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Publié le 26 Mai 2013

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Il n'est pas un jour sans que quelqu'un (systématiquement les vendeurs dans les magasins, mais également tout un chacun dans ses échanges quotidiens) ne vous lance un "pas d'souci"... qui en dit long sur l'état d'inquiétude dans lequel nous vivons.

 

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- Je peux vous régler par chèque ?

- pas d'souci.

 

- J'aimerais prendre la voiture jaune,

- pas d'souci.

 

- Tu me prêtes ton téléphone ?

- pas d'souci.

 

- Pierre ne vient pas,

- pas d'souci.

 

- Jacqueline est repartie,

- pas d'souci.

 

 

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Ces "pas d'souci" qui ont sans doute remplacé les "pas d'problème" d'antan sont une formule qui devrait mettre à l'aise celui à qui elle s'adresse. Or, c'est tout le contraire, car un souci n'est pas un problème. Un problème se résout, ou tout du moins nous laisse entrevoir qu'il y a une solution. Un problème s'ancre dans le réel, tandis que le souci est la conséquence du problème : il est l'état psychique dans lequel nos problèmes peuvent nous plonger. Il renvoie à la psyché et non à la matérialité. Le souci ne se règle pas... il peut se surmonter, on peut y faire face... mais pas l'écarter... le souci vous submerge, le problème vous emm... bête. 

 

Pourquoi le vendeur, ou l'ami, ou la connaissance, ou même l'inconnu, se réfère-t-il à son état psychique quand je lui fais part d'une demande d'information, et d'une interrogation toute bête..?

 

Parce que le monde tourne... mal... parce que l'inquiétude est partout... et que les soucis sont les compagnons des passants du sans souci...

 

- Je t'aime,

- pas d'souci.

 

- Je te quitte,

- pas d'souci.

 

- Le soleil brille,

- pas d'souci.

 

- Il pleut,

- pas d'souci.

 

- Nous mourrons...

- pas d'souci.

 

 

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20130526-071.jpg Photos (c) Luciamel, entre fin avril et mai 2013 ... le passage de Paris à Cergy (en passant par Toulouse et Orléans...).

 

 

 

 

 

La passante du sans souci, de Jacques Rouffio, 1982.  

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 8 Mars 2013

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photo (c) Luciamel, le ciel d'ici... le 05/08/2012, Paris 4e.

 

 

 

Sur les blogs comme dans nos vies, ou dans nos coeurs, les sujets passent et s'effacent... les peines, les révoltes, les joies, se recouvrent doucement et nous font oublier ce qui nous avait éblouis, consternés ou peinés, juste la veille. Tel un journal télé qui n'a pas le temps de s'attarder sur ses sujets... vite, vite, ça ne sera bientôt plus d'actualité. Le Pape ? du passé. La viande de cheval ? ça a fini par nous écoeurer. La crise ? de rire... La guerre au Mali ? on se prépare déjà à la prochaine. Alors, on tourne tranquillement sur le manège... de nos endormissements. "Ils" nous manipulent, "ils" sont des crapules, "ils" nous gourvernent, "ils"... et "nous" ? que faisons-nous de nos vies, de nos rêves, de notre capacité à changer le monde, de notre temps qui ne cesse de s'écouler dans le sablier ?

 

Aujourd'hui, on nous prescrit de parler des femmes... de leurs droits, de la parité, de l'injustice... etc. Et puis, on nous autorise à défiler, à protester, à nous faire entendre. Entre 14h et 20h, et suivant un itinéraire bien délimité. Nous faudra-t-il prendre en otage nos élèves, comme Adjani dans La journée de la jupe, ou nos dirigeants, comme les Femen dans leurs actions, pour dénoncer l'intorérable du machisme ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, j'ai envie, comme à mon habitude, d'être décalée. L'étrangère ne se fera jamais aux habits qu'on lui demande de porter, aux mots qu'on lui demande de dire, aux règles qui sont de bon aloi.

 

En ces temps d'injustice, en ces temps de mutation extraordinaire, j'ai foi en l'avenir de l'humain. La résurrection viendra forcément (bientôt Pâques...), même si on ne l'attend pas.

