Publié le 29 Septembre 2009

                                             là où je suis née, la deuxième fenêtre à partir de la gauche 
                                                                            (photo (c) Luciamel)

 

Par l'invitation de
l'oiseau (lui-même inspiré par Anne) me voici à vous lister, non pas les endroits où je n'ai pas dormi, mais, ce qui revient un peu au même, les 50 lieux où j'aimerais dormir avant de mourir (suivant en cela l'exemple de Georges Perec) :

- l'Orient-Express pour aller à Venise;
- le Transsibérien pour aller jusqu'à Vladivostok;
- le train de Pékin à Lhassa, pour faire comme Alexandra David Néel;
- un igloo dans le grand nord, avant que la banquise n'ait fondu;
- le château d'un gentil fantôme;
- une plage du Pacifique, histoire de m'y mettre, moi la fille de l'Atlantique, à la pacification;
- un trottoir avec des SDF... même si cette "mode" me semble un peu con (il y a des stages de survie : "vivez une semaine comme un SDF", si, si, ça existe !), mais là, finalement, je prèfère revenir aux coutumes d'antan, dormir sous un pont;
- la maison où je suis née, mais ça je le fais déjà plusieurs fois par an;
- la route 66;
- New York encore une fois, j'ai rêvé cette nuit que j'y achetais un appartement, un studio, qu'il devenait avec mon studio de Paris, et la maison du Portugal, l'un des lieux de ma fin de vie;
- la plage, ma plage... face à l'océan, mon océan (continuer à y dormir au moins une fois par an);
- le métro, quand je suis tellement fatiguée, quand rentrer semble si loin...;
- devant "On n'est pas couché", mais ça je le fais chaque semaine;
- en suçant mon pouce, moi qui ne l'ai jamais fait...;
- après avoir bâillé aux corneilles, pouvoir juste somnoler;
- tous les jours à mon boulot, après déjeuner, ça s'appelle la sieste, ça devrait être institué comme un droit des travailleurs;
- dans une navette spatiale, un jour où ça sera sans danger...;
- dans une soucoupe volante, avec les petits hommes (et femmes !!! ils ne sont pas forcément aussi misogynes que nous) verts;
- en écoutant que Sarkozy n'a pas été réélu;
- en entendant qu'une femme lui a succédé;
- tiens, pour rigoler, dans les jardins de l'Elysée (sous une tente comme celle de Kadhafi);
- dans le désert, aussi, bien sûr !
- au sommet du Mont Blanc, mais pas longtemps, quelques minutes...;
- en écoutant mon neveu lire une histoire, celle qu'il lira à l'un de ses enfants;
- près de mes parents, sachant qu'ils dormiront eux aussi, encore pendant longtemps;
- à Lisbonne, près du Tage, près de l'ascenseur Eiffel, comme je l'ai fait autrefois;
- à Madère, aux Açores, à Goa, refaire la route des navigateurs;
- en Palestine;
- en Israël;
- à Jérusalem;
- en écoutant les infos...;
- en regardant le vol des goélands;
- sur une place de village, autour d'un feu de joie;
- dans une mairie, après l'écoute d'un maire qui me demande si je veux le prendre pour époux (pas le maire, l'époux... mais qui sait ?);
- sous le ciel, muse...;
- dans mon lit, là où je suis née...

Ca n'en fait que 36, mais, comme Perec, je n'ai pas respecté la contrainte... ça n'en fera que 36... je vous laisse compléter.



