Publié le 31 Mars 2009

Bon, c'est vrai que c'est un peu plus "vocal" que la soeur de Ronaldo (Ronalda, la chanteuse...), mais, franchement, si l'année dernière on n'était pas sûrs de gagner, cette année au moins on est certains de perdre...

Voici la candidate portugaise à l'Eurovision 2009 (oui, je sais c'est pourri, et en plus... etc, mais voilà, ça me botte quand même à chaque fois), elle s'appelle... attendez je vérifie... le groupe Fleur de lis avec la chanson "Todas as ruas do amor". Bon, le Portugal semble vouloir se spécialiser dans "la jeune diva" bien en chair.





Alors que, de son côté, la France a décidé de mettre le "gros" paquet : Patricia Kaas, star en Russie... pour essayer de séduire ces nouveaux pays candidats dont on dit qu'ils font bloc... à l'Est. Après avoir écouté la chanson, j'ai des doutes... que la France puisse l'emporter.

A force de l'entendre... Flor de Lis, je vais finir par y croire... car j'ai ce travers de me laisser berner facilement. Pourtant, après Cristina Branco... je tombe de très haut.

Après la quatrième écoute, je commence à "torcer" (se tordre... se rendre, craquer, ou, plus exactement, être fan, ou supporter). Elle est craquante.


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 29 Mars 2009


Ô fil de nos manteaux de laine,
Au coeur de nos frilosités,
Bien au fond de la haine,
Se cachent ces fleurs d'amitié.

Délicates et souveraines,
Elles sont blanches, ou rosées,
Tendrement reçois-les,
Toi, le prince de mes pensées.

Toi, l'amie enfermée.
Toi, la soeur alitée.
Toi, l'enfant-miel.
Ces fleurs venues du ciel.





 
Au cirque de l'hiver,
Accrochée à la pierre,
Dans la rue Amelot,
S'étale la vie, notre lot.

Simple et entière,
La plante a ouvert
Son chemin vers
La terre.

Comme elle, renaissons,
Et en elle soyons.
Simple et entière,
Chantons la lumière.





Photos (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 27 Mars 2009

deuxième mouture du samedi midi (après moult café)
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Je m'en vais vous raconter deux histoires, a priori fort différentes, pourtant vous découvrirez, à la fin, qu'elles n'en faisaient probablement qu'une...

Mercredi soir, j'étais, sur les indications d'Olympe, à la République des Blogs (RdB), ça a lieu une fois par mois. Comme il semblait que quelques blogueurs de renom s'y trouveraient, je pris mon petit baluchon de blogueuse indigente pour me rendre à cette République au si beau nom.

Tôt installée, j'eus le loisir de voir arriver la gent internaute  : Olympe vint me saluer, nous n'eûmes pas de mal à nous repérer,  vu que nous ne fûmes que quelques "malheureuses" femmes perdues au milieu de ces Messieurs :  5 femmes pour 50 hommes (comme à l'Assemblée Nationale). A qui la faute ? remarquerez-vous, fort judicieusement.

Le ministre, Michel Barnier, s'est joint à nous, accompagné de ses "spin-doctors" (et précédé par un jeune-homme  charmant du "portail du gouvernement", qui  tient lui aussi un blog, à son nom,  Vincent Lieser). Accompagné, disais-je, par ceux que j'ai qualifié de "spin-doctors"... mais le terme ne convient sans doute pas,  car il s'agissait de deux jeunes-hommes, à l'allure "récemment sorti de l'ENA", ou de Sciences-Po, ou encore en formation, des stagiaires..? A l'un je prêtai du papier pour qu'il puisse noter, l'autre je l'observai, avec force intérêt, souffler quelques mots au mentor... un nom ? une indication ? Les deux stagiaires-gardes du corps... étaient munis, comme il se doit, de i-phones, je remarquai qu'après que j'ai eu posé ma première question, et décliné mon pseudo, les doigts de l'un d'eux avaient tapoté son petit écran, qu'il a montré à l'autre en souriant... pourquoi ? Mais, je regarde trop de James Bond...

