Publié le 31 Mai 2010

 

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                                                                   photo Flickr

 

Elle s'appelle Anita, elle est suisse, depuis toujours elle adore le football. Petite, il y a 40 ans, elle avait voulu le pratiquer pendant ses loisirs : "Hors de question ! lui avait dit son père, ce n'est pas un sport de fille". Elle a obéi, mais son amour, lui, ne l'a jamais quittée. Hier, elle a suivi Tunisie-France avec passion ("Attention, m'a-t-elle corrigée, pas France-Tunisie ! le pays d'accueil étant la Tunisie"). Selon elle, le but de la Tunisie a été marqué suite à un hors-jeu. 


Il s'appelle Hans, il est suisse. Petit, il y a 25 ans environ, il voulait faire du foot lui aussi, mais son père s'y est strictement opposé, "un sport pas assez bien pour réussir dans la vie...". Alors, il s'est rabattu sur le handball, le ski et le tennis, ça, ça convenait à son milieu social, et à son père. Aujourd'hui, il a une bonne situation, contrôleur financier, mais est resté un grand passionné de football. 


Il s'appelle Paul, il est portugais, dans son enfance son père a tué sa vocation... en l'empêchant de continuer à jouer dans un club, il avait un très bon niveau et aurait aimé devenir professionnel. Aujourd'hui, c'est le plus grand regret du père, un notable à la réussite exemplaire, il se rend compte qu'il a brisé le rêve du fils, pour de stupides questions sociales : il le voulait docteur, architecte, mais pas footballeur... Le fils a 40 ans et il est devenu l'employé du père... 


Reportage hier au journal télévisé de France 2, la Coupe du Monde en Afrique du Sud, avec petit rappel historique : avant, pendant l'apartheid, le foot était réservé aux noirs, un sport de pauvres, les blancs eux préférant s'adonner au rugby. Depuis quelques années, on commence à voir des équipes métissées, avec toujours dans l'équipe nationale une majorité de joueurs noirs.


A l'heure actuelle, quand on parle de foot, c'est souvent pour le dénigrer : business, fric, mafia chinoise organisant des paris à niveau mondial sur le net et "achetant les jeux" (autre reportage de F2), prostitution, dopage, machisme... etc. 


J'ai pris le parti d'observer ce sport sous un autre angle : le côté féminin.  Non, pas les Zahia !!! (arrêtons de toujours revenir sur le sujet...), mais bien les Anita, les Bleues, les filles qui comme Jess dans Joue-la comme Beckam y trouvent le moyen de s'émanciper de leur culture trop traditionaliste, et de leur condition.


Le foot féminin comme l'affirmation d'une identité féminine libérée. Pourquoi le foot et pas un autre sport ? Le rugby, ou le judo, par exemple... Parce qu'il porte la charge du "populaire", du "prolo" et donc d'une certaine révolte à exprimer (même si de plus en plus de "bobos" encouragent leurs enfants à faire du foot, ce qui n'est pas une contradiction d'ailleurs, ils s'opposent, ainsi, à l'élitisme lié aux autres sports).


Les syndicats feraient mieux pour attirer des adhérents de créer leur propre équipe et d'encadrer des tournois plutôt que d'orchestrer de "gentils défilés" de fonctionnaires ("et du privé", selon la formule consacrée)... en mai, ou à la rentrée. 


Voici, l'extrait d'un autre reportage de France 3 sur le foot féminin algérien, ouvrez bien vos yeux et vos oreilles, car ça vaut le détour... et ça peut prêter à réflexion, chez nous aussi. 



 


"L'émancipation par le football, c'est la voie que se sont choisies de nombreuses jeunes filles en Kabylie. Il y a un an, elles formaient la première équipe de football féminin, témoignant ainsi d'une volonté de liberté et de démocratie. Rencontre à Tizi Ouzou, en Algérie, de l'équipe féminine, lors d'une séance d'entraînement. Nahima LAOUADI, capitaine de l'équipe, parle de la place de la femme en Algérie, et de Zhor et Mélissa, deux joueuses de football sur ce que leur apporte ce sport. Des hommes berbères de Tizou Ouzou se réjouissent, dans la rue, de cette activité pour les femmes."

