Publié le 14 Janvier 2014

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Photo (c) Luciamel, le 1er novembre 2013, ce n'est pas ta tombe... le fossoyeur s'était trompé... la tienne c'était celle d'à côté... il a dû recreuser...

 

 

 

A toi mon père,

ce chant... dont tu me chantais si souvent les louanges... toi, qui as retrouvé ta mère... toi qui as retrouvé ma soeur... toi, dont je devrai un jour chanter les louanges... 

 

A toi ma mère,

toi, qui portes la douleur... depuis si longtemps... la tienne d'abord, et puis celle du monde... je voudrais t'en délivrer... alors, comme Zeca Afonso, je te chante la complainte... de celui qui cherche le bonheur de vivre.

 

 

 

 

 

 

O minha mae minha mae
O minha mae minha amada
Quem tem uma mae tem tudo
Quem nao tem mae nao tem nada *
Quem nao tem mae nao tem nada
Quem a perde é pobrezinho
O minha mae minha mae
Onde estás que estou sózinho
Estou sózinho no mar largo
Sem medo à noite cerrada
O minha mae minha mae
O minha mae minha amada

 

* Quadra popular

 

 

Oh, ma mère, ma mère

oh ma mère, mon aimée

qui a une mère a tout

qui n'a pas de mère n'a rien *

qui n'a pas de mère n'a rien

celui qui la perd est abandonné

oh ma mère, ma mère

où es-tu car je suis tout seul

je suis seul dans le vaste océan

sans peur dans la nuit noire

oh ma mère ma mère

oh ma mère, mon aimée

 

* chant populaire

 

traduction (c) Luciamel

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 12 Janvier 2014

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photo (c) Luciamel, Barra, Aveiro, 11/11/2013, café démonté avant que la mer ne le démonte... (en janvier, l'océan a emporté un café installé à quelques mètres de là).

 

 

 

La luce, lucia...

la lumière,

il y a un endroit où la lumière ne parvient plus.

Et de là... la lumière naît.

Que palpite dans vos coeurs cette lumière-là.

Celle qui surgit de l'obscurité, de l'en-deçà de l'au-delà...

Des vagues, des tourmentes, des précipices qui veulent nous engloutir.

Que nous importe, nous qui sommes depuis des lustres sous les décombres, dans les déchets de l'autre monde, celui dont on disait qu'il nous apporterait le bonheur...

 

Ah, ah... ah !

socialistes vous vous dites, communistes ou benfiquistes, c'est égal...

que des mots...

qui passent sur mes plumes comme l'eau de l'océan qui vient nettoyer ma mère la Terre de nos tourments...

le CO2, le réchauffement, les guerres, la famine, les pleurs des enfants, les pleurs des grands, mes pleurs, ne sont que goutte de H20... qui bientôt éteindra le feu de nos errements.

 

Du plus profond de nos ombres, celles qui nous font croire que le soleil est une erreur, nous voulons crier notre joie d'exister, notre âme ne pouvant s'éveiller qu'ainsi, dans la terreur, la terre-erreur... de nos peurs.

 

Du miel... aussi, pour nos plaies...

 

On l'appelle l'amour. Ce miel-là est précieux... dans le regard de l'inconnu, dans le chant de l'oiseau, dans les bras de l'amoureux, ce miel-là, savoure-le.

Qu'est-ce que l'amour ? qu'est-ce que ce miel qui naît d'un rien et qui disparaît... un matin... pour nous montrer qu'il est là, partout et à tout instant, prêt à surgir de tous les pores de notre peau.

Rien que le souffle qui me maintient en vie, rien que mon cri qui jouit à la vie, rien que mon non ou mon oui...

 

Alors, que l'année soit bonne ou pas, on s'en fout... après tout, pourvu qu'elle soit...

 

 

 

 

 

 

 

 

Meu amigo està longe,

(Ary dos Santos et Alain Oulman, interprète Gisela Joao)

 

Nem um poema, nem um verso, nem um canto,
Tudo raso de ausência, tudo liso de espanto
Amiga, noiva, mãe, irmã, amante,
Meu amigo está longe
E a distância é tão grande.

Nem um som, nem um grito, nem um ai
Tudo calado, todos sem mãe nem pai
Amiga noiva mãe irmã amante,
Meu amigo esta longe
E a tristeza é tão grande.

Ai esta magoa, ai este pranto, ai esta dor
Dor do amor sózinho, o amor maior
Amiga noiva mãe irmã amante,
Meu amigo esta longe
E a saudade é tão grande.

 

 

Ni un poème, ni un vers, ni un chant,

tout à ras de l'absence, tout est lisse de silence

amie, épouse, mère, soeur, amante,

mon ami est au loin

et la distance est si grande.

Ni un son, ni un cri, ni un soupir

tout se tait, tous sans père ni mère

ami, épouse, mère, soeur, amante,

mon ami est au loin

et la tristesse est si grande.

Ah... cette blessure, ah ces pleurs, ah cette douleur

douleur de l'amour solitaire, l'amour le plus grand

amie, épouse, mère, soeur, amante,

mon ami est au loin,

et la saudade est si grande.

 (traduction (c) Luciamel)

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Joie

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