Devant moi, un jeune (lui aussi) dessinateur-blogueur, que le ministre avait salué et reconnu. En fin de soirée, celui-ci a avoué avoir eu de la peine à croquer l'homme politique, pourtant c'était vraiment bien...  il s'appelle Michaelski...

Je pris la parole, après un certain temps (je vous rappelle que c'était assez masculin comme ambiance,  je dus, pour être entendue, faire usage du vieux procédé : "les femmes et les enfants d'abord", mais la deuxième fois ces messieurs n'y furent plus sensibles, et, alors que j'avais été la seule femme de la soirée à poser une question, ils me répliquèrent : "nous sommes trois avant vous !", "oui, mais je représente une certaine parité", "quelle parité ? nous sommes des individus, chacun son tour", l'argument me parut recevable, j'attendis donc la fin de l'entretien pour poser ma deuxième question).

Que lui demandai-je ? à Michel Barnier, venu nous parler de l'Europe, de José Manuel Barroso et du PPE, de l'abstentionnisme, de son combat ! pour l'agriculture et la pêche, entre autre.

- Monsieur le Ministre, vous nous dites votre priorité "lutter contre l'abstentionnisme" et vous vous inscrivez dans la ligne de José Manuel Barroso et du PPE. J'aimerais que vous nous expliquiez : pourquoi lutter contre l'abstentionnisme, et en quoi est-ce qu'il vous gêne ? ne devrait-on pas au contraire entendre ces abstentions, et les valoriser ? Pour illustrer mon propos, permettez que je cite un autre Portugais, José Saramago, prix Nobel de littérature, et auteur de La lumière blanche, [ou, plus exactement, La lucidité ]suite de La cécité, [L'aveuglement, en fait], son roman adapté au cinéma, et en compétition l'année dernière à Cannes. Dans ce livre, José Saramago prône une prise en compte des "votes blancs", il imagine un monde où la majorité des électeurs voterait blanc... il y voit la fin du système politique actuel, une forme de révolution. J'aimerais dire pour terminer que Ségolène Royal avait réagi à la publication de ce livre en français, et répondu à Saramago, en disant que ça donnait à réfléchir : comment prendre en compte ces électeurs ? mais que cela lui posait problème car elle y voyait la mise en danger de la démocratie même.

Je n'ai pas dit tout ça à la suite... il s'est plutôt agi d'un échange; j'ai corrigé (entre crochets) les références inexactes données, par confusion avec les titres en portugais.

Ma deuxième question... après que l'organisateur de la soirée m'eût fait signe de m'imposer en parlant fort, si je voulais être écoutée :

- Monsieur le Ministre, vous nous avez dit que vous reviendriez volontiers à la République des Blogs, pourriez-vous expliquer en quoi les blogs et les blogueurs vous intéressent, et intéressent un homme politique ? Qu'attendez-vous des blogueurs ? Est-ce la manifestation d'une "démocratie participative" ?

Pour connaître les réponses à ces questions... je vous invite à aller sur les blogs de Monsieur Barnier, ou de ses collaborateurs.

J'ai quand même pu remarquer que le jeune homme, à qui j'avais donné une feuille de papier en début de soirée, avait noté dans sa liste : abstentionnisme/vote blanc, et que l'autre (le souffleur du ministre) passait son temps à écrire des phrases sur un carnet qu'il prenait soin de raturer, consciencieusement, juste après les avoir écrites...

Sinon, quel galant homme ce Michel Barnier (pas comme certains blogueurs ! je plaisante...) en partant il a pris soin de saluer les dames... en leur serrant la main. Ah, c'est la base même de la politique ?.. 


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Ma deuxième histoire.

Hier.

L'émerveillement total.

Un spectacle, Cristina Branco à la Cigale. Invitée par des amis (je rappelle que je suis fauchée), j'assiste à une première partie honorable (hommage à Léo Ferré, passage d'Agnès Jaoui, tiens, quelle surprise de la découvrir si pulpeuse, bon, comme l'a dit Amancio Prada nous étions là pour Cristina).

Elle entre...  euh... c'est quoi ça ? il paraît que ça va être à la mode cet été le "Jodhpur-Sarouel", un truc innommable, immettable... Elle, la sublime, l'élégante, la toujours superbe... elle l'a fait : elle a mis cette chose infâme... Concentrons-nous sur sa voix. Mais c'est quoi cette scène ? où les femmes semblent plus... rondes qu'à la télé ?

