Internet ou la présence-absence

Publié le 3 Décembre 2009




J'ai laissé un commentaire à
Miguel, où, suite à son propre billet sur la question, je lui disais mon amour pour la magie du théâtre... du spectacle, cet instant privilégié où l'on est présent à d'autres que soi.

Internet, les blogs, Twitter, ou Facebook, c'est tout le contraire... nous sommes présents-absents..., nous sommes les voyeurs de ceux qui ne nous voient pas, de ceux qui nous lisent, et parfois qui nous commentent, nous leur répondons quand nous voulons (de manière instantanée ou cultivant une certaine distance, une absence-présence).

Comme dirait
Christian, tout ça n'est que de l'exhibition de notre petit pouvoir (capital)..., quel qu'il soit, des petits jeux sociaux... de nos petites vies de citoyens du XXIe siècle.

Et puis, tout ça (nos silences) est aussi le reflet de nos pudeurs... de nos peurs, de nos flemmes, de nos bonheurs qui nous prennent trop de temps ou nous retiennent ailleurs.

Mais ce n'est pas du tout ce dont je voulais vous parler... C'est bien moi ça... je pars dans toutes les directions, alors recentrons...

Je devais vous faire le compte rendu de l'exposé de mon étudiant sur
la votation des Suisses... Ce fut passionnant, mais certainement pas autant que tout ce qui a été dit dans tous les billets de "ma" blogosphère, alors mettons un point final à tout ceci, alors laissons le temps se charger de porter nos messages, et, surtout, qu'il en fasse le tri.


Je suis comme la petite araignée, ou la pieuvre ? chère à Zoridae... ou la petite Pierrine... Hier, j'étais à la signature de
Benjamin Lacombe, à l'Art de Rien, et il y avait foule... des jeunes filles surtout (pour ne pas dire exclusivement), assez gothiques mais point trop... pour se faire dédicacer les illustratrions des Contes macabres, d'Edgar Allan Poe.

J'avais choisi autre chose,
La mélodie des tuyaux... histoire de ne pas traumatiser mon neveu, les cadavres... c'est pas trop son truc en ce moment, même si je l'emmène voir des films de vampires et de loups garous...

Moi, je m'balance, j'm'en balance...








photos (c) Luciamel, à la galerie l'Art de rien, oeuvres de Christophe Goussault.

Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Beatrice 05/12/2009 18:27


Très interessant ce qu'on apprend là du Christ, de la vigne,Et surtout du Poisson .


lucia mel 05/12/2009 13:18


@Béatrice : oui, prier, il le faut. J'ai hésité, tu l'imagines bien, à poster la photo, mais, finalement... c'est aussi ça le Net : la communication avec un certain "au-delà" de nous-même.

Oui, la mansarde sous la pluie... ça me rappelle des choses aussi, tu sais que j'ai toujours aimé les toits ;-)))

Nos Aigues Mortes... un jour seront régérées
en eau vive... tu verras.



Béatrice 05/12/2009 11:56


Oui bien sûr ,car c'est ce que me rappelle la liberté du cirque, ce qu'on a vécu là-bas.

  Et la mansarde cela me rappelle certaines cartes de Noel .

 - Quel choc de voir Elisa. Je prie le soir pour son cheminement vers la lumière, tu sais.

 Eh, dis, et la prochaine rando; Demain ? Si t'es libre regarde la météo.


lucia mel 05/12/2009 01:18


@Béatrice : oui, un univers à découvrir, toi, tu ne penserais pas, en douce, à Aigues Mortes ?

@Christian : faudra vraiment que tu viennes le découvrir ce clan (et t'as raison, c'est un sacré clan !), il se réunit dans un bistrot du Kremlin Bicêtre à certains soirs de l'année...
(genre 1 sur 2, si j'ai bien compris les billets du taulier). A la fin de la soirée, y a normalement un certain Didier qui essaie de chanter... mais on réussit à le faire taire en le saucissonnant
contre un arbre... (il nous fait toujours le coup en fin de soirée du réactionnaire...).






Béatrice 04/12/2009 16:22


Il est génial ce Benjamin Lacombe; Je vais essayer de le faire acheter par la bib de mon village.
  Ceci dit les enfants sur la cheminée c'est "la bergère et le ramoneur" d'Andersen tout craché, mais c'est peut-être un clin d'oeil justement.
 Et aussi cette mansarde sous la pluie me rappelle quelque chose ...


Christian 04/12/2009 11:29


Très complexe cette relation à l'écran... Ma minuscule expérience Twitter me montre déjà 2 mondes, ou plutôt 2 cultures très différent(e)s à l'oeuvre : d'un côté la communauté anglophone -
décomplexée et parfaitement à l'aise avec l'outil (à l'origine le site étant en anglais, il creuse techniquement et ce dès le départ en France le fossé entre une certaine élite des réseaux et le
grand public) et vraiment désireuse de communiquer avec les "newbies" et plus généralement avec tout le monde, et de l'autre une petite élite franco-française (généralement toujours issue des mêmes
villes, universités, etc...) surtout soucieuse de rester dans un "entre-soi", presque un cocon...
 
Dans le bouquin que je lis en ce moment ("La Vie cachée d'Internet : Réseaux, tribus, accros"), Michel Moatti insiste - tout comme toi dans ce billet - sur l'aspect "clanique" du net et surtout sur
le fait que chacun se retranche dans une sorte de lieu fortifié et surtout isolé du reste du monde, un peu comme les puissants personnages du château fort des "120 journées" de Sade ou ceux du
"Masque de la Mort Rouge" de Poe (l'abbaye fortifiée dans laquelle le prince Prospero donne des bals masqués ! presque les masques des avatars peuplant le net !). Le bouquin a vieilli puisqu'il ne
prend pas en compte l'arrivée du web 2.0 mais globalement on peut tout à fait faire le parallèle entre la création  d'un réseau social et le concept ancien de "loge" ou de "guilde" dans
lesquelles il fallait montrer "patte blanche", respecter strictement certains codes tacites, etc...


Beatrice 04/12/2009 08:48


 - Super, la mélodie des tuyaux, surtout depuis que je comprens l'espagnol!
   Dis si on allait toutes deux faire un tour aux Sainte-Maries de la mer, près d'Aigues-mortes - chez les gitans, tu sais que je les adore ?!