Publié le 9 Septembre 2012

Retour de vacances, ou de vacance... de la vacuité. Lisez ce qu'on appelle "quotidiens" (journaux, blogs) et vous comprendrez le sens de ce mot : vacuus.

 

 

 

văcŭus

  1. Vide.
    • terra autem erat inanis et vacua et tenebrae super faciem abyssi et spiritus Dei ferebatur super aquas. (Vulgata, Genesis, 1.2.)
      La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

 

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photo (c) Luciamel, Coimbra, 5/09/2012, "... Unversité, bibliothèque. 

 

 

 

Il nous faudra, quoi qu'il en soit, essayer de nous amarrer à l'essentiel : les pensées de quelques amis (blogueurs, artistes, connaissances, compagnons de route...) pour ne pas perdre pied dans ce monde à la dérive.

 

Les philosophes aussi pourront nous empêcher de divaguer ou de croire aux sornètes de sirènes en mal de reconnaissance. Comte-Sponville et sa désespérance me vont bien.

 

On m'a également recommandé le Nachtzug nach Lissabon (Train de nuit pour Lisbonne) de Pascal Mercier. A lire comme l'un des livres essentiels d'une vie.

 

Avant les vacances j'ai lu Stefan Zweig, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Stefan Zweig et son suicide au Brésil. La vacuité du monde et sa désespérance à lui. Pourquoi se suicider ? en entraînant avec soi, qui plus est, sa jeune épouse... Ce petit livre en est comme une illustration paradoxale.

 

Je suis plongée dans La douleur de Marguerite Duras, que je tempère par la lecture, en parallèle, de L'amant de la Chine du Nord... La guerre encore, celle qui a broyé S. Zweig, Duras la restitue avec toute la violence émotionnelle de l'après horreur... Résistante et proche de François Morland, ainsi que de Mitterrand, elle y condamne De Gaulle et son oubli de la douleur...

 

 

 

 

 

 

 

Nos vagues... sont celles de la douleur, de la douceur, des sentiments, parfois désordonnés, mais aussi de l'esprit qui nous guide par-delà notre incarnation si terrestre...Celui qui n'a pas la chance de sentir en lui (elle) la présence de ce guide (ange gardien ou cerveau droit... salvateur), devrait se tourner vers... la musique ?

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 19 Août 2012

Autres lectures...

 

20120815-025.jpgphoto (c) Luciamel, le 15/08/2012, Pyrénées Ariégeoises.

 

 

 

"Des avions pour Alep !" de Bernard-Henri Lévy, dans Le Monde  du 15 août 2012 , extraits :

 

 

"La tragédie syrienne (la démence sans retour qui s'est emparée de Bachar Al-Assad, le martyre des civils canonnés par ses soudards) appelle plusieurs sortes de questions que la trêve estivale ne doit pas interdire de poser - les dictateurs, eux, ne prennent pas de vacances !

 

[...] Question de droit, cette fois. Amendement du droit quand ses formes positives sont en contravention avec l'exigence du droit naturel et de la justice. Le veto russe et chinois n'est pas un argument, c'est un alibi. C'est l'alibi de ceux qui, secrètement, comptent que Bachar Al-Assad soit assez fort pour écraser l'insurrection et nous décharger de nos remords. A lui, le bain de sang. A nous, les larmes de crocodile.

 

[...] Que Bachar Al-Assad soit aussi fou que Kadhafi, qu'il soit prêt, comme lui, à aller jusqu'au viva la muerte, c'est une possibilité, bien sûr - mais ce n'est pas l'hypothèse la plus plausible et c'est la raison pour laquelle ce plan en plusieurs étapes, cette action graduée, dosée, et se gardant de monter tout de suite aux extrêmes, pourraient être de nature à faire céder le régime. Assad est un tigre de papier. Il est fort de notre faiblesse. Que les amis du peuple syrien montrent leur résolution, qu'ils donnent des signes tangibles de leur capacité à frapper et il préférera l'exil au suicide.

 

[...] Quel rôle pour la France dans ce contexte ? Et, au-delà de la France, pour l'Europe ? Celui (toujours nécessaire, les pièces du dispositif semblent prêtes à s'emboîter) de l'initiateur, du facilitateur, de l'architecte. La France a une grande voix. Elle jouit, dans la région, du prestige que lui vaut son action en Lybie. Elle a des liens historiques avec le pays du Jardin sur l'Oronte et de ce que l'on appelait, jadis, le Levant.

 

Et le hasard des calendriers fait qu'elle a, pour deux semaines encore, la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU. On comprendrait mal, dans ces conditions, que le président de la République, nouvellement élu et jouissant, pour cette raison, d'une autorité morale inentamée, n'utilise pas les ressources que lui offre la situation.