Après quelques minutes; plus de doute : elle est enceinte... Un peu décontenancée d'abord, puis enthousiaste : c'est génial, elle qui normalement vend aussi sur son image, son côté sexy, là, se déplaçant avec difficulté, elle nous montre que non seulement elle assume, mais, qu'en plus, sa voix (étions-nous là pour autre chose ?) n'en est que sublimée. Finalement, j'hésite : est-ce le syndrome Rachida Dati ?

Nous avons été renversés, plaqués aux fauteuils de notre navette spatiale, et... transportés par l'une des plus grandes chanteuses portugaises qu'il nous ait été donné d'entendre. Le public ("bobo parisien" en grande partie) l'acclamait debout à la fin du spectacle.

Mon coeur, mon épine dorsale, mon passé, mon futur... ont vibré à l'entendre.

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Ce qui suit est ma réponse au tag de Mtislav (lancé par Dorham) "Offrons à Balmeyer la prochaine vie qu'il mérite".

Et ce matin m'est apparu le lien, la résultante de tout ça :  la renaissance de Balmeyer. J'ai entrevu sa vie future, j'ai pressenti son devenir... L'enfant qui se prélasse dans le ventre de Cristina Branco, bercé énergiquement (ça réveille, le fado) par cette femme si douce (quand elle parle sa voix est celle d'une petite fille, alors que son chant est l'océan...) est l'arrière-arrière-grand-père du futur Balmeyer... ou Balthazar Meyer  (déjà magnifiquement portraituré par l'inégalable Mtislav)  Pourquoi ? parce qu'il avait eu un lien virtuel  au XXIe siècle (mais ça remonte aux temps du premier Rieur, le prophète André) avec une blogueuse, une Portugaise.., une certaine Lucie de Bagdala... ou Blogdala... elle lui avait fait écouter une sorte de mélopée, qu'en ce temps là on appelait "fado". Le choc fut tel, pour lui le grand connaisseur d'André Rieu, que sa vie en fut littéralement bouleversée. Il ne put résoudre le conflit qu'en se réincarnant, des générations plus tard, dans le descendant de Cristina : Balthazar, lui aussi fils d'une chanteuse.

Et la relation avec Michel Barnier ? c'est juste pour dire que le fils de Bal dans la réincarnation décrite par Mtislav, après de brillantes et très courtes études dans une miniversité, deviendra le spin doctor de l'arrière-arrière-arrière petite fille, de cet homme politique si proche des blogueurs... Ainsi, Kékélo délivrera-t-il Balthazar, son père, du complexe de la machine à café.

Voici enfin, cher Balmeyer, ton arrière-arrière-arrière-grand-mère...





et voici celui qui l'avait inspirée : Zeca Afonso, dans ce même Redondo Vocàbulo (la mise en images est fabuleuse, illustrant parfaitement ce thème des Renaissances).





Photos (c) Luciamel, avec un téléphone portable, d'où... la piètre lumière.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 22 Mars 2009

Comment faire face au blues du dimanche soir ? je n'ai rien trouvé de plus efficace qu'Urgences, mais ces derniers temps... je m'en passe... ou alors les films de vampires, mais depuis Twilight et mon neveu profondément effrayé... je me tâte.... d'où que ma grande valeur de lutte contre l'angoisse de... fin de semaine est : James !

Ce soir donc, un grand Demain ne meurt jamais. Et, franchement, entre Pierce Brosnan et Daniel Craig, mon coeur balance. Quantum of solace me semble un grand James Bond, l'action, le thème, l'affrontement à la mort, sont sidérants, mais je dois dire que l'image de la femme m'a plus... accrochée dans Demain ne meurt jamais (en effet, la fille, dans Quantum, qui marche dans le désert en robe de soirée et en talons aiguilles est assez... énervante), la Chinoise qui se bat d'égal à égal avec James, comme il dit en "duo"... oui, ça ça m'a parlé. Les dialogues y sont d'ailleurs assez croustillants :

- Pour quelle raison James ? J'étais allée trop loin dans ton coeur ?
- Oui.
(...)
- Tu sais James, ton fameux boulot, c'est mortel pour la vie de couple.
(...)
- Les mots, voilà les nouvelles armes.
(...)
- Piégés...
- Non, jamais !

