Publié le 28 Février 2009

Homme de mes nuits, où es-tu ? tu cours, tu t'enfuis... tu sembles toujours t'éloigner. Fatigué de m'entendre exiger de Dieu mon dû... Lassé de me voir combattre des moulins à vent, dis-tu. Effrayé par mes mots, par mes colères.

Tu as quitté notre couche, et, pour mon malheur, tu as fait s'envoler les anges...

Depuis, le monde ne tourne plus rond. Les dieux crachent leur feu. Tu vois, ça n'était pas la bonne solution.

Là, je t'ai enfin croisé, dans ta course effrénée.


Dis-moi, que cache ton coeur ?
Dis-moi, qu'en est-il de ta douleur ?
Tu es Voltaire,
Je suis Rousseau...
Comment réunir nos idéaux ?

Monsieur, je vous en conjure,
Arrêtez de courir.

Voyez, je vous dis vous...
Monsieur Goux en serait charmé*
Et si mes rimes sont décousues,
C'est que d'aimer nous met sens
Dessus, dessous.


Moi aussi je suis démunie et fragile,
Tout comme vous, ou comme toi...
Seulement, je ne peux, vu mon pelage,
Le montrer, sans révéler mon âge,
Ni avancé, ni futile,
Pourtant, le miroir me renvoie
Une image, séduisante ma foi,
Mais, pas pour l'aéropage.

Il est subtil le lien qui nous relie,
Il est sans nul doute inutile.

Au revoir l'ami, car, moi aussi,
Je vole l'âge.


Photos (c) Luciamel, angle (angel...) rue Quincampoix, rue A. Le Boucher (FKDL et un autre artiste que je ne connais pas).



*j'avais supprimé cette référence à l'ami blogueur, ce pour ne pas le gêner, comme il me fait la gentillesse de revenir me commenter, je rétablis la version initiale...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Hommes - je vous aime

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Publié le 26 Février 2009


Elle et lui marchent derrière moi, sur le trottoir. Quand je le peux, c'est avec grand bonheur que je vous vole des bribes de vie. Je les entends, puis je les écoute : 

- C'est une époque où moi ça n'allait pas très bien, j'ai fait une dépression, après une rupture.
- Ah...
- Oui, mon copain de l'époque me trompait, je m'en doutais, alors un soir je lui ai demandé.
- Ah...
- Les hommes c'est comme ça, ça ne dit rien, ça cache...
- Ah bon ?
- Ouais, un jour j'ai voulu en avoir le coeur net, je l'ai mis au pied du mur. Il a reconnu que c'était vrai.

C'est là où j'ai dû m'arrêter devant un magasin, et les laisser me doubler. J'ai vu ce couple se tenant par la main : deux jeunes de 25 ans, qui avaient l'air de deux amoureux.

Les femmes trompées... quel roman ! (oui, je sais... les hommes trompés aussi ça existe, mais là ça devient du "boulevard"). Plus que trompées, pour les femmes, il faudrait dire "trahies".

Suivant l'analyse du complexe de Jocaste (l'équivalent du complexe d'Oedipe au féminin, l'amour d'Oedipe pour sa mère, et réciproquement, leurs enfants, la haine qu'il voue à toutes les autres femmes - les putes... - qui ne pourront jamais supplanter maman, celles qu'il faut trahir, celles qu'il faut éliminer).

Ségolène Royal et Isabelle Adjani (après Uma Thurman et Jennifer Aniston) se sont fait larguer par leur mec. Bon, et alors ? Nous vivons en pleine liberté... à la fois sexuelle et relationnelle. Et Cécilia a bien quitté Nicolas... Soit, même si les façons de "jeter" l'autre tendent à s'uniformiser, elles me semblent encore marquées par des différences d'attitudes de "genre" (comme on dit aujourd'hui).

Madame Royal n'a communiqué (elle dit qu'elle s'est fait voler la photo... hmmm, hmmm) sur sa nouvelle relation qu'après une séparation de plusieurs mois. Isabelle Adjani reste dans le secret (sauf pour crier sa colère devant la muflerie de J.-M. Jarre, prenant en cela exemple sur Uma Thurman) longtemps après la rupture.