 

[...] Refus du terrorisme, réduction de la tentation islamiste, victoire électorale des modérés, évitement, enfin, de la vendetta généralisée : c'est le signe d'un peuple mûr que l'épreuve des combats a grandi, anobli, libéré d'une part de ses démons, éclairé; mais c'est aussi le fruit d'une fraternité d'armes inédite entre une jeunesse arabe et des aviateurs et responsables européens qui apparaissaient comme les amis, non des tyrans, mais des peuples. Le souci de cette fraternité serait, si nécessaire, une autre raison d'appliquer sans tarder le devoir de protection des civils de Syrie."

 

 

 

 

La douleur, de Marguerite Duras, les premières pages, extraits : 

 

 

"Avril.

 

Face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. A droite, la porte du salon et le couloir. Au fond du couloir, la porte d'entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d'entrée : "Qui est là. - C'est moi." Il pourrait également téléphoner dès son arrivée dans un centre de transit : "Je suis revenu, je suis à l'hôtel Lutetia pour les formalités." Il n'y aurait pas de signes avant-coureurs. Il téléphonerait. Il arriverait. Ce sont des choses qui sont possibles. Il en revient tout de même. Il n'est pas un cas particulier. Il n'y a pas de raison particulière pour qu'il ne revienne pas. Il n'y a pas de raison pour qu'il revienne. Il est possible qu'il revienne. Il sonnerait : "Qui est là. - C'est moi." Il y a bien d'autres choses qui arrivent dans ce même domaine. Ils ont fini par franchir le Rhin. La charnière d'Avranches a fini par sauter. Ils ont fini par reculer. J'ai fini par vivre jusqu'à la fin de la guerre. Il faut que je fasse attention : ça ne serait pas extraordinaire s'il revenait. Ce serait normal. Il faut prendre bien garde de ne pas en faire un événement qui relève de l'extraodinaire. l'extraordinaire est inattendu. Il faut que je sois raisonnable : j'attends Robert L. qui doit revenir.

 

Le téléphone sonne : "Allô, allô, vous avez des nouvelles ?" Il faut que je me dise que le téléphone sert aussi à ça. Ne pas couper, répondre. Ne pas crier de me laisser tranquille. "Aucune nouvelle. - Rien ? Aucune indication ? - Aucune. - Vous savez que Belsen a été libéré ? Oui, hier après-midi... - Je sais." Silence. [...]

 

Dans la rue je dors. Les mains dans les poches, bien calées, les jambes avancent. Eviter les kiosques à journaux. Eviter les centres de transit. Les Alliés avancent sur tous les fronts. Il y a quelques jours encore c'était important. Maintenant ça n'a plus aucune importance. Je ne lis plus les communiqués. C'est complètement inutile, maintenant ils avanceront jusqu'au bout. Le jour, la lumière du jour à profusion sur le mystère nazi. Avril, ce sera arrivé en avril. Les armées alliées déferlent sur l'Allemagne. Berlin brûle. L'Armée Rouge poursuit son avance victorieuse dans le Sud, Dresde est dépassé. Sur tous les fronts on avance. [...] Il est mort. A travers les squelettes de Buchenwald, le sien. Il fait chaud dans toute l'Europe. Sur la route, à côté de lui, passent les armées alliées qui avancent. Il est mort depuis trois semaines. C'est ça, c'est ça qui est arrivé. Je tiens une certitude. Je marche plus vite. Sa bouche est entrouverte. C'est le soir. Il a pensé à moi avant de mourir. La douleur est telle, elle étouffe, elle n'a plus d'air. La douleur a besoin de place."

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 19 Août 2012

Quelque chose que je ne fais pas souvent : une petite revue de presse, extraits copiés-collés de phrases glanées dans les blogs lus cette semaine (en commençant par le plus récent), les photos et la vidéo proviennent toutes des blogs mentionnés, la mise en page étant alléatoire... l'effet est quelque peu surréaliste (cadavre exquis) : 

 

 

 

"Hier après-midi, commençant de lire le Tropisme XI de Sarraute, je me suis pris à sourire : j'avais l'impression de voir s'esquisser devant moi, en direct pour ainsi dire, une ébauche de portrait de Dame R. ; c'était aussi frappant que réjouissant. Parvenu à l'avant-dernier paragraphe, mon sourire a pris la couleur et l'aspect qui sont ceux de l'herbe du jardin depuis quelques jours : en fait, c'était peut-être bien de moi que Nathalie parlait. Voici ce tropisme :

"[...] Ils étaient ainsi un grand nombre comme elle, parasites assoiffés et sans merci, sangsues fixées sur les articles qui paraissaient, limaces collées partout et répandant leur suc sur des coins de Rimbaud, suçant du Mallarmé, se passant les uns aux autres et engluant de leur ignoble compréhension Ulysse ou les Cahiers de Malte Laurids Brigge.
   « C'est si beau », disait-elle, en ouvrant d'un air pur et inspiré ses yeux où elle allumait une “étincelle de divinité”."  

