'ai ressentie vers vingt ans, dans les toilettes d'un camping, je ne sais plus où au Portugal : j'étais aux toilettes, donc, et soudain, dans cette odeur d'urine et de javel, une femme de ménage (...) s'est mise à chanter : le fado éternel était là, la souffrance éternelle, la beauté éternelle. Sans haine, sans colère, et sans non plus de consolations, de justifications, de glorifications : la vie telle qu'elle est, atroce et précieuse, déchirante et sublime, désespérante et désespérée... La vie difficile, tellement difficile. Le destin, si tu veux (tu sais que "fado" vient de "fatum"), mais sans providence : les choses telles qu'elles sont, la vie telle qu'elle passe... Le réel, simplement. Oui, cette chanson-là exprimait au fond tout ce que j'aimais, tout ce que j'aime : le courage plutôt que la colère, la douceur plutôt que la violence, la miséricorde plutôt que la haine..." p.139

Carminho, Alma... (l'album complet !) quelques fados pour la route... et dans le vent... la pluie... "sao as lagrimas do céu que fazem brotar as minhas" : ce sont les larmes du ciel qui font tomber les miennes...

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 19 Juillet 2013

20130719-009.jpg Photo (c) Luciamel, Père Lachaise 17/07/2013

 

 

 

Dehors, les enfants crient. Dehors, c'est l'été. Dehors, le temps s'emmêle les pinceaux.

 

22h57 me dit-on sur mon écran, le début d'un dialogue avec vous, de l'autre côté... de... l'océan.

 

Les écrivains vivent en vase clos... les écrivaines, elles, ne peuvent pas à la fois avoir une vie de famille et... sociale/professionnelle... (elles ont plus de mal que leurs confrères concilier vie professionnelle, vie familiale et vie créative... tiens, comme par hasard, une femme écrivain - une écrivaine - sera plus facilement célibataire pour mieux écrire... si elle a mari et enfants, elle aura tendance à abandonner son emploi - et à se faire entretenir par le mari et/ou par la société - pour pouvoir continuer à créer). L'homme, de tout temps, a su, a pu, travailler et mener carrière, d'autant mieux qu'il était marié (et non pas inversement comme c'est encore le cas aujourd'hui pour les femmes).

 

Je suis sur le point de terminer un livre, on ne peut plus classique de chez classique... il se trouve qu'il m'a fallu déménager en banlieue pour avoir le temps de lire... les livres qui restaient entassés depuis des années sur ma P.A.L. (pile à lire).

 

La femme écrivain, l'auteure, l'écrivaine en somme... qui a consacré toute sa vie à cette chose qu'est l'écriture, à cette chose qu'est la création, qui ne s'est pas posé la question - tout du moins pas de manière traditionnelle - du choix de la famille, de la vie de couple, de la maternité... comme devant être au-dessus de tout (über alles). Cette femme, je l'ai découverte en la lisant pour la deuxième fois.

 

Marguerite Yourcenar m'avait séduite autrefois dans L'oeuvre au noir , son roman initiatique et ésotérique qui m'avait tenue en haleine comme le faisaient ceux d'un Hermann Hesse. Là, j'ai été relativement désarçonnée par le choix de l'écrivaine - tant du point de vue littéraire, les mémoires, que de celui du point de vue, celui d'un empereur romain... - j'ai failli abandonner la lecture, au bout de 50 pages, "oh, là là, ça va être trop barbant...", et même s'il s'agissait d'un classique, de l'un des "must" de l'oeuvre de l'écrivaine, j'étais prête à me dire qu'il y avait aussi une part de snobisme intellectuel à devoir terminer le livre... 

 

Autre chose m'a captivée. Est-ce le style, l'écriture ? dont la pureté, l'élégance vous touchent à chaque fin de phrase, à chaque ciselure qui creuse dans votre imaginaire (votre monde intérieur) des objets, des êtres, des émotions, une intériorité... extérieure et lointaine dans le temps. Impossible de replacer le livre sur la P.N.L (pile non lue). Depuis, il fait donc le voyage avec moi, tous les jours, de Cergy à Paris.