 

Un blogueur ami est mort, il y a deux jours... (une éternité pour la blogosphère), un autre était parti le 27 juillet 2011 (qui en parle encore ?), bien sûr j'y suis sensible car je porte en moi un autre décès... celui d'Elisa, ma soeur, disparue entre le 30 avril et le 1er mai 2009. A force de tourner les pages, à force de faire comme le journal télévisé... nous finirons vieux (pour les plus résistants, car je n'oserais dire les plus "chanceux") sans avoir su que nous avions vécu.

 

La vie m'emmène ailleurs, et, comme je lui suis reconnaissante ! Qui es-tu, toi la vie ? Toi qui me fais quitter ce lieu où mon manège a tourné pendant si longtemps... (entrée dans le studio en 1981 (avec Elisa), repartie en 83 (trop petit pour deux, Elisa y restait), et revenue en 94 (Elisa en partait)... pour l'acheter en 98). Le 29 avril, la vie a décidé que je devais signer les deux actes de vente (celui de la vente du studio et de l'acquisition du nouvel appartement), pour emménager le 30 avril, ou le 1er mai, à Cergy. Date anniversaire de ton départ à toi... vers l'au-delà.

 

Quel est mon message dans tout ça ? Celui de la vie, celui qui me fait me réjouir de, demain, assister au mariage de @Menilmuche et de @Melle_Titam. Celui qui me fait croiser les doigts, et prier, pour l'oiseau (Thierry) qui traverse une sacrée épreuve en ce moment, et particulièrement aujourd'hui. Je pense à lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 24 Février 2013

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photo (c) Luciamel, parc Daumesnil, Paris, le 1er déc. 2012.

 

 

Comme ça doit être triste d'être devenu un blogueur affilié au pouvoir... (comment dit-on déjà ? un asservi ? un serviteur ? un laquais ? ou, comme les appelle Iacub, "les larbins"... ceux qui acceptent, bien volontiers, cet état de choses qui consiste à flatter les puissants). Je les vois, à longueur de journée, essayer de rattraper toutes les bourdes du gouvernement, encenser la moindre petite décision, tresser des lauriers à tous ceux qui pourraient leur donner quelques miettes à grignoter... A croire que Duflot est plus libre qu'eux.

 

Ca devient lassant, inintéressant et stérile... d'assister à ces panégyries de François Hollande.

 

Ils ont participé, de façon assez acharnée, à l'élimination des femmes du PS (Royal, Aubry), ils sont complices et fiers d'avoir porté au pouvoir un des leurs... un traître à sa famille et à sa femme, un opportuniste, un mou, un mollusque... plutôt qu'un cochon (DSK). Voilà leur choix. Tout, plutôt qu'une femme. Telle est leur philosophie (leur pensée ?).

 

Alors, maintenant que Sarkozy est parti, et leur a oté toute substance intellectuelle, ils se contentent de pédaler dans la semoule de leur gloubiboulga.

 

Mais, enfin ! une femme est arrivée pour mettre les pieds dans leur plat, eh non, ce n'est pas Ségolène Royal, c'est Marcela Iacub.

 

J'ai lu l'article de Christine Angot, réagissant à la polémique suscitée par le livre de Iacub, sa posture (d'artiste, d'écrivain) face à la position, plus sauvage, de Iacub m'a convaincue que chacun, chacune, voit toujours midi à sa porte... J'aime la force, l'élégance, la virtuosité des deux artistes et ne souhaite en écarter aucune. Vous deux, mesdames, dites haut et fort ce que je pense, dites de façon irrévérencieuse que nous, femmes, sommes plus libres, par notre condition de dominées, que ceux qui nous dominent. Eux doivent se prosterner face au pouvoir, eux doivent s'écraser s'ils veulent obtenir un poste, s'ils veulent arriver au sommet. François... Hollande a su sacrifier suffisamment (sa famille, ses enfants, son passé, ses engagements) pour être là où il est. Nous, femmes, socialement opprimées (la plupart du temps), je ne dis pas dominées psychologiquement, car le propre du dominé est de trouver un moyen de dominer son dominant... (et les femmes l'ont trouvé : les enfants... et leur maternité !), nous, femmes, n'avons qu'une seule autre arme (mis à part notre ventre et notre capacité à procréer) : l'excès, ou l'hystérie ! en tout cas, l'éclat.

 

Alors, oui. J'approuve la démarche de Marcela Iacub, car elle a réussi à décrire ce qu'est la domination masculine dans toute "sa splendeur"...