On dit qu’au bord de la Méditerranée, il n’y a pas de marée, et peu de vagues. Je peux témoigner que les jours de drapeau orange, les vagues ressemblent aux rouleaux furieux de l’océan atlantique.
Alors que personne ne s’y attend…

 

 

 

« Finalement, l’histoire du christianisme aurait eu un développent bien différent s’il n’y avait pas eu l’aide généreuse de nombreuses femmes. Pour cela, comme l’a écrit mon vénéré et cher Prédécesseur Jean Paul II dans la Lettre apostolique Mulieris dignitatem, “ l’Église rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d’elles. L’Église rend grâce pour toutes les manifestations du "génie" féminin apparues au cours de l’histoire, au milieu de tous les peuples et dans toutes les nations ; Elle rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires que l’Église doit à leur foi, à leur espérance et à leur charité : elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. ” »

Le gérant d'une société de transport de personnes a été interpellé le 9 août dernier, après un préjudice évalué à plus de 300.000€, indique la préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué daté du 17 août.

 

 

 

C’est devenu une évidence au fil des années. Comme d’autres, je blogue parfois/souvent au moins autant pour les commentaires qu’un billet génère que pour l’improbable besoin d’avoir à exposer une opinion sur un sujet au (grand) public.

 

 

 




 Aujourd'hui, rien à signaler pour Quimper-ouest, Vannes-sud, Rennes-nord, Concarneau et Ploërmel. La nuit a été calme, il n'y aura pas de forces de police déployées dans ces endroits cités.

C'était un communiqué offert par Bretagne-villes-calmes, rendez-vous demain matin, au prochain bulletin Point de dix heures.

Fenêtre externe

 

 

 

 

 

 

 

J'ai déjà parlé de Méduse dans un autre billet, probablement une ancienne souveraine légendarisée (fictivisée). D'après Pausanias, c'est une reine qui, après la mort de son père, a repris elle-même le sceptre, gouvernant ses sujets, près du lac Tritonide, en Libye. Elle aurait été tuée pendant la nuit au cours d'une campagne contre Persée, un prince péloponnésien. Méduse, Μέδουσα / Médousa, vient de μέδω / médô qui veut dire « commander, régner ».
Je n'avais jamais remarqué combien de têtes de Méduse sont visibles dans le paysage berlinois. Petit inventaire   
Ecellent article sur Slate qui tente un bilan des jeux olympiques pour les femmes. Avec cette vidéo que je trouve vraiment bien faite. Comment décourager les petites filles ? en leur inculquant la peur de ne plus être assez féminines, c'est à dire jolies, propre sur elles, bien coiffées , habillées des vêtements limitant la mobilité, un peu musclées mais pas trop etc.. Toutes choses incompatibles avec la pratique d'un sport.  
Ça devait arriver.
Et ça a fini par se voir.

A force d’essayer de développer un avis et de le partager, de coller à l’actualité (cette demeurée), d’essayer de lui parler, de la comprendre, de lui creuser l’épiphénomène, de la précéder, d’être à sa hauteur, voir d’imaginer ce qu’elle pourrait devenir quand elle se répercute au cœur de la société, avant de rentrer dans le lard du foutu connard en face ("malgré tout, cet abruti doit bien pouvoir comprendre"), jusqu’au communiste révolutionnaire d’à-côté qui diverge à en battre la breloque car il faut bien entretenir les sanguines palpitations sinon on sombre dans la morosité, mon moi mesquin a fini par être déniché.
L'autre jour, nous allant promener sur les sommets Vosgiens... Il semble que Gus n'avait jamais rencontré de vaches...

C'est quoi, ces grosses bêtes ?
Hier, je ne suis pas allé à la messe. C'était pourtant, le 15 août, une date majeure pour les catholiques. Je n'ai donc pas participé à la prière universelle, rédigée par notre Archevêque, dont on a tant parlé cette semaine. Je ne sais d'ailleurs pas trop quoi en penser, si ce n'est qu'elle ne me semble pas vraiment différer de centaines de prières universelles qui sont dites chaque années au sein de toutes les paroisses de France. Mon avis sur le mariage homosexuel ? Je ne suis pas pour. Je ne suis pas certain d'être farouchement contre non plus. Le mariage est-il encore une valeur de nos jours ?

Quel jour meilleur qu’aujourd’hui, jour de l’Assomption et de Lugnasad, fête de Marie et de Diane Aventine, en plein Ramadan et à trois jours de l’Aid El Fitr, à mi chemin entre Chavouot et Roch Achana, Fête des strip-teaseuses et de la bière pour les Pastafariens (mais selon le Calendrier pastafarien, c’est tous les jours la fête des strip-teaseuses et de la bière), quel meilleur jour qu’aujourd’hui, à part peut-être le 9 décembre, pour vous parler de la laïcité ?  