Làgrima
Amàlia Rodrigues

Cheia de penas
Cheia de penas me deito
E com mais penas
Com mais penas me levanto
No meu peito
Já me ficou no meu peito
Este jeito
O jeito de querer tanto

Desespero
Tenho por meu desespero
Dentro de mim
Dentro de mim o castigo
Eu não te quero
Eu digo que não te quero
E de noite
De noite sonho contigo

Se considero
Que um dia hei-de morrer
No desespero
Que tenho de te não ver
Estendo o meu xaile
Estendo o meu xaile no chão
estando o meu xaile
E deixo-me adormecer

Se eu soubesse
Se eu soubesse que morrendo
Tu me havias
Tu me havias de chorar
Por uma lagrima
Por uma lágrima tua
Que alegria
Me deixaria matar

Por uma lagrima
Por uma lagrima tua
Que alegria
Me deixaria matar


Larme

Lourde de peine,
Lourde de peine je me couche,
Et avec plus de peines,
Avec plus de peines je me lève.
Sur mon coeur,
Ca s'est posé sur mon coeur,
Ce penchant,
Ce penchant à tant aimer.

Désespoir,
C'est cela mon désespoir,
A l'intérieur,
A l'intérieur mon calvaire,
Je ne t'aime pas,
Je dis que je ne t'aime pas,
Et la nuit,
Je rêve de toi.

Considérant qu'un jour
Je mourrai,
Dans mon désespoir
De ne plus te voir,
J'étends mon châle,
J'étends mon châle sur le sol,
Et doucement je m'endors.

Si je savais,
Si je savais qu'en mourant,
Tu finirais,
Tu finirais par me pleurer,
Pour une larme,
Pour une de tes larmes,
Avec quel plaisir,
Je me laisserais mourir.

Pour une larme,
Pour une de tes larmes,
Avec quel plaisir,
Je me laisserais mourir.


(traduction libre (c) Luciamel)

Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2009



J'adore être taguée, en général ça m'inspire, en plus de me faire plaisir, (vu que je ne suis pas dans le top des blogs, ma plateforme me le répète suffisamment à chaque connexion : "vous n'êtes pas dans le top des blogs" !). Je connais désormais personnellement quelques numéros un du web 2.0, depuis la République des blogs, et le Kremlin des blogs (prochaine rencontre le 8 octobre, et, normalement, j'y serai).

Mtislav est l'un de ceux-là (influent, et respecté par les influents). Et il m'a taguée, moi... la fourmi, l'abeille... qui fait son miel toute seule dans son coin (ceux qui m'aiment moins disent "fiel", mais je ne peux pas leur en vouloir, car parfois je dérange... je lance des trucs à rebrousse-poil, normal pour une abeille, je pique... aussi). Nous, abeilles, nous les petites, les sans grade, sommes en danger. Notre voix se taira peut-être bientôt, car de tous bords on essaie de lénifier, à coups de pesticides de pensée (Google et ses blogs Bloggers sous haute surveillance, Wikio et ses classements; OverBlog et ses dysfonctionnements, finalement, ça protège peut-être un peu) on va finir par nous réduire à néant, par nous empêcher de polliniser, de butiner de fleur en fleur... d'idée en idée.

Alors, pour ce tag, il me faut citer les cinq blogs dont le nom, l'univers, illuminent ma navigation...

Je tairai les influents, les vedettes; bien sûr je les lis, les numéros 1, 2, 3 et compagnie, ils sont sur mes flux RSS maintenant (avant ils étaient dans mes favoris), tout en concédant que c'est avec respect et admiration que je consulte quotidiennement leurs oracles.

Vous les connaissez, naturellement, puisqu'ils sont numéros UN, DEUX, TROIS, etc.

Je voudrais vous parler de quelques abeilles de ma connaissance, des butineuses de fleurs... comme moi.

Comme Lali, découverte il y a peu, une abeille canadienne, montréalaise, amoureuse de Bruxelles ! et lusophone de surcroît... (je rappelle que lusophone, veut dire "parlant portugais"). Traductrice, si je me souviens bien, écrivain peut-être aussi à ses heures, photographe... et très prolixe (elle poste, au moins, deux ou trois billets quotidiennement). Son blog s'appelle :
Lali, tout simplement.

Une autre canadienne, québécoise, ma chère Noèse, une escaladeuse, une mère, une femme, une poète de la vie (je prèfère poète à poétesse), à l'humanité à fleur de peau, elle sait ce que sont les âmes cabossées, et elle aime caresser leurs aspérités... (elle a un penchant pour la sculpture), son blog :
Noèse cogite, penser c'est vivre.

