Les ombres chinoises et la réalité

Publié le 6 Novembre 2010

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                                                                  photo source

 

 

Après Berlin, je vois des ombres partout... hier, j'avais envie de m'enchanter, j'avais lu que ce spectacle était sublime qu'on en sortait ébloui. Darshan de Bartabas au cirque Zingaro d'Aubervilliers. Mille trouvailles en effet, ravissement de voir ces ombres derrière des paravents... mais... ils viennent quand les chevaux ? quand commence le spectacle ? j'en suis sortie un peu frustrée avec le sentiment que la performance des chevaux, des cavaliers, derrière la toile d'une immense lampe chinoise, nous avait été volée. Nous avons dû voir en tout et pour tout cinq chevaux... sept ? venant à tour de rôle sur scène, les autres tournoyaient derrière une toile éclairée qui en faisait des ombres chinoises... comme si Bartabas avait voulu nous dire qu'il les gardait pour lui ses chevaux. Le procédé était magique, artistique et intello à souhait, mais pas pendant toute la durée du spectacle !

 

Aujourd'hui sous la pluie, c'étaient nous les ombres, défilant dans Paris gris de tristesse, mais toujours aussi remontés contre la caricature de destin qui se profile à notre horizon. On a juste voulu sentir, au contact des autres dans la rue, que l'humanité toujours dépasserait la volonté de quelques gouvernants, de quelques privilégiés, ou même de quelques rois. L'humanité nous dépasse même nous, foule immense (selon les syndicats), qui savons pourquoi nous sommes là, ou foule silencieuse (majoritaire selon la police) qui préfère laisser faire. 

 

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                                                             elle est toujours là... 

 

 

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                                              Photos (c) Luciamel, le 6 novembre à Paris

 

 

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Commenter cet article

lucia mel 10/11/2010 23:51



@José : oui, bien sûr, nous l'entendons beaucoup dans les manifs "l'internationale", je t'avoue que je préfère le "tous ensemble, tous ensemble", valable pour le sport, et les autres luttes, pas
finales, mais à gagner, "tous pour tous". Ta poésie, 86-98, j'imagine que ces dates ont du sens, pour toi. 


 


@Euterpe : oui, la vie avant la guerre, et la vie qui aujourd'hui revient, comme les fleurs du bitume qui jamais ne meurent, car, seule l'humanité peut disparaître à jamais, la Terre, elle,
survivra à toutes les horreurs. Jusqu'à ce qu'un jour le beau Soleil vienne tout embraser :)) 


 


 



Euterpe 10/11/2010 11:26



Oui Felix Nussbaum...c'est tellement trop Berlin, tu as très bien choisi "Le Triomphe de la Mort" sur ton post précédent. Mais ces traces du passé nous apprend à vivre. A moi du moins, elles
apprennent à vivre.



J.Earthwood 10/11/2010 08:42




Comme promis, je te laisse un extrait... de ce qui n’est, pour moi, qu’une forme d’expression de choses que je ne sais pas nommer. Et tant mieux…


 Je n’oserai jamais appeler ça de la poésie. Je laisse le soin aux gens de « coller » l’étiquette qui va bien ou qui leur
convient…


Imaginario (extrait)


...Imaginar


Um soluço nos braços da dor


Estender


As mãos abertas para o mar


Alcançar


O delírio no sulco da flor


Aprender


A sofrer e talvez ganhar


J.V. 1986/1998


 






J.Earthwood 10/11/2010 08:26



Lucia, c'était juste une sorte de clin d'oeil à la rougeur des drapeaux... Je sais que rien n'est jamais fini (final), que la lutte continue(ra), que... Mais je deviens sérieux.


Venceremos, venceremos,...



lucia mel 09/11/2010 22:31



@José : il y a une chose dont je suis sûre, c'est que la lutte n'est jamais finale... certains ont, quant à eux, cru qu'ils avaient la "solution finale"... Rien n'est final... tout est karma
;))) 


Merci pour ta visite :)


 


 


 



J.Earthwood 09/11/2010 17:31



C'est la lute finale, Groupons-nous et demain L'Internationaaale Sera le genre humain...


 



lucia mel 09/11/2010 00:01



@Mike : là, ça devient dur de lutter, c'est la Bretagne qui a gagné ! ;))


 


@Anne : oui, sauf que nous derrière le paravent ne sommes pas dupes, ou pas éternellement. 


 


@Euterpe : oh, la forêt... j'en rêve... je rêve aussi parfois que je fais du cheval ;) Hier, je suis allée au Musée d'Histoire du Judaïsme, voir l'expo sur Felix Nussbaum, j'ai vu la "place folle" : la
place de Paris, devant la Porte de Brandebourg, en 1931... ça m'a bouleversée, j'ai mieux compris mon ressenti berlinois, c'est ça que j'avais en moi... c'est sa vision.


 


@Simon : je l'ai vu ce soir sur F2, il est submergé par le bonheur : ça n'augure rien de bon... Bon, il faudrait vraiment que je le lise.


 


@Toff : oui, c'est sûr, elle est très belle la première photo, elle n'est pas de moi, c'est l'une des photos officielles pour la presse, c'est un pro qui l'a faite ! Nous sommes des ombres ? pas
sûr... je crois quant à moi que nous sommes lumière... ou un pont entre la lumière et l'ombre. Le risque est de se fondre à l'ombre, de s'y perdre... Les chevaux n'étaient pas des ombres... seul
Bartabas a voulu nous le faire croire, ils étaient bien réels derrière le paravent, seulement il nous les a cachés... c'était pas sympa. De la même façon, les puissants pensent que "les gens",
"la masse", "le peuple" est constitué d'ombres... qu'ils se plaisent à vouloir manipuler. Ils se trompent, je te l'assure. 


 


 



toff de aix 08/11/2010 18:55



coucou Lucia...superbe photo que la première.


ehh oui nous ne sommes que des ombres. c'est bien la lumière qui nous le révèle non?


 


PS : j'adore Houellebecq, que dis-je je l'adule, même si parfois il me fait froid dans le dos, ou je le trouve un peu lourd, c'est selon..



simon.gaetan 08/11/2010 15:57



Bon Lucia ! Blog à part , t'es pro ou anti wellbec? Me dis pas que tu ne suis pas l'actualité littéraire... les Conscourts...



Euterpe 07/11/2010 21:39



Moi je me suis baladée à cheval samedi dernier dans la forêt près de Potsdam et avec les feuilles jaunes d'or de l'automne, et bien c'est le soleil qui rampait entre les pins (dans les anciennes
plantations de pin de la RDA, on a fait pousser des chênes et des bouleaux qui arrivent maintenant à la moitié de la hauteur des troncs des sombres résineux. Ce jaune soleil des feuilles caduques
à l'assaut des très hauts pins droits, fait comme si leurs troncs étaient léchés par les flammes. Et du haut d'un vrai cheval ami qui te hisse à leur hauteur, c'est superbe!).