 

 

 

Polémique annoncée… 

Polémique annoncée…

C'est le camarade DPP qui s'y colle dans son billet du jour avec cette saillie : "Décidément, le camarade batave a une chance de... président fraichement élu après avoir reçu l'avis du Conseil constitutionnel qui ne l'oblige pas à consulter par référendum le peuple français pour adopter le TSCG."

Bon. On pourrait se demander comment le CC pourrait obliger à ...


Pendant des mois et des mois, une de mes copine a une manque de libido au niveau zéro, elle adorait écouter mes histoires pour finir chaque fois avec le commentaire: Mais moi, j'éprouve plus aucune envie, je ne me masturbe même pas - ça ne me manque pas du tout. Depuis quelques semaines elle[...]

Depuis fin juillet, le hashtag ou balise #HarcelementDeRue fait le buzz sur Twitter. Il sert à marquer et regrouper tous les témoignages de femmes sur le harcèlement qu’elles subissent dans la rue ou les espaces publics, de la part d’hommes bien sûr. Le buzz a été si fort qu’il a atteint la ministre. 

 

 

 

Bhopal Marché aux métaux précieux blog

En Inde, il existe des petits métiers pour tout. Absolument tout. Le nettoyeur d’oreilles, le nettoyeur d’ongles de pied (ohhh je ne t’ai pas encore mis la vidéo !!!), le tatoueur, le recycleur de journaux ou de plastique, le cordonnier, le tailleur, le coiffeur… Le trottoir est l’endroit où l’on travaille le plus en Inde. Oui, oui… Il suffit donc de descendre dans la rue et d’ouvrir les yeux. Se promener, oser poser son regard sur les hommes accroupis, assis en tailleur ou adossés au mur, les mains affairées à manipuler un tissu, du cuir, de l’osier, du métal, la peau de quelqu’un. Les mains recourbent, massent, grattent, percent, collent, joignent, encastrent ou polissent.

Les petites mains calleuses de l’Inde.     

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 17 Août 2012

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Photo (c) Luciamel, Arbas, Pyrénées Ariégeoises, le 15/08/2012


 

Quel est donc ce monde ? où l'on s'émeut du sort de trois chanteuses punk (tout ça très bien orchestré par le Kremlin...), avec pub planétaire assurée par tout le show-biz ému aux larmes. Oh, c'est comme d'entendre, durant les J.O., Yannick Noah, consultant "spécial" de France Info, nous expliquer que ces champions, si détachés des gains financiers... c'est quand même plus frais que toutes les stars du foot pourries par le fric...

 

20120815-028.pngTout se mélange. Zahia et la prostitution occasionnelle ("être michetonneuse sur les Champs-Elysées"). Des joueurs convertis à l'Islam, mariés et pères de famille, et elle, tout aussi originaire de là-bas que la religion dont ils nous disent suivre les préceptes. Bref, si au nom d'Allah on massacre à tout va, on lui ferme aussi les yeux quand on consomme des femmes vénales (que d'aucuns disent "libres"), quand on lapide des femmes dites infidèles en Afghanistan, ou qu'on s'y adonne aux vapeurs de l'opium (avec la bénédiction des talibans) tout en condamnant la consommation d'alcool.

 

Monde qui court à sa perte ou qui roule vers un au-delà de lui-même.

 

Les femmes, sans doute, vont le sortir de l'ornière dans lequel les hommes l'ont mis. Pardon, Messieurs, mais nous devons vous prendre les commandes pour les temps qui restent. Marie, dont c'était la fête le 15 août, est montée au ciel sans que son corps ait été dégradé par la mort, grand mystère... s'il en est. Son fils est ressuscité, elle a été transfigurée. 

 

Les chanteuses de Moscou ont invoqué Marie, pour qu'elle chasse Vladimir Poutine. Je dirais que Marie est appelée aujourd'hui partout sur Terre pour nous délivrer de tous ceux qui abusent du pouvoir, qui abusent des femmes, qui abusent des enfants, ou qui commettent des crimes... Elle a du boulot. On juge ces chanteuses au moment de l'Assomption... le jugement est rendu un jour de Nouvelle Lune... franchement, le symbole est grand. Poutine a du souci à se faire.

 

Marie, je t'en prie, parle à Allah... prie pour la fin des guerres, prie pour la cause des femmes, fais taire le pouvoir des hommes, Marie fais entendre ta voix (dans les églises, par la provocation de punkettes, ou même dans la voix d'un homme). 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 10 Août 2012

Vite, vite... lire, écrire, vivre, aimer... mourir ?

