Publié le 29 Janvier 2011

 

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                         photos (c) Luciamel, le 14/08/2009, sur les traces de Jérôme Mesnager dans Paris...

 

 

 

 

Envie de danser ce soir, envie de vous dire ma joie d'être au monde, mon envie de chanter avec vous, ami(e)s des blogs, ami(e)s de ma vie. 

 

Non, je ne pleure pas tout le temps... Oui, je m'amuse aussi aux petites et grandes choses de la vie. Chaque matin m'est cadeau, chaque soir j'essaie de ne pas être trop écrasée par les soucis, les difficultés de la journée. Le week-end est notre vacance, notre paradis. Alors, aujourd'hui, si vous ne savez pas quoi faire, si vous vous ennuyez, écoutez ma playlist, elle est faite pour donner à notre coeur un peu de joie. 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 28 Janvier 2011

 

 
                                          Ana Moura, Primeira vez (Première fois)

 

 

Vous allez raler, vous allez vous dire : "elle nous fait encore son pathos", et, ça, je devrais y prendre garde car c'est l'une des raisons pour lesquelles mon ancien petit ami a rompu : mon pathos... (mon fado... pourtant, il l'adorait, disait-il, le fado). Comme un pauvre narcisse il a pourtant préféré fuir ma maison que le malheur avait frappée. Lui, il voulait la légèreté... Elle est restée dans son esprit, la légèreté... dans son esprit malade de ce qu'on appelle schizophrénie. Comment communiquer avec ceux dont la maladie est justement la rupture du processus de communication, la difficulté à "être au monde" ? Accepter la coupure, la non communicabilité. Renoncer à eux, renoncer à construire quoi que ce soit avec eux. Et continuer sa vie. 

 

Aujourd'hui le graveur a fait son oeuvre, il a inscrit le nom et les dates de naissance et de mort de ma soeur sur la pierre. 

 

On était là, Thierry (mon beau-frère) et moi, les larmes au bord de l'âme, les bras malhabiles à vider l'eau croupie d'une jardinière... comme ancrés dans cette réalité-là : l'absence. Pour laisser un peu tranquille le graveur, on s'est un peu éloignés dans l'allée d'Arman, Chabrol, et Mano Solo. Le Père Lachaise est devenu notre résidence secondaire, bientôt on en connaîtra toutes les anecdotes, toutes les nouveautés...

 

Un jour la joie, un jour la colère, un jour la légèreté, un jour la tristesse, un jour la détresse : voilà ma vie. 

 

Viendra-t-il un jour le pur bonheur ? à quoi bon l'espérer ? Le pur bonheur est dans de si petites choses, si brèves... qu'il serait fou de vouloir le mettre en cage. Je l'ai voulu, l'emprisonner, mais je n'ai saisi que le souffle de mon corps prêt à expirer. 

 

La mort d'Elisa m'a délivrée de la peur de ma propre mort... comme si elle avait passé le cap (de bonne espérance ?) avant moi... Comment pourrais-je avoir peur maintenant de ce que toi tu as dû traverser ? Toi, la courageuse, toi, la guerrière de notre temps. 

 

 

Voici les photos glanées aujourd'hui au Père Lachaise :

 

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  Elisa Serra-Brillanceau, en son domaine... l'océan, la couture, la nature, et les artistes, ses amis. 

 

 

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                          Claude Chabrol, dont le nom, tracé au crayon depuis des semaines, n'est toujours pas gravé.

 

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                                                                     Mano Solo, en son jardin... 

 

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                                                                          Une minette en balade, un minou ?

 

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                                      Photos (c) Luciamel, 28 janvier 2011, Père Lachaise.

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 27 Janvier 2011

Je n'ai pas encore saisi la psychologie du moniteur d'auto-école... (enfin, de celui qui me donne des leçons de conduite). 

 

- NAAAN, ça va pas du tout le volant !!!!! j'arrête pas de le dire, ça va pas du tout le volant ! alors, c'est pas la peine de faire autre chose si le volant ça ne va pas. 

- Ok, ça ne va pas le volant. Et alors ? 