Ma chère Mya, amie blogueuse de la première heure, comme ses "mails du soir" m'ont remonté le moral à certains moments difficiles ! elle connaît quelques-uns de mes secrets, car elle est copine de Philiberte  ;-)) Elle a créé un nouveau blog, et c'est par ici :
Le grenier de M.

Et les hommes ? me direz-vous... Plusieurs ;-))) on va donc devoir choisir ;-)) on en prendra deux, seulement :-(( ben, c'est ça les règles du tag, tu respectes la règle : on t'a dit cinq, c'est cinq ! Comme il y a (déjà) trois filles, il ne reste plus la place que pour deux garçons (ce qui me semble juste, étant donné la parité à rétablir, pour corriger l'inégalité et la domination : 3 filles pour 2 garçons).

Voici donc les votes du jury pour les garçons. En premier, le plus ancien, pas forcément le plus vieux mais celui qui accompagne mes digressions bloguesques depuis plus longtemps, on s'est rencontrés, j'admire depuis le début son oeuvre, je suis enthousiaste face à ses nouvelles créations... lui, c'est Simon, c'est Henri... c'est là :
Henri Wisley, peintre.

Et puis, il y a l'oiseau... le pauvre, il a attrapé une drôle de maladie qui s'appelle le fado... et, comme il n'est pas portugais, il est bien embêté pour s'en défaire. L'oiseau : le plus beau dans le fado, c'est le fado ! alors, vis-le tel quel... avec sa douleur, son non-sens, sa profonde nostalgie, sa douleur immense... elle te submerge, comme l'océan, et soudain, comme le soleil sur un nouveau continent, elle te fait renaître sous le Carnaval de Rio !!! Son blog :
C'est la nuit.

Eux, filles et garçons, ce sont mes amis et pas des liens pour faire remonter mes stat's. Pas seulement des blogueurs, pas par hasard s'ils me touchent et s'ils sont sur ma blogroll... Vous aussi qui y êtes, sur ma blogroll, pardon de ne pas vous avoir cités : je vous aime aussi, mais la règle était stricte, cinq blogueurs, cinq seulement. Leur nom a surgi... le vôtre ne saurait tarder à venir sous ma plume (en attendant, je vous lis...).




Allez dans la paix...

Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

Repost 0

Publié le 25 Septembre 2009




on le dit... on le croit... (elles nous font taire... elles nous intimident), femmes souveraines....

pourtant elles ne sont que des petites filles fragiles et dominées (souvent) par vous Messieurs...


Vous dites : "j'accouche"... ou "je suis mère""..., et c'est souvent la déconfiture.... c'était... la déconfiture.

Retenons l'importance, surtout s'il s'agit d'une ministre ou d'une secrétaire d'état, importance importante...

Moi, je me demande si ça ne se résume pas au schmilblick, au schmilibilibiliblick....

Ne sommes-nous que des ... trucs, des machins, des schmilblicks qui s'ignorent.

Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

Repost 0

Publié le 25 Septembre 2009



                                                         Photo (ceci n'est pas un autoportrait)

Je ne vais pas en remettre une couche... féminisme pour moi n'égale pas maternité... et je n'identifie pas forcément femme et mère... je ne suis pas forcément (parce que femme) concernée par l'accouchement de machine... ou de bidule...
sous prétexte qu'elle a accouché.

Je suis femme sans enfant, et me sens femme tout autant que vous chères mamans.

La maternité, à mon sens, n'ajoute rien à l'humanité... ce n'est pas un "argument" en soi :  "je suis mère, alors fermez-la". Non, "je suis mère, entre autre". Je suis mère, ou je suis blanche, ou noire, ou avocate, ou indienne... le "je suis mère" n'est pas un argument en soi.

Arrêtons, femmes, de tenir cette particularité comme une supériorité, et peut-être ces Messieurs voudront-ils lâcher un peu de leurs prérogatives... abandonneront-ils un peu leur domination.