 

Olympe m'a dit l'autre soir (soirée très agréable avec elle et Polluxe, mardi dernier, où j'ai failli manger une chenille, la pauvre ! j'espère qu'à la sortie des poubelles celle-ci aura pu devenir papillon) qu'elle ne lisait pas forcément les commentaires des billets (très nombreux j'imagine) qu'elle suivait sur son Google Reader.

 

 

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Photos (c) Luciamel, Paris, un restaurant..,  le 7/08/2012.

 

 

Alors, ralentissons, redevenons chenilles, et prenons le temps de nous recroqueviller pour ne pas être mangés, car il me semble que, souvent, ce sont justement les commentaires qui sont plus intéressants que les billets eux-mêmes.

 

N'ayons pas peur de la futilité.

 

Cessons de nous vouloir (croire) utiles forcément, à quelque chose ou quelqu'un.

 

Nous (ne) sommes utiles (qu')à la procréation/répétition/perpétuation..? La chenille, elle, ne rêve que de mutation, car déjà elle se sent  devenir papillon.

 

Voici la copie du dernier commentaire laissé sous mon billet précédent. Et, d'une certaine façon, une autre réponse au commentaire, si touchant, d'Euterpe. Papillons nous deviendrons...

 

 

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La photo est trop petite. Je ne peux pas te dire ce que c'est comme fleurs. Des géraniums sauvages ? Je ne sais pas. Et puis il vaut mieux que nous ne sachions pas car tu vas en faire une interprétation qui va devenir ton nouveau fil te rattachant à ta soeur.


Pour vivre, il faut savoir aussi lâcher les morts. Peut-être souhaite t-elle que ton coeur soit en paix à son sujet. Peut-être la mort n'est-il pas le malheur que l'on croit.

Dernièrement j'entendais Jean-Marie Pelt à la radio dire qu'il a eu une illumination au sujet de la mort un jour où le médecin, affolé, lui a dit qu'il était en grave danger d'agonie immédiate, il a acquis alors une fulgurante conviction que la mort n'était pas la vraie vie. Et depuis la mort ne l'angoisse plus du tout.

L'angoisse de la mort empêche d'être vraiment vivant.
Commentaire n°6 posté par Euterpe hier à 14h39

 


@Euterpe : merci pour tes mots si justes. Le détachement se fait aussi grâce au lien lui-même... ici, il faut comprendre le lien avec Le bel amant :)) ce sont des boucles, des spirales, le passé et le futur se rejoignent, communiquent entre eux étrangement (un peu comme Proust l'avait pressenti) et comme Einstein l'a théorisé. L'on n'est détaché qu'en se reliant autrement (hors du temps). Une autre façon de comprendre qu'on n'est jamais vraiment totalement coupé (ni de son passé, ni de son futur, ni de l'au-delà de notre présent). Pourtant notre seule expérience REELLE est l'ici et maintenant. Quel mystère. La mort... La clé de la boucle... ou de voûte.
Commentaire n°7 posté par luciamel hier à 23h25

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Et, parce que je suis un papillon en devenir... et que la lumière sans cesse m'attire et me fait vibrer... Je voudrais dire à l'homme qui partage ma vie, que j'aime avec lui pêcher les perles de notre amour...

 

 

 

 David Gilmour, Je crois entendre encore, Le pêcheur de perles de Bizet.

 

 

 

Et, pour conclure, le souvenir, chère Euterpe, de ce passage des Ailes du Désir...  (lieu de notre dernière rencontre...).

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 4 Août 2012

 

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A Elisa, à St Bertrand de Comminges, le 30/04/2012. Photo (c) Luciamel.

 

 

 

Il vous arrive (?) d'être balayés par une lecture, par une écriture. 

 

Voilà, cet après-midi j'ai été prise par le vent... dans la mousson d'un autre univers. 

 

Depuis, mille chemins s'ouvrent dans mon esprit. Envie de les explorer, de vous en parler. 

 

Je connais Marguerite Duras de longue date... Au lycée (en 1979) une prof de français militante du "nouveau roman" nous avait fait l'apologie de Moderato Cantabile... et moi qui à l'époque lisais Gide, Flaubert, Baudelaire, Nietszche, Dostoïesvsky et... Matzneff... je peux vous dire que Duras ça ne m'avait pas du tout emballée. J'avais, comme j'en ai le défaut, un peu chahuté la pauvre prof remplaçante. 

 

Puis, j'ai vu Hiroshima mon amour... et India Song. Je ne pouvais qu'être bouleversée. 

 

J'ai lu l'Amant, comme de bien entendu, pas vu le film... d'Annaud (à part des extraits sur Youtube), car lui ne m'a pas plu. Et puis quelqu'un... m'a passé (comme on se passe un trésor) Le ravissement de Lol V. Stein... et ce fut Hiroshima ? non, juste Loin de Chandigarh, de Tarun J. Tejpal, mais c'était déjà bien initiateur...