 

 


 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #football - femmes et foot

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Publié le 29 Mai 2010

 

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                                                                photo FFF 

 

 

Je vous sens à cran. Le suspens devenant insoutenable pour mes lecteurs fidèles, je vais donc vous donner les réponses au petit jeu... du billet précédent


Une seule photo de pieds montrait ceux d'un homme !!! Allez, je vous laisse vérifier laquelle. La photo "à l'envers" c'était celle de mes pieds... ben oui, forcément. 


Alors, que s'apprêtent à faire tous ces pieds ? 


Allez, je vous laisse recompter le nombre de personnes... Onze... Ca ne vous évoque rien ? 


Ok, ok, je vous donne la réponse : c'est le nombre de joueurs pour un match de foot ! (je vous jure que c'est un pur hasard, je n'avais pas calculé en prenant les photos). 


Ces pieds vont taper dans un ballon ! pour jouer à la balle au pied


Et je vous propose de méditer sur le théorème suivant :

 

"Pourquoi un terrain de football fait-il 100m sur 65m, et pourquoi y a-t-il 11 joueurs sur le terrain ? Ces règles, fixées empiriquement, ont pourtant un fondement mathématique. Et on peut ainsi calculer le nombre de joueurs nécessaires en fonction de la taille du terrain". La réponse se trouvant ici. 


Filles de tous pays, je vous le dis, notre avenir est dans le foot !!! Dernier bastion à conquérir pour l'égalité de salaires, l'égalité de pouvoir social, la clé de la domination masculine se trouvant là. 


Je vous engage à suivre Adriana Karembeu dans sa nouvelle croisade (rémunérée comme il se doit), la FFF ayant décidé de mettre en avant le foot féminin, pour lequel, s'il le faut, elle se dit prête à se déshabiller (pourquoi, les filles super canon lorsqu'on leur parle de foot veulent-elles toujours se mettre à poil ? je comprends mieux la démarche des footballeuses qui se sont prêtées au jeu, photo ci-dessus, comme ces Messieurs footballeurs et rugbymen, elles se permettent de dévoiler leurs charmes, et pourquoi pas ? une façon de combattre le "voile intégral"...).


Arrêtons de dégommer le foot, arrêtons ce combat d'arrière-garde


Rappelons tout d'abord qu'aux Etats-Unis le football européen est presque exclusivement un sport féminin, les Américaines l'ont d'ailleurs d'abord dominé. Aujourd'hui ce sont les Allemandes. La prochaine Coupe du Monde de football féminin aura lieu en Allemagne, en 2011. Mesdames les féministes, à vos tablettes !


Je vous en prie intéressez-vous-y, je vous assure qu'il y a énormément à gagner (ne serait-ce qu'à comprendre comment ça fonctionne l'esprit d'un homme, et même de celui qui dit détester le foot). 


Les règles de ce sport sont fascinantes, alors arrêtez de vous scandaliser pour des Zahia, comme vous le feriez pour des Monica Lewinsky (c'est la même histoire). On sait que le pouvoir les rend fous (les hommes), ils se mettent à copuler et à croire qu'ils sont devenus les dieux du stade (je m'occuperai du rugby plus tard), que personne ne peut leur résister. A-t-on arrêté de faire de la politique sous prétexte que Marylin, ou Monica, ou Carla... ont été mises sur le tableau de chasse de ces Mister President ? 


C'est mon neveu qui m'avait fait découvrir, voici quelques années déjà, ce sublime exemple d'émancipation des femmes par le football. A voir et à revoir. 

 

 

 

                

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 27 Mai 2010

*Article à retrouver dans son entier sur le site Ladies Room.

 

 

Voici, les photos qui ont servi à l'illustrer. 


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                                                                photos de pieds !

 

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                                                               Photos (c) Luciamel



Petit jeu à l'attention de mes lecteurs, fidèles ou occasionnels :


Parmi les photos de pieds, une est différente des autres, laquelle ? 

Ces pieds s'apprêtent à faire quelque chose, quoi ? 



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 24 Mai 2010

Parce que quelques images valent mieux qu'un long discours.