 

Il passe son temps à me crier dessus (ou à s'engueuler lui-même, je n'ai pas encore saisi si c'était le stress d'être face à des débiles débutants de la conduite qui finissait par l'exaspérer au bout de tant d'années), pas assez à droite, et la voiture garée ! et le scooter, attention ! allez, tournez ! et le clignotant ! ben non, il fallait pas repartir il y avait une voiture derrière, plus à droite, à gauche, lâchez tout ! Bon, je n'ai eu que 5 leçons de 50 minutes... et depuis la première il me parle comme à un bébé qu'on engueulerait parce qu'il ne sait pas spontanément marcher ! Tout à l'heure, place des Vosges, on tournait en rond pour passer la première, la seconde, freiner, embrayer, point de patinage... tourner, LE VOLANT !!! quand il m'a dit : "Bon, heureusement que j'étais là, c'est moi qui ai tout fait". Je lui ai répondu : "Ah, c'est sûr, il ne faudrait pas encore me lâcher toute seule en voiture dans les rues Paris...".

 

A la fin de la leçon, il m'a répété son obsession (qu'il a aussi notée sur le carnet) : "Pour une première fois c'était bien le démarrage, l'embrayage, les vitesses, vous n'avez presque pas calé... mais alors... LE VOLANT... ça ne va pas du tout." 

 

La prochaine fois j'ai suggéré qu'on commence par un démarrage, un changement de vitesse, et puis qu'on fasse 20 minutes de volant... exclusivement... 

 

Je ne sais pas qui est Diabolo et qui est Satanas... mais ça rigole bien quand même (intérieurement). 

 

    
  

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 25 Janvier 2011

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              photo (c) Luciamel, manifestation retraites 16 octobre 2010, théâtre du Soleil, Paris. 

 

 

La vie est moche, moche, moche.

La vie est dure, dure, dure,

Tant de fois,

Qu'on en arrive à se dire :

Ras-le-bol, stop, j'en ai marre !

 

Même le coucou s'arrête de chanter,

Dans ces moments-là.

 

La vie est moche, moche, moche.

La vie est dure, dure, dure,

Trop souvent, et pourtant...

La vie est belle, belle, belle,

De temps en temps.

 

C'est une vibration, un inspire... 

Le printemps, en plein hiver.

Ca vous prend comme un amant,

Doucement et profondément.

 

Myrtille, clémentine, orange,

Noms de poissons,

Bonheur qui efface 

Les pleurs, la haine, la disgrâce,

D'avoir été mal aimé(e).

 

Alors, coucous, revenez à la vie,

Chantez, lancez-nous vos envies,

Dites-nous l'amour à l'infini...

Le coeur du monde est : "coucou". 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 23 Janvier 2011

Il est des moments où l'on aimerait voyager loin... où l'on espérerait croiser sur son chemin des voitures d'un autre monde, des statues vivantes, des chats surmontant des aquariums... C'était notre balade d'aujourd'hui à mon neveu et à moi, on a coutume de flâner autour de Beaubourg, pour s'attarder dans les boutiques de DVD, et finir, aujourd'hui, dans les animaleries des quais de Seine, et acheter un aquarium, avec trois poissons qu'il voulait baptiser de noms de fruits...

 

On a aussi fait une playlist, sur Deezer... 

 

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                       photos (c) Luciamel, en balade à Paris, Beaubourg, Châtelet, le 23/01/11

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 19 Janvier 2011

Il m'a taguée et ils ont répondu à mon tag... Le thème est celui qu'ils, que nous, avons bien voulu y trouver. Vous verrez c'est varié et réjouissant, à propos de la future élection présidentielle en France, de la gauche, du PS, et, finalement, ça s'occupe très peu de Sarkozy... 

 

Nicolas, le premier ;)))

 

Thierry, l'oiseau, passarinho

 

Euterpe de Berlin

 

Toff de Aix

 

Cultive ton jardin, mais elle est hébergée par un hébergeur autogéré... alors, la connexion ça marche un coup sur deux.

 

et, Julien (dans les commentaires de mon billet, que je vous engage à lire).

 

continuez à écrire (même si vous n'avez pas été tagué, envoyez-moi juste un message, ou un commentaire pour m'informer), je complèterai la liste. 


