Dans l'univers, je me sens bien.

Publié le 20 Février 2010

'j'ai eu un coeur, je l'ai perdu... comme j'aimerais le retrouver... prisonnier du fleuve, noyé dans la mer... "

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Avez-vous peur de mourir ?
Qu'est-ce que mourir ?
Vous l'êtes-vous déjà représenté ?

Le néant, les vers qui rongent, ou les cendres...
La non conscience.

J'ai rêvé de l'après-vie.

Et l'illusion du monde manifesté :
imaginez, tout l'univers et son immensité infinie,
pure chimère, un flop... un rien. 

Et si Dieu existe, et que l'univers n'est rien, 
qu'un flop...
Qu'est-ce que Dieu ?

J'ai vu mon être au-dessus de l'océan,
moi, rien que de la présence flottante,
au-dessus des vagues.

Je me suis dit : "je ne suis pas tangible,
j'existe et pourtant je n'ai aucune matérialité"

Pourtant, d
ans ce rien j'étais bien, 
j'étais suffisamment pour comprendre 
et pour me fondre à l'univers.

Mon corps n'est que du provisoire,
ma conscience n'est que de l'instable.
Dans cette instabilité, l'amour est tout,
l'amour de chaque être à l'infini.
Toi que j'ai aimé un jour, une heure,
de toute éternité mon coeur le porte.

Je n'ai pas procréé mais je puis dire que j'ai aimé.

A l'infini. 

Et, l'infini m'attend.


Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Beatrice 28/02/2010 10:05


 même les vikings atteignent les limites de la souffrance, lol.
Allez, à toute.


lucia mel 27/02/2010 20:16


@Béatrice : l'étoile indique le chemin, l'étoile n'est pas la fin du voyage... le poète qui a écrit Bright Star est mort à 25 ans, il n'a pas craint de se brûler, voici donc la
traduction du poème :


Etoile éclatante, puissé-je comme toi être immobile -


non pas splendeur solitaire suspendue au dessus de la nuit,


mais regardant, éternellement séparé par des cloisons,


tel un patient de la nature, un ermite sans sommeil,


les eaux mouvantes toutes entières à leur prière


purifiant par leur pure ablution les rives humaines tout autour de la terre,


ou fixant le masque nouvellement et doucement tombé de la neige


sur les montagnes et les landes;


Non - pas encore totalement figé, encore immuable,


pelotonné sur la poitrine mûre de mon bel amour,


pour ressentir à jamais son suave parfum et son automne,


à jamais éveillé en une douce agitation,


immobile, immobile pour entendre son souffle arraché à la tendresse


et ainsi vivre pour toujours - ou sinon me pâmer dans la mort.


 


(Adaptation trouvée sur ce site, que j'ai un peu modifiée :
 http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/keats.html#5)
  
Et, pour répondre à ta question... oui je sais que le soleil, autre étoile au firmament, est brûlant, oui, je sais que l'amour est un feu, et ne sais-tu toi-même combien je m'y suis brûlée, comme
ces autres auxquels tu te réfères ? Toutefois, ma quête est plus que la souffrance elle-même (mes origines océanes, mon sens du fatum, du fado, y sont sans doute pour quelque chose, "fatum" qui
n'est que le courage de ces marins, toujours prêts après leur si long voyage, après la mort de leurs compagnons, à atteindre le Cap de la Bonne Espérance, c'est à cela que je t'invitais, avec la
citation de Brel, et le non renoncement à "rêver un impossible rêve").

Mais, pour cela... peut-être faut-il avoir le sens du tragique greffé à l'âme. 

Je te plains, chère amie, d'être un peu trop (?) française... et de chercher raison à ce qui n'en a pas.  


Beatrice 27/02/2010 18:16


 voilà une phrase qui me replonge ds mes doutes et je ressens poindre la souffrance. Sais-tu que pour moi, comme pour beaucoup d'autres, sans doute, l'inaccessible étoile arrive tout de même
à  brûler .

-  Tellement innaccessible que le manque étouffe.


lucia mel 26/02/2010 22:52


@Béatrice : je viens de voir Bright star... alors, cet impossible rêve gardons-le bien au fond de notre coeur. 


Beatrice 23/02/2010 18:49


ça y est, grâce à toi je laisse courir " l'innaccessible étoîle"; elle finira bien par s'essouffler !


lucia mel 22/02/2010 19:56


@Dorham : oui, c'est bien ce qu'il me semblait à moi aussi, et moi qui disais ne pas vouloir suivre les buzz... me voilà bien aussi en pleine contradiction ;-))) faut dire que le sujet me passionne
depuis fort longtemps.

@Béatrice : toujours la même histoire, on est Don Quichotte qui veut atteindre l'inaccessible étoile... (c'est la chanson "La quête" de Brel, dans L'homme de la Mancha).

 


Beatrice 22/02/2010 11:24


Tu as raison : "aimer jusqu'à la déchirure." Je ne sais pas faire autrement, hélas.


Dorham 22/02/2010 09:06


J'ai suivi votre débat un peu à l'écart, silencieux. Je ne comprends comment on peut définir (pourquoi d'ailleurs ?) si rapidement ce qu'est le sens d'une vie. L'homme est toujours partagé
entre ce qu'il y a de "naturel", d'animal en lui et ce qui le met à part de la Nature. Comme une sorte de confusion entre le sens et la fonction. En ce sens, il y a même une
contradiction à dire que le sens d'une vie est l'enfantement.


lucia mel 21/02/2010 23:21


@Thierry : je n'ai pas eu d'enfants pour diverses raisons (que je ne détaillerai pas ici : la vie est parfois plus compliquée que le "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants"), en tout cas ce
ne fut pas par manque d'amour, je te le confirme : je fus aimée autant que j'ai aimé. 

@Béatrice : merci pour ton message, "aimer jusqu'à la déchirure, aimer même trop même mal...", avant tout ne pas oublier de s'aimer soi-même.


Beatrice 21/02/2010 19:20


-Aimer est plus fort que d'être aimé