 

J'ai ensuite écrit une nouvelle pour ma soeur, Elisa, avant sa mort... et, je ne le savais pas, pour l'en distraire. Je l'ai intitulée Le bel amant... Bien sûr, en référence à Marguerite Duras. 

 

Aujourd'hui, j'ai été... emportée par son univers, comme Lacan le fut, je me suis sentie ravie par Duras et son écriture, son expérience métaphysique, pourrait-on dire. 

 

J'ai pourtant seulement lu le Hors Série du Monde, Marguerite Duras, La voix et la passion. (en Kiosque !!! août-octobre 2012).

 

Je pourrais vous en citer des tartines...

 

La condition de la femme... L'homosexualité "intrinsèque" aux hommes. Des textes qui me font penser que je ne pourrai plus vivre sans lire Ma douleur (ed. P.O.L., 1995)... "La mort de la mouche" (Ecrire, Gallimard, 1993) me semblant rapprocher l'écriture durassienne d'une certaine spiritualité et rendre plus évidente sa mystique. 

 

Je ne peux que vous engager à vous y (re)plonger... au risque pour vous d'aimer ça... 

 

Je lui ressemble par bien des côtés... ça aussi je l'ai compris aujourd'hui. 

 

L'exil, l'engagement politique, l'écriture, la vie amoureuse, le jeu avec l'alcool (selon elle, son seul amant, et son dialogue avec Dieu, toujours absent...), heureusement pour moi, moins violent... (le dialogue). 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 3 Août 2012

 

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 photo (c) Luciamel, Paris Notre Dame, le 07/07/2012

 

 

 

Manuel Alegre, poète et homme politique portugais. Il est le poète portugais vivant le plus lu (et les Portugais sont de grands lecteurs de poésie, contrairement aux Français). Exilé pendant la dictature salazariste en Algérie. Après la révolution des oeillets du 25 avril 1974, il rentre au Portugal et s'engage dans la vie politique nationale aux côtés de Mario Soares. Député socialiste durant 34 ans, il a par deux fois été candidat à l'élection présidentielle. Depuis 2009 il est membre du Conseil d'Etat. Nos amis toulousains, Lili et Lulu, en parlent très bien.

 

Aujourd'hui encore, il se bat pour le Portugal.  

 

Amàlia, Zeca Afonso et Adriano Correia de Oliveira l'ont chanté, comme Ferrat a chanté Aragon, ou Ferré... Baudelaire...

 

Parfois les chansons viennent en nous... sans raison (?). Celle-ci me trotte à l'esprit depuis tout à l'heure, j'ai voulu vous la dire, pour vous donner des nouvelles de "mon pays"... et je me rends compte, en cherchant sur Google que j'avais déjà fait un billet sur lui et sur cette chanson en 2008... aux tout débuts de mon blog. Voici le lien sur mon billet et la reproduction de ma traduction (un peu corrigée).

 

 

 

Ballade du vent qui passe...

 

Je demande au vent qui passe
des nouvelles de mon pays
le vent tait la disgrâce
le vent rien ne me dit

le vent rien ne me dit.

Je demande aux fleuves qui portent
tant de rêves à fleur d'eau 
mais les fleuves non plus ne m'apaisent 
car portent les rêves et laissent les peines.

Portent les rêves laissent les peines
oh fleuves de mon pays
ma patrie à fleur d'eau
où vas-tu ? Personne ne dit.

Si le vert trèfle tu effeuilles,
demande des nouvelles et dis
au trèfle à quatre feuilles
que je meurs pour mon pays.

Je demande aux gens qui passent
Pourquoi ils vont tête baissée.
Silence - c'est ce que répond
celui qui vit asservi.

J'ai vu fleurir les vertes branches
droites et au ciel dressées.
Et à celui qui aime avoir des maîtres
j'ai toujours vu les épaules courbées.

Et le vent ne me dit rien
personne ne dit rien de neuf.
J'ai vu ma patrie clouée
aux bras en croix de son peuple.

J'ai vu ma patrie sur la rive
des fleuves qui vont à la mer
comme celui qui aime voyager
mais qui toujours à terre doit rester.

J'ai vu partir des navires

(ma patrie à fleur d'eau)
j'ai vu ma patrie fleurir
(vertes feuilles vertes blessures).


Il y a qui te veut ignorée
et parle en ton nom patrie.
Moi, je t'ai vue crucifiée
en de sombres bras affamée.

Et le vent ne me dit rien
Seul le silence persiste.
J'ai vu ma patrie arrêtée
au bord d'un fleuve si triste.

Personne ne dit rien de neuf
si des nouvelles je demande

dans les mains vides du peuple
j'ai vu refleurir ma patrie.

Et la nuit grandit au dedans
des hommes de mon pays.

Je demande des nouvelles au vent
et le vent rien ne me dit.

Mais il y a toujours une chandelle
au centre de la misère même
il y a toujours quelqu'un qui sème
des chansons dans le vent qui passe.