 

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P240510_15.140001.JPGParce qu'aujourd'hui des filles jouaient à Vincennes (match amical... entre l'équipe de filles et celle de garçons de deux ans plus jeunes qu'elles : elles ont gagné haut la main !).

 

Les commentaires en bord de terrain allaient bon train : 


- Elles jouent bien mieux que le COV Vincennes.

- Oui, mais elles ont deux ans de plus.

 

 

 

 

Ou encore :

- Elle, tu la croises sur ton chemin, tu t'écartes... 


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J'ai interviewé les entraîneurs : "le football féminin est-il plus populaire qu'avant, y a-t-il beaucoup d'équipes ?" 

 

- Ca dépend des clubs, certaines municipalités comme Montreuil ont une tradition de foot féminin inscrite depuis des années. D'autres y viennent peu à peu. C'est vrai que c'est plus populaire qu'avant mais on retrouve les filles en général surtout après 15 ou 16 ans. 


J'ai aussi constaté, lors de ce tournoi, comme à celui de Montreuil, que des filles (une ou deux en tout) jouaient dans les équipes masculines. Là, on en avait une qui venait de Slovaquie. 

 

Mais la joie fut grande de gagner, même si après, Lucas me l'a avoué, lui dont l'équipe a remporté la finale, on est quand même un peu tristes... quand on a été sacrés champions... 

 

 

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                                                  photos (c) Luciamel le 24/05/2010

 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 23 Mai 2010

 

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Il me sera difficile de faire mieux qu'eux... ils sont une équipe à eux deux, ils peuvent compter sur leurs alliés, ils ont pour eux d'être ce que je ne suis pas : des hommes. 


Naître homme, presque partout en ce monde, est un avantage... Le regard qu'on porte sur vous est autre, d'être XY.., généralement, vous privilégie. La femme part avec un handicap, celui de sa supériorité biologique, car de tous temps on la lui a fait payer : elle enfante. Donnez un texte à lire à un groupe de personnes, dites qu'il a été écrit par une femme, à un autre groupe donnez le même texte et dites qu'il s'agit d'un homme, et comparez. Ma main à couper que les mêmes mots auront par enchantement été magnifiés par la masculinité affichée. Mais, me direz-vous, ces mots, même anonymes, auront été écrits par un homme ou par une femme. Alors, doublez l'expérience, prenez un texte écrit par une femme, et un autre écrit par un homme. A chacun des deux vous donnerez une "paternité" masculine et féminine, et vous constaterez que le masculin (même écrit par une femme) acquerra "naturellement" plus de qualités. 


Mais, là n'est pas mon propos, car tout cela est, pour moi, déjà totalement prouvé. Non, je voulais vous parler de foot. 


J'admire depuis quelque temps l'esprit qui y règne. Non, pas les "scories", ou, si vous préférez, les abus liés au pouvoir, à la gloire, à l'argent; ça, vous le retrouverez partout, le sport ne faisant pas exception à la règle (tout comme l'art, ou le festival de Cannes...). Ces "scories" étant, probablement, très "masculines"... il va de soi...


C'est là (au C.O. Vincennes plus exactement) où j'ai vu des enfants (des garçons) apprendre qu'ils ont un rôle à jouer dans la collectivité, des règles et une discipline à accepter, des adversaires à respecter, pour permettre à tous de gagner. Je regrette que les filles n'apprécient pas plus ces sports de compétition. Une étudiante me racontait récemment l'anecdote suivante : 

 

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Des sociologues ont pris un groupe d'enfants à qui ils ont donné un jeu de société, d'un côté les filles, de l'autre les garçons. Au bout d'un moment, les garçons s'étant montrés tenaces face à la difficulté ont fait craquer l'un d'entre eux, qui, désolé d'avoir perdu, s'est mis à pleurer. Les filles, elles, devant la même situation, ont décidé que cela n'était pas tenable et qu'il fallait changer les règles du jeu, on ne pouvait pas laisser qu'une d'entre elles pleure. Après on s'étonnera qu'elles préfèrent abandonner la compétition sociale, pour ne pas faire pleurer autrui (leur mari, leurs enfants... leurs amies). 