Si nous, femmes, ne parlons qu'exclusivement de ça... les enfants, notre vie avec eux, leur éducation, leurs boutons... on aura du mal à croire qu'autre chose nous préoccupe, qu'autre chose nous soit nécessaire.

Je vais parfois sur les blogs de filles... et je vois que souvent ça tourne autour de ça (pardon de le dire...).

Les boutons de leurs enfants.

Ou comment elles vont faire pour trouver celui qui donnera des boutons à leur futur enfant.

Je m'appelle Bagdad...

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée



Alors, excuse-moi Olympe, mais que telle ministre ait accouché après telle autre... ne me semble pas si pertinent pour la reconnaissance de l'égalité des femmes.

Si on parlait d'autre chose ???

Par exemple du schmilblick...

Vous savez, c'est ce qui fait avancer la question...

Vous avez un problème, le schmilblick... nous pouvons trouver la solution.

Alors, les hommes, les femmes... euh... au hasard (genre : la burqa, les retraites, le viol, la violence, les différences de salaire, la discrimination, le zizi, la zézette...), et ben, ce n'est  pas la peine de se compliquer la vie, la solution est là, sous nos yeux ébahis. Je vous en dirai prochainement plus sur la zézette, car il y a beaucoup à en dire... et pas forcément seulement ce que certains, certaines, en retiennent.





Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2009


                                                            Photo (c) Luciamel


Je me retiens depuis plusieurs jours... car je me dis que ça va m'attirer les foudres de moult femmes... et de nombreux de mes amis. Mais après tout, pourquoi tenir un blog, si ce n'est pour surprendre ses amis, et les femmes ?

Le taux de natalité en France est parmi les plus élevés d'Europe... environ 2 enfants par femme... (quel exploit !), comme elles ont sacrifié leur vie professionnelle pour les élever... (euh ? ah bon ? encore aujourd'hui ? vraiment obligées ? la contraception, les crèches... c'est du bidon ?), il est normal qu'au moment de la retraite on les récompense de l'effort consenti pour la nation. Ah ? c'est vraiment ça l'égalité ? qu'on nous dédommage... qu'on nous reconnaisse, en quelque sorte, une différence... une particularité sociale, évaluant par là-même la domination...

Moi, je croyais que l'égalité c'était d'avoir les mêmes droits, le même salaire pour le même travail, et si je m'arrête pour élever mon enfant (que je sois un homme ou une femme) qu'effectivement, dans ce cas-là, on le compte comme un travail. Si je ne m'arrête pas... parce que les services sociaux me l'ont permis, parce que j'ai pu le placer en crèche, il n'y a aucune raison pour qu'on me "dédommage"... de mon "incident" (?) de parcours.

J'aimerais rappeler que de nombreuses femmes (moins en France que dans d'autres pays d'Europe, soit ! ) n'ont pas d'enfant, qu'elles n'en sont pas moins des femmes (tout aussi dominées), qu'elles ne sont pas plus payées pour autant (je le vois autour de moi, mes collègues mères reçoivent exactement le même salaire que moi, et elles ont plus d'avantages, parce qu'elles ont des enfants : tant mieux pour elles, bien évidemment). Femmes sans enfant, vous devrez travailler 41 ans pour obtenir une retraite complète, vous toucherez 25% de moins que ces Messieurs pour le même travail, mais vous n'aurez aucune compensation, car vous n'avez pas donné d'enfant à la nation !

Travail, famille, patrie... quand tu nous tiens.

Inégalité entre les femmes, oui. Peu de solidarité entre elles, aussi. Se battre pour que les droits des mères soient reconnus, sans aucun doute, mais j'aimerais que du coup on ne jette pas aux orties toutes celles qui n'ont pas procréé. Elles aussi ont été moins payées tout au long de leur carrière, elles aussi ont dû se confronter au monde du travail, plus favorable aux hommes. Elles ont été parmi celles qui se sont battues pour le droit à l'avortement, à la libre disposition de leur corps, et peut-être au droit à ne pas avoir d'enfant, et à pouvoir vivre "seules" et libres. Dans notre beau pays de la natalité ça semble être devenu un péché...

