Publié le 29 Juillet 2009

                                                                         Arthur Miller et Marilyn Monroe (ici)


Ca fait quelques jours que le sujet me trotte dans... la tête. Qu'est-ce donc que tous ces gens qui nous pètent à la figure ? sans doute des malotrus, des mal élevés, des Narcisse du pot de chambre. Ne l'avez-vous remarqué vous aussi (mais, peut-être l'êtes-vous... un révolté du pet !), dans le métro, sur le trottoir devant vous, dans la voiture, et parfois chez eux (ou chez vous) vos amis ?

Ce gaz (oui, nous sommes comme les vaches, nous polluons l'atmosphère, car nous sommes vivants !) que nous devons relâcher dans l'atmosphère, ma grand-mère m'avait enseigné, alors que je n'avais que 7 ans, qu'il nous fallait éviter de le faire en présence d'autrui, elle m'a programmée... en me recommandant d'aller aux toilettes pour me soulager.

Or, depuis l'enfance, les aléas de la vie m'ont fait constater que le "ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse" se retourne souvent contre le pauvre benêt (pas de féminin) qui s'y tient. J'ai compris que la haine et la noirceur étaient tout autant de ce monde que l'amour et l'angélisme de ma grand-mère.

C'est pourquoi m'intrigue depuis quelque temps cette tendance qui pousse un humain à péter en public... Il fera l'innocent, dira même si on le soupçonne, "ah non, ce n'est pas moi", ou se taira, comme si ce sujet était anodin, et ne le concernait aucunement. Péter, être un pseudo-révolté, celui qui dit "merde !", "tu me fais ch...", en envoyant seulement le fumet !

Mais c'est aussi dans la pièce Kvetch (revue avec grand plaisir), le personnage de la vieille dame, la mère... celle qui ne se retient plus, elle pète et rote à tout va, c'est sa révolte à elle, sa façon de dire qu'elle va crever et qu'elle emmerde tout le monde, en attendant. Les conventions, l'éducation donnée par sa mère grand, elle l'envoie valser par dessus les moulins à vent...

Marilyn ? Pessoa ?

Ce soir, un documentaire sur la belle Marilyn (suivi de 7 ans de réflexion). En Avignon une mise-en-scène d'une pièce de l'hétéronyme de F. Pessoa, Alvaro de Campos. Enfin, je comprends pourquoi cet été tout le monde en terre de France se prend de passion pour notre grand poète... c'est dans l'air du temps, la brise du large... celle qui nous conte l'Ode maritime...

"Marilyn n'existe pas", dit Norma Jeane.

"On devrait dire à toutes les petites filles qu'elles sont jolies, même si elles ne le sont pas", Norma Jeane...

"Etre en retard, c'est s'assurer que les autres vous attendent, vous, et personne d'autre", Norma Jeane.

"C'est toujours celui qui aime qui attend l'autre", dit Norma-Marilyn.

"Mais peu de gens peuvent et veulent être aimés", dit son psychanalyste.


Fernando Pessoa (ici)


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 24 Juillet 2009



Ce soir-là, deux événements extraordinaires. En chemin, pour aller au café du phare, nous décidâmes de passer par les dunes en empruntant la passerelle qui longe la plage.

Le soleil venait juste de se coucher. Des odeurs d'arbustes et de fleurs des sables embaumaient l'air du soir. Lucas s'inquiétait de croiser un frelon (ou bourdon ?) comme la veille sur la jetée. J'essayai de le tranquilliser, "mais non, ils ne te feront rien, ce sont les fleurs, seulement, qui les intéressent".

Pas rassuré pour deux sous, nous vîmes Lucas détaler comme un lapin... ou plutôt comme un félin.

Je compris alors que son inquiétude était fondée, les bourdons aimaient les fleurs, soit ! mais nous étions au milieu des buissons odorants, de la végétation des sables, heureusement préservée par ces chemins de planches sur pilotis surplombant les dunes.




Etaient-ils des dizaines, des centaines, des milliers ? Ils volaient de toutes parts, certains (saouls qu'ils étaient de cette orgie de nectars) se cognaient à ma tête, lourdement.

Arrivés sur la "terre ferme", nous aperçûmes Lucas triomphant de sa victoire sur les monstres volants.

Au café du phare (le troisième plus haut du monde !). Ambiance et décor des années 60, familles bourgeoises des alentours (enfants portant "de la marque", au look BCBG : coiffure et bonnes manières), serveurs en tenue, volume sonore et déplacements feutrés.

Deux écrans plats, de part et d'autre de la salle, nous ramènent pourtant à notre époque... Le "spectacle" retransmis me fait sourire : quelle idée ! une compétition de billard, seuls des Portugais pouvaient se passionner pour ce sport-là. Les deux champions : un Français et un Coréen sont impressionnants de concentration.

Et ce fut là que l'inattendu nous surprit à nouveau : tels des bourdons fascinés par les odeurs, nous suivions du regard la valse précise de la boule sur le tapis vert, en trois temps... 1, 2 et 3... Et chaque fois, ils réussissaient d'une boule à toucher les deux autres... 1, 2, 3...