 

"Je suis une féministe. Je suis persuadée que la domination masculine se transmet surtout par des voies douces. Par exemple, les codes amoureux." (M. Iacub)

 

Pour conclure mon propos, je voudrais juste indiquer qu'une femme a été élue Présidente de la république en Corée du Sud, et qu'en Afghanistan il y a toujours beaucoup plus de femmes élues au Parlement qu'en France. Nous, Français, sommes le reflet de la domination masculine dans toute sa splendeur depuis des lustres, depuis le code Napoléon.

 

Pour illustrer mon propos deux films :

 

Wadjda

 

Pierre de patience

 

 

 

et une chanson...

 

 

 

 

 

 

et les paroles...

 

 

Voir un ami pleurer,

Jacques Brel

 

Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr, tout ce manque de tendre
Et il n´y a plus d´Amérique
Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
Mais pas d´odeur vous monte au nez
Bien sûr, on marche sur les fleurs
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d´être encore debout
Bien sûr, les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr, le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais, mais voir un ami pleurer!

Bien sûr, nos miroirs sont intègres
Ni le courage d´être juif
Ni l´élégance d´être nègre
On se croit mèche, on n´est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu´on n´est plus étonné
Que, par amour, ils nous lacèrent
Mais, mais voir un ami pleurer!

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 17 Février 2013

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Photo (c) Luciamel, 15/02/2013, Les Halles, nouvel Eldorado...

 

 

Mike est souvent porté par monts et par vaux, mais il pourrait tout autant naviguer sur les océans... et je le perds parfois de vue, mais toujours nous nous retrouvons. Il vient de me lier à une chaîne, lui qui voudrait tant les briser (les chaînes...) il s'est retrouvé lié (pieds et poings) par le Net et ses travers (de porc ou de cochon : c'est pareil ! je le sais...).

 

Nicolas lui a posé 11 questions, à lui et à 11 autres blogueurs. Pourquoi 11 ? Nicolas seul le sait.  Il lui a demandé d'à son tour poser 11 nouvelles questions à 11 blogueurs. Je répondrai à Mike, sans pour autant faire tourner la chaîne... Ne suis pas assez célèbre pour ça...

 

Voici donc les 11 questions, posées par Mike aux 11 blogueurs dont les noms suivent :

 

1) Pourquoi Jean-Vincent Placé a-t-il soudainement arrêté de jouer au rugby et notamment à cette place de trois quart aile pour Bagnères de Bigorre dans laquelle il brillait ?

2) Pourquoi les chats, à partir d’un certain âge, sentent-ils globalement la pisse ?

3) Pourquoi Didier Goux ?

4) Pourquoi les phacochères ont-ils des dents ?

5) Qu’est-ce que je fous dans cette galère, à ramer ainsi sans but ?

7) Comment l’incinération a-t-elle remplacé la radiation, dans le coeur de Pôle emploi ?

8) Pour quelle raison absurde Marcel Azzola ne figure-il pas dans le dernier classement NME  ?

9) Que fout Marie-anne Chapdelaine (PS Rennes) à l’Assemblée Nationale alors que tout le monde sait qu’elle préfère (et de loin) Bricodépot ?

10) Qui m’a piqué mon string ? Et pourquoi ?

11) Sachant que 27 x 13 = 47, combien font 18 X 49 (sans les décimales) ?

 

Cui cui Fit L’oiseau
Lolobobo
Luciamel (c'est moi...)
El Camino
Captainhaka
Marco
Gildan
Erwan
Dorham
DivineHammer
Ema

 

Et voici mes réponses.

 

1) Pourquoi Jean-Vincent Placé a-t-il soudainement arrêté de jouer au rugby et notamment à cette place de trois quart aile pour Bagnères de Bigorre dans laquelle il brillait ?

 

J'ai dû demander à mon copain ses lumières, car je ne savais plus ni qui était Jean-Vincent Placé, ni ce que ça avait à faire avec le rugby. Par chance, mon copain est toulousain !!! Il m'a expliqué que Jean-Vincent Placé était cet élu et sénateur écolo, né en 68, qui était d'origine coréenne et adopté par des Français. Bon... mais quel lien avec le rugby ? Mon homme n'en savait rien... Il m'a fallu improviser (comme toujours, nous, femmes, devons innover). Il me semble, donc, que le sénateur Placé a dû abandonner cette place de trois quart au rugby, parce que, comme Gandhi, il a cru que la non violence pouvait être plus profitable à sa cause ???