Les hommes nous quittent, en nous traitant comme des traînées... alors que peu de temps avant ils nous prenaient pour des Jocastes... Ils nous quittent souvent pour une nouvelle Jocaste... Remarquez comme l'homme ne rompt pas quand il n'a rien d'autre sous la main... Je caricature naturellement. Combien d'hommes seuls, abandonnés, ou simplement en quête de vérité. Et la vérité, tout comme la liberté, se paie généralement au prix fort : la solitude. Combien de femmes, jouant le rôle de maman ? n'étant plus des "individus", mais remplissant juste un rôle... celui qui leur a été attribué... par dame Nature, ou la société.

En quoi Royal et Adjani se distinguent-elles ? elles ont le même âge, l'une très très liftée, l'autre un peu moins... je dirai qu'il n'y a pas photo... l'une d'entre elles semble bien plus "nature".

L'une est engagée et comme insubmersible... je trouve qu'Adjani avec
La journée de la jupe revient au plus haut niveau de celle que l'on a tant admirée dans Camille Claudel, et qu'ainsi elle rejoint l'autre dans son engagement.

Elle est attaquée... mais semble toujours plus épanouie, plus heureuse de vivre (son sourire ces derniers temps, sa force de combat me donne envie de lui apporter, comme par le passé, mon soutien (ici, ou ici, ou )).

Peut-être que si, en fait, il y a photo... car toutes deux sont des femmes de caractère, engagées dans une lutte. Je les défendrai, quoi qu'il en soit, à égalité.




D'autres extraits du film ici... et pour ceux qui, comme moi, n'auraient plus trop les moyens d'aller au cinéma, je signale qu'il passera en avant première sur Arte le vendredi 20 mars.


Photo de Pietragalla ici

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 23 Février 2009



ou
Fresh talking... concept inventé par l'un de ceux qui furent mes maîtres en interculturalité, ou ethnographie de la communication : Erving Goffman et La mise en scène de la vie quotidienne. Je peux dire que ma vie a changé à la lecture des membres du "Collège invisible", ou "école" dite "de Palo Alto".

"Lorsque des individus se trouvent réunis en des circonstances qui n'exigent pas que des paroles soient échangées, ils s'engagent néanmoins, qu'ils le veuillent ou non, dans une certaine forme de communication [...] Même si un individu peut s'arrêter de parler, il ne peut s'empêcher de communiquer par le langage du corps. Il peut parler à propos ou non. Il ne peut pas ne rien dire. Assez paradoxalement, la meilleure façon de donner un minimum d'information sur soi-même - bien que ce soit encore beaucoup -, c'est de s'ajuster et d'agir conformément aux attentes de son groupe social." (Y. Winkin in La nouvelle communication, analysant l'apport de Goffman).

Le parler frais, est pour E. Goffman, le "sortir" du langage attendu... codifié, on vous dit "Bonjour, ça va ?", vous répondez "Ca va et toi ?", ou à la rigueur "Couci, couça", le parler frais consisterait (dans un contexte ne le supposant pas, rendez-vous d'affaires par exemple) à vous mettre à sangloter en disant que non décidément la vie est trop dure (si vous le faites en présence de votre meilleure amie, ça sera du codifié, pas du "parler frais"). Ce parler-là est aussi ce qui stigmatise... car "pas comme il faut".

Selon E. Goffman, la plupart de nos échanges ne se font pas sur la base du parler frais (vrai ?), ils sont attendus, programmés, conditionnés par la situation sociale. C'est ce qui nous rassure : que l'autre dise précisément ce que l'on veut de lui.., sinon ça nous inquiète : est-il devenu fou ?

Moi, et vous m'attendiez sans doute au tournant, quand je lis les blogs... ça me fait souvent cet effet-là : du langage stéréotypé (à part certains que je commente et apprécie, sur Ladies Room ou ailleurs) : c'est souvent une sorte de reformulation de ce qu'on a déjà lu dans les journaux ou magazines... on sent que ça veut surfer sur l'air du temps... s'accrocher des lecteurs en choisissant des sujets "porteurs"... alors ça dit (re-re-dit) ce qu'on retrouvera ici et ailleurs.