Et puis la baie d'Halong... aux charmes si mystérieux, pourtant je n'y suis jamais allée.

Ce couple si improbable, lui le décadent, elle l'espionne venue de Chine... comme pour Twilight... l'amour est impossible, la fin, la chute, très probable... ça ne l'en rend que plus désirable.


Photo Twilight 



Alors, ce dimanche je me fais un mélange des genres, des vampires qui écoutent ça :





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Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

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Publié le 20 Mars 2009

Je vous aime.

Criez-vous, à tout bout de champ.

Vous aimez, vous m'aimez.... à quoi bon ?

Regardez-moi, regardez-nous.

Je suis au bout de vos fusils...

Je suis au bout de nous.

Ne me demandez pas de vous donner
l'exonération de tout.




Je m'ennuie de vous,
Je me confronte à votre loi.

Que me voulez-vous ?

Que je me soumette ?

Que je sois toute à vous ?

Imaginez que vous soyez...

Moi...







Ben voilà ! qu'on ne sait pas.

Qui a tué le chat ?

C'est toi ?

L'homme a tué l'homme...

et la femme est restée sans voix...

Elle a juste... observé... sans plus...








Tout cela m'ennuie..

Tout ce conflit...

Je vous en prie, soyons amis.

Voyez-vous, ne le voyez-vous pas ?

le ciel s'enquiert de tout ça...








On m'a dit : sois heureuse !

Pardon ? vous trouvez que je chante faux ?

On m'a dit : souris !

On m'a dit : love is... god is... (je mélange les deux)

J'ai répondu : soit ! et sois.









Surtout : merci Isabelle ! pour cette extraordinaire expo !


Le peintre s'appelle Gutter, il a réalisé cette fresque qu'Isabelle Lebre, la galeriste, m'a permis de prendre en photo et de poster sur mon blog, elle sera effacée à la fin de l'expo, le 13 avril. L'artiste invité est le sculpteur Fabrice Delaunay. Ca se passe à l'Art de rien... 48, rue d'Orsel, dans le 18e à Paris (ouvert du mardi au dimanche, de 13h30 à 19h30).


Photos (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 18 Mars 2009

- Bonjour, je vis dans la rue, vous pouvez m'aider en m'achetant ce numéro spécial "L'origine des stations de métro", c'est 2 euros, pour moi ça sera un euro, ça me permettra de me laver, d'avoir, peut-être de quoi manger ce soir... J'ai 40 ans, c'est dur à mon âge de trouver un emploi. Souhaitez-moi de m'en sortir, souhaitez-moi que demain vous ne me reverrez plus.

Wouah... c'est dur dur... d'autant que ce matin j'ai vu que "mon" SDF de l'hiver, celui qui vit en bas de chez moi, avait disparu... comme l'année dernière d'ailleurs, au printemps, au moment des expulsions, le 15, je le sais car c'est le jour de mon... anniversaire (vous vous en souviendrez pour l'année prochaine), il s'en va.

Mystère et boule de gomme : où va-t-il pendant la belle saison ? sacrée cigale, il repart chanter sa chanson.

Alors, tout émue et attristée je lui ai tendu mes deux euros à mon quarantenaire du métro.

Il m'avait repérée déjà, et venant vers moi il m'a lancé :

- Bonjour Mademoiselle !
- ???
- Ben, ça vous fait pas plaisir que je vous rajeunisse ?
- ???
- Ben oui, je vous rajeunis de 2O ans...
- ???
- Non de 25 ans !
- !!!

Dur, dur... tu vas bosser, tu fais la charité, tu ne peux même pas être gréviste, ni manifestant, vu que tu n'es qu'un stupide employé... payé 1,5 du SMIC, que le droit de grève faut même pas rêver, peut-être le jour où tu seras fonctionnaire, peut-être le jour où tu seras au chômage, peut-être le jour... Alors, aller manifester tu laisses ça à... ceux qui peuvent. Et un SDF te remet à ta place, te rappelle tes plus de 45 ans, il te le dit, lui, sans faux-semblant, que ça se voit comme le nez au milieu de ta figure, ton âge. Merci, Monsieur, c'était justement mon anniversaire !