 

 

2) Pourquoi les chats, à partir d’un certain âge, sentent-ils globalement la pisse ?

 

je ne fréquente que les chattes... d'un certain âge, et, en vieillissant, elles ne sentent pas la pisse... mais plutôt la rose... sinon, j'ai aussi parfois croisé quelques chiens, qui, devenus vieux, aboient plus qu'ils ne pissent... Alors, tournons-nous vers les tigres et les loups...et nous en saurons plus sur le vieillissement des humains...

 

 

3) Pourquoi Didier Goux ?

 

parce que son irremplaçable... l'a sauvé.

 

 

4) Pourquoi les phacochères ont-ils des dents ?

 

peuchère... ça existe les phacochères ?

 

 

5) Qu’est-ce que je fous dans cette galère, à ramer ainsi sans but ?

 

ben, parce que moi aussi je dois arriver jusqu'aux Indes... moi, espèce de phacochère !

 

 

6) la question étant manquante, voici ma question : "mais qui êtes-vous donc ?" 

 

je suis ton égal(e)... je suis comme toi, et toi comme moi...

 

 

7) Comment l’incinération a-t-elle remplacé la radiation, dans le coeur de Pôle emploi ?

 

l'irradiation risque de faire muter le coeur dans le corps de l'humain...

 

 

8) Pour quelle raison absurde Marcel Azzola ne figure-il pas dans le dernier classement NME  ?

 

pour la même raison que le fado n'est pas le rock...

 

 

9) Que fout Marie-Anne Chapdelaine (PS Rennes) à l’Assemblée Nationale alors que tout le monde sait qu’elle préfère (et de loin) Bricodépot ?

 

parce qu'elle est une femme... et que comme Wadjda... elle devra lutter longtemps encore pour avoir le droit de faire du vélo ? (comme l'ont fait toutes les Bécassine).

 

 

10) Qui m’a piqué mon string ? Et pourquoi ?

 

le diable... mais qui est le diable ? Il paraît que rien n'existe en dehors de Dieu, et que, donc, le diable est une partie de Dieu. C'est donc, Dieu lui-même qui t'a piqué ton string... Pourquoi ? pour te faire tourner en bourrique... hi hi hi...

 

11) Sachant que 27 x 13 = 47, combien font 18 X 49 (sans les décimales) ?

 

28... ou 38... mais j'ai un doute.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 25 Janvier 2013

20130118-003.jpg Photo (c) Luciamel, place de la Bastille, première neige, le 18/01/2013.

 

 

 

Ne pas parler de tout (l'actualité en long en large et en travers), ne pas parler de rien (nos états d'âme à tout va). Entre les deux mon coeur balance. Se taire, l'éventuelle option.

 

J'aime ce film, j'aime ce livre, ou j'écoute ce disque... Bien... mais encore ?

 

J'aime cet homme. C'est mieux, sans nul doute... mais encore ?

 

Le monde se vomit lui-même, me dit-on. Le monde se tord de douleur, le monde accouche de lui-même... veux-je croire.

 

Une affiche me dit sur le mur d'un métro que les femmes mariées ont un amant, un homme titubant nous serine, dans le même métro, que c'est dur pour lui parce qu'il est vieux et malade, nous supplie de lui donner une pièce, un ticket resto...

 

Certains hurlent, d'autres prient pour que le monde tienne tel qu'il est.

 

Une femme est libérée au Mexique, on en fait une icône... est-elle la nouvelle Ingrid Betancourt du nouveau pouvoir ? elle va faire le tour des télés, elle va représenter quoi ? Même si Florence Aubenas y croit depuis longtemps, on se dit que tout cela ne va faire valoir que ce que de droit... et c'est bien... mais... tout cela va aussi servir à valoriser les ayant droit du moment,  i.e. les dirigeants politiques.

 

La fashion week est finie... et pourtant elle continue sur nos antennes télévisées, à chaque jour nous avons une info qui va servir de faire-valoir aux ministres, et à leur Président. Oyez, oyez, braves gens, à la foire aux bonnes nouvelles ce sont les soldes toute l'année.