Bon.

La pensée fraîche ! j'ai parfois la nausée à lire des trucs réchauffés, mais pas forcément bien cuisinés... est-ce si important d'être bien placé ? de piocher à droite et à gauche quelques opinions... histoire de faire un billet. Oui, je sais, on pourrait très bien me retourner le "compliment".

Je voudrais juste penser le truc... de l'intérieur. 

Pour cette raison la poésie  (et les blogs s'y essayant me touchent particulièrement...) n'a jamais guère vendu... elle ne représente pas le pouvoir intellectuel en France, elle permet, lors, beaucoup plus ce parler frais...

Je citerai comme blogs le représentant  :

Noèse Cogite
Thierry
Frenchi
Sév
May (est revenue !)
Nina
Lolo (qui n'a pas de blog mais qui se reconnaîtra).


(pardon pour les autres que j'aime aussi énormément... qui sont, à mon sens, plus "conventionnels" - allez, j'ose le mot : un peu plus "bourgeois" -, mais pas cons ! loin s'en faut, juste, parfois, "trop" bien écrits... pour être classés dans le "parler frais").





Photo (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 20 Février 2009

Fadaises,
Je vous en conjure,
Revenez à d'autres sentiments.

Je vois Rousseau, vous êtes Voltaire.
Soyez raisonnable.
N'essayez pas de me convaincre.

Je m'enfouis, dites-vous.
Je m'enfuis... surtout.
Comprenez-moi, vous.

Non, nous ne pouvons pas.
Vous êtes, je suis...
Vous ne sauriez pas...

M'aimer.
Je crois.




photo (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 20 Février 2009

On en parle... où ? à la télé ? dans quels journaux ? dans  Charlie Hebdo  ? (qui trouve ça suspect, Internet et les blogueurs... leur trop grande liberté d'expression... ça le stresse Philippe Val) je l'ai lu dans Vendredi, et Le Monde...

D'abord, à Lille, un collectif de chômeurs
"attaque" un supermarché, ils veulent remplir des caddies, et sont fichés (filmés) par la police. A Paris, des chômeurs, toujours, ont piqueniqué dans un supermarché. Je vois les pubs des grandes surfaces : poings levés, communication sur le pouvoir d'achat.... ils ont bien compris, les nantis... (PDG de supermarchés) que c'est en nous flattant, nous les pauvres, dans le sens de notre poil... (notre misère) qu'ils pourront encore plus se servir dans notre porte-monnaie.

Ben oui... du coup, c'est seulement ainsi que nous, les démunis, on pourra se faire entendre.

En attaquant des supermarchés.

Le symbole de leur monde...




"Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles..."


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 18 Février 2009

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 18 Février 2009

Taguée par Olympe, je copie/colle les règes trouvées sur son blog...

  • 1. Avoir un blog
  • 2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
  • 3. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
  • 4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
  • 5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”


Mouais... ne sachant pas encore que j'avais été désignée (moi, chaque fois que je vois un tag quelque part, j'y réponds... même si je n'y suis pas invitée) j'ai dit à Noèse : "je m'allonge, je ferme les yeux... et j'observe le passage". Là, l'étant "officiellement", taguée, je me dois de faire un truc un peu plus plus"chiadé".

500 secondes... c'est moins de 10 minutes (oh la la, la table de 9... 9X60 secondes, ça fait..., vous savez, 9, 18, 27, 36, 45, 54, 63, 72, 81, 90... pour les dizaines 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9... et pour les unités 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, 0... et en additionnant les chiffres de chacun des nombres obtenus ça fait... 9 (0+9= 9; 1+8=9; 2+7=9; 3+6=9... etc.). 9X60 secondes, ça fait 540, c'est trop. 60X8, c'est 480...

Donc, entre 8 et 9 minutes.

Avant la mort.