 

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                                   photo (c) Luciamel, Cirque d'Hiver, spectacle "Prestige"

 

 

Et puis, voici, maintenant, le cirque de l'Elysée... 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 18 Janvier 2011

Petit avertissement : ceci est un poème écrit après une visite au cimetière du Père Lachaise, le jour où la stèle pour la tombe de ma soeur a été mise en place. Cela faisait presque deux ans que nous attendions, divers problèmes... avec le fondeur (la stèle est ornée d'un bas relief créé par Zoltan Zsako, en clin d'oeil au Radeau de la méduse sur la tombe de Géricault, auquel il fait face), puis avec le marbrier, ont étonnamment retardé la livraison du monument (même si ça semble monnaie courante dans ce secteur, cf. le problème rencontré par Chloé Mons la compagne d'Alain Bas(c)hung durant la même période, Bashung est mort le 14 mars 2009, Elisa le 1er mai de la même année, sa pierre tombale à lui vient d'être installée, mi-décembre, comme quoi la célébrité... quand vous êtes mort, ne sert plus à rien... id. pour Chabrol). Les deux, trois, pierres tombales se retrouvent à quelques tombes l'une de l'autre... 

 

Ceci est très... personnel, très intime, peut-on écrire, n'est-ce pas indécent, de telles choses sur un blog ? J'utilise cette catégorie de mes billets "Ma douce", pour communiquer, à ma façon, avec un au-delà de moi-même... avec l'univers, à travers vous, avec peut-être un inconscient collectif. Une autre catégorie avait été dédiée à ma soeur de son vivant "Le bel amant", c'est pour elle que j'avais écrit cette nouvelle, pour la distraire, la surprendre, elle, alitée pendant 4 ans, elle l'attendait chaque semaine "Le bel ami" comme elle l'appelait, elle n'aura pas lu, ou pas ici, le dernier épisode. 

 

J'aurais sans doute dû écrire cet avertissement dès le départ... je suis un peu impulsive, parfois. J'ajouterai aussi en fin de billet un clip youtube, celui de Bashung... la chanson qui, ici même, me parlait tant avant... leur décès. 

(ajouté le 21 janvier)

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A toi ma belle, ma douce, 

à toi qui fus telle,

j'ai gravi le mont de la douleur,

celui qui me mène à toi ma soeur,

et à la tombe,

que tu nies encore dans mes rêves,

vers ce lieu qui dit nos vies brèves. 

 

 

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Ce n'est que pierre, ce n'est que bronze,

c'est ton image, et ce n'est qu'un songe,

je le sais,

pourtant, nous ne sommes que cela. 

Ton âme survit, mais moi ici... 

je ne la vois pas. 

Je n'ai que le bronze, je n'ai que la pierre,

pour te pleurer, pour exister.

 

 

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Ils peuvent bien, tous, crier, je t'entends rire,

toi, tu m'as laissé cette leçon : la joie. 

Toi, qui, le corps meurtri, le corps blessé,

riais de plus belle à la vie. 

 

Ton dernier souffle, ta dernière colère,

ça a été contre cette satanée gastro,

qui ne te laissait pas savourer

chaque aliment, chaque moment,

chaque plaisir, d'être en vie.

 

 

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Tu es partie, la nuit...

pour ne pas nous réveiller, sans bruit,

sans doute, t'es-tu rendormie,

affaiblie par la satanée gastro,

et puis, tu avais trop vomi. 

 

 

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Ta tombe, le lieu où, moi aussi,

j'irai, un jour, me coucher,

parce que toi et moi, on est

soeurs ! pour la vie !!! 

 

 

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photos (c) Luciamel, oeuvre de Zoltan Zsako, tombe d'Elisa Serra (1962-2009), Père Lachaise, carré romantique, parcelle 21.

 

 

 

 

Résidents de la République (Alain Bashung)

Un jour je t'aimerai moins

Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins 
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je cou rirai moins
Jusqu'au jour où je ne cou rirai plus

Hier on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui nos regards sont suspendus
Nous résidents de la république
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la république
Des atomes, fais ce que tu veux

Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira

Hier on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui nos regards sont suspendus
Résidents, résidents de la république
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la république
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 16 Janvier 2011

Nicolas 1er, vous savez, le numéro 1 du Wikio, celui qui a des dizaines de blogs et qui passe son temps sur twitter et sur vos blogs. Et bien, Nicolas m'a taguée sur un sujet politique... pas sûr que je m'en sorte sans faire de hors sujet, et  sans mettre trop de points de suspension... Le thème est : la gauche peut-elle gagner en 2012 ? (et, accessoirement, pourquoi a-t-elle perdu les fois précédentes, et qui est le/la meilleur(e) candidat(e) ?). Nicolas, je l'aime bien... il le sait, alors je vais essayer de ne pas trop "déconner".