 

Gober. Voilà tout ce qui nous est demandé. Gober les guerres, gober les prix, gober les scandales, les parties fines des politiques, les salaires faramineux des sportifs et des PDG, les privilèges des nantis, les palaces qui nous sont interdits... et gober TF1 de surcroît qui vend notre cerveau à moindre prix.

 

Vomir... ce monde, ou accoucher du nouveau. Voilà tout ce qui nous reste à nous le monde des petits, nous le plus grand nombre, nous le seul monde qui existe.

 

Alors se taire. Jusqu'au moment où le cri sera plus fort que la nuit. Ici ou au Mexique.

 

 

 

 

Nancy Huston, Le mâle entendu...

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 22 Janvier 2013

J'étais invitée aujourd'hui à assister aux voeux à la presse de Bertrand Delanoë, cela en tant que blogueuse, et ce bien que non émérite. Déjà, ça m'a plu. Je me dis que si on m'invite moi, qui, en termes d'influence blogosphérique, ne suis pas au top... c'est qu'on fait aussi attention (à la Mairie) à d'autres critères que la seule notoriété, ou à la diffusion de l'info (mes tweets de l'événement n'ont pas été retweetés une seule fois).

 

Pour vous en donner un aperçu quelques photos, et mes tweets... en pleine action. Nous n'étions pas si nombreux : 100, 150 journalistes... du monde entier, et de Navarre (de blogueurs je n'ai reconnu personne).

 

Moi, vous le devinerez aux photos, j'étais heureuse de la place réservée à Anne Hidalgo (à la droite du Maire). Même si, je le crains, elle aura à souffrir, en tant que femme, "beaucoup, beaucoup, beaucoup" plus qu'un homme, pour reprendre les termes de B. Delanoë (il parlait de son admiration pour l'action de F. Hollande au Mali...).

 

 

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20130122 017Photos (c) Luciamel, Hôtel de Ville de Paris, voeux à la presse de B. Delanoë, le 22/01/2013 

 

 

 

 

Tweets

  1. "moi j'attends une guerre civile,que tte l'Europe soit à feu et à sang,bientôt notre profession ne vaudra plus rien" buffet

  2. "Un ministère ça ne se refuse pas... -ça dépend lequel.. -il va y aller tu crois? -l'histoire le dira..."

  3. Je m'approche du buffet pour une 2e coupe de champagne : "tu l'as trouvé comment ? -Franchement, je le trouve extraordinaire"

  4. Nouvelle gouvernance I.dF., le périmètre ? zone urbaine dense au sens de l'INSEE : Paris, petite et grande couronne" Delanoë

  5. Nouvelle Gouvernance de l'Ile de France : "oui! l'année 2013 sera l'année de la naissance de la gouvernance de la métropole... le périmètre?

  6. Questions de la presse:"mais cet argent vous le prendrez où?"(réforme rythmes scolaires) B. Delanoë :"mais dans mon budget !"

  7. Questions de la presse "est-ce que vous-même envisagez de vous marier ?" - "ça ne m'a jamais tenté pour moi" Delanoë

  8. le mariage pour tous: "Personne n'y perd rien,c'est le pari de l'amour,Mme Boutin ira au mariage de ses cousins de même sexe"

  9. Delanoë "c'est pas parfait!.. c'est un point de départ... c'est une avancée" en parlant de l'action du gouvernement

  10. Hommage à F. Hollande et à son action "tout n'est pas bon... mais je veux saluer tout ce qui a déjà été fait depuis 8 mois"

  11. ´les rythmes éducatifs doivent-ils être ceux des enfants ou ceux des adultes?(...)nous y mettrons les moyens financiers ´ B. Delanoë

  12. A. Hidalgo À la droite de B. Delanoë : un signe ;))

  13. à la presse de B. : hommage à la profession. Et petit cadeau :l'ouvrage de F. Héritier ´Le sel de la vie

 

 

 

Et, pour les poètes... voici l'intégralité du film de Jean Cocteau La belle et la bête, car, avant tout, il nous faut être sensibles au fait que dans les châteaux, fussent-ils de l'Hôtel de Ville, les statues peuvent se mettre à vivre... Car, le monde n'est pas tel que nous le croyons.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 17 Décembre 2012

Je pensais que c'était l'adaptation portugaise de la Cigale et la Fourmi, mais après une petite recherche sur Internet (merci "grand frère"), je me suis rendue compte que, pas du tout, ce n'est pas de la culture lusophone dont il s'agissait, mais bien de la culture américaine, via Walt Disney, qui en 1934 (après la grande crise) nous donnait sa version de la fable d'Esope, après celle de La Fontaine.