Femmes non-mères, c'est donc vous qui paierez.

Alors, je le dis, si par le passé cela a pu se justifier, aujourd'hui ce dédommagement me semble non une revendication de l'égalité homme-femme, mais une politique réactionnaire tendant à perpétuer un vieux modèle : les femmes à la maison avec les enfants, les hommes dans la cité.

Battons-nous non pour avoir des compensations, mais bien pour une reconnaissance de nos droits humains.

Nous avons le choix d'avoir, ou non, un enfant (et parfois nous ne le pouvons pas), nous devons faire en sorte que notre valeur professionnelle et humaine soit reconnue en tant que telle, non parce que nous sommes mères...

Si les conditions de garde ne sont pas suffisantes, battons-nous; si nos salaires sont insuffisants, battons-nous; si nous devons nous arrêter de travailler pour élever notre enfant, battons-nous pour être rémunérées pendant cette période; si nous nous retrouvons abandonnées par le père, demandons assistance à la société. Mais, surtout, ne confondons pas liberté, égalité et maintien dans une situation d'infériorité (celle qui est à l'origine de la domination masculine sur les femmes : équilibrer par plus de pouvoir social ce pouvoir si mystérieux qu'est celui des femmes, de procréer - au sens de porter un enfant et d'accoucher...).

Je conçois qu'il faille encore une période de transition, attendre d'avoir l'égalité pour supprimer cet avantage accordé pour le décompte des annuités, mais, sachons-le, ça laisse aussi beaucoup de femmes sur le bas côté du chemin...

Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Femmes - aimons-nous

Repost 0

Publié le 20 Septembre 2009



L'oiseau l'a entendue. L'oiseau l'a... chantée.

Chanteuse lyrique...

Elle est ici, sublime...

Alors chantons-la,

mais disons...

la, aussi,



Nome de mar
Manuel Alegre

(lui, le révolutionnaire)

meu nome é nome de mar
onde o longe é mais visivel
nome de sonho embarcar
para um amor impossivel
meu nome é nome de mar

meu nome é nome de mar

meu nome é nome de vento
escrito na areia, na espuma,
e na flor do pensamento,
que a luz por dentro arruma
meu nome é nome de vento

meu nome é nome de vento

meu nome é nome de fado
nome de casa, de rua,
nome de encontro marcado
na outra face da lua
meu nome é nome de fado

na outra face da lua
meu nome é nome de fado.


ma traduction (libre)

mon nom est nom d'océan
où le loin est plus visible
nom du rêve embarqué
pour un amour impossible
mon nom est nom d'océan

mon nom est nom d'océan

mon nom est nom de vent
écrit sur le sable, sur l'écume,
et la fleur de tes pensées,
que la lumière a classées,
mon nom est nom de vent

mon nom est nom de vent

mon nom est nom de fado
nom de maison, nom de rue,
nom d'un rendez-vous
sur l'autre face de la lune
mon nom est nom de fado

sur l'autre face de la lune
mon nom est nom de fado


Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Repost 0

Publié le 20 Septembre 2009

Il se dit "entre deux eaux", je l'ai croisé à une soirée de blogueurs, je le lis, j'ai aimé son histoire de portable beurré, trempé dans le café.

Il fréquente de drôle de lieux... un peu déshabillés. Il parle hongrois, ah ?... J'ai un ami hongrois... .

Aujourd'hui, près de la rue Oberkampf, angle rue de la Folie Méricourt, rue Ternaux, ceci...

Par les temps qui courent je lui conseillerais de bien garer sa voiture, car la fourrière est très active sous le vent.