Photo (c) Luciamel (sauf celle du bourdon : ici)

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 21 Juillet 2009

Elle s'appelle Marta Hugon, elle est portugaise, née à Lisbonne en ??? Entrée en musique par le répertoire classique, elle s'est peu à peu passionnée pour le jazz, a intégré le Hot Club du Portugal et continué avec le Conservatoire d'Amsterdam (dont des cours avec Norma Winstonne).

Elle a créé son quartet en 2005, et lancé en 2008 son deuxième CD Story Teller.

Vous allez l'aimer :
ici







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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 20 Juillet 2009


C'est l'histoire d'un prince, en terre de Lusitanie... Lui, qui depuis si longtemps s'ennuyait dans son château de paille, se laissa convaincre par un manant de passage lui contant que la vie était plus belle sous les étoiles, de partir vivre sous d'autres cieux.  L'homme venait de l'outre-terre, celle qui se trouve au bord de l'océan, après des semaines de marche, après les montagnes, et les champs arides de l'Espagne.

Le prince allait sur ses treize ans et n'avait pas encore fait de guerre, ni celle des hommes ni celle du coeur.

Son père, le roi, s'occupait à son travail, celui de gouverner sa fortune en la faisant fructifier de la plus judicieuse façon. Il savait quelles étaient les bonnes alliances, sa diplomatie était légendaire et lui avait évité bien des batailles. Le fils était triste, surtout depuis la mort de la reine, sa mère.

Luc était son prénom.

Un jour revenant de la chasse au faucon, il prit sa décision. Il partirait par les chemins, tel un gueux, avec seulement quelques pièces d'or en poche.

A l'aube, déguisé en mendiant, il alla réveiller l'homme venu de Lusitanie.

- Je pars avec toi.
- Où veux-tu aller ?
- Là où le ciel rejoint la terre, là où le feu brûle la mer, là où commence ce que nous sommes.
- J'étais venu te chercher.

Ils marchèrent en silence toute la première journée, le soir les vit tomber de fatigue dans une grange abandonnée.

L'enfant était devenu le prince en quête de liberté.












Photos (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

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Publié le 17 Juillet 2009



Retour.

Ohhh la la, les stat's... du blog (bon, je m'en fiche... ai-je dit).


Juste pour avoir une petite idée de ce dont il était question ces temps derniers, je vous fais découvrir cette jeune fadiste Carminho, ci-après la vidéo la moins... ambiguë, on verra un peu plus tard pour l'autre. Il s'agit du fado "A Bia da Mouraria" (Béa de Mouraria). Mouraria étant le quartier maure de Lisbonne, celui qui représente de manière véritable le fado de Lisbonne (l'autre fado étant celui dit de Coimbra).

 

 




Pour la suite des découvertes, nous attendrons un peu. Les vacances ça rend paresseux... et insouciant.





Photos (c) Luciamel




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Joie

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Publié le 1 Juillet 2009



Je vous laisse pour quinze jours... (deux semaines en fait, mais en français on dit quinze jours... ça amuse beaucoup mes étudiants japonais... deux fois sept = quinze... en français).

Je m'en vais au pays de l'océan, au pays de mes origines, à la source du fado... Je suis un peu triste cette année... (très) car ma douce... ma princesse, ma petite soeur, ne pourra pas y retourner... au pays de son enfance, de notre enfance, des chemins... du sable, des fraises cueillies au bord des champs... des souvenirs... Mais, heureusement, elle est partout maintenant. Ici et là-bas. Seule moi je reste limitée à mon présent.





As Maos Que Trago
Paroles Amàlia Rodrigues

Foram montanhas, foram mares,
Foram os números, não sei
Por muitas coisas singulares
Não te encontrei, não te encontrei
E te esperava, te chamava
Entre os caminhos me perdi
Foi nuvem negra, maré brava
E era por ti, era por ti!

As mãos que trago, as mãos são estas
Elas sozinhas te dirão
Se vem de mortes ou de festas
Meu coração, meu coração
Tal como sou, não te convido
A ir esperar onde eu for
Tudo o que eu tenho é haver sofrido

Pelo meu sonho alto e perdido
E o encantamento arrependido
Do meu amor, do meu amor !



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Mes mains, les voici

Ce furent des montagnes, ce furent des mers,
Ce furent les nombres, je ne sais
Pour des raisons bien singulières
Je ne t'ai pas trouvé, pas trouvé
Mais je t'attendais, je t'appelais
Au milieu des chemins, me suis perdue
Je fus le sombre nuage, les vagues déchaînées
Et c'était pour toi, c'était pour toi !

Mes mains les voici, ces mains sont les miennes
Elles seules te diront
S'il revient de la mort ou de la fête
Mon triste coeur, mon triste coeur,
Celle que je suis ne t'invite pas
A aller m'attendre là où je vis
Tout ce que j'ai c'est d'avoir souffert

Par mon rêve haut et éperdu
Par l'enchantement blessé
De mon amour, de mon amour.



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Texte, photo et traduction (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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