 

A la fin de l'histoire, la Reine des fourmis demande à la Cigale, puisque tout le monde doit être productif, de chanter pendant tout l'hiver. Et ainsi ils finirent heureux et divertis.

 

 

 

 

Ici, la cigale nous vante les joies de "l'entertainment", car, de manière assez visionnaire, Walt Disney misait déjà sur le divertissement, sur le spectacle, sur les smartphones... les tablettes et autres objets de loisir. Aujourd'hui, notre monde est dirigé par les cigales, les fourmis étant de pauvres ouvrières (immigrées) qui n'ont rien compris au film. Chantez, dansez, et vous réussirez. Tel est le message qu'à longueur de publicité, et autre téléfilm, ou clip, nous voyons défiler sur nos écrans. Tel est le leurre. Tel est le piège qui nous fait croire que, comme Gérard Depardieu, nous pourrons un jour devenir aussi riches que Crésus et nous exiler au pays des... enfants. Les adultes ont quant à eux à se confronter à de dures réalités, celles du chômage, celles de l'exclusion, celles de la pauvreté galopante, et des araignées qui veulent les manger. La fourmi et l'araignée... voilà le monde où nous vivons.

 

Le leurre ? car de ce divertissement seules les araignées se repaissent. Vous, fourmis ou cigales, vous n'êtes que des ouvrières exploitées.

 

On nous dit : "chantez !", on nous dit : "dansez !". Et on nous vide de notre substance.

 

Alors, que faire face aux araignées ?.. Vous, fourmis, vous, cigales, une seule alternative : changez de maison ! ou, mieux, changez LA maison. Nettoyez-la de fond en comble.

 

Vous, fourmis, vous, cigales, je vous le dis, devenez microbes, devenez virus... et vous vous en sortirez mieux.

 

Le monde risque de s'écrouler (ah ? certaines termites se sont agglutinées à Bugarach ? ou à Bruxelles...), soyons les libellules, soyons les aigles (comme dans Le Hobbit...) qui sauverons le monde.

 

 

 

 

 

 

Alors... je m'envole, moi, la mouette, je vous dis à bientôt... ailleurs... suivez-moi, suivez-nous, allons bien au loin, allons bien au chaud.

 

 

 

 

 

20121217-002.jpg  photo (c) Luciamel, Paris, le 17/12/2012, la mouette s'envole...

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 19 Août 2012

Autres lectures...

 

20120815-025.jpgphoto (c) Luciamel, le 15/08/2012, Pyrénées Ariégeoises.

 

 

 

"Des avions pour Alep !" de Bernard-Henri Lévy, dans Le Monde  du 15 août 2012 , extraits :

 

 

"La tragédie syrienne (la démence sans retour qui s'est emparée de Bachar Al-Assad, le martyre des civils canonnés par ses soudards) appelle plusieurs sortes de questions que la trêve estivale ne doit pas interdire de poser - les dictateurs, eux, ne prennent pas de vacances !

 

[...] Question de droit, cette fois. Amendement du droit quand ses formes positives sont en contravention avec l'exigence du droit naturel et de la justice. Le veto russe et chinois n'est pas un argument, c'est un alibi. C'est l'alibi de ceux qui, secrètement, comptent que Bachar Al-Assad soit assez fort pour écraser l'insurrection et nous décharger de nos remords. A lui, le bain de sang. A nous, les larmes de crocodile.

 

[...] Que Bachar Al-Assad soit aussi fou que Kadhafi, qu'il soit prêt, comme lui, à aller jusqu'au viva la muerte, c'est une possibilité, bien sûr - mais ce n'est pas l'hypothèse la plus plausible et c'est la raison pour laquelle ce plan en plusieurs étapes, cette action graduée, dosée, et se gardant de monter tout de suite aux extrêmes, pourraient être de nature à faire céder le régime. Assad est un tigre de papier. Il est fort de notre faiblesse. Que les amis du peuple syrien montrent leur résolution, qu'ils donnent des signes tangibles de leur capacité à frapper et il préférera l'exil au suicide.