Même dans la nuit la plus triste
aux temps de servitude
il y a toujours quelqu'un qui résiste
il y a toujours quelqu'un qui dit "non".

Manuel Alegre / traduction (c) Luciamel

 

 

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Trova do vento que passa

 

 

Pergunto ao vento que passa
Notícias do meu país
E o vento cala a desgraça
O vento nada me diz.
O vento nada me diz.

La-ra-lai-lai-lai-la, la-ra-lai-lai-lai-la, [refrão]
La-ra-lai-lai-lai-la, la-ra-lai-lai-lai-la. [bis]

Pergunto aos rios que levam
Tanto sonho à flor das águas
E os rios não me sossegam
Levam sonhos deixam mágoas.

Levam sonhos deixam mágoas
Ai rios do meu país
Minha pátria à flor das águas
Para onde vais? ninguém diz.

[se o verde trevo desfolhas
Pede notícias e diz
Ao trevo de quatro folhas
Que morro por meu país.

Pergunto à gente que passa
Por que vai de olhos no chão.
Silêncio -- é tudo o que tem
Quem vive na servidão.

Vi florir os verdes ramos
Direitos e ao céu voltados.
E a quem gosta de ter amos
Vi sempre os ombros curvados.

E o vento não me diz nada
Ninguém diz nada de novo.
Vi minha pátria pregada
Nos braços em cruz do povo.

Vi minha pátria na margem
Dos rios que vão pró mar
Como quem ama a viagem
Mas tem sempre de ficar.

Vi navios a partir
(minha pátria à flor das águas)
Vi minha pátria florir
(verdes folhas verdes mágoas).

Há quem te queira ignorada
E fale pátria em teu nome.
Eu vi-te crucificada
Nos braços negros da fome.

E o vento não me diz nada
Só o silêncio persiste.
Vi minha pátria parada
À beira de um rio triste.

Ninguém diz nada de novo
Se notícias vou pedindo
Nas mãos vazias do povo
Vi minha pátria florindo.

E a noite cresce por dentro
Dos homens do meu país.
Peço notícias ao vento
E o vento nada me diz.

Quatro folhas tem o trevo
Liberdade quatro sílabas.
Não sabem ler é verdade
Aqueles pra quem eu escrevo.]

Mas há sempre uma candeia
Dentro da própria desgraça
Há sempre alguém que semeia
Canções no vento que passa.

Mesmo na noite mais triste
Em tempo de servidão
Há sempre alguém que resiste
Há sempre alguém que diz não.

 

 

Manuel Alegre

 

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et l'interprétation d' Adriano Correia de Oliveira :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 28 Juillet 2012

La musique est une expérience quasi mystique... Aujourd'hui à la Mairie du 4e, dans le cadre des concerts gratuits du samedi, Melomania accueillait  Alain Kremski. Il a un répertoire assez original, les oeuvres pour piano de Nietzsche et de Gurdjieff, ce n'est pas très courant. J'avais déjà eu l'occasion de l'entendre jouer des bols tibétains et japonais. Cette fois-ci le programme était plutôt classique : Brahms, Liszt, Schumann, et Borodine. Son interprétation n'en demeure pas moins inspirée, comme transportée... dans une autre dimension.

 

La musique... classique (le jazz aussi) nous demande de nous abstraire de notre cerveau gauche (faire taire le chuchoteur qui en nous ne cesse de parler). On ne peut écouter les phrases musicales, entendre le message qui nous est transmis, que si l'on fait cesser le flux incessant de nos pensées. A ce moment-là, dans un état semi-méditatif, on sent que l'espace autour de soi s'ouvre et s'éclaire, les objets deviennent signifiants, les êtres nous apparaissent différemment. La douceur recouvre tout. La lumière peut entrer.

 

Ce sont des habitués, ils sont plutôt âgés (leurs cheveux blancs représentent notre détachement à venir... ils sont là seulement pour le plaisir... ou pour dormir...). Derrière moi, j'entends parfois quelques ronflements, devant ou sur les côtés certains piquent du nez. Rien n'y fait, les vagues musicales font disparaître murs, chaises et météo... Laissez-vous emporter.

 

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20120728-006.jpgPhotos (c) Luciamel, le 28/07/2012. Salle des mariages de la Mairie de Paris 4e. Melomania.   

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 21 Juillet 2012

Ca s'engueule partout sur Terre... et, tout naturellement, aussi dans la blogosphère.

 

Je me demande à quoi ça sert ces colères, ce besoin d'être entendu, d'exprimer haut et fort son bon droit, contre le "mauvais" tort (forcément) de l'autre.

 

J'ai un tempérament sanguin et il m'arrive, plus souvent qu'à mon tour, d'exploser, et de croire qu'Untel ou Unetelle veut me brimer.