 

Hadrien et ses mémoires. L'an... 150 environ. Un empereur romain. La barbe quoi... Eh bien non. Tout le contraire. Cette femme a fini par m'intriguer. Je savais qu'elle avait été la première femme académicienne, qu'elle était homosexuelle et avait fini sa vie aux Etats-Unis avec sa compagne. J'ai découvert à la lecture des Mémoires d'Hadrien (et sur Wikipédia...) qu'elle avait eu (et vécu !) une grande fascination pour l'homosexualité masculine... (sa vie s'était partagée entre des amours pour des femmes et pour des hommes homosexuels), et que son écriture, ses moeurs, sa tolérance, étaient très vastes.

 

Une question qui me taraude depuis belle lurette... l'écriture (littéraire) a-t-elle un sexe ? Yourcenar est l'un des beaux exemples de manifestation de l'esprit (littéraire ou autre) en dehors de l'enfermement dans un corps sexué. Son écriture, comme celle d'un Dostoïevsky, ou d'un Flaubert... n'est pas marquée par détermination génétique sexuelle.

 

 

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Photo (c) Luciamel, Père Lachaise, 17/07/2013

 


 

Je vous laisse l'apprécier (le texte a été publié pour la première fois en 1951, mais a commencé à être rédigé en 1924), citations de l'édition Folio des Mémoires d'Hadrien, 1974 :

 

"Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l'esclavage", p. 129

 

"La condition des femmes est déterminée par d'étranges coutumes : elles sont à la fois assujetties et protégées, faibles et puissantes, trop méprisées et trop respectées. Dans ce chaos d'usages contradictoires, le fait de société se superpose au fait de nature : encore n'est-il pas facile de les distinguer l'un de l'autre. Cet état de choses si confus est partout plus stable qu'il ne paraît l'être : dans l'ensemble, les femmes se veulent telles qu'elles sont ; elles résistent au changement ou l'utilisent à leurs seules et mêmes fins", p. 130

 

"La faiblesse des femmes, comme celle des esclaves, tient à leur condition légale", p. 131

 

"J'acceptais de me livrer à cette nostalgie qui est la mélancolie du désir", p. 272,  une belle définition de la saudade...

 

 

Il est 00h48... déjà... nous avons changé de jour... de siècle et d'univers...

 

 


 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 29 Juin 2013

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photo (c) Luciamel, Cergy, bords de l'Oise, le 23/06/13

 

 

 

 Belle lurette et  tout de go. Ca fait belle lurette que je n'ai écrit, et je m'y mets tout de go.

 

Les voyages font partie de mon arbre généalogique, de ma génétique, de ma vie, de mon être, comme la saudade est la source des vagues qui ensorcèlent ma vie.

 

Depuis que j'ai déménagé (voyez les épisodes précédents) je voyage. Tous les jours. Je prends le train et j'admire le paysage. C'est beau un train de RER A qui roule (moins quand il reste en rade sur la voie... et qu'il vous mène avec 30 minutes de retard à destination). Je ne me lasse pas de photographier de mes mirettes les arbres, le ciel, puis le fleuve et la rivière qui finissent par s'emmêler les pinceaux quand ils se croisent à Conflans "fin d'Oise". 

 

Plus trop le temps de venir vous raconter des bafouilles ici, mais alors, qu'est-ce que je lis ! (et dors... comme il est doux de poser sa tête contre le mur du wagon et de juste se laisser bercer par le mouvement de la rame, le RER A est, matin et soir, un gigantesque dortoir pour les travailleurs de ce pays : n'oubliez pas que sur les 26 millions d'actifs, environ 20 millions se lèvent tous les jours et affrontent un réel social de plus en plus tendu... ils contribuent à la richesse du pays, ils paient les impôts qui font tourner le bitogno, ils portent sur leurs épaules le destin de 61, ou 62, millions de Français (et autres)).

 

Donc, je lis.

 

Il se trouve que tous les livres que j'ai "parcourus" ces deux derniers mois ont trait au voyage. Ca s'est fait tout naturellement, ou en synchronicité...

 

Tout d'abord, et parce que je n'en avais pas encore parlé, ceux de Julie et d'Aude, dont nous avions salué la parution et le lancement lors de notre dernier MDB.