Tant que les femmes se satisferont de vivre dans des gynécées, où la seule valeur, la seule façon d'être reconnue, et de pouvoir "dominer" les autres, est celle d'avoir enfanté... tout en se soumettant au Sultan du harem, et à la mère de celui-ci, elles seront les esclaves de leur destin. Je songe à l'excellent documentaire, passé hier sur Arte, sur Soliman le Magnifique et Roxelane, sa favorite... puis son épouse.


Allons-nous, éternellement, nous plaindre que les hommes nous dominent ??? et nous désoler qu'à Cannes, ou à l'Assemblée Nationale, les femmes ne sont pas assez représentées ? Nous sommes des milliards. Nous sommes plus de la moitié de l'humanité. Arrêtons de dire que nous sommes dominées, si nous sommes là où nous sommes, et pas ailleurs, c'est que nous le voulons bien, et que de voir d'autres femmes enchaînées nous arrange bien... (c'est le principe du gynécée, et de l'esclavage, la solidarité se fait avec les dominants pas avec les dominés) ou nous rassure. 

 

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                                                        photos (c) Luciamel (23/05/2010)

 


Pour nous libérer de nous-mêmes, et de nos chaînes, femmes, apprenons à jouer au foot...


Tel est mon message du soir, bonsoir !


(A suivre, la Coupe du Monde de foot féminin). 


 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 21 Mai 2010

 

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Une douce lumière vous pénètre, vous la sentez qui ouvre et dilate les petites cellules qui vous composent. Ou, plutôt, les petites cellules en question se mettent à ne plus vous appartenir totalement. Soudain, vous devenez cette douceur qui submerge tout. 


On appelle ça : canalisation. Evidemment, la mode nous vient des Etats-Unis : le channelling. Un canalisateur, avant on disait médium, établit le contact, car vous tout(e) seul(e) vous auriez du mal à y arriver avec cette même intensité. Et, ce facilitateur va se relier à un maître spirituel (Jésus, Maître Saint Germain, un ange ou un archange, ou une autre divinité, ça dépend des fois) pour faire vibrer tout, autour et en vous. 


J'avais déjà participé à quelques darshans de Mère Meera, et je dois dire que du point de vue énergétique, ou, si l'on veut, de la force spirituelle, elle atteint un haut niveau de vibration. Le channeling, ou canalisation, est beaucoup plus artisanal... ça se fait en appartement (c'est aussi une nouvelle tendance pour le théâtre : "le spectacle en appartement"). Un petit comité de 10/20 personnes qui partagent un ressenti. 


Nous, mercredi dernier, c'est Jésus (himself !!!) qui est venu nous visiter. Excusez du peu...


Je vous sens jaloux. Ben oui, il avait pris un peu d'avance sur le calendrier, la Pentecôte (la descente de l'esprit saint sur les apôtres) c'est seulement lundi prochain. 


Je me suis demandé, comme certains parmi vous, si tout ça n'était pas du pipeau... si on n'était pas en plein délire schizophrénique (je rappelle que c'est à peu près ça les symptômes, et pas seulement le dédoublement de personnalité qu'on associe habituellement à cette maladie mentale). Etant, par nature et par éducation, très rationnelle et cartésienne, j'ai essayé d'analyser (un peu comme Castaneda l'a fait : l'observation participante en anthropologie) si ce que j'expérimentais correspondait à ce que les autres participants décrivaient. Ma conclusion est que : oui. Ca ne démontre rien, et ça ne le veut pas non plus (faudrait pas me prendre pour Onfray). 


Alors, comme me le disait ma grand-mère, expliquez-moi, vous, comment un bâton peut donner des feuilles et des fruits. 

 

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Pourquoi je vous raconte tout ça ? est-ce le lieu ? un blog... une place semi-publique, pour ne pas dire universelle (j'ai quand même 50 visiteurs par jour !)... pour étaler ce qui est plus que de l'intimité... ben oui, parler de ses histoires sentimentales c'est normal, mais parler de spiritualité... et, qui plus est, de ce que ça nous fait... ça rejoint la folie des "mystiques", ou, comme diraient certains, des hystériques. C'est un sujet tabou.


Peut-être pourrions-nous nous interroger sur ce que ça "fait" intérieurement, mais aussi physiquement, la spiritualité. 