 


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                                                                 photo (c) Luciamel

 

 

Comme un homme peut dire d'une femme "misogynie à part, elle m'emmerde, elle m'emmerde..." à toi, peuple de gauche, laisse-moi te déclarer : "tu m'emmerdes, tu m'emmerdes !"

 

Et, tout en dénonçant les connes, ainsi que la connerie, n'en être pas moins épris de leur con... 

 

Peuple de gauche, tu en fais des conneries !!!

 

Voilà quelques années (ben, oui... j'ai 50 ans) que je t'observe, que je t'espère, que je te glorifie. Mais là, tu m'enquiquines, tu m'énerves, tu m'exaspères... tout juste si je ne me mettrais pas à écouter Marine Le Pen (si, si, je l'ai dit). 

 

Peuple de gauche, dirigeants de gauche... ouïe, où est le problème ? 

 

Ca commence en 1995... Delors se défile, sous prétexte qu'il voulait préserver sa vie de famille et préparer l'élection future à la présidence de sa fille. Mitterrand s'en désole. Moi aussi. Première erreur du peuple de gauche, il s'est démobilisé. Il ne fallait pas chercher des poux dans la tête à Jospin (la gauche a ce travers qu'elle aime chercher des poux dans la tête des siens), il fallait gagner. Peuple de gauche, c'est là où j'ai commencé à te... détester. 

 

2002 est arrivé, que dire de toi... peuple de gauche ? toi, qui a laissé le Front National battre ton candidat ? La faute à Chevènement ? la faute à l'éparpillement ? la faute à toi... peuple de gauche. 

 

2007 et son martyre pour moi... femme, devoir observer à la fois la déroute de la gauche, et le lynchage d'une femme : sous prétexte qu'elle n'avait pas les "couilles" nécessaires à l'élection; on l'a ridiculisée, on ? surtout les éléphants et leur trompe mise en avant (les femmes aussi savent la sortir, leur trompe...). 

 

2012, on remet ça... les trompes d'éléphants, pas les trompes de fallope, non, mais surtout leurs couilles etc. 

 

Ah, je dis des conneries ? ah, c'est vrai, vous faites bien de me le rappeler, la première secrétaire du PS est une femme (élue comment ? pas grâce aux magouilles des porteurs de couilles ?), elle a détesté royalement Ségolène ! je le sais. Mais, nous le prévoyons, elle va nous faire le coup de son père... et puis... Sarko, il va la laminer. DSK ? bien plus facile pour Sarko, il y avait déjà pensé, à lui tondre la laine, en le nommant au FMI. Ségo ? c'est ma championne ! pourtant je sais, et elle le sait, que le moment est sans doute passé. Ségo, je te dis à dans dix ans !!! Alors qui ?

 

Le seul outsider, le seul qui pourrait tout envoyer valser, est...

 

Bertrand Delanoë

 

Trop ? pas assez ? 

 

Allez, peuple de gauche, arrête de déconner. Tu vas voter, un point c'est tout. Sinon, fais la révolution... mais pas connement, s'il te plaît. Cette fois-ci... 


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Ce soir, hier, demain... des gens meurent pour dire au monde que l'humain est notre seule réalité. Alors, cherche en toi, autour de toi, il y a sûrement un moyen de la porter, de la crier : LA LIBERTE

 

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Misogynie à part, le sage avait raison:
Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison,
En foule elles se pressent.
Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y a les emmerderesses.