Et voilà que les anges m'ont parlé, ils ont toqué à ma porte, celle qui s'était ouverte près de l'AVE MARIA... (c'est là où habite Mazarine, la fille de qui vous savez), la rue s'appelle rue du Marché, si vous voulez vraiment savoir... Je l'ai croisée Mazarine... je l'ai aimée Elisa, elles habitaient à deux rues l'une de l'autre.






Alors, j'ai continué... j'ai marché, j'ai marché... sur le Boulevard Richard Lenoir. J'étais pas seule, Lulu et Clara m'avaient accompagnée.

On a croisé de drôles de gusses, des couchés sur l'asphalte, des  brisés par la glace de la vie, des pas vus pas pris...

Arrivés à la Bastille on a tiré à la carabine. Trois euros pour quatre plombs. Lulu n'en revenait pas, ah ouais ? on tire pour de vrai ? ouais... Bon on a presque tout raté (à part moi qui en ai crevé un de ballon).


Et puis la femme a surgi. Comme un totem, comme un tabou. Elle se plaçait là, debout. Elle nous disait : vous ne m'intimidez pas, je suis nue, mes seins le sont, même si le sac sur ma tête vous donne l'impression que je suis voilée... Ce sac... il est là... pour vous montrer mon désarroi, l'étouffement dans lequel on me tient, moi, femme. Montre tes seins, me dit-on, mais ferme-là. Vieux slogan : "sois belle et tais-toi".



Et pour vous terminer l'histoire nous sommes allés voir Neuilly sa mère... ils ont aimé (moi, je l'avais déjà vu, alors j'ai un peu dormi, mais Podalydès je l'ai trouvé toujours aussi génial). Clara a adoré quand dans la queue elle a vu plein de petites mémés... "wouah... des petites vieilles qui viennent voir le film, c'est trop".



(cette image, c'est pour Clara : tu vois, c'est en contre jour... avec mon portable, nul... je ne peux pas faire d'aussi belles photos que les tiennes... Enfin, c'est pour Clara).

Et puis pour Lucas, notre idole à tous les deux... Michael...

Alors, que choisir ? on s'est dit que là-haut, ils dansaient pour nous... Michael (mort juste après elle), le mime Marceau (enterré près d'elle), Bashung (enterré près d'elle), et nous vivant en souvenir d'elle.

Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

Repost 0

Publié le 19 Septembre 2009

parce qu'il en cherche le nom, voici son envol à elle :

Margarida Guerreiro dans
Estranha forma de vida





Et le même fado, par celle qui l'a écrit... Amàlia




Plus surprenante la version de Caetano Veloso :





ou celle de sa soeur Maria Bethânia :




Et les paroles :


Estranha forma de vida
(Amalia Rodrigues, et Alfredo Duarte)


Foi por vontade de Deus
que eu vivo nesta ansiedade.
Que todos os ais são meus,
Que é toda a minha saudade.
Foi por vontade de Deus.

Que estranha forma de vida
tem este meu coração:
vive de forma perdida;
Quem lhe daria o condão?
Que estranha forma de vida.

Coração independente,
coração que não comando:
vive perdido entre a gente,
teimosamente sangrando,
coração independente.

Eu não te acompanho mais:
para, deixa de bater.
Se não sabes aonde vais,
porque teimas em correr,
eu não te acompanho mais.


ma traduction (libre) :

Ce fut la volonté de Dieu
si je vis dans l'anxiété.
Qui me donne tous ces cris,
Si je suis la nostalgie.
Ce fut la volonté de Dieu.

Quelle étrange forme de vie,
que celle de mon coeur meurtri:
sa vie elle est perdue,
d'où tient-il un tel pouvoir ?
Quelle étrange forme de vie.

Coeur indépendant,
coeur que je ne commande pas;
tu vis perdu au milieu des gens,
obstiné, tu donnes ton sang,
Coeur indépendant.

Mon coeur je ne te suis plus :
arrête, et ne te bats plus.
Si toi tu ne sais où tu vas,
pourquoi continuer à courir,
je ne t'accompagne plus.


Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2009





Je passais aujourd'hui, comme à mon habitude, dans les jardins du Palais Royal. J'y vois défiler, au cours des saisons, les Quartiers d'été et autres Journées du patrimoine... Normal, nous sommes près de la Culture et de son Ministère. En passant, vers 17h, sous les arcades, et devant les colonnes de Buren, se préparait un cocktail... petits fours, serveurs, ou serviteurs, gantés... et pourtant nous sommes bien en République... démocratique... de France.

Allez savoir pourquoi, j'ai songé à Frédéric, de son prénom, et Mitterrand, de son décorum, ou de sa valeur ajoutée... comme l'on voudra. J'ai lu qu'il faisait sonner aux cuisines... pour être servi... pour ne pas avoir à se lever ou à déranger ses invités...

Mais, finalement, que fait-il de plus que tous les puissants avant lui ? le pouvoir a ceci de spécial qu'il déshumanise celui qu'il étreint. Voyez Napoléon... ou... votre chef, récemment nommé(e)... tout à coup (quand on dit que l'habit ne fait pas le moine... alors qu'il transforme radicalement celui ou celle que vous connaissiez) : il/elle ne s'habille plus de la même façon, ne vous parle plus avec les mêmes intonations (vous avez le sentiment qu'une certaine jouissance, d'être chef, colore désormais ses phrases), ses attitudes, son regard, ses poses sont transformées... par le fait même d'avoir obtenu ce petit, ou grand, pouvoir.

Le pouvoir déshumanise en ce sens qu'il fait croire à celui qu'il possède qu'il est devenu un dieu (et Michel Onfray devrait bien se méfier car il me semble bien contaminé...). Pour cette raison le christianisme, mais avec lui toutes les spiritualités (je ne dirai pas "religions", car elles sont les premières concernées par cette maladie du pouvoir), nous incitent à cultiver l'humilité, la pauvreté...

Renoncez au pouvoir, renoncez à votre pouvoir... voilà le début de... la liberté.

Je n'écrirai pas trop ce soir, car je nous lis... et je trouve que nous sommes (nous blogueurs) si bavards... si frénétiquement communicants... que ça me donne envie de ralentir mon débit... Dire moins, travailler moins, consommer moins... vivre mieux.




 


Photo (c) Luciamel : "meu sonho", mon rêve.

Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

Repost 0

Publié le 15 Septembre 2009




De qui sommes-nous les moutons bêlants ? nous les blogueurs, nous les créateurs de buzz... J'ai eu la malencontreuse idée d'écrire un billet sur Brice Hortefeux* avant que celui-ci ne se retrouve sous les feux (si j'ose dire) de la buzzerie. Je suis bien désolée du fait. Car en aucune façon je n'adhère à toute la mise-en-scène (bien récupérée par le gouvernement) qui a été faite de nos bêlements.

J'irai même jusqu'à dire, moi qui l'ai critiqué, que je lui donne raison de se défendre devant l'Assemblée en renvoyant à leurs chères études tous les socialos réunis : "occupez-vous de vos tricheries, plutôt que de me chercher des poux dans la tête". J'aurais même ajouté à sa place : "que de traîtres en vos rangs, de collabos : les Besson, les Mitterrand... les Lang - qui hésitent encore un peu -, les Allègre, malheureux car on les a écartés... de l'adoubement par sa majesté, Nicolas... le françois."

Franchement ! quand l'outragé lui-même (dont je rappelle qu'il n'était pas ARABE !!! mais moitié "arabe", moitié portugais (et vous en faites quoi de la moitié portugaise ???) dit qu'il ne s'est pas senti insulté, alors, t'as le MRAP qui va porter plainte... (il pourrait pas s'occuper de Martine Aubry et du PS, le MRAP ?).

Bon, bref.

Un autre buzzeur... un créateur de moutons bêlants... c'est le Onfray. Il bêle et tous l'imitent.

Avez-vous vu comme il s'y est cru face à Finkielkraut ? (il m'énerve aussi le Finky, mais bon... je l'écoute par respect) : tout remonté il était le jeune coq, "c'est moi qui vais prendre ta place, le vieux ! regarde-moi comme je suis beau, intelligent et fort", c'est là toute sa philosophie à l'Onfray...