Comme on peut vibrer à une cantate de Bach, ou un concerto de Mozart, comme on peut trembler d'amour en pensant à quelqu'un, comme on peut pleurer de joie... 


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Tous vos doutes me traversent aussi... 


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                                                      Photos (c) Luciamel (mai 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 18 Mai 2010

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                                                            photo (c) Luciamel

 

 

 

Les enfants sont tristes le dimanche. Et, comme le rappelle André Comte-Sponville, les enfants sont tristes le jour de Noël (après avoir ouvert leurs cadeaux).


On fête les nouveaux-nés, on pleure les morts... alors que l'inverse conviendrait mieux à la réalité : celui qui vient à la vie est embarqué dans une sacrée galère, alors que le moribond, lui, s'en trouve délivré.


Brassens le chantait : il n'y a pas d'amour heureux... Les philosophes le clament depuis toujours, les bouddhas nous y enjoignent : renonçons, détachons-nous, soyons prêts, à tout moment, à tout abandonner. 


Mais, nous, pauvres mortels, n'y pouvons rien... nous préférons "rêver un impossible rêve... aimer, même trop, même mal... pour atteindre, à s'en écarteler, pour atteindre l'inaccessible étoile" (Brel), fous que nous sommes à vouloir combattre des moulins à vent, à essayer de trouver notre Dulcinée. 


Pourtant, comme nous le dit souvent le film, ou la chanson, "les histoires d'amour finissent mal, en général". Et si nous les prenons par la fin : "Ca commence par la fin", livre et film, nous comprendrons mieux nos erreurs... Finalement, de commencer une histoire d'amour par la rupture, par les engueulades, par la détestation... par l'éloignement, c'est peut-être ça, l'étoile...


Vivons pleinement la fin de la semaine, de l'année, de l'amour, de la vie, du film, du livre... Et, essayons de nous éveiller à ce moment-là. C'était un mauvais rêve, une illusion. Commençons maintenant à ne plus être... là-dedans. 


Plus facile à dire, à écrire, qu'à expérimenter... oh, que oui ! le rêve de celui qui rêve qu'il est éveillé... 


Et, si je ne m'abuse, c'est bientôt l'heure de Dr. House... 


Une amie vient de m'appeler... elle me parle du "baby blues"... synchronicité... quand tu nous tiens.


 

 

 

 

      *clin d'oeil

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 12 Mai 2010

Je reviens dans mon antre, avec une certaine non envie d'écrire, une paresse à vous lire... aussi. 


Une image a retenu mon attention, celle de la rossinante de Suzanne. Je passe vite sur les "billets" qui reprennent l'actualité, tiens, personne n'a parlé de Cannes, mais, pour un blogueur, cela constitue-t-il une actualité ? 


Pourtant, moi j'ai couru, raccourci mon cours (est-ce possible de raccourcir ce qui court ?) pour pouvoir assister à l'ouverture officielle du 63e festival... Comme j'aime les synchronicités (certains disent "coïncidences") : soudain, pour rendre hommage à Tim Burton, c'est Melody Gardot qu'on a appelée... elle, qui désormais est un lien vers un au-delà en moi (une autre synchronicité vers toi, ma petite soeur). Aujourd'hui, ça fait un an qu'on t'a enterrée. 


J'ai aimé Alice au pays des merveilles (de Tim Burton), sa plongée dans l'au-delà, et son retour, en conscience, à la vie. J'aimerai sans doute le film qui était en ouverture : le Robin des Bois. J'ai entendu une interview de l'acteur principal (Russel Crowe), à la question du journaliste, lui demandant s'il avait apprécié de s'initier au tir à l'arc, il a répondu ceci :


"Certains adorent la courbe de la balle de golf, moi, j'aime la trajectoire de la flèche."


Sans doute très étudié comme réponse (le film se veut "engagé" et dénonce les inégalités de notre temps : voler aux riches pour donner aux pauvres, c'est dans le vent). Qui est le Robin des Bois d'aujourd'hui ? demande le journaliste... L'acteur convoque des images de tsunami, d'Haïti... Ah... il ne parle pas des marchés financiers, ni de la Grèce, ou des spéculateurs qui parient sur la chute de l'euro ou de la prochaine grosse catastrophe économique qui va encore les enrichir. Robin des Bois n'est plus ce qu'il était ! Et je vous parie que Wall Street 2, l'argent ne dort jamais d'Oliver Stone va rafler la mise. 