La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit,
Elle relève à la fois des trois catégories,
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout
Elle m'emmerde, vous dis-je


Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers,
elle m'emmerde, elle m'emmerde, elle m'emmerde elle m'emmerde
Elle abuse, elle attige
Elle m'emmerde et je regrette mes amours avec
La petite enfant de Marie que m'a soufflée l'évêque
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde et m'oblige à 
Me curer les ongles avant de confirmer son cul
Or c'est pas callipyge.
Et la charité seule pousse ma main résignée
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, je le répète et quand
Elle me tape sur le ventre, elle garde ses gants
Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un grand manque de tact
Ça ne favorise pas tellement le contact
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, quand je tombe à genoux
Pour certaines dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donne le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, à la fornication
Elle s'emmerde, elle s'emmerde, avec ostentation
Elle s'emmerde, vous dis-je
Au lieu de s'écrier: "Encore! hardi! hardi!"
Elle déclame du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit
Alors ça, ça me fige


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, j'admets que ce Claudel
Soit un homme de génie, un poète immortel
Je reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher dedans son oeuvre pie
Un aphrodisiaque, non, ça c'est de l'utopie!
Elle m'emmerde, vous dis-je
Elle m'emmerde, vous dis-je

 

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Et, comme d'habitude, j'allais oublier de taguer (j'en profite pour élaguer un peu les branches du billet, celles qui dépassaient trop) : s'ils le souhaitent j'aimerais avoir l'avis de ces blogueurs/blogueuses sur le thème du présent billet (à eux de le définir) :

 

Thierry, L'oiseau (passarinho), qui vient de créer un blog politique;

 

Anne des Ocreries, dont le talent d'écriture et l'engagement sont entiers;

 

Toff et Mike (Julien, tu pourrais aussi), mes camarades de blogage politique et/ou spirituel;

 

et Euterpe, parce que sa vision d'historienne d'art, ainsi que son éloignement géographique et culturel, apporteront certainement beaucoup à la réflexion.

 

(promis, ce soir je mets à jour ma blogroll).

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 15 Janvier 2011

J'allais faire mes courses, rue Beaubourg, à bobo-land, Paris, quand sur mon chemin est passée une révolution du Jasmin. 

 

Les femmes plus âgées me croisaient en me souriant, la vendeuse du magasin bio où je vais était sortie sur le trottoir pour regarder passer ses compatriotes, et, fièrement, elle disait : "je suis tunisienne". 

 

Une marée incessante pendant une heure a crié sa joie d'être libérée d'un dictateur. Que sera demain ? dans le magasin une autre Tunisienne, semblerait-il, m'assura que ça ne pouvait être pire. Au retour, je remontai le courant rouge des drapeaux, et entendais battre le coeur de ceux dont l'espoir est que le peuple peut changer le monde. 

 

Je me suis prise à rêver que Paris... pourrait de nouveau faire voler l'oiseau de mai, mai, mai, mai Paris !


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ajout du dimanche matin : suite au commentaire de Toff de Aix et de ma réponse, voici des liens sur lesquels je vous engage fortement à cliquer :

 

Réalisateurs, écrivains... ils accusent le monde de la finance (enquête Télérama)

 

entre autre, s'y trouve une perle : cette interview d'Alain Touraine 

 

Car, il est bon de rappeler que les Tunisiens se sont révoltés en premier lieu contre un système économique devenu fou et soutenu par des dirigeants, eux-mêmes, pris dans la folie du système.

 

 

 

 

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                               photos (c) Luciamel, le 15/01/2011, à Paris, rue Beaubourg.

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 15 Janvier 2011

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                                                                   Photo 

 

Qui est Carolina Michaëlis ? 

 

Quand j'arrive à Porto, j'ai coutume d'entendre l'annonce de son nom, dans le métro, en direction du Estàdio do dragão : "Estação Carolina Michaëlis". Ce fut toutefois lors de mon récent séjour à Berlin que j'eus l'occasion de relever l'importance de sa naissance, tombant, par le hasard de mes promenades, sur une Caroline Michaëlis strasse

 

Qui est cette femme ? célèbre au Portugal et en Allemagne, autant qu'inconnue en France.

 

Quelques rares fiches Wikipédia, en anglais et en portugais, nous retracent sa biographie. Il me faudrait les traduire en français et les poster sur le site de l'encyclopédie en ligne, commençons par le faire... ici. Vous verrez que les synchronicités ne manquent pas, la première étant que nous sommes nées, elle et moi, un 15 mars.