 

Aude Le Corff... toute frêle, toute douce... comme la petite fille qui nous raconte l'histoire de Les arbres voyagent la nuit. Car c'est bien elle la narratrice, même si elle se cache derrière un nom d'auteure... Voyage dans l'enfance, voyage dans la vie de couple, voyage dans la maternité, voyage dans le vieillissement, voyage entre deux identités, voyage au coeur de l'errance de nos vies, celle qui nous mène (comme les héros de son roman) à nous retrouver dans le lieu idéal des retrouvailles, notre nouveau monde, son Eldorado... à elle : le voyage vers le Maroc, lieu magique, sans nul doute. J'ai palpité comme la petite princesse de son conte, j'ai rêvé comme le vieux monsieur, et j'ai dévoré les kilomètres comme ses personnages.

 

Julie Gommes m'a touchée par son style, et son franc parler, on la suit, on y croit, on y est. On l'accompagne dans ses révolutions, dans ces révolutions qui ont fait (et font) l'actualité. Journaliste, elle a suivi les "événements" en Egypte, en Syrie et en Tunisie... excusez du peu. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'a pas froid aux yeux, et qu'elle nous fait comprendre ce que le métier de reporter, ou de journaliste indépendant, a de périlleux. Pourquoi y va-t-elle ? Pourquoi ne se contente-t-elle pas de vivre sa vie à Sète ? C'est un peu ce qu'elle nous raconte dans son petit ouvrage (par la taille mais pas par la qualité) :  Il était une fois les révolutions.

 

Un autre voyage... celui de Charlotte Delbo, découverte grâce à une fidèle lectrice de ce blog. Le récit s'intitule : Aucun de nous ne reviendra. Il commence ainsi :

 

"RUE DE L'ARRIVEE, RUE DU DEPART

 

Il y a des gens qui arrivent. Ils cherchent des yeux dans la foule de ceux qui attendent ceux qui les attendent. Ils les embrassent et ils disent qu'ils sont fatigués du voyage.

Il y a les gens qui partent. Ils disent au revoir à ceux qui ne partent pas et ils embrassent les enfants.

Il y a une rue pour les gens qui arrivent et une rue pour les gens qui partent.

Il y a un café qui s'appelle "A l'arrivée" et un café qui s'appelle "Au départ".

Il y a des gens qui arrivent et il y a des gens qui partent.

 

Mais il est une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent

une gare où ceux qui arrivent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus.

c'est la plus grande gare du monde."

  

 Charlotte Delbo nous fait revivre par l'esprit ce qui a été pour elle l'inconcevable expérience de la déportation, de la plongée dans les tréfonds de l'humanité (je ne dis pas l'inhumanité, car justement c'est bien ça la terreur, c'est de comprendre que cette horreur-là fait elle aussi partie de l'humanité). J'ai accompagné chacun de ses pas, j'ai ... ressenti...  ce que c'était que d'être en camp, à Auschwitz, dans la boue, dans la saleté, dans le froid, dans la noirceur, dans la douleur, dans la faim, dans l'agonie qui n'en finit pas, dans la vie avec les cadavres, parmi ceux que Dieu a laissés au Diable. Mais, sachons-le, le Diable n'est qu'une partie de Dieu. Et le mal, l'horreur la plus horrible, les crimes les plus atroces sont une partie de Dieu... et tout devra se défaire à un certain moment... Charlotte Delbo se contente (?) de témoigner, de nous faire part de la plus grande atrocité de l'humain contre l'humain. Ca s'est trouvé à Auschwitz, ça se retrouve ailleurs... et est parfois aujourd'hui banalisé (et toujours sublimé par les détraqués que le Diable réussit à embobiner...).

 

Aucun de nous ne reviendra, et elle en est revenue... on ne peut imaginer dans quel état.

 

Je garde non pas le meilleur pour la fin, mais Lis-bonne (Lis-boa), le voyage entre tous, celui qui me ramène à l'être de mon être, à l'essence même de mon voyage.