Son dernier livre (que je n'ai pas lu, bien évidemment, sinon je ne pourrais pas être aussi critique, quand j'aime un peu, j'aime pour toujours...), un poème...

Lui, l'athée, c'est-à-dire l'obsédé des religions, qui ne sait rien penser d'autre, mais qui rejette toute pensée s'y rapportant, nous fait la démonstration qu'en Orient ils sont plus beaux, plus libres dans leur corps, moins contraints par la morale - judéo-chrétienne, et "arabe" - sexuellement (voyez le Kamasutra...) ils sont très... modernes... pas comme nous dans nos sociétés occidentales imprégnées de morale judéo-chrétienne... nous sommes si loin de leur liberté d'esprit... nous dit-il, lui, le philosophe.

Ce soir au JT... mais avais-je besoin des infos pour le savoir ? un reportage sur les veuves en Inde... Par le passé (dans ce pays si libre, si... peu christianisé, si proche du Kama Sutra) les veuves devaient mourir brûlées sur le bûcher de leur mari, tradition voulue par les hommes (comme partout ailleurs dans le monde, et qui n'a que peu à voir avec la religion, elle n'a à voir qu'avec la domination d'un sexe sur l'autre), aujourd'hui encore elles sont banies de la société... Ah ? c'est ça le rêve d'Onfray ? Les femmes brûlées en Inde, pour que le Kama Sutra se perpétue, par et pour les hommes...

Vomir... certaines pensées me donnent envie de vomir.  Celles qui bêlent, ou celles qui sont reconnues (elles passent à la télé, alors elles feront bêler... ) : je me demande à chaque fois si ces gens ne se rendent pas compte qu'ils vont mourir; pourquoi répètent-ils bêtement ce que les "dominants" leur assènent ?

Pourquoi bêler ?

Bon, en plus Finky c'est un ancien de la première dame de France... avec Raphaël... c'est qu'elle philosophe... la première dame... plus que son mari on dirait...

Je vous conseille (si vous êtes chez Blogger) de ne pas trop attaquer ni Madame, ni Monsieur... ou vous pourriez vous retrouver interdit par la plateforme... (cf. ce blog... et celui-ci... tous deux ont eu des ennuis, ont failli être black-outés simplement parce qu'ils parlaient en termes inadéquats des gouvernants... ça s'appelle...

la chut.... la censure... chhhhhutttt la dictature).

Méfiez-vous de ça, de ces petits détails... des déclarations tonitruantes...  

Pour nous élever... pour respirer... je vous propose de lire, de vous intéresser à Tarun J. Tejpal, déjà son roman (érotique, mais pas seulement) avait émoustillé toute la gent féminine (dont Martine Aubry, c'est pour dire...) alors, sa démarche de journaliste, sa lutte, son engagement d'homme, d'humain... me semble plus qu'essentiels, lisez son roman... Loin de Chandigarh, il a compris plus que Michel Onfray... il a dépassé, lui, l'Orient idyllique... il a uni... les opposés. Dans sa conscience des inégalités (homme/femme) dans son souci de défense des libertés (plus occidentales qu'orientales pour ce qui concerne sa perception de la réalité), dans son engagement politique (son journal défendu pendant plusieurs années contre vents et marées) bref... je préfère un Tarun J. Tejpal à un M. Onfray... voici ce qu'il a réalisé un vrai journal, un magazine de liberté !

Alors, les Onfray ne m'effraient pas... pire ils ne m'amusent pas, ils m'ennnuient, car ils ne font qu'essayer de récupérer ceux qu'ils critiquent, ils se nourrissent de ce qu'ils honnissent : le christianisme, la religion, l'abstinence, le sexe (religieux...), c'est ça leur fonds de commerce.



Photo (c) Luciamel (j'ai changé).


Voir les commentaires

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

Repost 0