 

[...] Quel rôle pour la France dans ce contexte ? Et, au-delà de la France, pour l'Europe ? Celui (toujours nécessaire, les pièces du dispositif semblent prêtes à s'emboîter) de l'initiateur, du facilitateur, de l'architecte. La France a une grande voix. Elle jouit, dans la région, du prestige que lui vaut son action en Lybie. Elle a des liens historiques avec le pays du Jardin sur l'Oronte et de ce que l'on appelait, jadis, le Levant.

 

Et le hasard des calendriers fait qu'elle a, pour deux semaines encore, la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU. On comprendrait mal, dans ces conditions, que le président de la République, nouvellement élu et jouissant, pour cette raison, d'une autorité morale inentamée, n'utilise pas les ressources que lui offre la situation.

 

[...] Refus du terrorisme, réduction de la tentation islamiste, victoire électorale des modérés, évitement, enfin, de la vendetta généralisée : c'est le signe d'un peuple mûr que l'épreuve des combats a grandi, anobli, libéré d'une part de ses démons, éclairé; mais c'est aussi le fruit d'une fraternité d'armes inédite entre une jeunesse arabe et des aviateurs et responsables européens qui apparaissaient comme les amis, non des tyrans, mais des peuples. Le souci de cette fraternité serait, si nécessaire, une autre raison d'appliquer sans tarder le devoir de protection des civils de Syrie."

 

 

 

 

La douleur, de Marguerite Duras, les premières pages, extraits : 

 

 

"Avril.

 

Face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. A droite, la porte du salon et le couloir. Au fond du couloir, la porte d'entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d'entrée : "Qui est là. - C'est moi." Il pourrait également téléphoner dès son arrivée dans un centre de transit : "Je suis revenu, je suis à l'hôtel Lutetia pour les formalités." Il n'y aurait pas de signes avant-coureurs. Il téléphonerait. Il arriverait. Ce sont des choses qui sont possibles. Il en revient tout de même. Il n'est pas un cas particulier. Il n'y a pas de raison particulière pour qu'il ne revienne pas. Il n'y a pas de raison pour qu'il revienne. Il est possible qu'il revienne. Il sonnerait : "Qui est là. - C'est moi." Il y a bien d'autres choses qui arrivent dans ce même domaine. Ils ont fini par franchir le Rhin. La charnière d'Avranches a fini par sauter. Ils ont fini par reculer. J'ai fini par vivre jusqu'à la fin de la guerre. Il faut que je fasse attention : ça ne serait pas extraordinaire s'il revenait. Ce serait normal. Il faut prendre bien garde de ne pas en faire un événement qui relève de l'extraodinaire. l'extraordinaire est inattendu. Il faut que je sois raisonnable : j'attends Robert L. qui doit revenir.

 

Le téléphone sonne : "Allô, allô, vous avez des nouvelles ?" Il faut que je me dise que le téléphone sert aussi à ça. Ne pas couper, répondre. Ne pas crier de me laisser tranquille. "Aucune nouvelle. - Rien ? Aucune indication ? - Aucune. - Vous savez que Belsen a été libéré ? Oui, hier après-midi... - Je sais." Silence. [...]

 

Dans la rue je dors. Les mains dans les poches, bien calées, les jambes avancent. Eviter les kiosques à journaux. Eviter les centres de transit. Les Alliés avancent sur tous les fronts. Il y a quelques jours encore c'était important. Maintenant ça n'a plus aucune importance. Je ne lis plus les communiqués. C'est complètement inutile, maintenant ils avanceront jusqu'au bout. Le jour, la lumière du jour à profusion sur le mystère nazi. Avril, ce sera arrivé en avril. Les armées alliées déferlent sur l'Allemagne. Berlin brûle. L'Armée Rouge poursuit son avance victorieuse dans le Sud, Dresde est dépassé. Sur tous les fronts on avance. [...] Il est mort. A travers les squelettes de Buchenwald, le sien. Il fait chaud dans toute l'Europe. Sur la route, à côté de lui, passent les armées alliées qui avancent. Il est mort depuis trois semaines. C'est ça, c'est ça qui est arrivé. Je tiens une certitude. Je marche plus vite. Sa bouche est entrouverte. C'est le soir. Il a pensé à moi avant de mourir. La douleur est telle, elle étouffe, elle n'a plus d'air. La douleur a besoin de place."