 

Une étudiante suisse me l'avait offert, il traînait dans ma PAL (ma PAL =  ma "pile à lire", merci Aude !) depuis un moment. Je sais qu'une adaptation en a été récemment faite au cinéma (avec Jeremy Irons, Bruno Ganz et Charlotte Rampling !!!  mais pas encore sortie en France), il s'agit de Train de nuit pour Lisbonne, de Pascal Mercier, auteur suisse alémanique, dont voilà le pitch en vidéo sur Dailymotion, en 1'18". Mon étudiante m'avait dit que c'était le plus beau roman qu'elle ait jamais lu. Je confirme, c'est dense, intense, fouillé, complet, très riche historiquement et culturellement parlant. Le plus beau roman... je n'irai pas jusque là, mais très bouleversant, oui (surtout, vous serez séduits par l'univers, le voyage... les références littéraires et historiques, le suspens). En lisant le livre (je n'ai pas envore vu le film), vous comprendrez mieux, peut-être, le voyage que moi j'ai fait à l'envers, vers vous. En résumé, un Suisse (bernois) de 55 ans (prof lunetteux de latin-grec) qui se retrouve embarqué malgré lui dans un train vers Lisbonne... Voyage sans retour ?

 

La bande annonce du film, Train de nuit pour Lisbonne (à venir...)

 

 

 

 

Et voici la version brésilienne de Paulo Costa de "O meu pais, o Toulouse" de Paulo Costa, bel hommage à NougarOooo... Toulouse...

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 1 Mars 2013

Aujourd'hui une de mes étudiantes (japonaise) a fait un exposé sur l'un de ses "dieux" (d'un point de vue cinématographique) : Jean-Luc Godard ("GOD" + "ART" nous a-t-elle expliqué) 

 

 

 

 

 

Elle nous a également dit son admiration pour son professeur de philosophie, un Japonais parfaitement francophone, et grandement respecté en France pour son livre  Une langue venue d'ailleurs... Akira Mizubayashi

 

J'ai demandé aux autres étudiants de réfléchir à quelqu'un qu'ils admiraient beaucoup, quelqu'un qui était pour eux l'égal d'un maître spirituel, ou guide de vie...

 

Pour les deux américains (étatsuniens...), femme et mari, c'était le père du conjoint (émigré écossais aux Etats-Unis) qui avait impressionné la femme, et son professeur de comptabilité qui avait été l'initiateur de vie de l'homme. Pour l'étudiante afghane (prof de français) c'était Ahmad Zahir, chanteur afghan, mort assez jeune dans un attentat, et resté comme une idole romantique pour tout son peuple qui était une image culturelle marquante, pour l'étudiante russe c'est Galina Vishnevskaya (chanteuse lyrique engagée et exilée de Russie avec son mari Rostropovich) qui lui semblait une personne admirable, en tous points : artistique, politique et humain. 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis prof... on me demande rarement, à moi, qui j'admire, qui est pour moi un maître, ou un guide spirituel... Est-ce pour ça que j'écris un blog (pour compenser ma frustration) ???

 

Alors, qui j'admire..? (mes étudiants n'ont eu que 15 minutes pour réfléchir, le temps de la pause-café).

 

Euh... Fernando Pessoa ? Edgar Morin ? Chomsky ? Oliveira ? et une femme ? Malalai Joia (la députée afghane menacée par les salafistes et obligée de se réfugier en Occident) ? Malala (cette jeune pakistanaise blessée mortellement par les talibans parce qu'elle défendait le droit à l'éducation pour tous les enfants : filles et garçons) ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je crois que c'est Malala qui m'impressionne le plus. Elle qui veut affronter les talibans et défendre jusqu'au bout le droit des filles et des garçons à être éduqués. Mes étudiant(e)s afghan(e)s (reçus à l'école dans le cadre d'une coopération culturelle entre les deux gouvernements, français et aghan) me l'ont répété : il y a beaucoup de Malala en Afghanistan, elles meurent car elles défendent le droit des filles, et des femmes, et meurent sous les coups des talibans... mais on n'en parle pas... Il y a beaucoup de Malalaï Joia en Afghanistan, des femmes engagées en politique, qui disent haut et fort la volonté des femmes à assumer des postes de responsabilité. Elles m'ont répété ces jeunes Afghanes (étudiantes en Master pour la plupart) que les femmes gagnaient autant que les hommes en Afghanistan, qu'elles occupaient des postes de responsabilité, qu'au parlemement elles étaient bien plus représentées que les Françaises...qu'elles étaient bien plus courageuses que les hommes, qu'elles n'avaient pas peur de la lutte. Je les ai vues dans les groupes, les hommes près d'elles étaient souvent silencieux et écoutaient avec respect cette parole qui leur semblait être celle de... la liberté ?