Bon, vous commencez à me courir avec mon âge... avec mon caractère, avec mes fesses et mes seins (oui, je suis une femme) : stop de les juger, évaluer, comparer, apprécier, déprécier ! Comme dirait ma chère Olympe, si j'avais été un homme, jamais on ne m'aurait fait cette réflexion-là, jamais on n'aurait mis en avant mes 49 ans, signalé, relevé, interrogé... (lui le SDF, pourtant homme, se demandait si à 40 ans il n'était pas trop vieux... mais il était SDF... et ça semblait scandaleux, et c'est ce qu'il voulait dénoncer, qu'à 40 ans, lui, on le mette au rebut).

Demain je n'y serai pas dans le cortège... je serai au boulot.

Bien malgré moi. Juste parce que je suis salariée... et doublement privée de droits (en tant que salariée du privé, et en tant que femme).



Découvrez Cristina Branco!




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 16 Mars 2009

                                              Béatrice et mon cadeau d'anniversaire


Tu fais quoi dans la vie ?

Je suis "artiste"...

Ah ouais, c'est cool.

C'est quoi être artiste, au fait ? T'es édité(e) ? t'es exposé(e) ? T'es diffusé(e) ? T'es classé(e) Wikio ?

J'en connais quelques uns des artistes, les plus reconnus d'ailleurs n'étant pas forcément les plus "m'as-tu-vu".

Les plus talentueux n'étant pas non plus les plus prétentieux (que de narcisses, et de pervers de surcroît... dans ce monde-là).

La cour de ces gens-là... un poème. Vous reconnaîtrez l'artiste à la meute qui le suit, qui l'adule, qui est prête à tout pour lui. Les parasites, ça se sent... au fait que ça... gratte.

L'art de rue, l'art éphémère (combien de temps le restera-t-il ?) bientôt il sera récupéré, monnayé... mis en galerie.

Pour moi les artistes n'ont pas un pedigree (ni les blogueurs d'ailleurs).

En voici un(e) au détour de mon chemin.


inconnu(e) rue Vieille du Temple




Photos (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #émotions artistiques

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Publié le 15 Mars 2009

Tiens, aujourd'hui c'est (c'était ?) mon anniversaire, comme disait Tadeusz Kantor  (tu avais travaillé sur son spectacle à Beaubourg). Drôle de journée. Entre un camion de pompiers et une ambulance.



Juste avant d'embarquer, un petit coup d'oeil au ciel histoire de ne pas oublier qu'aujourd'hui il faisait beau, pour mon anniversaire.



Oh, on en voit de toutes les couleurs, l'humanité est plus dense ici, car l'humain n'est plus dans les faux semblants. Entre 15h et 0h, on a le temps d'observer le personnel hospitalier, un drôle de ballet, fait de drague (surtout avec l'équipe de nuit), on sent que de côtoyer la douleur, la maladie, la mort, ça éveille l'instinct de vie (pour ne pas dire sexuel). Puis, à partir de 23h, ce sont plutôt les alcoolos qui débarquent, alors ça chahute, ces messieurs-dames de la police leur servant même d'escorte.



On entend crier, raler, péter les plombs. On voit des regards si profonds, de ceux qui semblent passés à une autre dimension, dans cette salle commune, familière maintenant... Tiens, ils ont repeint les murs, ces bandes de bleu marine, c'est plus seyant, ça donne envie de prendre le large.

Après 8h d'attente, on t'a enfin recousu les genoux, l'infirmier avait noté : "plaies très profondes aux genous", j'ai bien vu qu'il avait hésité (hibou, chou, caillou...), mais... finalement il a opté pour le "s", quand je te l'ai dit ça t'a fait rire.