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 17 Août 2012

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Photo (c) Luciamel, Arbas, Pyrénées Ariégeoises, le 15/08/2012


 

Quel est donc ce monde ? où l'on s'émeut du sort de trois chanteuses punk (tout ça très bien orchestré par le Kremlin...), avec pub planétaire assurée par tout le show-biz ému aux larmes. Oh, c'est comme d'entendre, durant les J.O., Yannick Noah, consultant "spécial" de France Info, nous expliquer que ces champions, si détachés des gains financiers... c'est quand même plus frais que toutes les stars du foot pourries par le fric...

 

20120815-028.pngTout se mélange. Zahia et la prostitution occasionnelle ("être michetonneuse sur les Champs-Elysées"). Des joueurs convertis à l'Islam, mariés et pères de famille, et elle, tout aussi originaire de là-bas que la religion dont ils nous disent suivre les préceptes. Bref, si au nom d'Allah on massacre à tout va, on lui ferme aussi les yeux quand on consomme des femmes vénales (que d'aucuns disent "libres"), quand on lapide des femmes dites infidèles en Afghanistan, ou qu'on s'y adonne aux vapeurs de l'opium (avec la bénédiction des talibans) tout en condamnant la consommation d'alcool.

 

Monde qui court à sa perte ou qui roule vers un au-delà de lui-même.

 

Les femmes, sans doute, vont le sortir de l'ornière dans lequel les hommes l'ont mis. Pardon, Messieurs, mais nous devons vous prendre les commandes pour les temps qui restent. Marie, dont c'était la fête le 15 août, est montée au ciel sans que son corps ait été dégradé par la mort, grand mystère... s'il en est. Son fils est ressuscité, elle a été transfigurée. 

 

Les chanteuses de Moscou ont invoqué Marie, pour qu'elle chasse Vladimir Poutine. Je dirais que Marie est appelée aujourd'hui partout sur Terre pour nous délivrer de tous ceux qui abusent du pouvoir, qui abusent des femmes, qui abusent des enfants, ou qui commettent des crimes... Elle a du boulot. On juge ces chanteuses au moment de l'Assomption... le jugement est rendu un jour de Nouvelle Lune... franchement, le symbole est grand. Poutine a du souci à se faire.

 

Marie, je t'en prie, parle à Allah... prie pour la fin des guerres, prie pour la cause des femmes, fais taire le pouvoir des hommes, Marie fais entendre ta voix (dans les églises, par la provocation de punkettes, ou même dans la voix d'un homme). 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 22 Juin 2012

Bon, il paraît qu'il faut changer, parce que "c'est le changement", touça... alors, je m'y mets moi aussi, y a pas de raison ! je vais vous étonner, si, si ! je vais vraiment dépoter... euh... (comme diraient les Guignols).

 

Nous y voici donc. Le changement. Pour moi, qu'est-ce à dire ?

 

Ne plus vous prendre la tête avec :

 

le féminisme,

Ségolène Royal,

le fado,

ma vie perso,

le MDB,

l'astrologie,

Paris,

Lisbonne,

ma soeur...

la mort,

la poésie,

Dieu,

toi,

moi,

le silence...

 

 

Alors, on se tait.

 

Alors, je me tais.

 

Alors.

 

....

 

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NON !!!

 

 

Nous.

 

Nous qui voulons rester nous-mêmes... à l'infini.

 

Ecoutons l'autre : beuh... ron... pcheu... bouuhhh... hiiii... fffff.... mmmm....teteuteuteu....

 

Ok.

 

Ecoutons-nous, nous-mêmes : beuh... ffff.... ahhhh... noooonnn.... ronnnn... pcheuuu... pffffff....

 

 

Ok.

 

Je renonce.

 

A essayer de comprendre le monde, je m'y perds. Je vais me contenter de l'écouter... de vous écouter...

 

Bonne nuit à tous.

 

 

 

 

 

Bizet, Pêcheur de perles, Alain Vanzo,"Je crois entendre encore".

 

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Rédigé par Luciamel

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