 

Un film à voir : Syngué Sabour - Pierre de patience, de et d'après le livre d'Atiq Rahimi.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 9 Septembre 2012

Retour de vacances, ou de vacance... de la vacuité. Lisez ce qu'on appelle "quotidiens" (journaux, blogs) et vous comprendrez le sens de ce mot : vacuus.

 

 

 

văcŭus

  1. Vide.
    • terra autem erat inanis et vacua et tenebrae super faciem abyssi et spiritus Dei ferebatur super aquas. (Vulgata, Genesis, 1.2.)
      La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

 

  20120908-042.jpg

 

photo (c) Luciamel, Coimbra, 5/09/2012, "... Unversité, bibliothèque. 

 

 

 

Il nous faudra, quoi qu'il en soit, essayer de nous amarrer à l'essentiel : les pensées de quelques amis (blogueurs, artistes, connaissances, compagnons de route...) pour ne pas perdre pied dans ce monde à la dérive.

 

Les philosophes aussi pourront nous empêcher de divaguer ou de croire aux sornètes de sirènes en mal de reconnaissance. Comte-Sponville et sa désespérance me vont bien.

 

On m'a également recommandé le Nachtzug nach Lissabon (Train de nuit pour Lisbonne) de Pascal Mercier. A lire comme l'un des livres essentiels d'une vie.

 

Avant les vacances j'ai lu Stefan Zweig, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Stefan Zweig et son suicide au Brésil. La vacuité du monde et sa désespérance à lui. Pourquoi se suicider ? en entraînant avec soi, qui plus est, sa jeune épouse... Ce petit livre en est comme une illustration paradoxale.

 

Je suis plongée dans La douleur de Marguerite Duras, que je tempère par la lecture, en parallèle, de L'amant de la Chine du Nord... La guerre encore, celle qui a broyé S. Zweig, Duras la restitue avec toute la violence émotionnelle de l'après horreur... Résistante et proche de François Morland, ainsi que de Mitterrand, elle y condamne De Gaulle et son oubli de la douleur...

 

 

 

 

 

 

 

Nos vagues... sont celles de la douleur, de la douceur, des sentiments, parfois désordonnés, mais aussi de l'esprit qui nous guide par-delà notre incarnation si terrestre...Celui qui n'a pas la chance de sentir en lui (elle) la présence de ce guide (ange gardien ou cerveau droit... salvateur), devrait se tourner vers... la musique ?

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 26 Avril 2012

Le nouveau sarkophage de Tchernobyl...

 

Fukushima mon amour...

 

"Tu n'as rien vu à Hiroshima". 

 

 

 

 

Comme ces propos de Marguerite Duras nous parlent. Comme les images d'Alain Resnais nous disent la réalité. Le film a été tourné en 1959. Il n'a pas pris une ride.

 

Mais nous... nous avons beaucoup vieilli. Nous n'avons rien vu... à Hiroshima.

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 11 Janvier 2012

Déjà en 2008 elle inspirait mes tout premiers billets sur Ladies Room ("M'aimez-vous docteur Jung ?"). Ici aussi, je m'y étais référée. D'une certaine façon, la lecture de Sabina Spielrein entre Freud et Jung, après le film  l'Âme en jeu, a changé ma vie. Le film de Cronenberg, A dangerous method, ne m'a pas appris grand chose, ni ne m'a bouleversée outre-mesure (par la mise-en-scène ou le thème) si ce n'est qu'il m'a encore interrogée : pourquoi ne la découvre-t-on qu'aujourd'hui ? Pourquoi Sabina Spielrein a-t-elle si peu intéressé les intellectuels ?  mon article de Ladies Room avait recueilli deux commentaires : les miens...

 

Qui est-elle ? je vous renvoie à mes précédents billets... en vous copiant le début de celui publié sur Ladies Room, en 2008 :

 

 

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                              photo (c) Luciamel, le 7 janvier 2012, rue Ste Croix de la Bretonnerie, Paris.