La vision, pour la énième fois, du "ministre" ampoulé, celui qui s'est fait acheter son nom... m'a agacée, que fait-il là ? me suis-je répété. 


Manoel de Oliveira n'est pas en sélection... ni hors compétition... aucun film portugais à l'affiche (pas de grec non plus). Les temps sont durs, les temps nous annoncent que des Mamuth sont prêts à se réveiller... comme un bon vieux Takeshi Kitano de derrière les fagots (Outrage, en compétition). 


Mais pour notre plus grand bonheur existe Un certain regard... et c'est là que nous les retrouvons les plus grands : Oliveira, Godard !!! Le maître portugais nous livre pour sa 102e année (tiens, c'est l'âge du père d'Alain Minc, vous savez ce vieillard qui a coûté 100.000 euros à la communauté... mais bon... le fils avait arrondi à la dizaine supérieure pour rendre sa démonstration plus "percutante") un nouveau joyau :


Angelica (l'étrange affaire Angelica) (l'histoire d'une jeune femme morte juste après son mariage). 



 

 

en souvenir de toi... à jamais.

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 4 Mai 2010

 

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                                                        photo (c) Luciamel (Père Lachaise)

 

Ah, la bonne nouvelle !? 


Ma banquière vient de m'appeler. Tiens, pourquoi les chargés de clientèle sont-ils toujours des "elles" ? serait-ce qu'il s'agit du bas de l'échelle dans une banque ? et pourquoi les Kerviel sont-ils très souvent des "ils" ? Ô dieux de l'Olympe, pourriez-vous m'éclairer


Cette jeune et charmante jeune femme, après m'avoir fait signer un document autorisant la banque à utiliser, et à vendre, il va sans dire, mes réponses à une enquête sur mes préférences en investissement (mon "profil investisseur"), et présenté à sa direction ma demande de rachat (et allongement) de crédit (à 5,60%), me comblait en m'annonçant que "ça y est, c'est accepté, il n'y a plus qu'à finaliser"


Oh, quelle joie !


On veut bien racheter mon crédit (à un taux inférieur au précédent), à condition que je place le surplus. Ben voilà, nous y sommes : les banques vous prêtent de l'argent pour vous permettre de l'épargner (à un taux bien inférieur naturellement). Je caricature à peine.


Elle a aussi voulu me vendre "une assurance décès", ça peut rapporter jusqu'à 30.000 euros, je lui ai expliqué que je n'avais pas d'enfant... pas d'héritier, et que donc...  JE N'EN AVAIS RIEN A... FAIRE DES 30.000 euros pour après ma mort... "Ah, quel dommage ! c'est très intéressant comme placement".  


Cette journée avait commencé sous de bons auspices... car j'avais pu effectuer une recherche avec un directeur en RD (recherche et développement, justement) d'un grand groupe industriel, sur l'andouillette "5 A". En effet, lui, étranger, avait eu la malencontreuse idée (à son sens) de vouloir goûter ce mets traditionnel français, et ce n'est que trop tard qu'il avait compris... par le nez et le palais... de quoi il s'agissait. Il avait toutefois été induit en erreur par une mauvaise traduction de son Wikipedia national, et me soutenait qu'il s'agissait de l'estomac du cochon enfilé dans du boyau. Nous vérifiâmes, sur le Wikipédia français, et l'expression "tube digestif nettoyé scrupuleusement pour en éliminer l'odeur" finit par le convaincre que cela se composait d'intestin, au moins à 50%. 


Poussant plus loin notre investigation (car le sujet nous passionnait) nous découvrîmes qu'on trouve la panse (ou l'estomac) du cochon dans les tripes à la mode de Caen. Je fus très étonnée car j'avais toujours cru que les tripes étaient des tripes... Comme quoi il n'est pas si simple de savoir ce qui est du lard ou du cochon... 


 Veau, vache, cochon, couvée... seul un banquier y retrouverait ses petits... ou un Docteur House équipé d'un bistouri. 

 

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                                           photo (c) Luciamel (vol Paris-New York)

 

 

 

 

 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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