 


A minuit les ambulanciers t'ont raccompagnée chez toi (ben non on ne garde plus les gens comme vous, au pire on les laisse sur des brancards, nous a dit l'infirmier, c'est la nouvelle politique hospitalière, celle des économies). Tu es immobilisée, les jambes dans des attelles, tu devras faire pipi sur toi, les internes dans leur salle d'internes... ont bien rigolé quand j'ai demandé comment tu pouvais aller aux toilettes, ils ont fait une sorte de danse de sioux (tiens, il faut un "x" même au singulier), ben oui, garder les jambes bien raides, et ils tournaient...

Après, ils sont venus m'expliquer qu'il faudrait faire au mieux... les jambes toujours droites pour s'asseoir sur la lunette. Toi, tu as dit que tu les arracherais les attelles... les points de souture vont sauter, ça va s'infecter... ai-je protesté.

Et, déception suprême, je n'ai même pas vu Georges Clooney...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 14 Mars 2009

Un jour nous partirons,
Un jour nous mourirons,

Ta plus belle chanson,
Ton cantique, à son nom.

Mourir, quelle délivrance,
Mourir, retrouver l'enfance.

Souvent, je ferme les yeux.
Souvent, j'appelle les cieux.

Dis, l'ange, emmène-moi,
Dis, ça finit quand tout ça ?

Seule ta lumière m'éclaire,
Seule ta liberté m'enserre.

Joie de s'envoler,
Joie d'enfin aimer.

Mes doigts aux tiens,
je les joins.
Mon coeur pleure,
et se souvient.

Nous serons unis,
Nous... elle, lui, et puis...

On ne sait rien,
On fredonne ce refrain.




Tu es parti, toi, qui m'inspirais  ceci...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 14 Mars 2009

Le salon du livre, je n'irai pas, c'est la folie... Le thème d'actualité (à la mode !) : les blogs d'écrivains, les écrivains de blogs. Qui est qui ? qui écrit quoi ? Croiser un écrivain, en vrai... Le toucher du regard, lui demander de vous laisser sa trace (sa dédicace) sur un livre.

Chez
Ladies Room, pour le pot n° 2, champagne et rencontres humaines... Voir "en vrai" les avatars fantasmés. L'humain si rassurant par rapport à la froide apparence (souvent) des mots. Au commencement était le Verbe... Magie, car le Verbe est "la vraie lumière". Magie, car par le Verbe se fait la création du monde. Je sais que le monde existe car je peux le nommer, ma propre existence n'est prouvée que par les mots, la pensée... (cogito ergo sum).

Ce soir-là, jeudi, j'ai ainsi rencontré plusieurs avatars... certains dont j'avais déjà eu l'occasion de voir la matérialité (très incarnée, et christique ma foi...), d'autres qui se matérialisèrent sous mes yeux pour la première fois...
Olympe de Gouges par exemple; j'ai pu me rendre compte que j'avais assimilé deux pseudos (Olympe et Olympe) alors qu'il s'agissait de deux personnes différentes. L'une est libraire et d'origine portugaise et féministe et écrit sur Ladies Room. L'autre est cadre sup, mère de cinq enfants, et est féministe, mais sans nul doute pas portugaise... Avouez que c'est "confusant", comme dirait François Pignon.

Vous dirai-je qu'ensuite nous avons parcouru
Le ventre de Paris (merci pour la référence chère libraire, car je ne l'avais pas lu celui-là)  ? Olympe, Mya et moi.

Sachez seulement qu'il fut question de ventres... les nôtres, mais aussi celui des femmes en général.

Le lendemain se traîna un peu... porté pourtant par cette lumière... celle qui à aucun moment ne nous avait fait défaut. Car le Verbe, dans ce bar si banal, s'était fait chair encore une fois.

Pour décrire ce qui par moments traverse nos "réalités", cette musique (bouleversante au plus haut point) proposée par A.F. Garréta sur France Musique, où elle était interviewée à l'occasion de la sortie de son livre
Eros mélancolique, écrit en collaboration avec J. Roubaud : il s'agit de leur réécriture d'un texte téléchargé sur internet... Elle y a énoncé d'une voix aux accents monocordes... l'émotion, la palpitation des mots, l'origine rythmique de l'écriture, je dirais l'origine musicale de la pensée... et de la vie.



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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