 

 

"Elle s’appelle Sabina Spielrein, elle a été la patiente de Jung, alors que lui-même était un jeune médecin découvrant la psychanalyse. Internée pour troubles graves (hystérie, anorexie), cette jeune femme russe devint son amante (lui était marié, et attendait un enfant). Elle avait vingt ans, lui trente. Guérie (ça semble simple mais ne le fut pas tant) elle se forma en médecine (avec une thèse sur la schizophrénie) et devint psychiatre, c’est alors qu’elle se rapprocha de Freud (pour contrer la trahison de son amant, qui l’avait reniée elle, tout autant qu’il avait rejeté l’influence de son père spirituel), les deux s’allièrent et c’est grâce aux travaux de Sabina que Freud élabora le concept de “pulsion de mort”.

 

Par la suite, de retour dans son pays natal elle soignera des enfants à problèmes ou délinquants grâce à la psychanalyse. Elle mourra (les avis divergent sur l’année, sans doute en 1941) assassinée par les nazis, car juive.

Jusqu’au bout elle restera en contact épistolaire et amical avec Jung, lui vouant indéfectiblement une profonde admiration. On suppose que le concept d’anima a surgi dans la psyché de Jung sous les traits de Sabina.

 

Cette histoire est belle, mystérieuse à souhait… et, encore aujourd’hui, elle donne lieu à des polémiques entre écoles adverses (les freudiens, les jungiens).

 

Longtemps occultés, son influence, sa présence, sa vie, son amour, ses travaux, ses lettres, furent déterminants… ils ont été mis en images dans le très beau film “l’âme en jeu”."

 

 

Le mérite du film de Cronenberg est de nous interroger sur la psychanalyse, sur la relation homme/femme, sur l'arrangement facile des puissants avec leurs privilèges (Jung était marié à une femme très riche et s'accommodait fort bien de la fortune de sa femme et des privilèges qui étaient ceux de sa classe sociale). Il prend néanmoins quelques libertés avec l'ouvrage de référence (la correspondance des trois) en faisant de Jung et de Spielrein deux adeptes du sado-masochisme... ce qui me semble pour le moins un sacré raccourci, et en tout cas une élucubration. Pas sûr que cela apporte grand chose à la réhabilitation de Spielrein. Car, finalement, le personnage central du film c'est elle, mais d'une façon... étrange, à la Cronenberg ? Elle devient une mouche... qui se tord de douleur. Aura-t-on vraiment envie de connaître la femme qui a élaboré une théorie fondatrice de la psychologie, qui a participé à la réflexion intellectuelle de son temps, qui a créé une école, qui, surtout, a réussi à guérir d'une terrible maladie ? Elle a écrit des textes essentiels sur l'origine du langage, sur la musique... aussi.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 5 Mai 2011

20110430-dessin-de-rue-005.jpg                                                     photo (c) Luciamel

 

 

Les courgettes peuvent se manger crues, mais je les préfère cuites. Les salsifis... pas le choix, ça ne se mange que cuit. Mon basilic a commencé à pousser... et les ipomées sont bien sorties de terre. La lune...était là... mais le soleil ne l'a pas vue. Hijos de la luna...


 

20110430 dessin de rue 006

                                                    photo (c) Luciamel

 

 

 

En ce moment je lis... quelques lignes, de temps en temps, (ben oui, entre twitter, le blog, les commentaires, les mails, le boulot (surtout), les amis, les sorties, je me sens un peu débordée) de Aimer désespérément, entretiens de Marie de Solemne avec André Comte-Sponville, Etienne Klein et Jean-Yves Leloup.

 

"L'humanité a fait un grand progrès, d'abord parce que les femelles ont fait beaucoup mieux que protéger les enfants contre la violence des pères, elles leur ont appris à les aimer. Les parents ensemble, ont alors enseigné aux enfants que l'amour était la plus haute valeur, la seule qui puisse nous combler. [...] Nous aimons l'amour... et nous ne savons pas aimer. Et nous ne sommes jamais aimés comme nous voudrions l'être... Si bien que nous sommes perpétuellement en manque d'amour." (dialogue avec André Comte-Sponville).

 

Nouvelle préoccupation dans ma vie... ou, voilà, que de nouveau cela vient me tarauder... l'amour.