 

Ma traduction :

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Carolina Wilhelma Michaëlis de Vasconcelos (Berlin, 15 Mars 1851 - Porto, 22 Octobre 1925) fut la plus célèbre philologue de la langue portugaise. Elle fut critique littéraire, écrivain, lexicographe, chercheuse et la première femme professeur de l'Université portugaise, à l'Université de Coimbra [la fiche en anglais indique l'Université de Lisbonne, en fait, elle a commencé à enseigner à Lisbonne, demandant ensuite son transfert à Coimbra, plus près de sa résidence de Porto]. Elle occupe un rôle d'importance dans la médiation entre la culture portugaise et la culture allemande. 

 

Née à Berlin, en Allemagne, elle était portugaise par mariage et par "dévotion". En 1876 elle épousa Joaquim Antonio da Fonseca Vasconcelos, musicologue et historien d'art.

 

Le travail d'investigation de Carolina Michaëlis la porta à correspondre avec de nombreux grands noms de l'art, entre autres, les Portugais : Eugénio de CastroAntero de QuentalJoão de Deus de Nogueira RamosHenrique Lopes de MendonçaJosé Leite de Vasconcelos, et Conde de SabugosaTeófilo BragaTrindade CoelhoAnselmo Braamcamp FreireSousa ViterboAlexandre Herculano; les médecins et écrivains  António Egas Moniz et Ricardo Jorge;  les Espagnols Menéndez y Pelayo et Menéndez Pidal, sans parler des personnalités françaises, anglaises ou allemandes.

 

En son honneur, en Allemagne et au Portugal, beaucoup d'écoles et de rues portent son nom. Le Portugal a également émis un timbre à l'occasion de son 150e anniversaire.

 

http://2.bp.blogspot.com/_pdtK-GYeqOI/S6I01jwzyMI/AAAAAAAABLY/vPlKMlxSDfs/s320/Carolina+Micha%C3%ABlis.jpg

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Oeuvres :

  • Poesias de Sá de Miranda, 1885
  • História da Literatura Portuguesa, 1897
  • A Infanta D. Maria de Portugal e as suas Damas (1521-1577), 1902
  • Cancioneiro da Ajuda(2 volumes), 1904
  • Dicionário Etimológico das Línguas Hispânicas
  • Estudos sobre o Romanceiro Peninsular: Romances Velhos em Portugal
  • As Cem Melhores Poesias Líricas da Língua Portuguesa, 1914
  • A Saudade Portuguesa, 1914
  • Notas Vicentinas: Preliminares de uma Edição Crítica das Obras de Gil Vicente, 1920-1922
  • Autos Portugueses de Gil Vicente y dela Escuela Vicentina, 1922
  • Mil Provérbios Portugueses

 

Voir aussi :

 

Liens extérieurs :

 

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Sans aucun rapport, si ce n'est que j'ai découvert aujourd'hui le lien sur ce fabuleux site... Brassens et que ça parle des dames d'antan, les paroles de cette chanson, celles de F. Villon, suivies de la musique... par l'ami Georges : 

 

Ballade des dames du temps jadis.


Dictes-moy où, n'en quel pays,est Flora, la belle Romaine,Archipiada, ne Thaïs,qui fut sa cousine germaine
Echo, parlant quand bruyt on maine dessus rivière ou sus estan,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ? Mais où sont les neiges d'antan !


Où est la tres sage Heloïs, pour qui chastré fut et puis moyne Pierre Esbaillart à sainct-Denis ?
Pour son amour eut cest essoyne.Semblablement, où est la royne qui commanda que Buridan
Fust gecté en ung sac en Seine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Fust gecté en ung sac en Seine ? Mais où sont les neiges d'antan !


La royne Blanche comme ung lys, qui chantoit à voix de sereine, Berthe au grand pied,Bietris, Allys,
Harembourges, qui tint le mayne, Et jehanne,la bonne Lorraine, qu'Anglois bruslèrent à Rouen
Où sont-ils Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan !
Où sont-ils Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan !

Prince, n'enquerez de sepmaine où elles sont, ne de cest an,
Que ce refrain ne vous remaine, Mais où sont les neiges d'antan !
Que ce refrain ne vous remaine, Mais où sont les neiges d'antan !

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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