On me dit que j'ai 500 euros... bon, entre gueuler (euh, le comité des tags... si encore t'avais dit 50.000 euros, mais 500... c'est le RMI, c'est à peine moins d'un tiers de mon salaire, c'est la moitié d'un SMIC), même mourir il nous faut l'imaginer dans la pauvreté ??? Morts potentiels de tous pays, levez-vous, faites la révolution, envoyez tout valser, car vous, vous n'avez plus rien à perdre !

Tout d'abord, avant de m'allonger et de fermer les yeux : je fais la révolution !!! J'y consacre... disons, 5 minutes (le temps de trouver la bonne idée, je ne peux pas vous dire laquelle, car, en vrai, je ne vais pas mourir tout de suite...).

Ensuite, pendant les 3 minutes qui restent, presque 4... je m'allongerai et je fermerai les yeux... sans musique ?

Je pense à l'ami parti le lundi 2 février. Vendredi 6, au crematorium du Père Lachaise, sa famille avait dû choisir les musiques pour l'accompagner dans son dernier voyage. C'était "Grandola", "Aux marches du palais", "L'internationale", des fados... Amalia.

Ma petite soeur a failli nous quitter tant de fois, heureusement elle est toujours là, elle s'accroche, elle reste en vie, autant que nous, plus que nous même. Elle vous dirait : "ce jeu est complètement idiot, pourquoi m'occuper de ma mort, moi, je veux seulement vivre".

Moi, en mourant, je voudrais écouter le bruit de la mer... de l'océan, plus précisément, à 40° N... juste en face de la statue de la Liberté. Allongée sur la plage, les yeux fermés... je rejoindrai l'origine de l'humanité.

Aujourd'hui je suis vivante et je veux écouter :




Viver, sonhar contigo...
Vivre, rêver de toi...


J'allais oublier d'inviter 5 amis... à poursuivre l'aventure... je tague donc : Frenchi, Thierry (Toutaubord), Balmeyer, Dorham, Mtislav  (euh... que des garçons... va savoir pourquoi, les 9 dernières minutes à vivre ?).

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 16 Février 2009

 
Au ciel, grâce il faut que je rende.
Qu'il soit d'azur ou par Dieu habité,
Son bleu, pour sûr, nous a protégées.

Ce matin, sur ma route,
La femme aux bras levés, me disait :
Demande, et il te sera donné.

J'ai suivi la voie qu'elle me traçait,
Et les mains tendues j'ai imploré,
Téléphoné, gueulé...

Ce soir,  c'est toi qui gueules...
De douleur encore, mais moins.

Nouvelle logique hospitalière,
M'a-t-on dit... lits supprimés,
Fusion de services :
Les riches, les pauvres...
On y revient, quand ça s'en va.

Pour toi, nous on est là.
Combien sont-ils sans argent,
Sans amis, sans famille ?
Et toi, c'est déjà si douloureux.

Pourtant que d'hommes
(de femmes surtout),
à t'épauler, te laver, te nourrir,
t'accompagner,
sur le chemin de la vie.




Photos (c) Luciamel, rue Vieille du Temple, oeuvre de FKDL.

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 15 Février 2009




haut les coeurs ! ouvrons les chemins, d'une nouvelle vie.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

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Publié le 13 Février 2009

Sourires,
Soupirs,
Surtout ton rire.

Moi la sombre,
Toi la joyeuse.

Arrête de toujours voir les choses en noir Lucia !
Non, ce n'est rien...
Tout va bien...
Ca va s'arranger...
(Toi, tu vois la vie en rose)

Et tu es là, étendue,
La colonne fêlée...
Les poumons encombrés.
Le corps infecté.
Le moral à zéro.

Je sais, tu vas rire,
J'aime tellement l'idée du bonheur :
On s'en va à Rio !

Je t'emmène,
Au pays de la joie,
Au coeur de la douceur,
Pour le Carnaval,
Soyons reines.

Avant mercredi,
Et ses cendres.
Demain encore,
Faisons se lever le soleil.



Orfeu Negro.


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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