 

Je l'avais oublié, celui-là... l'amour... ces dernières années. J'étais arrivée au stade "Kill Bill, 3". Je suis "taraudée"... ques aco ? juste que je ne lui ferme plus totalement ma porte... et que je m'avance sur le chemin avec une canne (on ne sait jamais), un sac à dos, mon couteau de randonnée (parfois on fait de mauvaises rencontres), et les mirettes, les mains, ouvertes à ce qui veut bien se présenter. Oh, je ne suis pas de celles qui vont sur Meetic... pour voir la liste des produits à consommer... ni celle qui prend son pied à jeter ceux qui semblent périmés. Non, en général, je mets au moins trois ans à me remettre d'une rupture... c'est-à-dire que je vis comme une nonne l'entre-deux. Là, ça fait 6 ans... mais, faut dire, que j'avais drôlement dégusté la dernière fois (à tous les niveaux). Nautilus a été mon nom de code durant tout ce temps.

 

Aimer désespérément, ça me va bien comme credo.

 

A mon âge (que je ne vous rappelle pas), on commence à ne plus trop s'accrocher aux branches, à ne plus vouloir à tout prix être aimé(e). On laisse tomber (avant que l'autre ne le fasse).

 

Comme mon basilic, comme mes ipomées... je sens que des ailes me poussent dans le dos... pas celles d'un ange, loin s'en faut, seulement celles de la vie... qui me chante aux oreilles sa mélodie : écoutez-la... 

 

 

  

parce que j'ai été classée... dans le Wikio...  (n°227 du général, et 36e du thématique) et qu'il me faudrait maintenir le niveau pour le mois prochain, je suis obligée de recopier (si, si, je suis obligée par la logique du système) les liens de ceux qui ont fait des liens sur mon blog... sinon je suis désavantagée... certains enrobent ça de jolies phrases... genre "moi, je ne suis pas quelqu'un d'intéressé"... je te les plaque, les liens, tels quels... c'est la mécanique quantique du wikio...toi, l'hypocrite qui me dis que tu ne fais pas tout pour être à la première place (ou pour la garder).

 

ceusses qui sont venus, qui ont aimé, qui ont cité... mon blog...au courant du mois d'avril, c'est ci-après : 

 

Fucking disgrace
mtislav
Chez El Camino
Bah !
Partageons nos agapes
Olympe et le plafond de verre
Je n'ai rien à dire ! et alors ??
Ménilmontant, mais oui madame...
Philippe Méoule
Engagée
Alter Oueb
Les aventures d'Euterpe
Partageons mon avis
A perdre la raison
Le coucou de Claviers
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Partageons l'addiction
Mon avis t'intéresse
La revue de Stress
Météo Mulhouse
Entre Musique et Politique
le blog d'une femme de sportif
Nectar du Net
_________Les diablogues du vagin
Sourires et soupirs de Jeffanne

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 14 Mars 2011

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 002                       Photo (c) Luciamel, oeuvre de rue de No Rules Corp, Paris 4e, 14/02/2011

 

 

Des fois ça me lasse de bloguer... des fois comme ces fois dernières, où tous nos piaillements me semblent si fats et si sots. Alors, je devrais me taire, pour commencer. En attendant j'ai lu, pendant les 4 heures passées  aujourd'hui aux Urgences de St Antoine (rien de grave, une alerte, juste un léger tremblement de corps, degré 3 sur l'échelle de Richter), un petit bouquin étonnant sur les mystères de notre cerveau. L'auteure ,neuro-anatomiste ,raconte son Voyage au-delà de [son] cerveau, quand à l'âge de 37 ans (en 1996) elle a été terrassée par un AVC (accident vasculaire cérébral), qui l'a totalement privée des capacités liées à son cerveau gauche : parole, logique, motricité, communication avec le monde extérieur. Consciente seulement grâce à l'activité de son cerveau droit elle a expérimenté un autre état de conscience : une béatitude cosmique, un bien-être qu'elle qualifie de nirvanique, dans lequel elle était tentée de se laisser glisser... Ce n'est que par un immense amour de la vie, et grâce à huit années de lutte, qu'elle a réappris à  de nouveau faire fonctionner son cerveau gauche : celui où notre ego prend ses racines, celui de notre monologue intérieur, celui du raisonnement logique qui nous permet de nous adapter à notre condition terrestre finie et inscrite dans le temps.

 

Elle s'appelle Jill Bolte Taylor. La vidéo suivante, très vivante, très... cerveau droit en effusion, vous donnera peut-être envie d'en savoir plus sur nous et nos cerveaux gauches (de blogueurs) suractivés.

 

 


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