Girlfriend

Publié le 2 Juin 2018

Etangs, mai 2018, (c) Luciamel

Etangs, mai 2018, (c) Luciamel

Il m'a été donné durant ces dernières années, durant toute ma vie peut-être, d'expérimenter une relation aux hommes (en tant que femme) particulière, et, malheureusement, souvent, frustrante.

Relation aux hommes ou relation à l'autre ? et quelle différence entre les deux ? Est-ce l'amour et ce qu'on on en attend ? est-ce, tout simplement, l'image de soi, basée sur la première image  d'amour renvoyée par la mère ? Moi, femme et ma relation à la mère... Toi, homme et ta relation à la mère. Forcément aimés (armés...) différemment. Il semblerait que les bébés filles et les bébés garçons ne sont pas traités de la même manière par leur mère, ni par le milieu environnant. Et la mère est à l'origine du concept d'amour de soi... elle est celle qui détient le lien primordial d'amour transmis à l'être arrivé au monde, l'être en devenir. Aimés différemment. Bébé fille, moins considérée, moins caressée, moins écoutée, pas toujours "moins" aimée, parfois juste aimée comme étant la "semblable en devenir", la rivale.., alors que le bébé garçon sera plus facilement considéré comme l'autre.., le complément, l'être à aimer... Les bébés garçons étant par ailleurs plus programmés à recevoir socialement plus d'amour (plus de considération et d'attente sociale). Ça nous donne des générations et des générations de filles prêtes à se sacrifier pour obtenir les miettes de l'amour de l'autre... (presque toujours un homme), alors que les garçons auront été préparés à juste sélectionner la personne qui saura le mieux les aimer... (ils ont souvent l'embarras du choix avant de pouvoir retrouver celle qui est "comme maman", la souffrance du choix, ou l'impossibilité - le renoncement - à trouver...).

La mère primordiale... Notre mère qui es sur Terre, qui es la Terre, je te salue, et je t'invoque : donne-nous aujourd'hui notre amour quotidien ! qui que nous soyons, garçon ou fille, aime-nous tout autant ! rends-nous, nous femmes, réceptives à l'inconditionnalité de ton amour, rends-nous, nous femmes, vigilantes au bon accueil sur Terre des humains de sexe féminin...  afin de les préparer à être bienveillantes face à celles qui comme elles auront le pouvoir de donner la vie...

A partir de là, la question de l'amour des mères pour leurs filles, pourrons-nous, peut-être, commencer à voir naître un monde où les hommes trouveront des femmes "dignes" d'être aimées...par leurs mères et par la société, par eux... En évitant tout autant la fusion, ce transfert mère-fille qui vous mange (et vous fait disparaître)... totalement.

Alors, comment rencontrer un être débarrassé de tout ce fatras ? comment se débarrasser soi-même des programmations négatives ? comment se réconcilier avec son propre destin (son enfance, ses amours, ses blessures, etc) ? 

En s'approchant de ce qu'on nomme "soi", en ne voulant plus rien si ce n'est aimer. 

 

Rédigé par Luciamel

Publié dans #Hommes - je vous aime, #Femmes - aimons-nous

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Chantal 05/06/2018 10:17

J'aime beaucoup la façon dont vous parlez de vous -et de nous tou-s-tes-, de nos difficultés dans les relations, des frustrations qui en découlent.
Mon estime monte un peu plus chaque jour, elle partait de si bas, je dois dire que ma maman, née en 1914, pensait qu'un bébé une fois nourri et changé n'avait plus besoin de rien et il m'a été dit que j'ai beaucoup pleuré petite. Je demandais certainement autre chose qu'elle n'a pas su comprendre. Pauvre maman et pauvre de moi.
Je n'ai pas eu de véritable relation amoureuse, j'étais trop en demande, en attente, d'être vue, remarquée, aimée et, le plus important, je ne m'aimais pas, ne m'accordais aucune importance, passais toujours après les autres... Comment construire ainsi des relations basées sur l'estime réciproque, le respect, l'égalité lorsqu'on n'a pas de considération pour soi ?
Aujourd'hui, mes relations aux autres sont plus libres, simples et peut-être est-il temps de regarder de plus près les hommes qui m'entourent et voir si un ou plusieurs pourrait me plaire. Autant je suis à l'aise dans les relations amicales, autant je sens un recul, une sorte de peur, lorsqu'il pourrait être question d'amour. Je cherche, je réfléchis, cela m'amènera peut-être à une jolie rencontre, c'est ce que je me souhaite.
Je vous embrasse.

lucia 08/06/2018 23:31

Chère Chantal,
merci d'être présente et de me lire (ça me touche beaucoup), merci aussi pour vos mots qui m'encouragent. Oui, nous sommes ainsi faites... Je serais curieuse de savoir comment eux, les hommes, ressentent cela, mais ils n'en parlent guère... quelles sont leurs frustrations à eux, par rapport à leur mère, par rapport à nous, qui tentons de devenir leurs compagnes ?
Les jolies rencontres sont au cœur de nous, elles nous tendent les bras !

Marlowe 04/06/2018 15:22

Ton article et son thème me parle beaucoup...Même si on peut croire y échapper quand on est plus jeune, même si on se sent garçon manqué, et au dessus de tous ces mystifications de contes de fées, on finit quand même souvent par se rendre compte de ça dans sa propre vie...Ou alors on y plonge parce que justement on s'en croyait épargnée ? Difficile alors de trouver un juste milieu, de le reconnaître sans s’apitoyer sur soi-même...et surtout de le dépasser, de l'arrêter.

lucia 08/06/2018 23:37

Bonjour chère Marlowe,
je me dis que je tourne en rond... que nous tournons en rond, j'espère que c'est en spirale... et que, malgré tout, nous avançons quand même un peu dans une certaine direction : un accomplissement, une sérénité, une compréhension de l'autre, des autres, et de soi... Merci pour ta lecture et ta présence quelque part sur cette Terre :)