 

Que d'accrochages mémorables depuis qu'en 2008 (et même fin 2007) j'ai lancé mon vaisseau sur cette mer inconnue du web.2. Je ne voudrais pas tous les citer, ça risquerait de raviver des querelles.

 

Pourtant...

 

20120721-012.jpgCa me déprime, lorsque je navigue d'un blog à l'autre, et que je vois que ça s'étripe à tout-va, à-qui-mieux-mieux et en-veux-tu-en-voilà... (je devrais mettre les liens, mais ça serait encore rentrer dans le jeu, il vous suffit de savoir que si je vous lis, vous qui vous écharpez, c'est que sans doute vous aussi pouvez, ou avez pu, me lire).

 

Heureusement...

 

Ils sont nombreux les blogs qui me font respirer.

 

Envie d'en citer quelques uns, de vous dire qu'à ce moment-là de ma lecture je souriais, je rêvais ou je chantais (les voici en suivant l'ordre de leur apparition dans mes flux RSS de ces derniers jours). 

 

 

 

 

 

 

 

20120721-015.jpg 

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire, de Lili et Lulu : je les adore, mes chers lusophones de Toulouse.

 

Laura em Paris, croisée lors du MDB avec Anne Hidalgo : je découvre son regard de Brésilienne sur Paris, sa créativité.

 

Bah !? by CC : une sensibilité qu'on devine, sous l'humour et la légèreté.

 

Some kind of unreal music, de Docteur Blandine et Miss Storia : on se connaît depuis longtemps (sur Ladies Room), avec elle que de la gentillesse et de la tendresse.

 

mdsphotographe de Marianne Da Silva : ma chère Mya... elle aussi connue grâce à Ladies Room, aux tout premiers temps de l'aventure blogosphérique.

 

 

 

 

 

20120721-017.jpgClarence Boddicker's nasty diary, Clarence... mon cher Lion, entre nous c'est un peu magique, on s'assoit aux mêmes tables de restaurant, on marche sur les mêmes quais de Notre Dame, on a une même relation privilégiée avec le Japon, sans s'être jamais rencontrés.

 

Hérold Boulevard : je me régale de lire ses recettes avant de déguster ses mets, celle-ci de la poire pochée, je ne vais pas tarder à l'expérimenter.

 

La revue de stress de Lolobobo et sa radio de l'été, alors on danse... 

 

A la recherche du temps à perdre de Lucrecia Bloggia : venue de son Québec jusqu'à mon blog, grâce, justement, à la radio de l'été, merci encore à Lolobobo.

 

Philiberte, le retour... une "vieille" connaissance, une baroudeuse, une inclassable (son blog, comme son jardin, est toujours à l'état de friche). Je lui emprunte l'illustration musicale du jour : Casthelemis...

 

(les photos ont été prises ce 21 juillet, par (c) Luciamel, sur le pont de l'Archevêché à Paris Notre-Dame).

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 13 Juillet 2012

 

20120712-001.jpg

Photo (c) Luciamel, le 12/07/2012, rue Montmartre, Paris.

 

 

 

 

Aller au bout.

Au bout de sa pensée, de sa peine, de sa vie ou de sa destinée...

Au bout du chemin.

 

Surtout éviter de rester au milieu du gué.

 

Celui qui reste indécis, et se laisse balloter par les courants,

celui-là n'atteindra jamais le Cap de Bonne Espérance,

celui-là ne marchera jamais sur la Lune.

 

Il vaut mieux choisir le mauvais chemin, se tromper,

que d'hésiter éternellement  en attendant de trouver la voie royale...

 

Ô Mercure, ô toi le messager, toi le roi des voleurs et celui des menteurs,

tu es léger, car tu ne veux pas trop t'engager... tu ne veux pas prendre de risque inconsidéré.

 

Pourtant tu devrais t'associer au plomb de Saturne, le taciturne, le pénible, le rabat-joie,

celui qui ne dévie pas d'un iota du chemin qu'il s'est tracé.

 

A vous deux, vous pourriez parvenir à créer de l'or...

 

Le plomb dans l'aile... du messager...

 

Dure réalité de notre existence.

 

Je lis les journaux (et twitter), je regarde la télé...

 

Je me dis que les rois n'en finissent pas de se dénuder...

que l'Elysée est un Athanor pour tous ces apprentis-sorciers en culottes courtes.

 

Ils pensent avoir gagné le gros lot... (un vendredi 13 !!!)

et se retrouvent crucifiés, à côté de Jésus, sur le mont des Oliviers.

 

Ouvrir son coeur...

 

Quelle difficulté.

 

 

 

Madredeus, O pastor, du temps où leur coeur s'ouvrait...

 

 

 

 

Aziz Sahmaoui, la musique Gnawa, découvert ce matin sur France Musique...musique réjouissante qui élève et enracine à la fois...

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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